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Jamais sans mon iPhone

publié le par Paingout | 11 commentaires

Hier a eu lieu la traditionnelle Keynote d’Apple pour annoncer le nouvel iPhone.
En tant que bon gros fanboy Apple, comme chaque année, je ferai partie des premiers à faire la queue pour acheter cette nouvelle édition. Chaque année, sans exception. L’iPhone Edge, le 3G, le 3GS, le 4, le 4S, le 5, le 5S. Je les aurai tous eu. Comme un couillon.

Mais cette année, encore plus que les précédentes, je suis franchement déçu. Pour la première fois depuis longtemps, je regarde la concurrence. J’envie l’étanchéité des modèles de chez Sony, j’envie la qualité des capteurs photo de chez Nokia, et je râle un peu du manque de nouveautés. La batterie sera toujours aussi faiblarde, il sera toujours aussi fragile, la camera frontale est toujours toute naze… Non, cet iPhone 6 ne me fait pas du tout rêver.

Et pourtant ouais, j’irai faire la queue, pour être dans les premiers. Parce que j’ai un iPhone entre les mains depuis 2008, sans arrêt. Que c’est probablement l’outil technologique que j’utilise le plus dans ma vie, et que j’aurais le plus tripatouillé. Et que ouais, j’aime l’idée d’avoir le tout dernier, tout neuf, tout récent, comme un gamin. Même si franchement, ça me fait moins rêver qu’avant.

Je n’évoque pas l’Apple Watch, qui pour le coup, ne m’excite pas vraiment.

BREF. Considérant que cet article n’a pas beaucoup d’intérêt, je vais plutôt tenter un truc plu rigolos. Je vous poste 7 photos. 7 types d’iPhone, du Edge au 5S donc. Juste pour voir l’évolution de la qualité des photos… Honnêtement vu la différence des photos ça ne démontre rien, si ça n’est qu’il y’a quand même eu un petit gap à la sortie de l’iPhone 4, qui a commencé à faire de vraies chouettes photos…

iPhone Edge, 2008

iPhone Edge, 2008

iPhone 3G, 2009

iPhone 3G, 2009

iPhone 3GS, 2009

iPhone 3GS, 2009

iPhone 4, 2010

iPhone 4, 2010

iPhone 4S, 2011

iPhone 4S, 2011

iPhone 5, 2012

iPhone 5, 2012

iPhone 5S, 2013

iPhone 5S, 2013

4000

publié le par Paingout | 8 commentaires

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Depuis quelques années, je pars tous les étés dans les Cévennes, au dessus de Nîmes et Montpellier, dans la montagne.
Ma soeur y a une petite maison, et on a un deal assez rigolo, quand elle part en vacances, je dois aller m’occuper de ses chats. Ca tombe bien, j’adore les chats.

En vrai les chats je les croise assez peu, mais par contre la montagne, la rivière, les petits marchés, les petits villages, les saucisses, les bals, ça j’en croise… Je pars toujours avec quelques amis, et chaque année, j’attends avec impatience ce moment où je vais y retourner.

La maison en question est située dans le petit village de Valleraugue, qui est aussi connu pour être le départ d’une grosse randonnée sportive : les 4000 marches. Une boucle de 25 kilomètres, avec un dénivelé de 1200 mètres, plutôt violent pour un non-sportif comme moi.
Cela faisait d’ailleurs des années que régulièrement, je faisais le début de cette randonnée. L’an dernier j’ai du tenir 500 mètres avant de m’écrouler comme une bouse et faire demi-tour. Il faut dire que j’avais quelques soucis de santé, sans le savoir, ça n’aide pas.

Cette année, avec les copains, on s’est dit « on la fait, de bout en bout », étant soigné pour mon problème médical, c’était en plus un défi sur les années précédentes, aller jusqu’en haut, et pourquoi pas faire la boucle en entier, et redescendre.

Alors on est parti, on est monté, des heures durant. La météo n’était pas -du tout- avec nous, la pluie, le vent hallucinant de la montagne, puis un brouillard dingue, à ne plus voir à moins de 3 mètres devant. La totale.

Et ben j’ai réussi, je suis allé tout en haut, on a fait la petite pause réglementaire pour boire un chocolat chaud mérité, puis on est redescendu, jusqu’à la petite maison. Je ne vous cache pas que ma fierté d’avoir tout terminé, en un peu plus de 8 heures, était totale.

J’ai adoré, au point de refaire la monté une seconde fois quelques semaines après. Et je suis persuadé que je referai les 4000 marches chaque année désormais.

Allez, en bonus je vous colle quelques photos, c’est de la photo de vacances hein, zéro retouche, un peu en vrac, juste les Cévennes :)

Petit tour en Ecosse

publié le par Paingout | 2 commentaires

Il y a quelques jours, je suis allé faire un saut rapide en Ecosse, pour le travail.
Et bien c’était chouette, j’adore Edimbourg et l’Ecosse en général. J’espère d’ailleurs y retourner très très vite.
LaFilledelaCom qui était du voyage a fait un compte rendu très joli, avec des photos encore plus classes que les miennes, vous pouvez aller lire son article ici.

Et moi je vous colle quelques unes de mes photos ci-dessous, voilà :).

A toute épreuve

publié le par Paingout | 3 commentaires

Tournage a tout épreuve

Si vous allez au cinéma en ce moment, vous aurez peut être la bonne idée d’aller voir « A toute épreuve », chouette comédie de l’été sur laquelle j’ai eu la joie de bosser ces dernières semaines.
Je suis a priori pas franchement dans la cible de ce genre de film, mais j’ai vraiment beaucoup aimé celui là, avant même d’avoir commencé à bosser dessus. Pour l’avoir vu avec des gens très différents, je peux vous assurer que quelque soit votre âge/genre, y a moyen que ça vous plaise.

Le pitch est simple, le Bac approche, c’est la grosse loose, la décision est prise d’aller voler les sujets du Bac, histoire de s’assurer de l’avoir.
C’est joué par Thomas Soliveres, La Fouine, Samy Seghir, Marc Lavoine, et quelques autres, dont la magnifique Mathilde Warnier.

La sortie de ce film a été l’occasion pour nous de jouer avec plein de supports, Twitter évidement, Instagram, Snapchat, mais ça aussi été de chouettes moments avec les équipes du film, avec un énorme coup de coeur pour La Fouine qui est absolument adorable, Marc Lavoine qui est chou comme tout, et Thomas et Samy qui sont vraiment rigolos dans la vraie vie.

