Cinéma : Le dernier pour la route

Et si au final le cinéma ce n’était que ça. Quand je dis que ça c’est en terme de simplicité et de générosité et de performance de jeu. Un truc simple pour un résultat remarquable.

Bon rien d’étonnant à ça, souvent quand il y a une bonne écriture, un acteur grandiose (clairement dans le top 3 des acteurs français et pourtant qu’il est sous estimé ce brave monsieur Cluzet).

Sa prestation est aussi noire que son talent est grand. Et tout ça pour une humilité touchante et bouleversante.  Et pourtant le sujet du film n’était pas évident, assez facile de tomber dans le nombrilisme du sujet et d’en faire un truc au pathos ridicule et déjà vu et revu.

Mais bon quand le talent s’en même il est plus facile d’éviter les pièges.

Et quelle pudeur, que discrétion tout en montrant l’essentiel. Un film qui ne prend jamais le spectateur pour un con tellement il nous implique. Humain doit être le terme idoine pour qualifier cette œuvre, que dis-je ce chef d’œuvre car oui ce film en est un.

Et le plus grandiose n’a même pas été abordé, car si ce bijou est un grand film, c’est aussi un sublime documentaire sur le sujet de l’alcoolisme. Et c’est une prouesse comme résultat.

Après c’est sûr que si on veut faire le débile, on peut trouver un cliché ou deux et alors où est le problème ? De toute façon si on veut trouver des clichés dans n’importe quel sujet on en trouve.

Le seul vrai point gênant pour ma part, et encore ce n’en est pas vraiment un, juste un problème d’angle d’attaque : c’est le côté trop sage de l’œuvre. On reste un peu sur sa faim.

Mais bon plus de noirceur n’aurait-elle pas fait de trop ?

Question de point de vue simplement.

Après un ami qui a aussi lu le livre dont est tiré le film, m’a fait part de l’absence d’une certaine subtilité dans le film qui est un peu regrettable. Mais rien de gênant m’a-t-il dit.

Un film totalement indispensable. C’est magnifique tout simplement.

Et comme j’aime les citations :

En voici une de Brancusi :

La simplicité n’est pas un but dans l’art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s’approchant du sens réel des choses.

Et une autre de Rivarol :

Il y a quelque chose de plus haut que l’orgueil, et de plus noble que la vanité, c’est la modestie, et quelque chose de plus rare que la modestie, c’est la simplicité.

Et enfin une de Winogrand :

L’extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps, parce que c’est en elle seule que réside l’essentiel.

3 commentaires
  1. Ouais… ça reste une pub pour la sécu, ce film.
    De toute façon, Cluzet à l’habitude des pubs.

  2. carlitablog (Auteur)

    n’importe quoi

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