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Petit tour en Ecosse

publié le par Paingout | 2 commentaires

Il y a quelques jours, je suis allé faire un saut rapide en Ecosse, pour le travail.
Et bien c’était chouette, j’adore Edimbourg et l’Ecosse en général. J’espère d’ailleurs y retourner très très vite.
LaFilledelaCom qui était du voyage a fait un compte rendu très joli, avec des photos encore plus classes que les miennes, vous pouvez aller lire son article ici.

Et moi je vous colle quelques unes de mes photos ci-dessous, voilà :).

A toute épreuve

publié le par Paingout | 3 commentaires

Tournage a tout épreuve

Si vous allez au cinéma en ce moment, vous aurez peut être la bonne idée d’aller voir « A toute épreuve », chouette comédie de l’été sur laquelle j’ai eu la joie de bosser ces dernières semaines.
Je suis a priori pas franchement dans la cible de ce genre de film, mais j’ai vraiment beaucoup aimé celui là, avant même d’avoir commencé à bosser dessus. Pour l’avoir vu avec des gens très différents, je peux vous assurer que quelque soit votre âge/genre, y a moyen que ça vous plaise.

Le pitch est simple, le Bac approche, c’est la grosse loose, la décision est prise d’aller voler les sujets du Bac, histoire de s’assurer de l’avoir.
C’est joué par Thomas Soliveres, La Fouine, Samy Seghir, Marc Lavoine, et quelques autres, dont la magnifique Mathilde Warnier.

La sortie de ce film a été l’occasion pour nous de jouer avec plein de supports, Twitter évidement, Instagram, Snapchat, mais ça aussi été de chouettes moments avec les équipes du film, avec un énorme coup de coeur pour La Fouine qui est absolument adorable, Marc Lavoine qui est chou comme tout, et Thomas et Samy qui sont vraiment rigolos dans la vraie vie.

Nous proposions des tee-shirts à faire gagner pour la sortie du film, j’en ai profité pour en détourner un et faire quelques photos avec la jolie Ariane, que je remercie du coup :)

Bref, tout ça pour dire que ce film est vraiment chouette, avec un gros coup de coeur pour La Fouine. Vous pouvez y aller sans inquiétude, c’est vraiment bien :)

Le coffre à photo

publié le par Paingout | 11 commentaires

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J’vais vous raconter un truc tiens. Un truc que j’ai déjà évoqué dans quelques articles par le passé : le coffre à photo de ma maman.

Dans ma famille, du côté de ma maman en tous cas, il y a toujours eu une grosse tendance à faire des millions de photos, tout le temps, partout. Et plutôt de belles photos. Je crois comprendre que ma mère a eu dans sa vie beaucoup d’hommes qui faisaient de la photo, plutôt bien équipés en appareils et objectifs, et qui avaient tendance à shooter énormément.

Visuellement, pendant mon enfance, tout ceci se traduisait surtout pas des panneaux de photos découpées et collées par ma mère, des sortes d’assemblages parfois hasardeux pour illustrer sur un seul panneau une année entière, des vacances, etc. On trouvait de tout sur ces photos, des portraits, les animaux, des gens tout nus (merci les plages naturistes), des photos d’anniversaires, etc.
Il y avait par contre une constante, je ne voyais pas de photos de moi très petit ou bébé, ni de photos d’avant ma naissance. Précisons que je suis le plus jeune enfant, que j’ai deux grandes soeurs du côté de ma maman, et qu’elle s’est séparée de mon père à mes 1 an. Je n’avais de fait aucune image de mon père et de ma mère en couple.

En dehors de ça, nous avions quelques albums photo, et j’ai moi même, enfant, commencé très tôt à créer des albums photos, avec mes premiers appareils photos, que j’ai du avoir aux alentours de mes 12 ans. Des photos moches prises par un enfant, mais je me souviens que j’en prenais déjà beaucoup.

Et puis un jour, suite à un certain nombre de déménagements un peu hasardeux, j’ai découvert chez ma mère, très tardivement, un énorme coffre. Un coffre en bois, du genre de ceux qu’on voit dans les films de pirate.
A cette époque, ma mère avait beaucoup de problèmes de santé, et quand j’allais la voir, je n’avais honnêtement pas grand chose à faire. Un jour j’ai décidé d’ouvrir ce coffre.

Le choc.

Dans cet énorme coffre, des milliers de photos, en vrac, des photos très anciennes de ma famille, de la jeunesse de ma mère, de moi bébé, des mes soeurs toute petites, et surtout des photos de ma mère et de mon père en couple. Une image que je ne connaissais pas. Ca a été un vrai choc.

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Fouiller dans toutes ces photos, dans un désordre absolu, a été un vrai bouleversement dans ma vie, dont l’intensité était amplifiée par le bordel chronologique absolu de ce foutoir.

J’ai découvert ce coffre il y’a 10 ans, je viens de m’en rendre compte. Comment je m’en suis rendu compte ? Parce que depuis 10 ans, à chaque fois que je descends dans le Sud, je récupère un certain nombre de photos, que je ramène à Paris pour les scanner. Puis je les ramène la fois d’après, pour les remettre dans le coffre.

Il y en a vraiment des milliers, et à mon rythme, il me faudra encore longtemps avant de tout scanner.

20130703 223835L’an dernier, j’étais là bas en vacances avec des amis, et j’ai proposé à Garko et Eugénie de m’aider à faire un peu de tri, ça les amusait. Je leur ai dit « fouillez avec moi dans le coffre, et mettez de côté tout ce que vous trouvez insolite, troublant, chelou, ou beau », il se peut que j’ai ajouté « et mettez moi aussi de côté tous les gens tout nus ».
Nous avons passé une soirée entière sur le sol, à trier, fouiller, et glousser sur des photos complètement improbables et hallucinantes. J’ai adoré ce moment.

J’ai ramené toutes les photos que nous avons sélectionnées, et aujourd’hui encore en les scannant, je ris parfois très fort en voyant celles qui ont attiré leur attention.

Voilà. Aujourd’hui je peux considérer que la photo est ma passion. Et je pense que ce coffre à photo, et tous les photographes que j’ai pu croiser dans mon enfance n’y sont pas pour rien.

Je vous colle quelques photos piochées au hasard. Essentiellement de ma maman et de mes deux soeurs.

Tout comme maman

publié le par Paingout | 9 commentaires

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Depuis quelques années, il m’arrive parfois de penser, l’air de rien, à mon héritage familial.
Je me suis souvent demandé ce qui pouvait faire que je ressemblais à mon défunt père, non pas physiquement, mais dans son comportement, ses choix de vie, etc. Parce que toute ma vie on m’a rabâché avec le fait que je lui ressemblais.

Puis récemment, on m’a dit que je ressemblais à ma mère. Une nouveauté.
Du coup, j’ai essayé de voir en quoi je pouvais effectivement lui ressembler. Je ne m’étais jamais vraiment posé la question, alors je me suis posé, calmement, et j’ai pensé à elle.

Ca a été une putain de révélation.

Je me suis rendu compte que je suis en fait le portrait craché de ma mère, sur absolument tout. Considérant que c’est elle qui m’a élevé, ça n’est pas forcément étonnant, mais je trouve que je suis allé très loin dans le mimétisme.

Dans les grandes lignes, je suis politiquement très proche de ma mère. Je pense avoir le même mode de fonctionnement, basé sur une relativisation quasi névrotique des événements de la vie quotidienne. Mon rapport à l’amitié, à l’amour, à la famille, je pense l’avoir calqué sur elle, dans les moindres détails.

Et puis il y’a le travail, l’envie d’être indépendant, de travailler pour soit même, de me coltiner les mêmes galères avec l’administration qu’elle, quand elle gérait son commerce, les URSSAF, la TVA, le boulot le week-end, les vacances plus qu’aléatoires. Et puis tout le reste, ma détestation du réveil matin, l’incapacité absolue de mettre de l’argent de côté, les animaux, la musique, l’art, la photographie, le nu même. Je n’aurais jamais fait autant de photos de meufs à poil si je n’avais pas vu ma mère poser autant.

commemaman2C’est assez troublant comme révélation.

Et puis il y’a plus simple, plutôt que de penser aux traits de caractère, pensons aux détails… Des petites conneries qui font que dans mon cas, je cherche visiblement moi même la petite bête pour essayer de lui ressembler.

- Tous les soirs, je me mets de la crème Neutrogena sur les mains, ma mère faisait de même, la Neutrogena a une odeur très particulière.
- Je mets le même parfum que ma mère, depuis que j’ai cessé de vivre avec elle (Mûre et Musc de l’Artisan Parfumeur, pour info).
- Je mâche des Stimorol. Je dois être le dernier con à mâcher ça, avec ma mère donc.