Nous proposions des tee-shirts à faire gagner pour la sortie du film, j’en ai profité pour en détourner un et faire quelques photos avec la jolie Ariane, que je remercie du coup :)

Bref, tout ça pour dire que ce film est vraiment chouette, avec un gros coup de coeur pour La Fouine. Vous pouvez y aller sans inquiétude, c’est vraiment bien :)

Le coffre à photo

publié le par Paingout | 11 commentaires

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J’vais vous raconter un truc tiens. Un truc que j’ai déjà évoqué dans quelques articles par le passé : le coffre à photo de ma maman.

Dans ma famille, du côté de ma maman en tous cas, il y a toujours eu une grosse tendance à faire des millions de photos, tout le temps, partout. Et plutôt de belles photos. Je crois comprendre que ma mère a eu dans sa vie beaucoup d’hommes qui faisaient de la photo, plutôt bien équipés en appareils et objectifs, et qui avaient tendance à shooter énormément.

Visuellement, pendant mon enfance, tout ceci se traduisait surtout pas des panneaux de photos découpées et collées par ma mère, des sortes d’assemblages parfois hasardeux pour illustrer sur un seul panneau une année entière, des vacances, etc. On trouvait de tout sur ces photos, des portraits, les animaux, des gens tout nus (merci les plages naturistes), des photos d’anniversaires, etc.
Il y avait par contre une constante, je ne voyais pas de photos de moi très petit ou bébé, ni de photos d’avant ma naissance. Précisons que je suis le plus jeune enfant, que j’ai deux grandes soeurs du côté de ma maman, et qu’elle s’est séparée de mon père à mes 1 an. Je n’avais de fait aucune image de mon père et de ma mère en couple.

En dehors de ça, nous avions quelques albums photo, et j’ai moi même, enfant, commencé très tôt à créer des albums photos, avec mes premiers appareils photos, que j’ai du avoir aux alentours de mes 12 ans. Des photos moches prises par un enfant, mais je me souviens que j’en prenais déjà beaucoup.

Et puis un jour, suite à un certain nombre de déménagements un peu hasardeux, j’ai découvert chez ma mère, très tardivement, un énorme coffre. Un coffre en bois, du genre de ceux qu’on voit dans les films de pirate.
A cette époque, ma mère avait beaucoup de problèmes de santé, et quand j’allais la voir, je n’avais honnêtement pas grand chose à faire. Un jour j’ai décidé d’ouvrir ce coffre.

Le choc.

Dans cet énorme coffre, des milliers de photos, en vrac, des photos très anciennes de ma famille, de la jeunesse de ma mère, de moi bébé, des mes soeurs toute petites, et surtout des photos de ma mère et de mon père en couple. Une image que je ne connaissais pas. Ca a été un vrai choc.

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Fouiller dans toutes ces photos, dans un désordre absolu, a été un vrai bouleversement dans ma vie, dont l’intensité était amplifiée par le bordel chronologique absolu de ce foutoir.

J’ai découvert ce coffre il y’a 10 ans, je viens de m’en rendre compte. Comment je m’en suis rendu compte ? Parce que depuis 10 ans, à chaque fois que je descends dans le Sud, je récupère un certain nombre de photos, que je ramène à Paris pour les scanner. Puis je les ramène la fois d’après, pour les remettre dans le coffre.

Il y en a vraiment des milliers, et à mon rythme, il me faudra encore longtemps avant de tout scanner.

20130703 223835L’an dernier, j’étais là bas en vacances avec des amis, et j’ai proposé à Garko et Eugénie de m’aider à faire un peu de tri, ça les amusait. Je leur ai dit « fouillez avec moi dans le coffre, et mettez de côté tout ce que vous trouvez insolite, troublant, chelou, ou beau », il se peut que j’ai ajouté « et mettez moi aussi de côté tous les gens tout nus ».
Nous avons passé une soirée entière sur le sol, à trier, fouiller, et glousser sur des photos complètement improbables et hallucinantes. J’ai adoré ce moment.

J’ai ramené toutes les photos que nous avons sélectionnées, et aujourd’hui encore en les scannant, je ris parfois très fort en voyant celles qui ont attiré leur attention.

Voilà. Aujourd’hui je peux considérer que la photo est ma passion. Et je pense que ce coffre à photo, et tous les photographes que j’ai pu croiser dans mon enfance n’y sont pas pour rien.

Je vous colle quelques photos piochées au hasard. Essentiellement de ma maman et de mes deux soeurs.

Tout comme maman

publié le par Paingout | 9 commentaires

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Depuis quelques années, il m’arrive parfois de penser, l’air de rien, à mon héritage familial.
Je me suis souvent demandé ce qui pouvait faire que je ressemblais à mon défunt père, non pas physiquement, mais dans son comportement, ses choix de vie, etc. Parce que toute ma vie on m’a rabâché avec le fait que je lui ressemblais.

Puis récemment, on m’a dit que je ressemblais à ma mère. Une nouveauté.
Du coup, j’ai essayé de voir en quoi je pouvais effectivement lui ressembler. Je ne m’étais jamais vraiment posé la question, alors je me suis posé, calmement, et j’ai pensé à elle.

Ca a été une putain de révélation.

Je me suis rendu compte que je suis en fait le portrait craché de ma mère, sur absolument tout. Considérant que c’est elle qui m’a élevé, ça n’est pas forcément étonnant, mais je trouve que je suis allé très loin dans le mimétisme.

Dans les grandes lignes, je suis politiquement très proche de ma mère. Je pense avoir le même mode de fonctionnement, basé sur une relativisation quasi névrotique des événements de la vie quotidienne. Mon rapport à l’amitié, à l’amour, à la famille, je pense l’avoir calqué sur elle, dans les moindres détails.

Et puis il y’a le travail, l’envie d’être indépendant, de travailler pour soit même, de me coltiner les mêmes galères avec l’administration qu’elle, quand elle gérait son commerce, les URSSAF, la TVA, le boulot le week-end, les vacances plus qu’aléatoires. Et puis tout le reste, ma détestation du réveil matin, l’incapacité absolue de mettre de l’argent de côté, les animaux, la musique, l’art, la photographie, le nu même. Je n’aurais jamais fait autant de photos de meufs à poil si je n’avais pas vu ma mère poser autant.

commemaman2C’est assez troublant comme révélation.

Et puis il y’a plus simple, plutôt que de penser aux traits de caractère, pensons aux détails… Des petites conneries qui font que dans mon cas, je cherche visiblement moi même la petite bête pour essayer de lui ressembler.

