Toute première fois

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La semaine prochaine sort « Toute première fois », premier film de Maxime Govare et Noémie Saglio, avec les excellents Pio Marmaï, Franck Gastambide et Camille Cottin. Le film a d’ailleurs remporté le grand prix du  Festival de L’Alpe d’Huez, et on en est drôlement fier chez Gaumont.
Du coup, à cette occasion, on a lancé un petit jeu, l’idée est de raconter ses propres premières fois, alors je m’y colle. OUAIS.

- Ta première pelle.
Je considère qu’il y en a eu deux. La première, j’étais enfant, dans la maison de ma grand-mère, en vacances. Elle louait une partie de la maison à un couple de touristes, du nord de la France il me semble. Ils avaient une fille, qui avait quelques années de moins que moi. Elle avait peut être 8 ou 9 ans, et moi 10 ou 11.
Le souvenir est simple, c’était une peste, et avait menacé de raconter à ses parents et à ma grand mère que j’avais fait je ne sais plus quelle bêtise si je ne l’embrassais pas sur la bouche (ce qui était un mensonge). Terrifié devant ce chantage, je me suis exécuté, contraint et forcé, elle a mis la langue, j’ai cru mourir. Vraiment. Gros trauma.

Du coup je préfère la seconde, je pense que j’avais 12 ou 13 ans, collège, j’avais une petite copine, du genre « on se tenait à la main », elle a fini par m’embrasser un jour, sans que je vois le truc venir. Pour le coup j’avais bien aimé. Par contre elle a fini par me larguer parce que je n’étais pas assez entreprenant. J’étais drôlement triste, mais elle m’avait envoyé une lettre de rupture, avec un timbre et tout, la classe.

- Ta première déclaration d’amour.
Je crois clairement que je l’avais faite à Pénélope, avec qui j’ai vécu plus de 15, à partir de mes 14 ans, mes plus anciens lecteurs la connaissent bien. Par contre je ne sais plus vraiment sous quelle forme.

- Ta première baise.
Bon. On se dit toujours tout alors ? Je pense qu’on peut toujours considérer que c’était avec Pénélope, je venais donc d’avoir 15 ans, elle en avait 14. Elle n’habitait pas en ville, et pour pouvoir aller au concert de Cabrel (oui oui), elle avait demandé si elle pouvait dormir chez moi après vu que j’habitais près du Zenith. Et donc, après son concert, hop. Et c’était plutôt chouette. Merci Francis.

- Ta première cuite.
Mon rapport à l’alcool étant ce qu’il est, jamais. Puis de toutes manières je les préfère crues.

- Ta première vraie connerie.
Je sais pas trop ce que c’est une « vrai » connerie. Je sais qu’à une époque, ado, je piquais des sigles de bagnoles pour en faire une vague collection, un vrai loubard. Alors je trainais dans les rues, et paf j’arrachais les logos Mercedes, Renault, Lancia, etc. Tout ce qui venait en fait. Je sais toujours faire d’ailleurs, ci-besoin. Mes préférés étaient ceux des Lancia, que je trouvais jolis.
J’ai pas décidé ça tout seul hein, j’avais un camarade à l’époque qui n’en avait un peu rien à foutre de tout ça, et avec qui je faisais beaucoup de conneries. J’ai même sauté du haut d’un barrage EDF un jour pour faire comme lui (plus grande peur de ma vie).

Bon, et vous alors ? Allez donc raconter ça sur vos blogs les amis, faites moi rire, et balancez moi les URL de vos articles en commentaire. Vous avez aussi le droit de jouer sur Facebook :).

Le Coach

publié le par Paingout | 5 commentaires

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Ceux qui me connaissent le savent, j’ai un profil un peu atypique. Peu de diplômes, j’ai monté plusieurs boîtes, dont la première à 18 ans, et j’ai eu une vie personnelle relativement improbable et j’ai vécu « en couple » à partir de mes 15 ans.
Je dis pas ça pour faire genre « je suis précoce », c’est plutôt le contraire en fait. Je crois que je n’ai pas suivi un parcours suffisamment structurant, que je suis passé un peu trop vite de l’adolescence à l’âge adulte, sur tous les aspects de ma vie.

Ce passage là s’est fait, je crois, au détriment d’un tas de trucs. Je n’ai pas eu le temps d’apprendre les bases de la socialisation en entreprise par exemple. Je n’ai pas appris à gérer et contrôler mes émotions, à prendre de la distance, ou tout simplement à communiquer avec fluidité avec mon entourage, aussi bien professionnel que personnel d’ailleurs. Je parle vite, j’articule peu, je m’agace facilement et n’écoute pas assez mes interlocuteurs. Entre autres.

