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De PD à gros porc.

publié le par Paingout | 99 commentaires

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Cet article va être un peu décousu, et pas forcément très clair. Ne m’en voulez pas.

Depuis cette histoire de « Paingout ce gros porc », qui date maintenant d’il y’a quelques semaines, j’ai chaque jour des personnes qui viennent m’insulter sur Twitter.
A part quelques exceptions, l’immense majorité de ces gens sont des femmes, qui se décrivent comme féministes.
Chaque jour, ceci me fait repenser à mon rapport au féminisme, au conditionnement, au corps, à l’intimité.
Du coup oui, j’y pense, fort, et loin. Et plus le temps passe, plus je suis fâché contre ces femmes et leurs mots.

Je vais vous parler un peu de moi. Ceci est mon blog, c’est plutôt le bon endroit pour poser ces mots-là.

Paingout, danseuse.

J’ai été élevé par ma mère et mes soeurs. Je n’ai eu qu’une grand-mère, pas de grand-père. Mes parents se sont séparés à mes 1 an.
J’ai peu vu mon père, je n’ai jamais tissé de lien avec lui. Je considère qu’il ne m’a pas élevé. C’est plutôt ma belle-mère qui se chargeait de ça lorsque je passais mes vacances chez lui.

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Cette éducation entièrement féminine m’a conditionné d’une manière, plutôt féminine dirons-nous.
J’ai toujours été non-violent, je n’ai jamais fait de sports de garçons (ou alors c’était du grand n’importe quoi).
J’aimais m’habiller en fille ou me maquiller pour me déguiser (c’est toujours le cas). Mes gestes ont toujours été maniérés, au point que la plupart des gens pensent, aujourd’hui encore, en me rencontrant, que je suis homosexuel. Ce qui ne me pose aucun problème.

Enfant, je lisais des magazines féminins. Ado, je n’ai jamais voulu passer mon permis ou m’intéresser au foot, par contre j’aimais conseiller les clientes de la bijouterie de ma mère. J’aimais l’accompagner sur les salons de prêt à porter. Et au final voilà, ça a fait de moi un garçon bourré d’attitudes féminines, dans ma voix, dans mes gestes, dans ma façon de marcher ou de me tenir, dans ma culture.

En dehors de ça, il n’y a jamais eu le moindre doute sur ma sexualité, à aucun moment de mon adolescence et de mon âge adulte.

Ce qui m’intéresse ici, c’est cette notion de culpabilisation. Ces femmes qui m’insultent veulent me faire culpabiliser, par tous les moyens (même les plus improbables). Pourquoi ? Je n’en sais rien, je crois qu’il y’a une grosse part de défoulement, et que le militantisme n’explique pas tout. En tous cas il y’a un besoin absolu de me faire « prendre conscience ». Cette prise de conscience, je la fais sur certains points, je l’ai évoqué ici et là. Mais il y’a une constante, elles, jamais. D’aucune manière. Et pourtant dans ma vie, ce sont les femmes qui ont été les plus violentes et les plus injustes avec moi, qui n’ont jamais cherché à me comprendre ou à m’accepter.

Qui me traitait de « PD », de « danseuse », de « pédale », pendant TOUTE ma scolarité ?
Des filles, TOUJOURS des filles.
Aujourd’hui, qui, dans mon entourage, même proche, me sort régulièrement : « putain mais t’es complètement gay » ?
Et bien ce sont mes amies filles, jamais les garçons. Mes potes garçons se fichent de mon attitude ou de ma manière de parler.
Par contre oui, les filles le relèvent, alors certes avec amusement et tendresse, mais c’est elles qui jugent, pas eux.
Qui me jugeait parce que je ne voulais pas de scooter et que je n’aimais pas me battre ?
Ma belle-mère. Pas mon père.

Mon conditionnement à moi, c’est ça, c’est être élevé en grande partie comme une fille, et être à la fois jugé, par d’autres filles.

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Quand on parle de simple jugement amusé, pas de problème, on fait avec. Quand on parle d’injure, de diffamation, et d’acharnement, c’est un peu plus troublant.

Paingout, féministe et pornographe.

Si tout ceci n’a pas orienté ma sexualité, ça a en tous cas, je le crois, forgé et entretenu mon rapport aux femmes et au féminisme. Je me suis toujours intéressé aux combats féministes, et dans mon quotidien, je soutiens les idées féministes et combat autant que possible le sexisme ordinaire. J’y ai été aidé, à la fois par ma mère et mes soeurs, qui étaient très féministes, toutes. Puis par des rencontres, dont évidement Valérie, qui m’a beaucoup appris sur tout ça, en acceptant quand c’était possible mes contradictions.
J’ai conservé cet intérêt pour l’anti-sexisme en conservant mon vif intérêt pour l’érotisme, le fétichisme, la sexualité. Et oui, pourquoi pas, l’objectivation du corps de la femme.
Compliqué hein ? Et totalement contradictoire, j’en ai parfaitement conscience.

