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Comme chaque année en cette période, le rituel est immuable, c’est la rentrée littéraire et c’est avec un plaisir certain qu’il va falloir bien choisir ses lectures. Pour certaines c’est assez facile : les fameux classiques : Nothomb, Beigbeder, Besson… Par contre pour les petits nouveaux c’est un peu plus dur.

Comment les choisir parmi les 540 sorties de cette saison ?

Le bouche à oreille ? Se pointer à sa librairie et lire le début de quelques bouquins et garder ceux qui nous remuent ? Lire la presse spécialisée ? Les conseils de nos amis ? Les primés ?…

La réponse idoine est probablement un mélange de toutes ces propositions.

Et pour cette première sélection, on  va pouvoir dire que la méthode était plutôt bonne.

En effet, la loterie est tombée sur Vincent Message avec Les veilleurs.

Un petit pitch du livre déjà :

Oscar Nexus, par un beau matin, se décide à tuer trois personnes. Cela devant être fatiguant, il décide donc de s’endormir sur leurs cadavres. Lors de son procès, notre fou héros se déclare amnésique et n’avance donc aucune explication pour expliquer son geste. Verdict c’est la perpétuité.

Persuadé que c’est une machination honteuse, Samuel Drake gouverneur de la région, charge un policier et un psychiatre de découvrir les vraies raisons, qui ont conduit à cet assassinat.

Une complicité va donc s’installer entre les 3 hommes et les secrets vont petit à petit être mis à jour grâce à un voyage dans les profondeurs de l’imaginaire.

Vincent Message est une sorte d’alchimiste, il transforme le plomb en or, à partir de simples lettres et de simples mots il nous sort un roman fracassant, une merveille, un petit bijou. Message est un peu le Saint Augustin moderne, il transforme le principe du mal en perfection absolue.

« L‘essence divine repose sur l‘acte même qui transforme le principe du mal en perfection suprême . »

Un roman sublime, virtuose, un délicieux mélange des genres. Ce n’est pas un livre, c’est un tableau, une sorte de fresque romanesque d’un sublime rare. Et quelle jonction, parfois c’est un polar, parfois c’est une ballade, c’est un péplum, souvent une douce réflexion philosophique sur notre société moderne. Ironique à souhait dans cette façon subtile et froide d’analyser les rouages de notre monde.

On frôle la folie pour finir par tutoyer le rêve. En plus de cette grâce spirituelle, il y en a une autre plus technique, celle de l’écriture, c’est juste sublime. Et l’histoire n’est pas en  reste tellement l’ensemble est d’une originalité folle. Comment un jeune homme de 26 ans peut-il avoir écrit ce sublime bijou en si peu de temps ?

Ce roman, limite pamphlétaire humaniste, est probablement celui de la rentrée, un truc inoubliable, une sorte de guide pour nous faire voyager très très loin, vers une contrée difficile à atteindre. Ce type est une génie, une des meilleures nouveautés depuis longtemps. En attente du prochain voyage avec une grande impatience.

En attendant, s’il vous lire un seul truc de cette rentré, ne cherchez pas plus loin celui qu’il faut choisir.

630 pages pour un dialogue avec les étoiles.

Merci monsieur c’est remarquable.

le 31/08/2009 à 15:17 | 3 commentaires
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Lucie Béluga le 31 août 2009 à 16:18

Alors je ne sais pas comment ce message est passé devant les 15 miens, mais si la sélection s’est jouée sur la qualité, j’en suis fort aise. Je vais finir par commenter tous tes billets. : ) Le carlita de la rentrée est une très bonne cuvée.

carlitablog le 31 août 2009 à 18:36

Béluga pas de jalousie
j’ai des articles censurés, plein en retard. Peut être que Pingoo a aussi aimé ce livre et surtout qu’il a des remords :)

bisous et je t’aime moi aussi

Vincenz le 1 septembre 2009 à 14:17

Moi, j’ai eu le plaisir de le dévorer en un week-end (lecture non-stop)

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