Mais ça, c’était avant. J’ai eu l’occasion de rencontrer un Coach, comme il en existe beaucoup, qui m’a proposé de m’accompagner pendant quelques séances, et travailler sur tous ces points. La prise de parole, le contrôle de soi, l’écoute… Je n’aurais jamais fait un truc pareil si l’homme qui m’a proposé ceci n’avait pas su me proposer ça avec gentillesse et intelligence. Il s’appelle Jacky, un homme de théâtre, professionnel de l’accompagnement, qui préfère privilégier l’expérimentation à l’explication. Il aide beaucoup de chefs d’entreprise à mieux évoluer dans leurs environnements professionnels, et par extension, personnels.

Ca sonne très secte tout ça, du moins c’est ce que j’imaginais avant, mais au final tout est très concret. Sans rentrer dans les détails des séances, on prend énormément de temps à travailler sa respiration, et surtout sa posture. J’ai vite compris que le corps était le principal outil pour contrôler son langage et ses émotions. Alors je me suis tenu droit, j’ai parlé, j’ai lu des textes à haute voix, j’ai fait des exercices d’improvisation, j’ai même été filmé. J’ai appris à sentir ma respiration et à m’écouter, et surtout, mon Dieu surtout, j’ai appris à respirer.

Evidement ce type de séances ne change pas votre vie du jour au lendemain, mais elles permettent de donner des astuces ou des approches pour gérer des situations parfois anxiogènes, des conflits ou des moments de pression.
Depuis que j’ai réalisé ce travail avec Jacky, je me sens globalement plus à l’aise, beaucoup plus à l’écoute et incroyablement plus détendu dans mes prises de parole.

Voilà. Si vous avez vous aussi parfois un peu de mal à évoluer correctement dans votre milieu professionnel, si vous sentez des blocages divers et variés, le coach est une piste, et contacter Jacky n’est peut être pas une mauvaise idée. N’hésitez pas en tous cas :)

En plus de ce type d’accompagnement, Jacky propose aussi diverses activités, telles que le « Yoga du rire« , et tout un tas de choses que vous pouvez découvrir sur son site : JackyCanal.com. Toutes les infos pour le contacter sont sur ce lien :)

 

Mes trois Tumblr (complètement NSFW)

publié le par Paingout | 2 commentaires

Je ne sais pas si vous le savez (et c’est pour ça que j’écris cet article rapide), mais je suis aussi présent sur Tumblr. J’ai même 3 Tumblr actifs, les trois sont vachement coquins, mais si ça vous dit de vous y abonner, ben vous pouvez.

Alors dans l’ordre : paingout.tumblr.com
C’est un peu l’annexe de mon book photo oognip.com, j’y mets des photos non publiées de shooting, des « coulisses », des instax (sorte de Polaroïds que je scanne ensuite), et éventuellement des photos du quotidien qui sont un peu trop sexy pour Instagram. Tout ce qui est publié là bas a été photographié (ou filmé pour les GIF) par moi.

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Le complètement porno : unbongif.tumblr.com
Vous êtes prévenu, c’est complètement porno, et ça n’est que des GIF animés porno (plus ou moins). Ne cliquez pas sur ce lien si vous êtes au bureau, à moins que vous bossiez chez Dorcel (non pas la bijouterie). Ce sont des GIF croisés sur les Internet ou qui m’ont été envoyés (certains par des amies que j’ai shootées d’ailleurs), je n’en ai réalisé aucun moi même.

Le dernier que j’ai ouvert : pinjou.tumblr.com
Des photos, croisées ici et là. C’est un peu par là que je balance les pingouines maintenant. Des photos pas prises par moi donc.

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« Mon copain est fétichiste des pieds, je fais quoi ? »

publié le par Paingout | 2 commentaires

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J’ai déjà raconté cette courte histoire sur Twitter, mais il semblerait que vous ne m’y suiviez pas tous (c’est mal, suivez moi sur Twitter bordel). Je re-raconte donc.

Il y a deux ans, j’ai écrit un article ici même sur le fétichisme du pied. Assez détaillé, avec des exemples et tout, l’article en question a été très bien référencé sur Google, et je reçois régulièrement des commentaires ou des mails à son propos, toutes les semaines.