- Tous les soirs, je me mets de la crème Neutrogena sur les mains, ma mère faisait de même, la Neutrogena a une odeur très particulière.
– Je mets le même parfum que ma mère, depuis que j’ai cessé de vivre avec elle (Mûre et Musc de l’Artisan Parfumeur, pour info).
– Je mâche des Stimorol. Je dois être le dernier con à mâcher ça, avec ma mère donc.

Si on y ajoute les conneries héréditaires, du genre l’arthrose, la toux nerveuse, et autres conneries du genre…
Bref. Voilà, billet un peu sans queue ni tête, mais j’avais envie de poser tout ça quelque part.

Et vous, y’a pas des machins qui font que vous êtes tout pareil que votre maman ? Des détails à la con genre ?

Nota : C’est vraiment ma mère et moi sur les deux photos. Ca fait quelques années que je scanne des photos de famille régulièrement, c’est aussi ce qui me donne souvent envie d’illustrer mes articles avec ces photos.

De PD à gros porc.

publié le par Paingout | 99 commentaires

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Cet article va être un peu décousu, et pas forcément très clair. Ne m’en voulez pas.

Depuis cette histoire de « Paingout ce gros porc », qui date maintenant d’il y’a quelques semaines, j’ai chaque jour des personnes qui viennent m’insulter sur Twitter.
A part quelques exceptions, l’immense majorité de ces gens sont des femmes, qui se décrivent comme féministes.
Chaque jour, ceci me fait repenser à mon rapport au féminisme, au conditionnement, au corps, à l’intimité.
Du coup oui, j’y pense, fort, et loin. Et plus le temps passe, plus je suis fâché contre ces femmes et leurs mots.

Je vais vous parler un peu de moi. Ceci est mon blog, c’est plutôt le bon endroit pour poser ces mots-là.

Paingout, danseuse.

J’ai été élevé par ma mère et mes soeurs. Je n’ai eu qu’une grand-mère, pas de grand-père. Mes parents se sont séparés à mes 1 an.
J’ai peu vu mon père, je n’ai jamais tissé de lien avec lui. Je considère qu’il ne m’a pas élevé. C’est plutôt ma belle-mère qui se chargeait de ça lorsque je passais mes vacances chez lui.

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Cette éducation entièrement féminine m’a conditionné d’une manière, plutôt féminine dirons-nous.
J’ai toujours été non-violent, je n’ai jamais fait de sports de garçons (ou alors c’était du grand n’importe quoi).
J’aimais m’habiller en fille ou me maquiller pour me déguiser (c’est toujours le cas). Mes gestes ont toujours été maniérés, au point que la plupart des gens pensent, aujourd’hui encore, en me rencontrant, que je suis homosexuel. Ce qui ne me pose aucun problème.

Enfant, je lisais des magazines féminins. Ado, je n’ai jamais voulu passer mon permis ou m’intéresser au foot, par contre j’aimais conseiller les clientes de la bijouterie de ma mère. J’aimais l’accompagner sur les salons de prêt à porter. Et au final voilà, ça a fait de moi un garçon bourré d’attitudes féminines, dans ma voix, dans mes gestes, dans ma façon de marcher ou de me tenir, dans ma culture.

En dehors de ça, il n’y a jamais eu le moindre doute sur ma sexualité, à aucun moment de mon adolescence et de mon âge adulte.

Ce qui m’intéresse ici, c’est cette notion de culpabilisation. Ces femmes qui m’insultent veulent me faire culpabiliser, par tous les moyens (même les plus improbables). Pourquoi ? Je n’en sais rien, je crois qu’il y’a une grosse part de défoulement, et que le militantisme n’explique pas tout. En tous cas il y’a un besoin absolu de me faire « prendre conscience ». Cette prise de conscience, je la fais sur certains points, je l’ai évoqué ici et là. Mais il y’a une constante, elles, jamais. D’aucune manière. Et pourtant dans ma vie, ce sont les femmes qui ont été les plus violentes et les plus injustes avec moi, qui n’ont jamais cherché à me comprendre ou à m’accepter.

Qui me traitait de « PD », de « danseuse », de « pédale », pendant TOUTE ma scolarité ?
Des filles, TOUJOURS des filles.
Aujourd’hui, qui, dans mon entourage, même proche, me sort régulièrement : « putain mais t’es complètement gay » ?
Et bien ce sont mes amies filles, jamais les garçons. Mes potes garçons se fichent de mon attitude ou de ma manière de parler.
Par contre oui, les filles le relèvent, alors certes avec amusement et tendresse, mais c’est elles qui jugent, pas eux.
Qui me jugeait parce que je ne voulais pas de scooter et que je n’aimais pas me battre ?
Ma belle-mère. Pas mon père.

Mon conditionnement à moi, c’est ça, c’est être élevé en grande partie comme une fille, et être à la fois jugé, par d’autres filles.

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Quand on parle de simple jugement amusé, pas de problème, on fait avec. Quand on parle d’injure, de diffamation, et d’acharnement, c’est un peu plus troublant.

Paingout, féministe et pornographe.

Si tout ceci n’a pas orienté ma sexualité, ça a en tous cas, je le crois, forgé et entretenu mon rapport aux femmes et au féminisme. Je me suis toujours intéressé aux combats féministes, et dans mon quotidien, je soutiens les idées féministes et combat autant que possible le sexisme ordinaire. J’y ai été aidé, à la fois par ma mère et mes soeurs, qui étaient très féministes, toutes. Puis par des rencontres, dont évidement Valérie, qui m’a beaucoup appris sur tout ça, en acceptant quand c’était possible mes contradictions.
J’ai conservé cet intérêt pour l’anti-sexisme en conservant mon vif intérêt pour l’érotisme, le fétichisme, la sexualité. Et oui, pourquoi pas, l’objectivation du corps de la femme.
Compliqué hein ? Et totalement contradictoire, j’en ai parfaitement conscience.

J’en ai souvent parlé sur ce ce blog, et je n’en ai jamais fait une doctrine, simplement un état de fait, mon rapport au corps de la femme est sexualisé. Je garde néanmoins toujours un regard positif, sans jugement, sur les corps. Peut être parce que mon rapport à la nudité et à l’intimité est décomplexé, parce que j’ai vécu avec mes soeurs et ma mère, nues, sur les plages, dans les salles de bain, toute ma vie. Parce que pour moi un sein ou une fesse n’est ni un drame, ni un blasphème. Jamais.