J’en ai souvent parlé sur ce ce blog, et je n’en ai jamais fait une doctrine, simplement un état de fait, mon rapport au corps de la femme est sexualisé. Je garde néanmoins toujours un regard positif, sans jugement, sur les corps. Peut être parce que mon rapport à la nudité et à l’intimité est décomplexé, parce que j’ai vécu avec mes soeurs et ma mère, nues, sur les plages, dans les salles de bain, toute ma vie. Parce que pour moi un sein ou une fesse n’est ni un drame, ni un blasphème. Jamais.

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J’ai toujours censuré sur ce blog les commentaires insultants, « trop grosse », « trop maigre », j’en ai même souvent fait des articles, pour recadrer, essayer de faire passer un message, comme quoi non, une femme grosse, ou une femme maigre, n’est ni laide, ni malade. Tenez par exemple, j’écrivais ce genre de truc il y’a 7 ans maintenant.
Puis mon rapport au fétichisme tiens, il n’y a rien de plus fort en terme « d’objectivation », que d’être troublé devant une partie isolée d’un corps, que ce soient des jambes, des pieds, des fesses, peu importe.
Mais j’ai su accepter et assumer ces fétichismes là chez moi, et les faire cohabiter avec une vision non-sexiste des rapports homme-femme, et surtout respectueuse des corps.

C’est la même chose concernant cette histoire de « photos volées » sur mon compte Instagram. Ce qui m’a été reproché, c’est l’acte, sans jamais se poser la question de l’intention.
Quand on mène un combat ou une fronde contre un individu, je crois utile de s’intéresser un peu à son propos ou à sa vision des choses. Je dis s’intéresser, et pas adhérer. Au moins chercher à comprendre l’intention. Ne serait-ce que pour mesurer ses propos, et ne pas tomber dans un excès, qui n’a au final plus aucun sens.

Mon rapport quotidien au féminisme est de cet ordre. Le sexisme est un vrai problème, les inégalités aussi, et je lutte contre à mon niveau. Même si dans mon cas, cette lutte se limite aux périmètres qui ne remettent pas en cause ce que je suis.

Paingout, ce monstre de sexisme.

Et puis il y’a ces femmes, qui depuis des jours, décident de me haïr, ou de faire de moi un exemple.
Des femmes qui sont contre les inégalités, mais qui me rappellent à chaque échange que je suis un homme, privilégié, et conditionné pour être un homme et agir comme un homme. Des femmes qui considèrent que parce que je suis un homme, je n’ai pas à exprimer mon avis, ma vision, ou même mon intérêt ou mon regard sur leurs méthodes.

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C’est là que ça ne colle pas, je n’ai pas été conditionné pour ça. J’ai été conditionné pour essayer de comprendre et accepter les différences. J’ai été conditionné pour être de gauche et ne pas haïr mon voisin de droite. J’ai été conditionné pour vomir la religion mais défendre celle qui perd son job à cause de son voile. Je n’ai pas été conditionné pour exclure un ou une individu d’une réflexion ou d’un échange à cause de son sexe. Et surtout, j’ai été conditionné pour m’intéresser aux gens, et pour essayer de les comprendre un peu.

Ca va loin, je pense que je peux tout comprendre et tout intégrer. Je peux comprendre le dealer. Je peux comprendre le fasciste. Je peux comprendre le violeur. Je peux comprendre l’inceste. Je peux comprendre, parce que comprendre c’est accepter le merde qui nous entoure, et faire avec. C’est trouver les armes et les mots pour faire évoluer les gens, pour lutter contre les gens.
J’ai souvent répondu à ces femmes qui m’insultent aujourd’hui, que les mots sont importants. Qu’inventer des faits, ou insulter, sans savoir, sans comprendre, a l’effet inverse du but recherché. Qu’en voulant m’éduquer par la force des mots et la violence de l’insulte, elles perdraient le combat.

Et maintenant ?

J’avais peur que cet acharnement me fasse détester le féminisme, et bien c’est arrivé. Et je le regrette infiniment.
Je ne perds pas mon intérêt pour la lutte contre le sexisme dans mon quotidien, sur des sujets qui me sont proches ou des actions que je sais pouvoir mener. Mais je ne peux plus supporter l’excès, la violence verbale, le mensonge, et la manipulation systématique qui est faite de mes propos ou de mes photos.
Je considère honnêtement, et sans aucun doute, que je fais beaucoup moins de mal au genre humain en publiant une jolie photo volée de jambes, prise sur un quai de métro, que toutes ces femmes qui mentent, manipulent, et haïssent sans mesure.