Il y a une quinzaine de jours, j’en ai reçu un un peu particulier, dans ma boîte mail, je vous le colle là :

« Bonjour,

Je m’appelle #####. J’ai récemment fait la rencontre d’un garçon formidable. Il m’a informé de son fétichisme et je l’accepte bien évidemment.
Vu que je n’ai aucun point de comparaison et aucune expérience dans ce domaine, je me renseigne par moi même. Voir comment je pourrais le « surprendre » en entreprenant quelque chose qui lui ferait plaisir, à lui et à son fétichisme ^^
Je me permets de vous écrire puisque j’ai vu dans votre article que vous faisiez des photos, de pieds donc.
Je pense que cela pourrait lui faire plaisir. Qu’en pensez vous ?
L’article date un peu donc je ne sais pas si ceci est toujours d’actualité.
Je serai intéressée d’en discuter avec vous si cela l’était.
Dans le cas contraire, je vous remercie par avance du temps que vous m’accorderez.
Dans l’attente de votre réponse, merci bien. »

Voilà.

Et ben je vais vous dire un truc, je trouve ça génial.
Génial parce que le fétichiste, quel qu’il soit, est souvent considéré comme un pervers. Il a souvent tendance à se planquer ou à ne pas oser l’avouer, encore moins à sa compagne. J’ai des dizaines d’exemples de garçons, mais aussi de nanas, qui n’ont jamais osé parler de ça, à personne.
Le résultat, c’est souvent une frustration exacerbée, et pour certains ça génère même parfois pas mal de tristesse.

Pourquoi les gens n’osent pas évoquer leurs fétichismes ? Pour deux raisons :

- Certains fétichistes sont lourds, surtout sur le net. Pour rester sur l’exemple du pied, on les voit les mecs pénibles qui passent leurs temps à demander des photos de pieds aux blogueuses modes ou aux nanas sur Instagram pour un oui ou pour un non, sans même connaitre la blogueuse en question. C’est relou et ça entretien l’image du pervers-relou-fétichiste.

- Certains « conjoints » manquent d’ouverture sur le sujet. Je vais pas me la jouer sexologue de comptoir, mais quand même… Trop de mecs et de nanas ne se posent jamais la question des préférences de leurs amoureux, et ils ne font pas l’effort, ne serait-ce que de s’y intéresser ou d’écouter l’autre sans glousser ou le traiter de tordu. Il suffit d’un mot, une fois, pour bloquer à vie la discussion sur le sujet : « Ha ha ! Tu aimes les pieds ? Mais t’es un pervers des pieds ! Ha ha ! », c’est fini, le mec ou la nana fétichiste n’en parlera plus jamais, ever.

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C’est dommage parce qu’un fétichiste frustré, qui ne peut même pas en parler, ben parfois ça fait un fétichiste relou.
Alors évidement, si vous n’adhérez pas du tout au trip fétichiste de votre conjoint, il n’est pas question de vous forcer, surtout pas, mais évitez au moins de lui donner l’impression que c’est un affreux pervers. Bien aimer les pieds n’est pas plus pervers que bien aimer les culs ou les seins. Réfléchissez-y deux secondes. Pour être plus cru, glisser une langue sur un pénis n’est pas moins dégoutant que sous un pied, croyez-moi, et on s’en fout que ce soit dégoutant.

Tout ça pour dire que la démarche de cette demoiselle, qui n’en avait rien à foutre de ses pieds avant de rencontrer ce garçon, est au top. Elle en a parlé avec lui, puis elle s’est renseignée. Au final elle a décidé de creuser le sujet et de lui faire plaisir en entrant avec lui dans son fétichisme, histoire d’en être le centre. Malin.

On a fini par se voir, on a fait tout plein de photos d’elle et de ses pieds, qu’elle a fait imprimer pour son copain, pour Noël.
Je trouve ça très mignon :).
Je publie d’ailleurs les photos en ce moment, elles arriveront au fur et à mesure, dans les semaines qui viennent, sur ce lien. Ce sont aussi les photos qui illustrent cet article.
Oh et puis si ça vous dit que je vous prenne en photo, vous m’envoyez un petit mail sur pingoo@me.com, avec ou sans vos pieds, je suis open :)

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Festival de Cinéma Européen des Arcs, X+Y, fondue et virages

publié le par Paingout | 1 commentaire

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Le week-end dernier, je me suis rendu aux Arcs pour assister à l’ouverture du Festival de Cinéma Européen des Arcs, pour accompagner LaFilledelaCom et quelques autres blogueurs, qui étaient invités là bas. Je vais vous raconter ça rapidement, parce que c’était chouette.