Si on y ajoute les conneries héréditaires, du genre l’arthrose, la toux nerveuse, et autres conneries du genre…
Bref. Voilà, billet un peu sans queue ni tête, mais j’avais envie de poser tout ça quelque part.

Et vous, y’a pas des machins qui font que vous êtes tout pareil que votre maman ? Des détails à la con genre ?

Nota : C’est vraiment ma mère et moi sur les deux photos. Ca fait quelques années que je scanne des photos de famille régulièrement, c’est aussi ce qui me donne souvent envie d’illustrer mes articles avec ces photos.

De PD à gros porc.

publié le par Paingout | 99 commentaires

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Cet article va être un peu décousu, et pas forcément très clair. Ne m’en voulez pas.

Depuis cette histoire de « Paingout ce gros porc », qui date maintenant d’il y’a quelques semaines, j’ai chaque jour des personnes qui viennent m’insulter sur Twitter.
A part quelques exceptions, l’immense majorité de ces gens sont des femmes, qui se décrivent comme féministes.
Chaque jour, ceci me fait repenser à mon rapport au féminisme, au conditionnement, au corps, à l’intimité.
Du coup oui, j’y pense, fort, et loin. Et plus le temps passe, plus je suis fâché contre ces femmes et leurs mots.

Je vais vous parler un peu de moi. Ceci est mon blog, c’est plutôt le bon endroit pour poser ces mots-là.

Paingout, danseuse.

J’ai été élevé par ma mère et mes soeurs. Je n’ai eu qu’une grand-mère, pas de grand-père. Mes parents se sont séparés à mes 1 an.
J’ai peu vu mon père, je n’ai jamais tissé de lien avec lui. Je considère qu’il ne m’a pas élevé. C’est plutôt ma belle-mère qui se chargeait de ça lorsque je passais mes vacances chez lui.

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Cette éducation entièrement féminine m’a conditionné d’une manière, plutôt féminine dirons-nous.
J’ai toujours été non-violent, je n’ai jamais fait de sports de garçons (ou alors c’était du grand n’importe quoi).
J’aimais m’habiller en fille ou me maquiller pour me déguiser (c’est toujours le cas). Mes gestes ont toujours été maniérés, au point que la plupart des gens pensent, aujourd’hui encore, en me rencontrant, que je suis homosexuel. Ce qui ne me pose aucun problème.

Enfant, je lisais des magazines féminins. Ado, je n’ai jamais voulu passer mon permis ou m’intéresser au foot, par contre j’aimais conseiller les clientes de la bijouterie de ma mère. J’aimais l’accompagner sur les salons de prêt à porter. Et au final voilà, ça a fait de moi un garçon bourré d’attitudes féminines, dans ma voix, dans mes gestes, dans ma façon de marcher ou de me tenir, dans ma culture.

En dehors de ça, il n’y a jamais eu le moindre doute sur ma sexualité, à aucun moment de mon adolescence et de mon âge adulte.

Ce qui m’intéresse ici, c’est cette notion de culpabilisation. Ces femmes qui m’insultent veulent me faire culpabiliser, par tous les moyens (même les plus improbables). Pourquoi ? Je n’en sais rien, je crois qu’il y’a une grosse part de défoulement, et que le militantisme n’explique pas tout. En tous cas il y’a un besoin absolu de me faire « prendre conscience ». Cette prise de conscience, je la fais sur certains points, je l’ai évoqué ici et là. Mais il y’a une constante, elles, jamais. D’aucune manière. Et pourtant dans ma vie, ce sont les femmes qui ont été les plus violentes et les plus injustes avec moi, qui n’ont jamais cherché à me comprendre ou à m’accepter.

Qui me traitait de « PD », de « danseuse », de « pédale », pendant TOUTE ma scolarité ?
Des filles, TOUJOURS des filles.
Aujourd’hui, qui, dans mon entourage, même proche, me sort régulièrement : « putain mais t’es complètement gay » ?
Et bien ce sont mes amies filles, jamais les garçons. Mes potes garçons se fichent de mon attitude ou de ma manière de parler.
Par contre oui, les filles le relèvent, alors certes avec amusement et tendresse, mais c’est elles qui jugent, pas eux.
Qui me jugeait parce que je ne voulais pas de scooter et que je n’aimais pas me battre ?
Ma belle-mère. Pas mon père.

Mon conditionnement à moi, c’est ça, c’est être élevé en grande partie comme une fille, et être à la fois jugé, par d’autres filles.

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Quand on parle de simple jugement amusé, pas de problème, on fait avec. Quand on parle d’injure, de diffamation, et d’acharnement, c’est un peu plus troublant.

Paingout, féministe et pornographe.

Si tout ceci n’a pas orienté ma sexualité, ça a en tous cas, je le crois, forgé et entretenu mon rapport aux femmes et au féminisme. Je me suis toujours intéressé aux combats féministes, et dans mon quotidien, je soutiens les idées féministes et combat autant que possible le sexisme ordinaire. J’y ai été aidé, à la fois par ma mère et mes soeurs, qui étaient très féministes, toutes. Puis par des rencontres, dont évidement Valérie, qui m’a beaucoup appris sur tout ça, en acceptant quand c’était possible mes contradictions.
J’ai conservé cet intérêt pour l’anti-sexisme en conservant mon vif intérêt pour l’érotisme, le fétichisme, la sexualité. Et oui, pourquoi pas, l’objectivation du corps de la femme.
Compliqué hein ? Et totalement contradictoire, j’en ai parfaitement conscience.

J’en ai souvent parlé sur ce ce blog, et je n’en ai jamais fait une doctrine, simplement un état de fait, mon rapport au corps de la femme est sexualisé. Je garde néanmoins toujours un regard positif, sans jugement, sur les corps. Peut être parce que mon rapport à la nudité et à l’intimité est décomplexé, parce que j’ai vécu avec mes soeurs et ma mère, nues, sur les plages, dans les salles de bain, toute ma vie. Parce que pour moi un sein ou une fesse n’est ni un drame, ni un blasphème. Jamais.

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J’ai toujours censuré sur ce blog les commentaires insultants, « trop grosse », « trop maigre », j’en ai même souvent fait des articles, pour recadrer, essayer de faire passer un message, comme quoi non, une femme grosse, ou une femme maigre, n’est ni laide, ni malade. Tenez par exemple, j’écrivais ce genre de truc il y’a 7 ans maintenant.
Puis mon rapport au fétichisme tiens, il n’y a rien de plus fort en terme « d’objectivation », que d’être troublé devant une partie isolée d’un corps, que ce soient des jambes, des pieds, des fesses, peu importe.
Mais j’ai su accepter et assumer ces fétichismes là chez moi, et les faire cohabiter avec une vision non-sexiste des rapports homme-femme, et surtout respectueuse des corps.

C’est la même chose concernant cette histoire de « photos volées » sur mon compte Instagram. Ce qui m’a été reproché, c’est l’acte, sans jamais se poser la question de l’intention.
Quand on mène un combat ou une fronde contre un individu, je crois utile de s’intéresser un peu à son propos ou à sa vision des choses. Je dis s’intéresser, et pas adhérer. Au moins chercher à comprendre l’intention. Ne serait-ce que pour mesurer ses propos, et ne pas tomber dans un excès, qui n’a au final plus aucun sens.

Mon rapport quotidien au féminisme est de cet ordre. Le sexisme est un vrai problème, les inégalités aussi, et je lutte contre à mon niveau. Même si dans mon cas, cette lutte se limite aux périmètres qui ne remettent pas en cause ce que je suis.

Paingout, ce monstre de sexisme.

Et puis il y’a ces femmes, qui depuis des jours, décident de me haïr, ou de faire de moi un exemple.
Des femmes qui sont contre les inégalités, mais qui me rappellent à chaque échange que je suis un homme, privilégié, et conditionné pour être un homme et agir comme un homme. Des femmes qui considèrent que parce que je suis un homme, je n’ai pas à exprimer mon avis, ma vision, ou même mon intérêt ou mon regard sur leurs méthodes.

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C’est là que ça ne colle pas, je n’ai pas été conditionné pour ça. J’ai été conditionné pour essayer de comprendre et accepter les différences. J’ai été conditionné pour être de gauche et ne pas haïr mon voisin de droite. J’ai été conditionné pour vomir la religion mais défendre celle qui perd son job à cause de son voile. Je n’ai pas été conditionné pour exclure un ou une individu d’une réflexion ou d’un échange à cause de son sexe. Et surtout, j’ai été conditionné pour m’intéresser aux gens, et pour essayer de les comprendre un peu.