Mon regard sur vous ressemble au regard que j’avais sur ces jeunes filles qui me traitaient de danseuse ou de « PD » parce que je croisais les jambes dans la cour du lycée. Vous me saoulez avec vos grands mots et vos jugements. Vous me gonflez avec votre indignation facile. Vous me gonflez à n’avoir aucune mesure de rien.

J’espère rencontrer d’autres féministes, qui sauront me réconcilier avec tout ça.

D’ici là, allez vous faire foutre.

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Qu’est ce qui est grave ?

publié le par Paingout | 23 commentaires

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Dans nos jolies vies d’occidentaux privilégiés, s’est développé une caractéristique peu glorieuse, l’hypocrisie. L’hypocrisie sale et collante qui nous permet de vivre dans l’immoralité la plus crasseuse sans franchement s’en soucier. Je ne vous accuse pas vous, lecteur, je nous accuse nous, vous et moi. Je participe à ce schéma puant, vous aussi.

C’est ce « vous aussi » qui m’intéresse. J’aimerais que certains d’entre vous prennent conscience que l’irréprochabilité n’existe pas dans nos sociétés. Ca ne vous empêche en rien d’être critique et de juger les autres, c’est votre droit absolu, mais beaucoup semblent totalement nier leur responsabilité dans leur vie quotidienne.

Je ne suis pas que fétichiste des jambes, je suis aussi fétichiste de l’exemple. Je vous propose un petit jeu. On va évoquer quelques aspects de votre vie, ou de la vie d’un de vos proches, et on va mesurer le degré de gravité et d’implication que cela peut avoir sur autrui.

- Faire un excès de vitesse.
Vous avez une voiture, il vous arrive de conduire, pour aller travailler, pour rentrer chez vous, pour amener le petit à l’école. Très bien. Il vous arrive aussi parfois d’être un peu au dessus de la limite de vitesse autorisée. Vous avez d’ailleurs déjà reçu un PV à cause de ça, parce que vous rouliez « un peu trop vite », mais ça n’est pas grave. C’est juste de temps en temps, rien de grave non ?
Sauf qu’en réalité, ce comportement là génère 3 à 4000 morts par an en France. Tous les jours, 10 personnes perdent la vie, en partie parce que des individus se sont adjugés le droit de rouler un peu plus vite que de raison. Dix personnes par jour, dont des gens qui n’ont rien demandé à personne, des enfants, des familles brisées. Et le lien est direct. Vous conduisez trop vite, vous percutez la voiture en face, vous tuez.

Vous n’avez jamais fait d’excès de vitesse ? Bravo.

- Fumer un joint.
Ou consommer de la drogue en général. Ca vous arrive ? Non ? Mais alors vous avez peut être des connaissances qui fument régulièrement des joints, ou de la drogue en général ?
Le problème n’est pas que vous fumiez ou que des amis à vous fument. Non, le problème vient que dans l’immense majorité des cas, les drogues, qu’elles soient douces ou dures, proviennent de réseaux liés au grand banditisme, et financent en partie le terrorisme et les réseaux mafieux. C’est quoi le terrorisme ? Ce sont des populations entières mises sous pressions et exploitées. C’est quoi un réseau mafieux ? Ce sont des des milliers de gens exploitées, torturées physiquement et mentalement, des réseaux de prostitution entretenus. Quand vous consommez de la drogue, vous participez directement à ce système.

Vous n’avez jamais fumé un joint ? Vous vous fâchez toujours très fort avec vos amis qui en fument ? Bravo.

- Tricher avec les impôts.
Bosser au black, une heure, deux heures, comme ça de temps en temps. C’est pas grave non ? Toucher une allocation de trop, une allocation logement un mois en plus et ne rien dire, ça va, ça passe. Faire un peu d’optimisation fiscale, pour payer le moins possible d’impôts, c’est légal, c’est cool, tout le monde s’en fout non ? Après tout est-ce si grave de cacher une partie de mes revenus pour payer un peu moins à la collectivité ? Non, tout le monde le fait.
J’ai dans mon entourage un ami qui a perdu son bébé, sur le point de naitre. Pourquoi ? Parce que sa compagne a du attendre 7h pour être prise en charge suite à une grossesse difficile. 7h d’attente, le bébé est mort. 7h d’attente parce que le service était surchargé. Surchargé parce qu’en province, les petits centres de santé sont regroupés dans des entités plus massives, pour faire des économies. On fait des économies parce que l’argent rentre moins dans les caisses de l’état. L’argent rentre moins dans les caisses dans l’état parce que vous avez bossé 2h au black.