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J’ai toujours censuré sur ce blog les commentaires insultants, « trop grosse », « trop maigre », j’en ai même souvent fait des articles, pour recadrer, essayer de faire passer un message, comme quoi non, une femme grosse, ou une femme maigre, n’est ni laide, ni malade. Tenez par exemple, j’écrivais ce genre de truc il y’a 7 ans maintenant.
Puis mon rapport au fétichisme tiens, il n’y a rien de plus fort en terme « d’objectivation », que d’être troublé devant une partie isolée d’un corps, que ce soient des jambes, des pieds, des fesses, peu importe.
Mais j’ai su accepter et assumer ces fétichismes là chez moi, et les faire cohabiter avec une vision non-sexiste des rapports homme-femme, et surtout respectueuse des corps.

C’est la même chose concernant cette histoire de « photos volées » sur mon compte Instagram. Ce qui m’a été reproché, c’est l’acte, sans jamais se poser la question de l’intention.
Quand on mène un combat ou une fronde contre un individu, je crois utile de s’intéresser un peu à son propos ou à sa vision des choses. Je dis s’intéresser, et pas adhérer. Au moins chercher à comprendre l’intention. Ne serait-ce que pour mesurer ses propos, et ne pas tomber dans un excès, qui n’a au final plus aucun sens.

Mon rapport quotidien au féminisme est de cet ordre. Le sexisme est un vrai problème, les inégalités aussi, et je lutte contre à mon niveau. Même si dans mon cas, cette lutte se limite aux périmètres qui ne remettent pas en cause ce que je suis.

Paingout, ce monstre de sexisme.

Et puis il y’a ces femmes, qui depuis des jours, décident de me haïr, ou de faire de moi un exemple.
Des femmes qui sont contre les inégalités, mais qui me rappellent à chaque échange que je suis un homme, privilégié, et conditionné pour être un homme et agir comme un homme. Des femmes qui considèrent que parce que je suis un homme, je n’ai pas à exprimer mon avis, ma vision, ou même mon intérêt ou mon regard sur leurs méthodes.

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C’est là que ça ne colle pas, je n’ai pas été conditionné pour ça. J’ai été conditionné pour essayer de comprendre et accepter les différences. J’ai été conditionné pour être de gauche et ne pas haïr mon voisin de droite. J’ai été conditionné pour vomir la religion mais défendre celle qui perd son job à cause de son voile. Je n’ai pas été conditionné pour exclure un ou une individu d’une réflexion ou d’un échange à cause de son sexe. Et surtout, j’ai été conditionné pour m’intéresser aux gens, et pour essayer de les comprendre un peu.

Ca va loin, je pense que je peux tout comprendre et tout intégrer. Je peux comprendre le dealer. Je peux comprendre le fasciste. Je peux comprendre le violeur. Je peux comprendre l’inceste. Je peux comprendre, parce que comprendre c’est accepter le merde qui nous entoure, et faire avec. C’est trouver les armes et les mots pour faire évoluer les gens, pour lutter contre les gens.
J’ai souvent répondu à ces femmes qui m’insultent aujourd’hui, que les mots sont importants. Qu’inventer des faits, ou insulter, sans savoir, sans comprendre, a l’effet inverse du but recherché. Qu’en voulant m’éduquer par la force des mots et la violence de l’insulte, elles perdraient le combat.

Et maintenant ?

J’avais peur que cet acharnement me fasse détester le féminisme, et bien c’est arrivé. Et je le regrette infiniment.
Je ne perds pas mon intérêt pour la lutte contre le sexisme dans mon quotidien, sur des sujets qui me sont proches ou des actions que je sais pouvoir mener. Mais je ne peux plus supporter l’excès, la violence verbale, le mensonge, et la manipulation systématique qui est faite de mes propos ou de mes photos.
Je considère honnêtement, et sans aucun doute, que je fais beaucoup moins de mal au genre humain en publiant une jolie photo volée de jambes, prise sur un quai de métro, que toutes ces femmes qui mentent, manipulent, et haïssent sans mesure.

Mon regard sur vous ressemble au regard que j’avais sur ces jeunes filles qui me traitaient de danseuse ou de « PD » parce que je croisais les jambes dans la cour du lycée. Vous me saoulez avec vos grands mots et vos jugements. Vous me gonflez avec votre indignation facile. Vous me gonflez à n’avoir aucune mesure de rien.

J’espère rencontrer d’autres féministes, qui sauront me réconcilier avec tout ça.

D’ici là, allez vous faire foutre.

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Le meilleur appareil photo au monde est donc un…

publié le par Paingout | 60 commentaires

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Cette photo n’est là que pour vous donner envie de lire la suite (promis y’en a plein d’autres plus bas).

Cela fait des mois, des années même, que l’envie de me débarrasser de mon reflex me titillait.
Non pas que je veuille cesser de faire des photos, mais l’encombrement du reflex est un frein énorme, d’autant plus depuis que les iPhones font de très jolies photos, l’intérêt de se trimbaler un gros machin dans le sac s’est considérablement réduit.

J’ai fini par craquer, et je vais vous raconter ça, ici.

Pour quelles photos ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, précisons un peu mon profil. Je ne suis pas photographe, ni artiste photographique, ni rien de ces trucs là. Je suis plutôt un type qui aime prendre des jolies photos, essentiellement de jolies filles plus ou moins nues. Je ne m’intéresse pas à la technique, ou à la haute performance du matériel que j’utilise. Enfin si, mais pas en tant que tel. Je suis ravi que les photos produites soient jolies et de bonne qualité, mais je ne comprends en réalité pas grand chose aux mécanismes techniques et à « pourquoi » techniquement ceci est mieux que cela. D’ailleurs ça se voit sur mes photos.

vincent0006_110x91800_1680_4272-720x480@2xJe précise ce point, parce que je considère honnêtement que cet article s’adresse aux gens qui, comme moi, adorent prendre des photos, sont totalement décomplexés sur le sujet, mais ne sont pas des spécialistes. En gros je m’adresse :
– Aux gens qui font des millions de photos avec leurs téléphones (aux blogueurs et blogueuses, par exemple).
– Aux gens qui font des photos avec un compact un peu cool et qui aimeraient monter d’un cran.
– Aux amateurs comme moi, qui se sont un jour payé un reflex, qui en sont ravi, mais qui ne savent pas l’exploiter à fond et se disent souvent « mais pourquoi je me trimballe un si gros machin bordel ? »

Si vous êtes photographe, pro, bien équipé, fin connaisseur, vous pouvez tout de suite passer votre chemin, cet article ne vous intéressera pas du tout.

Un hybride c’est quoi ?