Ca va loin, je pense que je peux tout comprendre et tout intégrer. Je peux comprendre le dealer. Je peux comprendre le fasciste. Je peux comprendre le violeur. Je peux comprendre l’inceste. Je peux comprendre, parce que comprendre c’est accepter le merde qui nous entoure, et faire avec. C’est trouver les armes et les mots pour faire évoluer les gens, pour lutter contre les gens.
J’ai souvent répondu à ces femmes qui m’insultent aujourd’hui, que les mots sont importants. Qu’inventer des faits, ou insulter, sans savoir, sans comprendre, a l’effet inverse du but recherché. Qu’en voulant m’éduquer par la force des mots et la violence de l’insulte, elles perdraient le combat.

Et maintenant ?

J’avais peur que cet acharnement me fasse détester le féminisme, et bien c’est arrivé. Et je le regrette infiniment.
Je ne perds pas mon intérêt pour la lutte contre le sexisme dans mon quotidien, sur des sujets qui me sont proches ou des actions que je sais pouvoir mener. Mais je ne peux plus supporter l’excès, la violence verbale, le mensonge, et la manipulation systématique qui est faite de mes propos ou de mes photos.
Je considère honnêtement, et sans aucun doute, que je fais beaucoup moins de mal au genre humain en publiant une jolie photo volée de jambes, prise sur un quai de métro, que toutes ces femmes qui mentent, manipulent, et haïssent sans mesure.

Mon regard sur vous ressemble au regard que j’avais sur ces jeunes filles qui me traitaient de danseuse ou de « PD » parce que je croisais les jambes dans la cour du lycée. Vous me saoulez avec vos grands mots et vos jugements. Vous me gonflez avec votre indignation facile. Vous me gonflez à n’avoir aucune mesure de rien.

J’espère rencontrer d’autres féministes, qui sauront me réconcilier avec tout ça.

D’ici là, allez vous faire foutre.

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Le meilleur appareil photo au monde est donc un…

publié le par Paingout | 60 commentaires

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Cette photo n’est là que pour vous donner envie de lire la suite (promis y’en a plein d’autres plus bas).

Cela fait des mois, des années même, que l’envie de me débarrasser de mon reflex me titillait.
Non pas que je veuille cesser de faire des photos, mais l’encombrement du reflex est un frein énorme, d’autant plus depuis que les iPhones font de très jolies photos, l’intérêt de se trimbaler un gros machin dans le sac s’est considérablement réduit.

J’ai fini par craquer, et je vais vous raconter ça, ici.

Pour quelles photos ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, précisons un peu mon profil. Je ne suis pas photographe, ni artiste photographique, ni rien de ces trucs là. Je suis plutôt un type qui aime prendre des jolies photos, essentiellement de jolies filles plus ou moins nues. Je ne m’intéresse pas à la technique, ou à la haute performance du matériel que j’utilise. Enfin si, mais pas en tant que tel. Je suis ravi que les photos produites soient jolies et de bonne qualité, mais je ne comprends en réalité pas grand chose aux mécanismes techniques et à « pourquoi » techniquement ceci est mieux que cela. D’ailleurs ça se voit sur mes photos.

vincent0006_110x91800_1680_4272-720x480@2xJe précise ce point, parce que je considère honnêtement que cet article s’adresse aux gens qui, comme moi, adorent prendre des photos, sont totalement décomplexés sur le sujet, mais ne sont pas des spécialistes. En gros je m’adresse :
- Aux gens qui font des millions de photos avec leurs téléphones (aux blogueurs et blogueuses, par exemple).
- Aux gens qui font des photos avec un compact un peu cool et qui aimeraient monter d’un cran.
- Aux amateurs comme moi, qui se sont un jour payé un reflex, qui en sont ravi, mais qui ne savent pas l’exploiter à fond et se disent souvent « mais pourquoi je me trimballe un si gros machin bordel ? »

Si vous êtes photographe, pro, bien équipé, fin connaisseur, vous pouvez tout de suite passer votre chemin, cet article ne vous intéressera pas du tout.

Un hybride c’est quoi ?

Je vais vulgariser autant que possible, et vous décrire en une phrase les différents types d’appareils photos :

1) Le téléphone qui fait des photos, sur les modèles haut de gamme ça fait de très jolies photos, sauf quand il y’a peu de lumière.
2) Les appareils photos compacts, c’est à peu près la même chose que les capteurs qu’on trouve sur les smartphones haut de gamme.
3) Les bridges. Ce sont de gros compacts qui se voulaient être à la croisée du compact et du reflex. En gros c’est surtout un compact avec un encombrement maximum et un capteur tout aussi moyen que sur un compact.
4) L’hybride, qui joue la carte inverse du bridge, l’idée est en gros d’avoir toute la technologie d’un reflex, dans un encombrement minimum, et surtout de pouvoir changer d’objectif.
5) Le reflex, c’est gros, ça fait des millions de trucs, on peut changer les objectifs, ça fait des photos folles avec une qualité merveilleuse que même les licornes elles y croient pas.

Voilà. Ici on va parler hybride. Un hybride c’est en général un truc qui se veut beaucoup plus petit qu’un reflex (mais un peu plus gros qu’un compact), qui doit vous permettre de faire à peu près tout ce que vous feriez avec un reflex.

Mais alors un hybride c’est aussi compliqué qu’un reflex non ? Quel intérêt du coup ?

Alors oui et non. Disons que l’hybride est censé avoir à peu près le même potentiel que le reflex, mais les efforts de miniaturisation, et surtout le besoin absolu des constructeurs de plaire au grand public, les oblige à concevoir des appareils avec des ergonomies plus accessibles. La plupart des constructeurs se permettent des astuces et des mises en avant de fonctionnalités simplifiées, clairement à l’usage du grand public. Du coup, pour un niveau donné (amateur/débutant), on peut considérer que là où vous utilisiez 30% des capacités technologiques de votre reflex, vous allez réussir à en exploiter 60 à 70% sur votre hybride. Et vous allez du coup beaucoup plus vous amuser.

vincent0013_212x25404_1680_4896-720x480@2xDisons qu’à l’inverse, on peut considérer que pour ne pas perdre leur cible habituelle, la plupart des constructeurs n’osaient pas franchement bousculer les habitudes des utilisateurs de reflex, et ce depuis des années. Aussi bien au niveau des molettes que des logiciels embarquées dans les appareils.
Avec ce nouveau marché, bah ils sont un peu plus détendus du slip.

La plupart des photographe férus de reflex ont tendance à cracher un peu sur les hybrides. Et d’une, parce qu’ils sont snobs et voient d’un mauvais oeil l’idée que Tata Mireille puisse faire des photos magnifiques, et de deux parce qu’ils ont investi des milliards d’argent dans leur matériel, et qu’ils sont du coup d’assez mauvaise foi. Ce que je peux comprendre, je fais pareil sur plein de sujets.

Donc l’hybride a beau faire quasiment tous les machins qu’un reflex sait faire, croyez-moi, ce sera moins compliqué à utiliser, et vous y prendrez beaucoup plus de plaisir.

Bon et alors toi, tu es passé de quoi à quoi ?

J’ai des reflex depuis environ 7 ans. J’ai débuté sur Sony, puis j’ai basculé sur Nikon. J’ai fait la plupart de mes photos avec un Nikon D90, puis avec son successeur, le Nikon D7000.
L’appareil (le boitier), c’est une chose, mais ce qui compte avant tout, ce sont les objectifs utilisés.
Me concernant j’utilisais essentiellement deux objectifs (optiques), une focale fixe Sigma 30 1.4, qui permet de faire des jolis portraits, et des jolis flous. C’est avec cet objectif que j’ai réalisé la plupart de mes shootings depuis des années.
J’avais également un zoom, un 200, pour faire des photos de loin, du genre « photos de nanas en bikini sur la plage » ou « photo du koala sur son arbre qui est super loin en vrai mais que là on dirait que je suis à côté de lui et que c’est mon pote« .

Lors de mon séjour récent à Sydney, en Australie, je me suis donc embarqué tout ce petit monde, un peu à contre coeur. Considérant toujours que, surtout en vacances, j’avais une putain de flemme de me trimbaler tout ça. C’est lourd, ça prend de la place dans le sac à dos, ça fait chier.
Et puis, toujours à Sydney, pendant le Boxing Day (sorte de jour de mega soldes, le lendemain de Noël dans certains pays du Commonwealth), un ami m’envoie par mail une promo d’un un site local de vente d’appareils photo. Sur cette promo, mon oeil est attiré par le Fujifilm X-E2. Je ne m’y étais jamais intéressé, je ne connaissais absolument pas ce modèle.