Nous sommes donc parti en train, samedi en milieu de journée, pour quelques 5h40 de bonheur entre Paris et Bourg Saint Maurice, au pied des Arcs, puis on a sauté dans un Taxi pour grimper la montagne, ses virages, et la neige qui apparait petit à petit au bord de la route, à force de monter en altitude.
Enfin arrivés sur place, fourbus, nous voilà embarqués pour l’inauguration du festival. De longs discours pour parler de l’événement, présenter les intervenants, les jury, les politiques, les partenaires, les enjeux, etc.
Pour faire simple, l’idée est vraiment de mettre en avant le cinéma Européen, avec un accent tout particulier cette année sur l’Irlande.
Une des particularités du festival c’est que les projections se font dans plein d’endroits différents dans la montagne, ce qui est rigolo parce qu’on ça permet de bouger un peu et de pas rester dans le même coin pendant tout le festival, mais c’est aussi parfaitement insupportable quand on est obligé de se coltiner 45 minutes de bus pour aller voir un film. Mais les passionnés s’en fichent, et feront l’effort.

Pour ma part je n’ai vu que le film d’ouverture, X+Y de je ne sais plus qui, mais qui raconte l’histoire d’un ado, plutôt autiste, un peu surdoué, qui intègre l’équipe de Maths d’Angleterre, pour participer aux jeux olympiques de Maths. J’ai trouvé ça absolument génial, et je vous invite à vous ruer dessus quand ça sortira. Les fans de Sheldon Cooper apprécieront.

Et sinon ? Bah on a pu se balader un peu dans le village des Arcs 1950, très mignon, avec ses petites boutiques et ses hôtels blindés de piscines, spas et de jacuzzi, nous étions tous logés dans un Pierre et Vacances Premium, et franchement ouais, ça claque. Après aller à la neige, c’est un budget, mais bon, tant pis.

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Un truc qui ne nous a quasi rien couté par contre, c’est de faire une après-midi de luge. Ca nous à couté 5 euros la location de 2 luges pour l’après midi, et avec nos luges de compet’ on a même descendu les « pistes de ski que je crois qu’on avait pas trop le droit mais que tant pis ». Et c’était cool.
En réalité je déteste le ski, ceci expliquant cela.

Et puis voilà, on a mangé de la fondue, on a fait trempette, on a roulé environs 8000km dans les virages de la montagne, on a bu du chocolat chaud au pied de la montagne, et on a croisé plein de gens tout à fait sympathiques. Le festival se termine ce samedi, 20 décembre.

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Noël chez nowtech.tv ! (avec moi dedans) (entre autres)

publié le par Paingout | 2 commentaires

J’ai été invité par Korben et les amis de chez Nowtech à dire des choses folles sur un chouette podcast de Noël, ça parle un peu de high-tech, d’apps et de photo. Et heu, voilà. J’ai trouvé ça très rigolo à faire !

Rendez-vous sur le site de Korben pour avoir un peu plus de détails tiens.

Le vilain patron

publié le par Paingout | 15 commentaires

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Voilà quelques temps que je ne vous ai pas pondu un article un peu décousu pour me plaindre et raconter un peu ma vie non ? Remédions à ça.

Depuis quelques semaines, les débats autour du patronat et de la condition générale des patrons, se font de plus en plus présents. Les médias, les politiques, et surtout les syndicats (tous), jouent ce jeu du conflit et de la course au plus malheureux pour obtenir telle mesure, telle réduction de charge, telle considération. Mais dans tous ces débats, il y a une constante, la mise en opposition permanente des « patrons » avec les salariés.

C’est un poncif vieux comme le monde, mais le patron est vilain, et le salarié est exploité par le patron. Dans l’imaginaire collectif c’est ainsi. Ceci est désastreux.

La réalité est autre. Il y a chez les patrons, des fils de pute, des vrais, de ceux qui exploitent et qui cassent les gens qu’ils font travailler, ceux qui augmentent leurs rémunérations et refusent d’augmenter leurs salariés, ceux qui harcèlent et foutent une pression insupportable sur leurs salariés. C’est une minorité, ce sont les quelques patrons qui ont les moyens de jouer avec les gens et les chiffres, qui ne sont plus des travailleurs, mais des joueurs de pokers qui gagnent à tous les coups. Une minorité qui flingue profondément et durablement l’image qu’on les chefs d’entreprise auprès des populations, et c’est épuisant.

Des chefs d’entreprise, il y en a des milliers, et la plupart des gens qui ont créé une société ne sont PAS de riches pervers manipulateurs, ce sont des travailleurs, des hommes et des femmes qui se payent parfois moins bien que leurs salariés, des gens qui bossent 7 jours sur 7, 12 heures par jours, et qui ont parfois envie de chialer quand ils entendent les débats sur le « travail du dimanche » ou sur « l’interdiction des e-mails pro à la maison ».
Un patron c’est un couillon qui a décidé un jour que pour créer quelque chose, il allait faire une croix sur ses congés payés, sur ses RTT. C’est un gros beta qui va se défoncer sans compter, et qui n’aura probablement pas le droit au chômage s’il se plante.

