L’enfer de Lola: Faustine de Marie Lincourt

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Pourtant le vieil adage m’avait prévenue, ne pas juger un livre par sa couverture! Quand une phrase commence par « ne pas », je me revois petite fille avec des éclairs sournois dans les yeux. Ne pas toucher aux affaires de maman, je vide le lourd flacon de chanel dans la baignoire. Ne pas marcher sur l’herbe, même pas un orteil, je rejoue la grande évasion en envoyant valdinguer mes sandales tartine et chocolat. Ca m’a suivi assez longtemps puisque personne n’a eu l’audace de me dire de ne pas mettre mes petits doigts dans la prise. Ne pas fumer dans cet aéroport, vous auriez-du feu s’il vous plait?

Ne pas acheter un livre simplement parce qu’un téton vous nargue sur la couverture. Et puis quoi encore, j’achète, j’ai toujours voulu m’appeler Faustine et Dieu! Quel sein! Ne me jettez pas le premier Dildo, vous autres qui n’appéciez peut-être pas Dante autant que moi, vous vous seriez laisser tenter tout autant. Grave erreur, mon lecteur, mon frère!

Je pars du principe que la seule personne qui peut se permettre de critiquer un plat est celle qui l’a déjà cuisiné. C’est donc avec une certaine de pratique dans ce domaine que je peux conseiller à Marie Lincourt de retourner à ses articles (la demoiselle est journaliste). Le principe du roman érotique est avant tout le reste d’émoustiller le lecteur, ce qui requiers un savant mélange linguistique, ne jamais trop en faire (sauf exception mais nous y reviendrons), comme pour les épices. Sauf que là, non seulement l’histoire est aussi banale qu’un jambon beurre (mon dieu la petite bourge finit par prendre un amant, shocking!) mais en plus le verbe est fadasse on a l’impression d’avoir à faire à une mauvaise actrice qui récite son texte. Il faut lutter pour aller au bout du petit livre et honnêtement si ce n’était ce sein que je saurais revoir, je l’aurais déjà abandonné sur un banc.

La prochaine fois, promis, juré, déshabillée, je vous parle d’un ouvrage qui vaut vraiment le détour.

7 commentaires
  1. shadock

    « C’est donc avec une certaine de pratique dans ce domaine que je peux conseiller à Marie Lincourt de retourner à ses articles »
    moi pas comprendre comment toi causer…

  2. Les chiennes de garde vont encore gueuler contre la couverture. Cf la campagne d’affichage de la Fondation Nicolas Hulot il y a queelques années…

  3. Tiens, pour le coup, tu as de bons romans érotiques à nous conseiller ?

  4. « Je pars du principe que la seule personne qui peut se permettre de critiquer un plat est celle qui l’a déjà cuisiné »Donc je vais dans un resto,je trouve le plat dégueulasse ,je ferme ma gueule et je paye?Je ne peux surtout pas être critique gastronomique?Ne pas critiquer une peinture si je ne sais pas dessiner..etc..?Dans le même ordre d’idée de quel droit ,tu fais de la critique littéraire…?

  5. Antoine

    « vous vous seriez laissé tenter »… Avec un « é » ca marche mieux.

  6. bender

    voire avec un « és » ?

  7. -- s e b

    Eh non, bender, le verbe laisser ne s’accorde plus (comme le verbe faire) lorsqu’il est suivi d’un infinitif…

    Bon, ben je vais pas critiquer les fautes d’orthographe ou de syntaxe de l’article, après tout, ça arrive à tout le monde même si ça ne coûte pas grand chose de se relire lorsqu’on fait une critique qui, justement, porte sur le style. Et puis ce roman, je ne l’ai pas lu, mais c’est vrai qu’un tel sein a de quoi vous donner envie de l’avoir dans les mains (le livre).

    Comme Alexiane, du coup, je me demande ce qu’est un bon roman érotique (dans les contemporains, je veux dire).

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