En France, les gens ont tendance à flipper un peu à l’idée de sortir des classiques Nikon/Canon/Sony quand il est question d’investir beaucoup d’argent dans du matériel photo. C’était clairement mon cas, et quand je bavais sur les hybrides, je bavais uniquement sur les  Sony Nex, parce que c’était du Sony. Jamais je ne me serais intéressé à un Fujifilm.
Par contre, à l’étranger, d’un point de vue marketing en tous cas, le matraquage ne se fait pas uniquement sur ces trois marques, loin de là, c’est très flagrant dans les boutiques photos. Puis personne ne vous jugera si vous avez un appareil photo d’une marque inconnue.

Et donc je reviens à mon histoire de promo. Je vois ce modèle, et avant même de voir ce qu’il proposait comme prestation, je me rends compte que :
- Cette boutique faisait de l’import direct du Japon voisin, à des prix assez chouettes.
- On était en plein Boxing Day.
- Sur ce modèle en particulier, y’avait une promo en plus !
- Le taux de change Euro/Dollars Australien était fou.
- Je pouvais récupérer une partie de la TVA locale à l’aéroport.

Rapide calcul, le boitier à 1000 euros en France (à ce moment là) me coutait 600 euros là bas.
J’ai donc commencé à me renseigner sérieusement sur la bête. 48h après j’en faisais l’acquisition, oublié le reflex, à jamais.

Donc voilà, c’est vraiment un pur hasard si je suis tombé sur ce modèle là, une histoire de promos et de taux de change. Par contre, j’ai croisé pas mal de gens bossant dans la photo (plutôt vendeurs que photographes), me félicitant de mon achat. La bête est visiblement très réputée.

Mais la putain de toi, pourquoi c’est si bien ?

C’est là que je ne vais pas développer tous les détails techniques chiants bla bla, pour ça je vous renvoie sur des tests un peu plus précis et sérieux de la chose (voir liens tout en bas du billet). Moi je vais juste vous dire pourquoi je le surkiffe, à mon niveau à moi de pseudo-photographe amateur qui n’y comprend rien. Un peu comme vous.

1) L’encombrement.
Clairement, ça change tout. Passer d’un appareil photo que je ne voulais plus prendre avec moi, à un appareil que je peux glisser dans mon sac en permanence, c’est juste merveilleux. Je l’ai équipé d’une toute petite focale fixe qui ouvre à 2, pour qu’il ne prenne vraiment aucune place. J’ai aussi récupéré une focale fixe 1.4 pour mes shootings, et un Zoom pour mes photos de bikinis et de koalas. Je vous laisse voir la différence d’encombrement ci-dessous, avec une focale fixe 1.4.

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Si je colle mon autre focale fixe, qui ouvre à 2, sur le Fujifilm, c’est encore plus flagrant.

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Je me suis aussi amusé à peser les deux appareils, à configuration égale. Boitier, focale fixe 1.4, sangles et batteries incluses, c’est sans appel :
Fujifilm X-E2 : 680 grammes.
Nikon D7000 : 1250 grammes. Presque le double.

2) L’encombrement.
Je sais plus si je vous ai parlé de la place gagnée dans mon sac ? Ah oui merde, à l’instant, pardon.
Non mais sérieux, regardez moi les deux dans une pochette adaptée, y’a pas photo comme dirait l’autre. A gauche le reflex Nikon D7000, à droite le Fujifilm X-E2. Et derrière, une paire de Converse. Je sais pas pourquoi y’a une paire de Converse sur cette photo.

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3) L’ergonomie.
Là où je ne comprenais rien sur mon reflex, sur ce Fujifilm X-E2, je comprends tout, et vite. Les menus sont clairs, explicites, les molettes sont bien placées et les réglages de base se font tous en 3 secondes, sans même avoir à regarder l’écran. Il m’a vraiment fallu quelques heures seulement pour m’y faire. Puis c’est bourré de détails pratiques, comme le réglage de l’ouverture mécaniquement directement sur les objectifs, la ligne de niveau pour vous assurer que l’appareil est bien droit, et plein de conneries du genre.

Voyez ci-dessous, la ligne de niveau bleue devient verte quand elle positionnée au même niveau que la blanche, pour faire des photos bien droites ! Si ça se trouve ça a toujours existé sur les appareils photos, ben moi j’avais jamais trouvé comment activer ça.

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4) Le design de l’appareil.
Pour être honnête je m’en fiche, et l’aspect un peu vintage-hipster de l’appareil me gonfle un peu, j’aurais dû prendre le modèle tout noir, mais il n’était pas dispo. Cela étant dit, je l’évoque quand même, parce que tous les gens qui me voient avec cet appareil me lâchent un « il est super beau ! ». Il doit donc être super beau.

5) La qualité des photos.
Là aussi je vais être honnête, je ne vois tout simplement pas la différence d’avec mon reflex. Le capteur fait la même taille, et les photos ont à peu près la même définition. Pour le reste, je ne suis pas expert pour juger, mais je peux juste vous dire que je trouve ça nickel, et je trouve mes photos, prises avec cet appareil aussi jolies qu’avec mon reflex.
CA C’EST DE L’ANALYSE MEC.
Je vous colle 3 photos de shootings récents prises avec ci-dessous. Les photos sont un peu retouchées (contrastes, couleurs, tout ça).

Du coup en bonus je vous colle des photos absolument pas retouchées ci-dessous, toutes prises à Sydney.
Pour être très clair, ce sont même des conversions JPG des fichiers RAW générés par l’appareil (ah oui, évidement il sait shooter en RAW). Ils n’ont même pas bénéficié du traitement et des améliorations JPG de l’appareil :

6) Le Wifi embarqué.
C’est un détail, une petite feature comme ça l’air de rien. Mais putain, j’adore. Tu prends une photo avec ton appareil, tu la kiffes, tu veux l’envoyer sur Instagram, Twitter, Facebook, ou à Tata Josie. Tu actives le Wifi, tu lances l’application sur ton iPhone, et HOP, ta photo est sur ton téléphone. Ca a changé ma vie. Ceux qui me suivent sur Instagram ont pu s’en rendre compte.

Ci-dessous je vous montre l’application iOS en action. C’est simple, l’appareil génère un réseau Wifi, on lance l’application, on s’y connecte, et on transfère. J’aurais préféré du bluetooth, mais ça reste très cool.

7) Les objectifs proposés.
Sujet important, les objectifs disponibles. Fujifilm a vraiment un beau catalogue de « Montures X », qui sont donc les objectifs adaptés à toute leur gamme X. Ils sont nombreux, réputés, et plein de choses sont annoncées à ce sujet. Donc aucune inquiétude à avoir à ce niveau là.
Du coup je vous colle la gueule de mes objectifs ci-dessous :

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Sur le boitier, on a un donc un 18 mm / 2 XF R, pour le quotidien, puis à côté un X-Pro1 XF-35 mm F1.4 R, pour les shootings, et enfin un zoom, XF 55-200mm F 3.5-4.8 R LM OIS, pour les koalas et les bikinis lointains. Et puis un chat, dans le fond. Toujours important d’avoir au moins un chat sur une photo.

test_xe2_11Voilà, et sinon en vrac y’a un petit flash intégré, qui sort de l’appareil si besoin. L’autofocus est très rapide (gros point fort de ce produit apparemment). Il fait de chouettes vidéos, l’autonomie me semble très correcte (je n’ai jamais été à plat, même en faisant des centaines de photos en Australie), l’écran arrière est grand et lumineux, et j’insiste, l’ergonomie générale est excellente. Il y’a aussi pas mal de fonctionnalités pour éditer, recadrer, et filtrer les photos directement dans l’appareil.

Vas-y avoue, y’a bien des trucs un peu pourris non ?

J’avais une crainte principale, c’est le viseur numérique.
C’est à dire ?
Et bien sur un reflex classique (Sony mis à part), on trouve généralement un trou dans lequel on met son oeil. Et ce que vous voyez dans le trou, ben c’est ce que vous allez photographier. L’image que vous voyez, c’est la vraie image, pas un écran.
Et bien sur les hybrides équipés d’un viseur, celui-ci est généralement numérique. En gros quand vous foutez votre oeil dedans, vous regardez un mini écran. Un peu comme sur les bridges d’ailleurs.
C’était un facteur bloquant pour moi sur les Sony Nex. J’avais testé, c’était insupportable. De même sur leur gamme de reflex.

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Le viseur numérique du X-E2, avec les réglages qui s’y affichent dans la foulée.

Mais mon usage a évolué, maintenant que je fais des millions de photos avec mon iPhone, je me suis clairement habitué à faire mes photos directement à l’écran. L’écran du dos de l’appareil convient donc bien, pour peu qu’on s’y habitue.