Je vais vulgariser autant que possible, et vous décrire en une phrase les différents types d’appareils photos :

1) Le téléphone qui fait des photos, sur les modèles haut de gamme ça fait de très jolies photos, sauf quand il y’a peu de lumière.
2) Les appareils photos compacts, c’est à peu près la même chose que les capteurs qu’on trouve sur les smartphones haut de gamme.
3) Les bridges. Ce sont de gros compacts qui se voulaient être à la croisée du compact et du reflex. En gros c’est surtout un compact avec un encombrement maximum et un capteur tout aussi moyen que sur un compact.
4) L’hybride, qui joue la carte inverse du bridge, l’idée est en gros d’avoir toute la technologie d’un reflex, dans un encombrement minimum, et surtout de pouvoir changer d’objectif.
5) Le reflex, c’est gros, ça fait des millions de trucs, on peut changer les objectifs, ça fait des photos folles avec une qualité merveilleuse que même les licornes elles y croient pas.

Voilà. Ici on va parler hybride. Un hybride c’est en général un truc qui se veut beaucoup plus petit qu’un reflex (mais un peu plus gros qu’un compact), qui doit vous permettre de faire à peu près tout ce que vous feriez avec un reflex.

Mais alors un hybride c’est aussi compliqué qu’un reflex non ? Quel intérêt du coup ?

Alors oui et non. Disons que l’hybride est censé avoir à peu près le même potentiel que le reflex, mais les efforts de miniaturisation, et surtout le besoin absolu des constructeurs de plaire au grand public, les oblige à concevoir des appareils avec des ergonomies plus accessibles. La plupart des constructeurs se permettent des astuces et des mises en avant de fonctionnalités simplifiées, clairement à l’usage du grand public. Du coup, pour un niveau donné (amateur/débutant), on peut considérer que là où vous utilisiez 30% des capacités technologiques de votre reflex, vous allez réussir à en exploiter 60 à 70% sur votre hybride. Et vous allez du coup beaucoup plus vous amuser.

vincent0013_212x25404_1680_4896-720x480@2xDisons qu’à l’inverse, on peut considérer que pour ne pas perdre leur cible habituelle, la plupart des constructeurs n’osaient pas franchement bousculer les habitudes des utilisateurs de reflex, et ce depuis des années. Aussi bien au niveau des molettes que des logiciels embarquées dans les appareils.
Avec ce nouveau marché, bah ils sont un peu plus détendus du slip.

La plupart des photographe férus de reflex ont tendance à cracher un peu sur les hybrides. Et d’une, parce qu’ils sont snobs et voient d’un mauvais oeil l’idée que Tata Mireille puisse faire des photos magnifiques, et de deux parce qu’ils ont investi des milliards d’argent dans leur matériel, et qu’ils sont du coup d’assez mauvaise foi. Ce que je peux comprendre, je fais pareil sur plein de sujets.

Donc l’hybride a beau faire quasiment tous les machins qu’un reflex sait faire, croyez-moi, ce sera moins compliqué à utiliser, et vous y prendrez beaucoup plus de plaisir.

Bon et alors toi, tu es passé de quoi à quoi ?

J’ai des reflex depuis environ 7 ans. J’ai débuté sur Sony, puis j’ai basculé sur Nikon. J’ai fait la plupart de mes photos avec un Nikon D90, puis avec son successeur, le Nikon D7000.
L’appareil (le boitier), c’est une chose, mais ce qui compte avant tout, ce sont les objectifs utilisés.
Me concernant j’utilisais essentiellement deux objectifs (optiques), une focale fixe Sigma 30 1.4, qui permet de faire des jolis portraits, et des jolis flous. C’est avec cet objectif que j’ai réalisé la plupart de mes shootings depuis des années.
J’avais également un zoom, un 200, pour faire des photos de loin, du genre « photos de nanas en bikini sur la plage » ou « photo du koala sur son arbre qui est super loin en vrai mais que là on dirait que je suis à côté de lui et que c’est mon pote« .

Lors de mon séjour récent à Sydney, en Australie, je me suis donc embarqué tout ce petit monde, un peu à contre coeur. Considérant toujours que, surtout en vacances, j’avais une putain de flemme de me trimbaler tout ça. C’est lourd, ça prend de la place dans le sac à dos, ça fait chier.
Et puis, toujours à Sydney, pendant le Boxing Day (sorte de jour de mega soldes, le lendemain de Noël dans certains pays du Commonwealth), un ami m’envoie par mail une promo d’un un site local de vente d’appareils photo. Sur cette promo, mon oeil est attiré par le Fujifilm X-E2. Je ne m’y étais jamais intéressé, je ne connaissais absolument pas ce modèle.

En France, les gens ont tendance à flipper un peu à l’idée de sortir des classiques Nikon/Canon/Sony quand il est question d’investir beaucoup d’argent dans du matériel photo. C’était clairement mon cas, et quand je bavais sur les hybrides, je bavais uniquement sur les  Sony Nex, parce que c’était du Sony. Jamais je ne me serais intéressé à un Fujifilm.
Par contre, à l’étranger, d’un point de vue marketing en tous cas, le matraquage ne se fait pas uniquement sur ces trois marques, loin de là, c’est très flagrant dans les boutiques photos. Puis personne ne vous jugera si vous avez un appareil photo d’une marque inconnue.

Et donc je reviens à mon histoire de promo. Je vois ce modèle, et avant même de voir ce qu’il proposait comme prestation, je me rends compte que :
– Cette boutique faisait de l’import direct du Japon voisin, à des prix assez chouettes.
– On était en plein Boxing Day.
– Sur ce modèle en particulier, y’avait une promo en plus !
– Le taux de change Euro/Dollars Australien était fou.
– Je pouvais récupérer une partie de la TVA locale à l’aéroport.

Rapide calcul, le boitier à 1000 euros en France (à ce moment là) me coutait 600 euros là bas.
J’ai donc commencé à me renseigner sérieusement sur la bête. 48h après j’en faisais l’acquisition, oublié le reflex, à jamais.

Donc voilà, c’est vraiment un pur hasard si je suis tombé sur ce modèle là, une histoire de promos et de taux de change. Par contre, j’ai croisé pas mal de gens bossant dans la photo (plutôt vendeurs que photographes), me félicitant de mon achat. La bête est visiblement très réputée.

Mais la putain de toi, pourquoi c’est si bien ?

C’est là que je ne vais pas développer tous les détails techniques chiants bla bla, pour ça je vous renvoie sur des tests un peu plus précis et sérieux de la chose (voir liens tout en bas du billet). Moi je vais juste vous dire pourquoi je le surkiffe, à mon niveau à moi de pseudo-photographe amateur qui n’y comprend rien. Un peu comme vous.