Et puis un patron, un vrai, c’est un humain qui évolue dans une pression permanente, la pression de l’administration, des charges, des clients, et même parfois la pression des salariés ou des prestataires, parce que oui, quand on est patron, on panique aussi à l’idée de ne pas pouvoir payer convenablement les gens. C’est une angoisse permanente. Les patrons « fils de pute » n’angoissent pas. Les vrais patrons, la majorité des patrons, oui.

Je suis franchement de gauche, je suis pour l’impôt, je ne considère pas que je paye « trop » de charges en tant que chef d’entreprise (même si j’en paye énormément). Je suis pour que l’entreprise paye à 100% les frais de transport de ses salariés, je suis pour qu’on me taxe si je n’applique pas la parité dans mon entreprise, je suis pour qu’on m’ajoute des taxes si je n’ai pas un comportement écologique, je suis ok pour que mes charges augmentent si je refuse d’investir, et qu’elles baissent si je prends des risques et si j’embauche. Je suis tellement de gauche que je refuse de prendre des stagiaires pour faire le job. Je suis pour qu’on offre encore plus de sécurité aux salariés, et je suis à fond pour les lois sur la pénibilité, même si elles sont chiantes à mettre en oeuvre.

Mais putain, deux choses :

1) Cessons de considérer que tous les patrons sont des fils de putes qui cherchent à enfiler leurs salariés et qui ne foutent rien.
2) Au lieu de se tripoter la nouille sur « la baisse des charges » pour les entreprises, que les syndicats réfléchissent plutôt à trouver des mécanismes pour faire baisser la pression sur les patrons, ne serait-ce qu’au niveau de l’accès au chômage, ou sur le dialogue entre l’administration et l’entreprise, qui donne parfois envie de se foutre en l’air (ceux qui ont essayé de parler au RSI une fois dans leur vie savent de quoi je parle).

Interlude

publié le par Paingout | 3 commentaires

Si vous ne devez voir qu’une seule pièce de théâtre cette année…

publié le par Klaims | 1 commentaire

Bonsoir,

Moi c’est Klaims, enchantée ! Le Sieur Paingout a eu la gentillesse de me prêter les clés d’ici pour que je vous parle d’un chouette projet qui me tient beaucoup à coeur.

Ca s’appelle À l’imparfait du conditionnel et c’est LA pièce de théâtre dont vous allez entendre parler (ailleurs qu’ici j’entends) (partout) (PARTOUT). Elle a été écrite et mise en scène par la talentueuse Hélène Schweitzer, a obtenu le soutien du 104, et sera jouée les 4, 5, 6 et 7 décembre au Studio d’Asnières.

Cette pièce, donc, parle d’anticipation, de famille, d’amitié et de logiciel qui contrôle le cerveau. Avouez que de la science-fiction au théâtre, on n’en voit pas tous les jours !

Le théâtre, c’est chouette, mais on le sait, c’est un milieu où les subventions sont rares ce qui rend les montages de spectacles très compliqués pour les jeunes artistes professionnels, pour peu que leur projet soit ambitieux. On a donc décidé de lancer une collecte sur Ulule, il y a un peu plus d’un mois, pour pouvoir payer les décors, les costumes, la musique, et rémunérer les comédiens pour leur travail. A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes tout près du but puisque nous avons atteint 93% de la somme totale dont nous avons besoin. Il ne nous reste que 505 euros à réunir pour pouvoir souffler, mais le temps presse : la collecte se termine dans 48 heures !

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Lara Stone nue (et sans photoshop)

publié le par Paingout | 5 commentaires

Lara Stone est un mannequin néerlandais qui a fait le buzz il y a quelques jours pour cette série de photos publiée dans un magazine anglais (System).
Pourquoi elles ont fait le buzz ? Parce que les photos ne sont pas retouchées, pas du tout.
J’adore l’idée, et même si c’est un peu vain comme souhait, j’adorerais que les shootings de ce type se démocratisent et se multiplient.

Je fais moi même un peu de photo, et j’ai tendance à ne jamais retoucher les éventuelles imperfections, j’ai même du mal avec le terme. Un vergeture, un pli, une marque, bah j’aime bien, les corps des gens sont différents, et ils le sont aussi grâce à ces imperfections là.

En me relisant je me rends compte que c’est un peu niais d’écrire ce genre de truc, mais bon, tant pis :)