Cinéma : Commis d’office

Le pitch :

A 40 ans révolu, Antoine Lahoud est un avocat pénaliste enthousiaste mais déçu par son milieu professionnel. Il traîne son âme de bon samaritain de commissions d’office en dossiers minables. C’est là, à l’occasion d’une plaidoirie, qu’il est « remarqué » par Henry Marsac, un avocat à la réputation sulfureuse. Ce dernier l’engage à ses côtés dans la défense des gros truands et le fait goûter aux fruits de sa prospérité. Lahoud ne mettra pas longtemps à comprendre que l’engouement soudain qu’il suscite chez son confrère est loin d’être désintéressé et qu’il le conduira… derrière les barreaux.

Que ce film est étrange, jamais un tel ennui ne m’avait gagné dans une salle de cinéma et pourtant je suis resté jusqu’au bout. Au fil des minutes, je plaignais de plus en plus les acteurs, un jeu si pitoyable devrait entraîner la non sortie du film. Les situations et les dialogues alternaient entre le pitoyable et l’assemblage de clichés. Et pourtant, si certaines saveurs explosent en bouche avec attente, pour certains films il me semble que c’est le même principe. Ça parait trop pitoyable pour que cela soit si simple. Ne sautez pas au plafond tout de suite hein, on ne va pas frôler le chef d’œuvre. Mais quand même. Si on devait chercher des raisons à ce sentiment étrange, on pourrait penser que cela vient de son atypique présentation, cette façon assez nouvelle de nous faire pénétrer dans cet univers.

La prestation des acteurs est aussi intrigante. Cette façon de jouer un peu trop naturelle, un peu trop brute. Cet effet faisant croire à une prestation médiocre des deux héros alors que c’est totalement fait exprès pour coller au mieux à l’atmosphère de ce film. Après il est évident que certaines libertés ont pris des routes non conventionnelles. Le fil conducteur est quand à lui aussi bancal qu’un ours polaire en patin sur la banquise. La partie se rapprochant du reportage sur les coulisses de la justice n’est pas trop mal, côté fiction par contre c’est nettement mois bien, voire totalement raté.

Un film paradoxal, pire qu’une très mauvaise série de TF1 pour les uns et une belle réussite pour les autres. Pour ma part je penche pour un des plus mauvais film de l’année même si je sens que derrière la couche de vernis visible se cache un truc meilleur qu’il n’en a l’air.

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