Quand au viseur numérique, là aussi on s’y fait, d’autant plus que celui du Fujifilm X-E2 est vraiment d’une qualité folle et affiche en temps réel les informations techniques, ce qu’un viseur classique ne sait pas faire. Il est rapide, fluide, et s’active dès qu’on approche l’oeil du viseur (ou un doigt, ce qui est un peu plus chiant).
Le principal inconvénient de prendre des photos en utilisant l’écran arrière, et de consommer plus de batterie. Il faut donc savoir gérer ça, et savoir quand utiliser l’écran, et quand utiliser le viseur.
Pour la plupart des gens, ce sera clairement un détail. Ne bloquez pas sur ça.

2014_01_03_22_18_625517526062143356_8333524_Normal_copygramEt sinon, bah pas grand chose à lui reprocher honnêtement. Peut être le fait qu’il ne soit pas construit pour être particulièrement étanche ou « tout temps », ou l’absence d’écran orientable. Autre truc, j’aimerais pouvoir contrôler l’appareil avec mon iPhone (peut être possible via une mise à jour logiciel, bientôt).
Ce sont des points qui seront disponibles sur le Fujifilm X-T1, mais cet appareil sera du coup plus gros, et ressemble beaucoup plus à un reflex. On pourrait aussi évoquer le Fujifilm X-M1, encore plus petit que le X-E2, mais lui n’a pas de viseur du tout, et il serait un tout petit peu moins performant que le X-E2. Ca reste un choix à considérer, plus économique aussi.

Un autre détail un peu chiant, si vous shootez en RAW (en RAF même, pour être précis), MacOS ne reconnait pas encore les fichiers générés par le XE-2, on est donc obligé de les convertir avant, avec un RAW Converter, ou dans mon cas, avec Photoshop et Camera RAW. Aucun problème si vous shootez en JPG évidement.
A noter que les fichiers RAW sont énormes, compter 35mo par fichier, contre 3-4 Mo au format JPG.

Conclusion

Si vous avez tout lu, vous devriez avoir « un peu envie » quand même. Alors essayez donc de le voir, de le manipuler un peu, de faire 2-3 photos avec, et je vous assure que ça changera votre rapport à la photo. Compter 1200 à 1300 euros avec un objectif de base. C’est cher, mais c’est à comparer avec un reflex correct.

Si vous voulez creuser, je vous colle deux tests, à lire, un plus technique chez Les Numériques, et l’autre plus « le X-E2 au quotidien » :
- Fujifilm X-E2 : Test complet sur LesNumeriques.
Test Terrain : Fuji X-E2 sur Darth’s Blog.

Bisou bisou.

J’ai testé le stage de défense de rue

publié le par Paingout | 4 commentaires

Alors que l’Internet s’agite beaucoup ces derniers jours sur les bonnes réactions à avoir pour limiter un peu le sentiment de peur que peuvent avoir certaines femmes en marchant dans la rue le soir, moi je suis carrément aller tester le « Stage de défense de rue« .
Non pas par besoin, mais tout simplement parce qu’on m’y a invité.

Et ben je vais vous dire un truc, c’était très intéressant.

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- Ce que je croyais.

La réalité est assez simple, j’ai peu été agressé dans ma vie. Quand je l’ai été, j’étais soit très jeune, soit tout maigrichon. Aujourd’hui je suis grand, massif, barbu, et j’ai toujours considéré que non, je ne me ferais plus agresser. Honnêtement, je le crois toujours. Je ne suis pas avenant, et je pense que la plupart des gens n’aimeraient pas se prendre une tarte de ma part.
Accessoirement, j’ai pratiqué plusieurs sports de combat, donc j’ai toujours imaginé que si je venais à être agressé, ça ne me poserait pas de problèmes. D’autant plus que j’ai récemment eu l’occasion de m’interposer au milieu de types en train de se foutre sur la gueule, et je me suis senti assez à l’aise dans l’exercice…

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- Oui mais…

Oui mais non. Tout ceci est faux. Le fait que je sois grand et fort ne m’empêchera pas de me prendre un coup de couteau, ou de me faire dépouiller de mon iPhone, et surtout, intervenir dans une bagarre pour l’apaiser n’a strictement rien à voir avec l’idée de se défendre, ou de réagir face à une véritable agression.

Je m’en suis rendu compte lors de certains exercices du stage, de mise en situation. Je me suis vu assez ridicule face à un comportement agressif à mon encontre. Pire, je me suis rendu compte qu’il était assez délicat pour moi de porter un coup ou même simplement d’avoir un comportement ferme face à une agression.
Eric, responsable de l’association, nous a expliqué très justement que c’était plutôt sain de ne « pas oser », que c’était normal. Le comportement inverse lui, serait problématique.

Quoi qu’il en soit, clairement, en situation d’agression, on perd tous ses repères, on oublie les techniques de combat que l’on a pu apprendre, on est juste là, comme un con, le cerveau en compote, à ne pas savoir quoi faire…

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- Ce que j’ai compris.

J’ai découvert, et ça nous a été très bien expliqué, l’ordre des choses en cas d’agression. C’est tout con, ça semble évident, et pourtant…
Pour faire simple, le premier objectif est d’éviter le danger. Ne pas se mettre en situation.
Si le danger est là, la fuite est une vraie solution. J’ai adoré que lors de ce stage, la fuite fasse partie intégrante de la solution. La fuite n’est pas une honte, c’est véritablement la meilleure option.
Puis vient la négociation, par la parole, le comportement, pourquoi pas l’intimidation. Savoir adapter ses gestes et ses paroles pour ne pas être une cible facile ou une victime évidente.

C’est seulement en dernier recours qu’on en arrive au combat à proprement parler, et plus que de combat, on parle ici d’automatismes à acquérir, simples, pour se protéger, savoir prend un coup, savoir repousser l’agresseur, et éventuellement, s’il n’y a plus aucun autre choix, le frapper.

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- Et du coup j’en pense quoi ?

J’en pense que c’est assez génial. J’avais peur (et hâte à la fois) d’assister à un cours de baston, mais non, tout ceci est bien plus intéressant, ces leçons apprennent à ne plus avoir peur, à se dire « je ne suis pas démuni », « je peux réagir convenablement à ». C’est idiot, mais ça change tout, c’est une mise en confiance.

Evidement cette mise en confiance ne s’acquiert par en une leçon, et pour avoir parlé avec pas mal de gens et de membres de l’association, tout ceci peut prendre un peu de temps. Mais la finalité est là, en persévérant, des femmes (et hommes) qui avaient véritablement peur de se faire agresser, ont aujourd’hui moins peur. La méthode semble vraiment efficace.
Evidement elle ne règle pas tout, et ne vous empêchera pas de vous prendre un coup de couteau, mais le simple fait d’apaiser, et d’effacer au moins en partie une crainte, me semble déjà une belle victoire.

A titre personnel, je sais clairement que ce simple stage de 3h m’a déjà donné une petite pointe de confiance en moi supplémentaire, et rien que pour ça, c’est cool.

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- Et du coup dans cette rue sombre en fin de soirée, on fait quoi ?

Valérie a lancé un petit débat sur Twitter l’autre jour, suite à son tweet suggérant aux hommes de changer de trottoir lorsqu’ils marchent derrière une femme, dans une ruelle sombre. Une partie de l’internet a été assez choqué par cette proposition.

Moi je ne l’ai pas été, parce que je réagis déjà de la sorte parfois, si je marche derrière une nana dans la rue, pour peu qu’il soit un peu tard ou qu’il n’y ai personne autour, j’ai tendance à m’éloigner.
(là c’est le moment où vous allez me dire qu’en plein jour, j’ai plutôt tendance à la prendre en photo, et vous aurez raison, mais on va dire que c’est pas le sujet)

Bref, malgré tout cette solution n’en est pas vraiment une, c’est « faute de mieux » et pose pas mal de problème. Ne serait qu’au final, ça obligerait tout le monde à changer de trottoir en marchant derrière une femme, vu que par définition, la personne en question ne peut pas forcément savoir si c’est un homme ou une femme derrière. Et j’ajoute que beaucoup d’hommes flippent aussi de se faire agresser dans la rue en soirée, même s’ils font genre que non.

Le passe sur le malaise du concept de devoir changer de trottoir quand on est un noir ou un arabe, parce que vous comprenez, moi j’ai eu une grand mère très raciste qui m’a élevé en m’inculquant la peur du noir et de l’arabe, alors hey, ce serait bien qu’ils changent de trottoir. Non, ça n’est pas une solution.