1) L’encombrement.
Clairement, ça change tout. Passer d’un appareil photo que je ne voulais plus prendre avec moi, à un appareil que je peux glisser dans mon sac en permanence, c’est juste merveilleux. Je l’ai équipé d’une toute petite focale fixe qui ouvre à 2, pour qu’il ne prenne vraiment aucune place. J’ai aussi récupéré une focale fixe 1.4 pour mes shootings, et un Zoom pour mes photos de bikinis et de koalas. Je vous laisse voir la différence d’encombrement ci-dessous, avec une focale fixe 1.4.

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Si je colle mon autre focale fixe, qui ouvre à 2, sur le Fujifilm, c’est encore plus flagrant.

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Je me suis aussi amusé à peser les deux appareils, à configuration égale. Boitier, focale fixe 1.4, sangles et batteries incluses, c’est sans appel :
Fujifilm X-E2 : 680 grammes.
Nikon D7000 : 1250 grammes. Presque le double.

2) L’encombrement.
Je sais plus si je vous ai parlé de la place gagnée dans mon sac ? Ah oui merde, à l’instant, pardon.
Non mais sérieux, regardez moi les deux dans une pochette adaptée, y’a pas photo comme dirait l’autre. A gauche le reflex Nikon D7000, à droite le Fujifilm X-E2. Et derrière, une paire de Converse. Je sais pas pourquoi y’a une paire de Converse sur cette photo.

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3) L’ergonomie.
Là où je ne comprenais rien sur mon reflex, sur ce Fujifilm X-E2, je comprends tout, et vite. Les menus sont clairs, explicites, les molettes sont bien placées et les réglages de base se font tous en 3 secondes, sans même avoir à regarder l’écran. Il m’a vraiment fallu quelques heures seulement pour m’y faire. Puis c’est bourré de détails pratiques, comme le réglage de l’ouverture mécaniquement directement sur les objectifs, la ligne de niveau pour vous assurer que l’appareil est bien droit, et plein de conneries du genre.

Voyez ci-dessous, la ligne de niveau bleue devient verte quand elle positionnée au même niveau que la blanche, pour faire des photos bien droites ! Si ça se trouve ça a toujours existé sur les appareils photos, ben moi j’avais jamais trouvé comment activer ça.

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4) Le design de l’appareil.
Pour être honnête je m’en fiche, et l’aspect un peu vintage-hipster de l’appareil me gonfle un peu, j’aurais dû prendre le modèle tout noir, mais il n’était pas dispo. Cela étant dit, je l’évoque quand même, parce que tous les gens qui me voient avec cet appareil me lâchent un « il est super beau ! ». Il doit donc être super beau.

5) La qualité des photos.
Là aussi je vais être honnête, je ne vois tout simplement pas la différence d’avec mon reflex. Le capteur fait la même taille, et les photos ont à peu près la même définition. Pour le reste, je ne suis pas expert pour juger, mais je peux juste vous dire que je trouve ça nickel, et je trouve mes photos, prises avec cet appareil aussi jolies qu’avec mon reflex.
CA C’EST DE L’ANALYSE MEC.
Je vous colle 3 photos de shootings récents prises avec ci-dessous. Les photos sont un peu retouchées (contrastes, couleurs, tout ça).

Du coup en bonus je vous colle des photos absolument pas retouchées ci-dessous, toutes prises à Sydney.
Pour être très clair, ce sont même des conversions JPG des fichiers RAW générés par l’appareil (ah oui, évidement il sait shooter en RAW). Ils n’ont même pas bénéficié du traitement et des améliorations JPG de l’appareil :

6) Le Wifi embarqué.
C’est un détail, une petite feature comme ça l’air de rien. Mais putain, j’adore. Tu prends une photo avec ton appareil, tu la kiffes, tu veux l’envoyer sur Instagram, Twitter, Facebook, ou à Tata Josie. Tu actives le Wifi, tu lances l’application sur ton iPhone, et HOP, ta photo est sur ton téléphone. Ca a changé ma vie. Ceux qui me suivent sur Instagram ont pu s’en rendre compte.

Ci-dessous je vous montre l’application iOS en action. C’est simple, l’appareil génère un réseau Wifi, on lance l’application, on s’y connecte, et on transfère. J’aurais préféré du bluetooth, mais ça reste très cool.

7) Les objectifs proposés.
Sujet important, les objectifs disponibles. Fujifilm a vraiment un beau catalogue de « Montures X », qui sont donc les objectifs adaptés à toute leur gamme X. Ils sont nombreux, réputés, et plein de choses sont annoncées à ce sujet. Donc aucune inquiétude à avoir à ce niveau là.
Du coup je vous colle la gueule de mes objectifs ci-dessous :

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Sur le boitier, on a un donc un 18 mm / 2 XF R, pour le quotidien, puis à côté un X-Pro1 XF-35 mm F1.4 R, pour les shootings, et enfin un zoom, XF 55-200mm F 3.5-4.8 R LM OIS, pour les koalas et les bikinis lointains. Et puis un chat, dans le fond. Toujours important d’avoir au moins un chat sur une photo.

test_xe2_11Voilà, et sinon en vrac y’a un petit flash intégré, qui sort de l’appareil si besoin. L’autofocus est très rapide (gros point fort de ce produit apparemment). Il fait de chouettes vidéos, l’autonomie me semble très correcte (je n’ai jamais été à plat, même en faisant des centaines de photos en Australie), l’écran arrière est grand et lumineux, et j’insiste, l’ergonomie générale est excellente. Il y’a aussi pas mal de fonctionnalités pour éditer, recadrer, et filtrer les photos directement dans l’appareil.

Vas-y avoue, y’a bien des trucs un peu pourris non ?

J’avais une crainte principale, c’est le viseur numérique.
C’est à dire ?
Et bien sur un reflex classique (Sony mis à part), on trouve généralement un trou dans lequel on met son oeil. Et ce que vous voyez dans le trou, ben c’est ce que vous allez photographier. L’image que vous voyez, c’est la vraie image, pas un écran.
Et bien sur les hybrides équipés d’un viseur, celui-ci est généralement numérique. En gros quand vous foutez votre oeil dedans, vous regardez un mini écran. Un peu comme sur les bridges d’ailleurs.
C’était un facteur bloquant pour moi sur les Sony Nex. J’avais testé, c’était insupportable. De même sur leur gamme de reflex.

