J’ai vu une grosse bête

Non, je n’ai pas reregardé les Visiteurs 1 pour la 456 fois mais je trimballe dans mon sac Microfictions de Régis Jauffret. 70 grammes, un peu plus de 1000 pages, un « livre monstre » encore plus impressionant en poche que dans sa blanche couverture Gallimard. Mais, on est pas perdant, on relève la tête, debout les damnés de la terre, etc, etc. Ce pavé, toi aussi tu peux te le faire, tranquilleuh. Le truc, c’est que Régis il a écrit des nouvelles, 500 nouvelles qui n’ occupent chacune qu’un recto et un peu moins d’un verso. Alors, forcément, c’est plus aisé à s’enfiler.

Bon, tout cela est très quantitatif, et la littérature, cette vieille dame hautaine ne souffre pas de telles considérations matérielles. Alors, pour ce qui est du contenu, il semblerait que Mr Jauffret se soit gavé de faits divers pour préparer son écriture. Tout ce que l’humanité compte d’équilibristes et de déséquilibrés, il en a fait des monologues glacés qui laissent un malaise poisseux. Tout ce qui gêne et dérange : la violence conjugale, les deviances sexuelles, la maladie, etc., il te l’assène comme autant de témoignagnes froidement détachés. Jouissif.

Et, la forme s’y prêtant, cent microfictions seront lues par des comédiens, au théâtre du Rond-Point, lors de la prochaine Nuit Blanche. Reporter insomniaque, j’y serais, et je t’en ferais le compte-rendu.

En attendant,

Godot.

1 commentaire
  1. « Alors, forcément, c’est plus aisé à s’enfiler. »

    j’en doute… :D

Laisser un commentaire

Laissez un commentaire