L’idée est de considérer que le problème vient de l’éducation permanente faite aux femmes, comme quoi elles DOIVENT avoir peur. Ceci a effectivement fait beaucoup de dégât, mais je reste persuadé que la solution est avant tout de réapprendre, faire en sorte d’évacuer un peu cette peur, et le stage de Défense de rue est plutôt un bon outil pour ça. Je le crois sincèrement.

- On s’inscrit où ?

Franchement, n’hésitez pas.

Paingout et Instagram

publié le par Paingout | 8 commentaires

Après avoir lu ceci chez Violette et Caroline, j’ai eu envie de répondre moi aussi à ce petit questionnaire Instagram.
Voilà, je repique l’idée, comme ça, à la punk. Juste parce que ça me fait plaisir.

1) Ton compte Instagram ?
C’est facile, c’est Paingout.

statigram-birth2) Tu instagram depuis quand ?
Depuis le 19 aout 2011. Je m’y suis mis tardivement, je ne supportais pas l’abus de filtres jaunis ou oranges, systématique, sur les photos. D’autant plus qu’à l’époque les capteurs d’iPhone étaient assez sales, avec une mise au point un peu foireuse, du coup du filtre jaune sur de la photo de mauvaise qualité, ça le faisait vraiment pas. Aujourd’hui ça va, il m’arrive même assez régulièrement de filtrer mes photos.

3) Quelle a été ta première photo postée ?
Une photo de la manette rose de ma PS3, c’était vraiment un test, cette photo n’a aucun intérêt, mais je l’ai laissée.

4) Vas-tu souvent sur Instagram ?
Oui, plusieurs fois par jour, quasiment autant que sur Twitter. C’est ludique, il y’a parfois de jolies photos, et je suis plein de jolies filles en plus, donc ouais je suis assez fan.

5) Ta pire photo sur Instagram ?
Dur à dire depuis le #PaingoutGate. Celle qui a fait le plus polémique était cette photo là, pour son côté voyeur et photo volée. Mais ce que les gens ne savaient pas, ce qu’en réalité la personne sur la photo était une connaissance, et surtout elle était en maillot de bain, avec une petite robe de plage très courte. Une photo au final beaucoup moins voyeur est tordue qu’elle n’y parait. Et je la trouve plus jolie qu’autre chose, donc elle ne compte pas.

Mais du coup, « pire », je ne sais pas ce que ça veut dire… Si pire c’est « moche », j’ai viré la plupart des photos que je trouvais vraiment laides ou pas intéressantes, et si on fait abstraction des photos « voyeur », y’a rien de bien terrible sur le compte. Allez, on va dire celle là, qui n’est pas particulièrement classe. Mais je l’aime bien quand même.

statigram-my-top-five-photo6) La photo qui a eu le plus de succès ?
Mes deux chats assis sur ma chaise, devant mon ordinateur. Normal. Cf. visuel à droite.

7) Combien as-tu d’abonnés, combien suis-tu de personnes ?
A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai 2787 abonnés, et je suis 167 personnes. Je ne suis que des gens qui me suivent, comme sur Twitter (je suis snob), j’utilise InstaGhost pour vérifier ça.

8) Quelle est la dernière personne à avoir liké une de tes photos ?
Et bien c’est François, son compte Instagram est ici.

9) Une personnalité ou une marque que tu suis ?
Je viens de vérifier, je ne suis aucune marque, à part Gaumont France, parce que je passe du temps avec eux, et fais plein de machins avec eux. Je ne crois pas suivre de personnalités, en tous cas personne d’incroyable.

10) Montre nous une à trois de tes photos préférées sur ton compte Instagram.
J’y arrive pas. Voilà, c’est con, mais j’y arrive pas. Du coup je vais dire une connerie, du genre ce #Selfie de moi déguisé en #Selfie pendant Halloween. Mais en vrai, c’est pas ma préférée :)

11) La dernière photo qui apparait actuellement sur ton fil instagram ?
Ben en fait c’est une vidéo de chat, prise par Mouchtique. Son compte Instagram est ici.

Voilà, vu que personne m’a tagué, je vais taguer personne, mais je vous invite à répondre au même machin, parce que c’est rigolo !

De qui t’es fan ?

publié le par Paingout | 14 commentaires

Quand on est ado, on a généralement une petite poussée d’hormones qui nous pousse à être « fan » de tel ou tel individu, en général des stars de la télévision, de la musique, du ciné, ou du sport.
Bossant en ce moment sur la thématique des ados, et justement, « des fans », je me suis questionné sur deux choses, la première c’est d’essayer de me souvenir de qui j’étais fan étant ado, et surtout, de qui je suis fan, maintenant, à 35 ans.

Parce que oui, passé un certain âge, on accroche quand même drôlement moins de posters de Nirvana ou de Jordan sans son salon. Ou alors c’est qu’on a peut être un peu de mal à sortir de la dite adolescence. Ou tout simplement, qu’on est un vrai fan, un dur.

- Alors, ado ?

Ado, j’étais « fan » de plein de bonnes meufs. Madonna, Laetitia Casta, et Marilyn Monroe étaient présentes sur mes murs, dans des positions plus ou moins lascives. Je n’écoutais pas particulièrement la musique de Madonna, me fichais un peu des défilés de Casta, et n’avait vu aucun film de Marilyn, c’était donc bien de leurs boobs dont j’étais plutôt fan. Pas très glorieux.

Je ne crois pas avoir été fan de sportifs, d’aucune sorte. Par contre j’ai longtemps été très fan d’Isabelle Adjani, puis de Vanessa Paradis, que j’écoutais pour le coup, beaucoup. J’ai eu une petite période Nirvana aussi, mais de là à dire que j’en étais fan, non.
Il n’est pas impossible que la dernière personne dont j’ai été fan, dans cette période adolescente ou post-adolescente, ai été Sarah Michelle Gellar, probablement la dernière « actrice » a avoir été en fond d’écran de mon PC, en son temps.

- Et maintenant ?

Pour essayer d’analyser « de qui » je peux être fan maintenant, je tente une gymnastique intellectuelle un peu tordue, en me disant « si demain on annonce son décès, est-ce que je serai vraiment triste, genre pour de vrai ? ». C’est con, mais ça marche. A ce petit jeu je vais sortir trois noms, on va considérer que ce sont les trois personnes dont je suis à peu près fan, à 35 ans.

Larry David (taux de fan, 100%)

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Larry David

Ce monsieur que vous ne connaissez peut être pas est un humoriste américain, il est le producteur de la série Seinfeld, et a créé sa propre série, « Curb Your Enthusiasm », dans laquelle il se met lui même en scène. Il me fait mourir de rire, totalement. J’aurais aussi pu mettre Jerry Seinfeld à sa place, puis au final, je préfère le mettre lui.

Eva Green (taux de fan, 80%)

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Eva Green

Gardons, un peu de glamour. Eva Green est aujourd’hui, je crois, la seule actrice dont je pourrais afficher un mega poster au dessus de mon lit. Elle est la fille de Marlène Jobert. Je ne vais pas jusqu’à scruter et mater toutes ses apparitions cinématographiques, mais dès que je la vois passer, je suis bien content, peuchère.

Ségolène Royal (taux de fan, 70%)

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Ségolène Royal

Je ne pouvais pas l’oublier, la Ségolène. Les habitués du blog le savent, je l’ai soutenue très massivement en 2007, et je suis plutôt resté un de ses soutiens par la suite, malgré les pétages de plombs divers et variés. Je ne suis plus franchement socialiste donc je m’imagine mal la soutenir à nouveau dans une élection, mais je crois qu’elle peut néanmoins me compter parmi ses fans. Je n’afficherai par contre probablement pas son poster au dessus de mon lit, étrangement.

Voilà, à ceci je pourrais ajouter quelques groupes de musiques que j’écoute très massivement depuis des années, genre The Who ou Supertramp, mais je ne sais pas trop si ça compte. Par contre je pense pouvoir dire que je suis fan des Yeah Yeah Yeahs, et dans une certaine mesure, depuis quelques mois, de Miley Cyrus. ET OUAIS, MILEY CYRUS.

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Et vous ? De qui vous êtes fans ?

Paingout, pornographe.

publié le par Paingout | 183 commentaires

IGPaingout

J’ai tendance à écrire des articles sur tout, je ne pouvais donc pas passer outre cet épisode d’hier, où une partie de l’Internet a découvert que je publiais des photos de filles nues sur l’Internet, dont un certain nombre de photos volées.
Rappel des faits, je relaye en effet ici la plupart des buzz « sexy », à savoir « célébrité à poil sur le plage », « sextapes dérobées », ou « photos d’inconnues complètement nues », depuis 1996 genre. Ca fait donc 18 ans.