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Le viseur numérique du X-E2, avec les réglages qui s’y affichent dans la foulée.

Mais mon usage a évolué, maintenant que je fais des millions de photos avec mon iPhone, je me suis clairement habitué à faire mes photos directement à l’écran. L’écran du dos de l’appareil convient donc bien, pour peu qu’on s’y habitue.

Quand au viseur numérique, là aussi on s’y fait, d’autant plus que celui du Fujifilm X-E2 est vraiment d’une qualité folle et affiche en temps réel les informations techniques, ce qu’un viseur classique ne sait pas faire. Il est rapide, fluide, et s’active dès qu’on approche l’oeil du viseur (ou un doigt, ce qui est un peu plus chiant).
Le principal inconvénient de prendre des photos en utilisant l’écran arrière, et de consommer plus de batterie. Il faut donc savoir gérer ça, et savoir quand utiliser l’écran, et quand utiliser le viseur.
Pour la plupart des gens, ce sera clairement un détail. Ne bloquez pas sur ça.

2014_01_03_22_18_625517526062143356_8333524_Normal_copygramEt sinon, bah pas grand chose à lui reprocher honnêtement. Peut être le fait qu’il ne soit pas construit pour être particulièrement étanche ou « tout temps », ou l’absence d’écran orientable. Autre truc, j’aimerais pouvoir contrôler l’appareil avec mon iPhone (peut être possible via une mise à jour logiciel, bientôt).
Ce sont des points qui seront disponibles sur le Fujifilm X-T1, mais cet appareil sera du coup plus gros, et ressemble beaucoup plus à un reflex. On pourrait aussi évoquer le Fujifilm X-M1, encore plus petit que le X-E2, mais lui n’a pas de viseur du tout, et il serait un tout petit peu moins performant que le X-E2. Ca reste un choix à considérer, plus économique aussi.

Un autre détail un peu chiant, si vous shootez en RAW (en RAF même, pour être précis), MacOS ne reconnait pas encore les fichiers générés par le XE-2, on est donc obligé de les convertir avant, avec un RAW Converter, ou dans mon cas, avec Photoshop et Camera RAW. Aucun problème si vous shootez en JPG évidement.
A noter que les fichiers RAW sont énormes, compter 35mo par fichier, contre 3-4 Mo au format JPG.

Conclusion

Si vous avez tout lu, vous devriez avoir « un peu envie » quand même. Alors essayez donc de le voir, de le manipuler un peu, de faire 2-3 photos avec, et je vous assure que ça changera votre rapport à la photo. Compter 1200 à 1300 euros avec un objectif de base. C’est cher, mais c’est à comparer avec un reflex correct.

Si vous voulez creuser, je vous colle deux tests, à lire, un plus technique chez Les Numériques, et l’autre plus « le X-E2 au quotidien » :
Fujifilm X-E2 : Test complet sur LesNumeriques.
– Test Terrain : Fuji X-E2 sur Darth’s Blog.

Bisou bisou.

J’ai testé le stage de défense de rue

publié le par Paingout | 4 commentaires

Alors que l’Internet s’agite beaucoup ces derniers jours sur les bonnes réactions à avoir pour limiter un peu le sentiment de peur que peuvent avoir certaines femmes en marchant dans la rue le soir, moi je suis carrément aller tester le « Stage de défense de rue« .
Non pas par besoin, mais tout simplement parce qu’on m’y a invité.

Et ben je vais vous dire un truc, c’était très intéressant.

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- Ce que je croyais.

La réalité est assez simple, j’ai peu été agressé dans ma vie. Quand je l’ai été, j’étais soit très jeune, soit tout maigrichon. Aujourd’hui je suis grand, massif, barbu, et j’ai toujours considéré que non, je ne me ferais plus agresser. Honnêtement, je le crois toujours. Je ne suis pas avenant, et je pense que la plupart des gens n’aimeraient pas se prendre une tarte de ma part.
Accessoirement, j’ai pratiqué plusieurs sports de combat, donc j’ai toujours imaginé que si je venais à être agressé, ça ne me poserait pas de problèmes. D’autant plus que j’ai récemment eu l’occasion de m’interposer au milieu de types en train de se foutre sur la gueule, et je me suis senti assez à l’aise dans l’exercice…

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- Oui mais…

Oui mais non. Tout ceci est faux. Le fait que je sois grand et fort ne m’empêchera pas de me prendre un coup de couteau, ou de me faire dépouiller de mon iPhone, et surtout, intervenir dans une bagarre pour l’apaiser n’a strictement rien à voir avec l’idée de se défendre, ou de réagir face à une véritable agression.

Je m’en suis rendu compte lors de certains exercices du stage, de mise en situation. Je me suis vu assez ridicule face à un comportement agressif à mon encontre. Pire, je me suis rendu compte qu’il était assez délicat pour moi de porter un coup ou même simplement d’avoir un comportement ferme face à une agression.
Eric, responsable de l’association, nous a expliqué très justement que c’était plutôt sain de ne « pas oser », que c’était normal. Le comportement inverse lui, serait problématique.

Quoi qu’il en soit, clairement, en situation d’agression, on perd tous ses repères, on oublie les techniques de combat que l’on a pu apprendre, on est juste là, comme un con, le cerveau en compote, à ne pas savoir quoi faire…

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- Ce que j’ai compris.

J’ai découvert, et ça nous a été très bien expliqué, l’ordre des choses en cas d’agression. C’est tout con, ça semble évident, et pourtant…
Pour faire simple, le premier objectif est d’éviter le danger. Ne pas se mettre en situation.
Si le danger est là, la fuite est une vraie solution. J’ai adoré que lors de ce stage, la fuite fasse partie intégrante de la solution. La fuite n’est pas une honte, c’est véritablement la meilleure option.
Puis vient la négociation, par la parole, le comportement, pourquoi pas l’intimidation. Savoir adapter ses gestes et ses paroles pour ne pas être une cible facile ou une victime évidente.

C’est seulement en dernier recours qu’on en arrive au combat à proprement parler, et plus que de combat, on parle ici d’automatismes à acquérir, simples, pour se protéger, savoir prend un coup, savoir repousser l’agresseur, et éventuellement, s’il n’y a plus aucun autre choix, le frapper.

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- Et du coup j’en pense quoi ?

J’en pense que c’est assez génial. J’avais peur (et hâte à la fois) d’assister à un cours de baston, mais non, tout ceci est bien plus intéressant, ces leçons apprennent à ne plus avoir peur, à se dire « je ne suis pas démuni », « je peux réagir convenablement à ». C’est idiot, mais ça change tout, c’est une mise en confiance.

