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fouc

Bientôt votre top 10, mais en attendant il en reste trois dont ce roman.
199points et quelques places de numéro 1.

Le Pendule de Foucault – Umberto Eco.
1932 (Italie)

Première parution : 1988
Langue originale : Italien

Tout, dans ce roman, est ouvert à l’interprétation, et c’est pour cette raison qu’il ne faut pas oublier que le narrateur est l’homonyme du mari érudit de Dorothea dans Middlemarch de George Eliot. Le Casaubon d’Eco veut, lui aussi, réécrire l’histoire du monde, qu’il juge confuse, pour en faire un récit unique et cohérent, mais à l’opposé du Casaubon d’Eliot, convaincu de la vérité de son projet, le personnage d’Eco est bien conscient que son histoire n’est qu’une version parmi d’autres.

Le Pendule de Foucault est un roman ample et puissant sur le désir des sens. Casaubon, Belbo et Diotallevi travaillent à l’imprimerie Garamond et recherchent un livre sur l’histoire des sociétés secrètes. Tout commence par une blague complexe, et les voilà qui commencent à introduire toutes les explications et les données qu’ils trouvent dans l’ordinateur de Belbo, et finissent par recréer le Plan des Templiers.

Le Plan est la théorie de la conspiration par excellence : chaque événement apparemment indépendant prend une dimension nouvelle dans le contexte d’une histoire synthétisée où tout explique tout le reste. Jeu dangereux qui finit éventuellement par rattraper ceux qui y jouent.

Le Pendule de Foucault est un roman qui contient tous les éléments d’un thriller sauf le dénouement. Un récit à la fois envoûtant et frustrant où tout penche vers une intensité suprême, mais cette vérité n’est en fait que la fiction elle-même.



Lo le 1 juillet 2009 à 15:44

Personnellement je tiens ce roman pour le chef d’œuvre de Eco, un travail achevé dans le seul de mener au dénouement, une abnégation absolue et un superbe travail d’écriture. Je connais pas mal de personne qui ont tenté la lecture sans l’achever, cela est bien dommage tant la fin est démentielle!

Broz le 1 juillet 2009 à 16:32

J’avais trouvé ça bien trop érudit pour moi à l’époque, mais ça vaudrait peut-être le coup que je le retente…

joel le 1 juillet 2009 à 22:49

idem mais un livre rare et qui marque à vie … beaucoup d’opus semblent bien fades après ça.

Lo le 2 juillet 2009 à 8:42

Il faut parfois mettre de coté l’érudition pour se laisser emporter dans le flot de l’histoire, meme si je dois avouer que la barre est haute niveau érudition :)

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