Ce qui m’a été reproché hier, c’est plus précisément de publier sur Instagram des photos de jambes et de culs, de nanas en maillot de bain, sur mon compte Instagram, sans leur demander l’autorisation. Le finalité étant de considérer que je participe ainsi à la « culture du viol », en niant que les jeunes femmes que je prends en photo sont propriétaires de leurs corps et de leurs images.

Ca, c’est pour les faits.

Comme souvent depuis quelques temps, je vais être scolaire dans ma réponse. Je vais expliquer « pourquoi » je me permets de publier de telles photos, pourquoi effectivement c’est mal, puis je ferai une petite revue de tweets qui m’ont été envoyées hier (ça c’est pour le côté sensationnel).

Pourquoi tu fais ça ?

On m’a plusieurs fois expliqué que j’étais un pervers, et que je n’avais qu’à prendre ces photos seul dans mon coin, et les garder pour moi. Histoire d’être un pervers « respectable » je suppose. J’ai d’ailleurs été surpris de voir à quel point cet argument est souvent revenu. La panique ne semble pas être que je puisse prendre une photo, mais que je la publie.
Il s’avère que je ne suis pas particulièrement pervers. Enfin si, je le suis, comme tout le monde, mais je ne prends pas des photos pour me palucher sur ma collection de pieds ou de culs (ou de chats, y’a beaucoup de chats sur mon compte Instagram).

Absolument pas. Pour ça, y’a Youporn (ou YoupornCat).
Mes photos n’ont pas d’effet particulièrement excitant sur moi. Vraiment pas.
Je prends ces photos parce que j’ai un véritable fétichisme de l’édition et du partage. Quand je croise une jolie fille en bikini ou en monokini sur la plage, que j’ai cette vision (visible par tous), j’aime l’idée de la figer, et de la montrer. Tout comme certains figeraient et partageraient un magnifique paysage ou un moment important de leur vie, qui leur a généré une émotion.
En tant que garçon qui aime les gambettes, les jolies filles, et la nudité, mes émotions, ce sont ces images là. Alors je les capture, et je les partage.

Je ne gagne pas d’argent avec ces photos, tout comme je n’en gagne pas avec les shootings photos de « nu » que je réalise depuis quelques années. Je fais ça parce que je trouve ça joli, point barre. Ni pour l’art (je ne me considère pas comme artiste, du tout), ni pour mon excitation, ni pour la gloire (bien que, j’adore constater que mes photos sont vues).

Mais alors pourquoi est-ce que je me le permets ? Sachant en effet, que c’est mal. Que publier une photo d’une personne sans son autorisation est un problème. Je me le permets parce que je m’impose des limites. Ce sont les miennes (c’est tout le problème, considérant que je ne respecte pas les limites des autres, je le concède).

Par exemple, dans 99% des cas, je ne publie pas les visages. Je considère en effet que la publication d’une photo sur Internet peut avoir des conséquences, et qu’à partir du moment où la personne n’est pas reconnaissable via son visage, dans les faits, ça ne pose pas de problème concret.
Du moins pas de problème factuel, même si ça reste moralement problématique, objectivement, personne n’aura d’ennuis à cause d’une photo de ses collants dans le métro, ou de son maillot de bain à la plage.
Il m’arrive très ponctuellement de publier des visages, et je ne devrais pas, c’est une erreur. Néanmoins parfois, je trouve que certaines photos avec visages sont vraiment très belles, et je ne peux pas m’en empêcher. C’est un problème que je concède aussi.

L’autre limite, c’est la nudité. Il m’est arrivé certes quelques fois de poster des photos de demoiselles faisant du topless sur la plage, mais dans 99%, il n’y a pas de nudité sur les photos que je publie. Au pire un maillot de bain, une culotte, mais contrairement à ce qui a été hurlé sur Twitter hier, ni « vulves » ni « chattes ». Et pour être parfaitement honnête, c’est surtout parce qu’Instagram ne le permet pas, et parce que je ne fréquente pas de plages naturistes ou de lieux où je pourrais prendre ce genre de photo.
S’il y’a nudité, c’est que ce sont des amies ou des modèles à moi.

Et là je reviens sur ce point qui est important quand même. Les photos volées qui me sont reprochées ne sont pas des photos d’une intimité stockée sur un ordinateur ou un téléphone portable que j’aurais hacké. Non, ce sont des photos d’une scène publique, dans des lieux publics. Je ne dis pas que ça n’est pas un problème, mais on peut quand même hiérarchiser un minimum les situations. Je prends des photos de choses que tout le monde peut voir, je ne fais que figer, et diffuser à une échelle plus grande (même si on peut considérer qu’une plage est plus peuplée qu’un compte Instagram). Je ne nie pas les problèmes liés à la publication sur l’Internet, par contre, je les relativise en partie.

Après il y’a des exceptions, on m’a beaucoup reproché une photo de culotte prise « sous une jupe », il s’avère que la jeune fille en question, je la connaissais, que la culotte est un maillot de bain. La scène me faisait penser à un dessin de Robert Crumb, j’ai pris la photo et l’ai publiée dans ce but là (et je l’ai même précisé dans la description). Mais peu importe, je l’aurais aussi prise si ça avait été une inconnue, là aussi parce que je la publiais anonymement, et que la trouve vraiment belle.

Tu considères donc que c’est normal ?

Non, je considère que c’est mal, et qu’il ne faut pas faire ça. Je n’aimerais pas particulièrement qu’on publie des photos de moi sur une plage en slip de bain (même si certains l’ont fait, et je m’en suis remis). Regarder sous les jupes des filles est un interdit, c’est du voyeurisme, j’en suis parfaitement d’accord.
Il m’est parfois arrivé de mater ma voisine d’en face en train de se changer, il m’arrive de jeter un oeil sous les jupes des filles quand elles se baissent pour ramasser des machins, et parfois j’écoute même mes voisins baiser aux murs. C’est du voyeurisme, c’est pas bien, mais oui, ça m’arrive.

Quand à la publication, qui est le degrés au dessus, problématique, je l’ai évoqué plus haut, ça relève de mon besoin compulsif de partager. C’est éditorial. Quand je publie une photo de ce type, je génère, à mon niveau, du sensationnel, exactement comme le ferait un journal people en publiant une photo volée ou une photo topless sur la plage. C’est EXACTEMENT la même chose. Et l’argument visant à dire que parce que ce sont des peoples, dans un sens, elles l’ont bien cherché, n’est pas recevable. Si vous vous indignez de mes photos, vous devez aussi vous indigner des photos publiées dans Voici ou Closer.

J’ai donné un autre exemple hier. En juillet/aout, je vous invite à regarder un JT de 13h d’une grande chaine, TF1, France Television, peu importe. 2 fois sur 3, sur les sujets « vacances », vous aurez des longs plans sur la plage, filmant des meufs Topless qui se dandinent, pour nous montrer à quel point la météo est belle sur Palavas, et illustrer l’augmentation du prix des glaces à Carnon Plage.
Et ce, depuis plus de 30 ans, chaque été, aux heures de grandes écoutes, des nanas sont filmées seins nus sur les plages, et diffusées sur les grandes chaînes privées et publiques. Et vous savez pourquoi ? Pour titiller un peu votre papa qui regardait le JT, et qui se préparait à chaque sujet « plage » à voir un nichon d’illustration. Internet n’existait pas, on voyait moins de nichons qu’aujourd’hui.
Vous savez quoi ? Ca ne vous a jamais vraiment choqué. Et pourtant la seule différence entre ces plans là, et les miens, c’est que moi, en général, je masque les visages (une fois encore, pas toujours, et c’est mal).

Bref, non, en été, je ne vois jamais personne s’outrer de ceci sur Twitter, mais vraiment JAMAIS.
Je vous colle ci-dessous des captures de reportages du genre, diffusés sur TF1, un très grand classique. Et croyez moi, les journalistes ne vont pas aller voir toutes les meufs pour leur dire « HEY, on peut montrer vos nichons aux JT ce soir devant des millions de téléspectateurs ? » Non, jamais, sauf à celles qui sont interviewées, donc une sur dix.

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Bref.

En disant ça, et en vous donnant ces exemples, je ne vous dis pas que c’est bien de le faire. Vous trouvez probablement ça mal, et vous avez raison. C’est là où tout se joue, c’est le degrés d’indignation et de malaise, face au bénéfice obtenu. Chez moi, le plaisir de partager un corps que je trouve beau est plus fort que la culpabilité de prendre une photo sans autorisation. Chez vous, l’indignation sera plus forte, ou votre rapport à l’intime ou au droit à la femme de disposer de son corps et de son intimité prendra le dessus, sans aucune limite. Et je le comprends.