Evidement cette mise en confiance ne s’acquiert par en une leçon, et pour avoir parlé avec pas mal de gens et de membres de l’association, tout ceci peut prendre un peu de temps. Mais la finalité est là, en persévérant, des femmes (et hommes) qui avaient véritablement peur de se faire agresser, ont aujourd’hui moins peur. La méthode semble vraiment efficace.
Evidement elle ne règle pas tout, et ne vous empêchera pas de vous prendre un coup de couteau, mais le simple fait d’apaiser, et d’effacer au moins en partie une crainte, me semble déjà une belle victoire.

A titre personnel, je sais clairement que ce simple stage de 3h m’a déjà donné une petite pointe de confiance en moi supplémentaire, et rien que pour ça, c’est cool.

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- Et du coup dans cette rue sombre en fin de soirée, on fait quoi ?

Valérie a lancé un petit débat sur Twitter l’autre jour, suite à son tweet suggérant aux hommes de changer de trottoir lorsqu’ils marchent derrière une femme, dans une ruelle sombre. Une partie de l’internet a été assez choqué par cette proposition.

Moi je ne l’ai pas été, parce que je réagis déjà de la sorte parfois, si je marche derrière une nana dans la rue, pour peu qu’il soit un peu tard ou qu’il n’y ai personne autour, j’ai tendance à m’éloigner.
(là c’est le moment où vous allez me dire qu’en plein jour, j’ai plutôt tendance à la prendre en photo, et vous aurez raison, mais on va dire que c’est pas le sujet)

Bref, malgré tout cette solution n’en est pas vraiment une, c’est « faute de mieux » et pose pas mal de problème. Ne serait qu’au final, ça obligerait tout le monde à changer de trottoir en marchant derrière une femme, vu que par définition, la personne en question ne peut pas forcément savoir si c’est un homme ou une femme derrière. Et j’ajoute que beaucoup d’hommes flippent aussi de se faire agresser dans la rue en soirée, même s’ils font genre que non.

Le passe sur le malaise du concept de devoir changer de trottoir quand on est un noir ou un arabe, parce que vous comprenez, moi j’ai eu une grand mère très raciste qui m’a élevé en m’inculquant la peur du noir et de l’arabe, alors hey, ce serait bien qu’ils changent de trottoir. Non, ça n’est pas une solution.

L’idée est de considérer que le problème vient de l’éducation permanente faite aux femmes, comme quoi elles DOIVENT avoir peur. Ceci a effectivement fait beaucoup de dégât, mais je reste persuadé que la solution est avant tout de réapprendre, faire en sorte d’évacuer un peu cette peur, et le stage de Défense de rue est plutôt un bon outil pour ça. Je le crois sincèrement.

- On s’inscrit où ?

Franchement, n’hésitez pas.

Paingout et Instagram

publié le par Paingout | 8 commentaires

Après avoir lu ceci chez Violette et Caroline, j’ai eu envie de répondre moi aussi à ce petit questionnaire Instagram.
Voilà, je repique l’idée, comme ça, à la punk. Juste parce que ça me fait plaisir.

1) Ton compte Instagram ?
C’est facile, c’est Paingout.

statigram-birth2) Tu instagram depuis quand ?
Depuis le 19 aout 2011. Je m’y suis mis tardivement, je ne supportais pas l’abus de filtres jaunis ou oranges, systématique, sur les photos. D’autant plus qu’à l’époque les capteurs d’iPhone étaient assez sales, avec une mise au point un peu foireuse, du coup du filtre jaune sur de la photo de mauvaise qualité, ça le faisait vraiment pas. Aujourd’hui ça va, il m’arrive même assez régulièrement de filtrer mes photos.

3) Quelle a été ta première photo postée ?
Une photo de la manette rose de ma PS3, c’était vraiment un test, cette photo n’a aucun intérêt, mais je l’ai laissée.

4) Vas-tu souvent sur Instagram ?
Oui, plusieurs fois par jour, quasiment autant que sur Twitter. C’est ludique, il y’a parfois de jolies photos, et je suis plein de jolies filles en plus, donc ouais je suis assez fan.

5) Ta pire photo sur Instagram ?
Dur à dire depuis le #PaingoutGate. Celle qui a fait le plus polémique était cette photo là, pour son côté voyeur et photo volée. Mais ce que les gens ne savaient pas, ce qu’en réalité la personne sur la photo était une connaissance, et surtout elle était en maillot de bain, avec une petite robe de plage très courte. Une photo au final beaucoup moins voyeur est tordue qu’elle n’y parait. Et je la trouve plus jolie qu’autre chose, donc elle ne compte pas.

Mais du coup, « pire », je ne sais pas ce que ça veut dire… Si pire c’est « moche », j’ai viré la plupart des photos que je trouvais vraiment laides ou pas intéressantes, et si on fait abstraction des photos « voyeur », y’a rien de bien terrible sur le compte. Allez, on va dire celle là, qui n’est pas particulièrement classe. Mais je l’aime bien quand même.

statigram-my-top-five-photo6) La photo qui a eu le plus de succès ?
Mes deux chats assis sur ma chaise, devant mon ordinateur. Normal. Cf. visuel à droite.

7) Combien as-tu d’abonnés, combien suis-tu de personnes ?
A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai 2787 abonnés, et je suis 167 personnes. Je ne suis que des gens qui me suivent, comme sur Twitter (je suis snob), j’utilise InstaGhost pour vérifier ça.

8) Quelle est la dernière personne à avoir liké une de tes photos ?
Et bien c’est François, son compte Instagram est ici.

9) Une personnalité ou une marque que tu suis ?
Je viens de vérifier, je ne suis aucune marque, à part Gaumont France, parce que je passe du temps avec eux, et fais plein de machins avec eux. Je ne crois pas suivre de personnalités, en tous cas personne d’incroyable.

10) Montre nous une à trois de tes photos préférées sur ton compte Instagram.
J’y arrive pas. Voilà, c’est con, mais j’y arrive pas. Du coup je vais dire une connerie, du genre ce #Selfie de moi déguisé en #Selfie pendant Halloween. Mais en vrai, c’est pas ma préférée :)

11) La dernière photo qui apparait actuellement sur ton fil instagram ?
Ben en fait c’est une vidéo de chat, prise par Mouchtique. Son compte Instagram est ici.

Voilà, vu que personne m’a tagué, je vais taguer personne, mais je vous invite à répondre au même machin, parce que c’est rigolo !