Des trucs « pas bien » dans la vie, on en fait tous. Parfois vous conduisez au dessus des limites autorisées, en risquant la vie d’autrui. C’est mal, mais ça vous est arrivé. Certains ont parfois un peu grugé les impôts, en ne déclarant pas tel ou tel revenu, ou en touchant une allocation de trop sans prévenir l’administration, ça aussi c’est mal, et c’est interdit.
Mais ça vous est arrivé aussi, peu importe les conséquences. C’est la vie.
On fait tous des conneries, qu’on assume plus ou moins.
Moi celle là, je l’assume plutôt.

Et alors ?

Et alors pas grand chose. Il y’a un besoin d’indignation permanent sur Twitter, auquel je participe très régulièrement, je suis le premier à hurler à l’injustice, à la légalité, et à me clasher avec des gens qui n’ont rien demandé. Je considère donc tout à fait normal de me faire clasher à mon tour, il n’y a absolument aucun problème sur la forme. Plein de gens ne me supportent pas, à raison, il faut évacuer, lâchez-vous.

Sur le fond en revanche, il y’a un point qui me chagrine un peu, c’est le rapport au féminisme de tout ceci. Cela fait quelques années que je me suis totalement désolidarisé des mouvements féministes, en particulier sur les réseaux sociaux et Twitter. Le féminisme est un activisme auquel j’adhère viscéralement sur le fond, mais je considère que comme pour tout activisme, il nécessite un minimum de talent, pour ne pas desservir la cause (talent que je n’ai pas).
La virulence et l’agressivité peuvent être des biais utiles dans le débat (féministe, ou autre), s’ils sont utilisés avec intelligence et bonne connaissance des sujets et des mécanismes, qu’ils soit sexistes, liés au genre, ou aux comportements réactionnaires vis à vis de féminisme. Moi par exemple, je n’ai pas l’analyse et les connaissances suffisantes pour pouvoir me permettre de gueuler et injurier un interlocuteur. Par contre, je peux me poser en tant que contradicteur, tout en gardant une ligne directrice militante, pour essayer de faire avancer le sujet, la contradiction, ou essayer de faire comprendre à mon interlocuteur qu’il est dans le faux. Mais tout le monde n’a pas le talent d’inquisiteur, et l’inquisition faite avec amateurisme conduit forcément à la décrédibilisation et au rejet du mouvement.

Vouloir parler de « culture du viol », parce que le terme est englobant, médiatisé sur le Web, et facile à manipuler, est plutôt une bonne chose en soit. Mais ça reste casse gueule de vouloir le caser partout, tout le temps, et surtout de vouloir l’utiliser en tant qu’arme ou injure. On m’a trop expliqué hier que j’étais partie intégrante de cette culture du viol, en prenant exemple sur un pauvre commentaire perdu sur une photo, qui sur la forme (mais pas sur le fond), faisais penser aux schémas habituels que l’on relaye sur ce concept.
C’est trop facile. Ou alors, en supposant qu’en effet, je contribue à la banalisation de la culture du viol, un support comme Twitter est absolument désastreux pour tenter d’expliquer et justifier un tel rapprochement (que je peux entendre hein, évidement). La finalité de tout ça et que la plupart de mes lecteurs, qui sont de fait des soutiens, comprennent que mes photos sont simplement des appels aux viols, et ce raccourci est à mon sens éditorialement un peu foireux, pour tenter de faire comprendre aux gens que la « culture du viol » est un vrai problème sociétal, et que les conditionnements sexistes dont nous sommes pétris sont un problème.

Et si je devais débattre sereinement avec des féministes sur cette question, je mettrai en opposition le conditionnement machiste qui génère et entretien cette culture du viol, aux conditionnements judéo-chrétien qui ont eux aussi ravagé la cervelle de nos cultures, et de leurs rapport aux corps et à l’intimité. Et je considère clairement que ces complexes religieux sont tout aussi dramatiques que le machisme rampant qui gangrène effectivement l’humanité.
Voyez chez moi, le conditionnement judéo-chrétient et la moralité, c’est un peu comme le « sionisme » chez Dieudonné, c’est le truc qui me rend dingue. Sauf que moi j’ai raison, pas lui (pardon pour le hors sujet).

Bon et alors, on a dit quoi sur Twitter ?

Je ne comprends pas pourquoi les gens qui ne me supportent pas ne me le disent pas en temps réel. Pourquoi attendre que quelqu’un, ou un groupe de personne se réveille, pour suivre la meute ?
Quand un truc me gonfle, une marque, un people, un individu, je n’attends pas le dernier moment pour lui gueuler dessus. Sérieux les mecs, hésitez pas. Et, parenthèse, mentionnez moi quand vous parlez de moi aussi, ça fait chier de devoir fouiller pour trouver les gens qui parlent de vous.

Je suis assez d’accord sur la forme, et franchement surpris que les gens découvrent mes photos en 2014. Dans l’avalanche de tweets publiés hier, il y’avait quand même un sacré nombre de personnes qui me lisent et me suivent depuis toujours. Et paf, ça n’arrive que maintenant, alors que j’agite les bras très haut depuis, pfiou, trop longtemps…

C’est la seule personne avec qui j’ai eu un échange relativement long et posé sur le sujet, et c’était plutôt intéressant. Je regrette que ça se soit terminé sur ce point là, mais au moins on a pu échanger, et ses arguments étaient intéressants et vraiment audibles.

Dommage pour l’injure, qui pourtant souleve un point intéressant. Alors peut être pas sur la notion de sécurité, mais je sais que certaines nanas ont pu exprimer le fait qu’elles pouvaient être un peu parano sur une plage, ou quand elles se baladaient dans le métro en jupe. Cet argument là je l’entends, et il me touche. Après, je crois effectivement qu’on peut exprimer ça sans tomber dans l’excès.

Ca c’est revenu plusieurs fois aussi, j’ai pas compris. J’aimerais bien comprendre ce qu’il y’a derrière les « … ». En quoi le fait que je sois visible fait que, heu, quoi ? Je sais pas…

Daria Marx qui fait comme si elle me découvrait sur l’Internet en 2014. Je ne vous cache pas que je suis étonné. Mais ok, je veux bien la croire. Là aussi je regrette l’injure, mais c’est son positionnement, donc pas de souci. J’ai souvent le même.

C’est le truc le plus bizarre qui m’ai été dit dans la journée d’hier. Que plutôt de préserver globalement l’anonymat des filles que je prenais en photo, il serait plus classe que je publie leurs visages, pour leur laisser ainsi le choix d’être des victimes plus évidentes, avec la possibilité de porter plainte. Bon, pourquoi pas hein. Mais je vais pas retenir cette proposition là, étrangement.

CONCLUSION

Je ne compte pas cesser ici toute activité déviante sur les réseaux sociaux, considérant une fois encore, que concrètement, je ne fais au final pas beaucoup de mal. Par contre il y’a une donnée volumétrique évidente, je publie de moins en moins de photos de ce type. Des jambes dans le métro, je n’en poste quasiment plus. Et les photos qui me sont reprochées aujourd’hui, ce sont surtout les photos prises en Australie, à Bondi Beach, où le culte du corps est à son maximum.
Mais je ne passe hélas pas ma vie en Australie, il est donc fort probable que je publie moins de photos de ce type.

En dehors de cette donnée là, je ne suis pas idiot, et je considère en effet que si certains sont outrés de ce type de photos, ils ont de très bonnes raisons de l’être, donc naturellement, j’aurais de toutes manières tendance à ne les publier que si je les trouve vraiment intéressantes, et probablement avec moins de récurrence et de volume.
J’avais d’ailleurs commencé à lever le pied pendant mon voyage, en supprimant quelques photos qui n’avaient vraiment aucun intérêt, quelques minutes après les avoir postées.

Voilà voilà. Si vous avez lu cet billet jusqu’au bout, c’est que vous avez vraiment du courage.

Nota : Je ne savais pas quoi mettre comme titre à ce billet. Il s’avère qu’il y’a une douzaine d’années, une féministe m’avait qualifié de « Pornographe », j’avais trouvé ça assez drôle, et j’ai longtemps mis « Pornographe » dans mes bio diverses et variées. Au final l’attaque en question revient de manière cyclique, de temps en temps. Pour des motifs différents d’ailleurs.

Nota 2 : Je vous colle un lien vers l’article que Daria a publié en réponse au mien. Je ne vais pas y re-répondre, on tournerait en boucle pendant des jours, mais l’article en question est plus intéressant que le bordel généré sur Twitter, qui est assez indigeste : Paingout, pornographe (par Daria Marx).

Nota 3 : A lire aussi.
Je suis un gros con.
Qu’est ce qui est grave ?