Vous n’avez jamais travaillé au noir, même pas une heure ? Bravo.

Et donc ?

Vous avez forcément déjà fait une de ces conneries, ou fermé les yeux. Si ça n’est pas celle là, c’est une autre. Vous avez déjà mangé une banane qui venait de l’autre bout du monde, et qui a contribué à la fonte des glaces et aux déplacement de populations. Vous avez déjà profité du système de subventions agricoles en achetant votre tomate moins cher, au risque d’affamer des populations africaines par ces systèmes de concurrence et de pression internationale déloyale. Vous bossez peut être pour un groupe qui a des filiales ou des intérêts financiers dans l’industrie de l’armement, peut être même sans le savoir. Des exemples on peut en trouver des dizaines, des centaines.

Mais votre indignation est sélective. Vous savez exactement à quel moment hurler au scandale, et à quel moment fermer les yeux. Vous savez très bien à quel moment vous êtes un saint, une sainte, inattaquable, et à quel moment votre épaisse couche grasse d’hypocrisie égocentrée vous protège et vous permet de bien dormir la nuit.

Je reviens à l’introduction de cet article, je ne vous blâme pas, jamais, je nous blâme nous tous, et moi le premier.
J’ai déjà bossé au black, je ne me suis jamais fâché avec mes amis drogués, et je consomme beaucoup de produits agricoles honteusement subventionnés. Il m’arrive même de bouffer de l’huile de palme, et de publier des photos de jambes de meufs sans leur autorisation.

Ma vie est bourrée de mauvaises actions.
Parfois, j’en stoppe certaines. J’ai parfois, comme vous, cette force et ce courage d’aller à l’encontre de mon petit confort, en ne tolérant plus telle ou telle mauvaise action de mon quotidien, et parfois non. Parfois je me dis simplement que oui, c’est mal, ça contribue même à des drames qui me dépassent probablement, mais comme vous, je décide de ne pas faire autrement, parce que je suis un putain d’être humain, et que je suis programmé, comme vous, à adapter ma moralité à mes envies.

Ce qui vous choque aujourd’hui, c’est qu’un individu puisse assumer et accepter le fait qu’il fasse quelque chose de mal. Si ça vous choque, une fois encore, c’est parce que vos vies ne sont qu’une énorme flaque d’hypocrisie. La votre, comme la mienne.

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publié le par Paingout | 184 commentaires

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J’ai tendance à écrire des articles sur tout, je ne pouvais donc pas passer outre cet épisode d’hier, où une partie de l’Internet a découvert que je publiais des photos de filles nues sur l’Internet, dont un certain nombre de photos volées.
Rappel des faits, je relaye en effet ici la plupart des buzz « sexy », à savoir « célébrité à poil sur le plage », « sextapes dérobées », ou « photos d’inconnues complètement nues », depuis 1996 genre. Ca fait donc 18 ans.

Ce qui m’a été reproché hier, c’est plus précisément de publier sur Instagram des photos de jambes et de culs, de nanas en maillot de bain, sur mon compte Instagram, sans leur demander l’autorisation. Le finalité étant de considérer que je participe ainsi à la « culture du viol », en niant que les jeunes femmes que je prends en photo sont propriétaires de leurs corps et de leurs images.

Ca, c’est pour les faits.

Comme souvent depuis quelques temps, je vais être scolaire dans ma réponse. Je vais expliquer « pourquoi » je me permets de publier de telles photos, pourquoi effectivement c’est mal, puis je ferai une petite revue de tweets qui m’ont été envoyées hier (ça c’est pour le côté sensationnel).

Pourquoi tu fais ça ?

On m’a plusieurs fois expliqué que j’étais un pervers, et que je n’avais qu’à prendre ces photos seul dans mon coin, et les garder pour moi. Histoire d’être un pervers « respectable » je suppose. J’ai d’ailleurs été surpris de voir à quel point cet argument est souvent revenu. La panique ne semble pas être que je puisse prendre une photo, mais que je la publie.
Il s’avère que je ne suis pas particulièrement pervers. Enfin si, je le suis, comme tout le monde, mais je ne prends pas des photos pour me palucher sur ma collection de pieds ou de culs (ou de chats, y’a beaucoup de chats sur mon compte Instagram).

Absolument pas. Pour ça, y’a Youporn (ou YoupornCat).
Mes photos n’ont pas d’effet particulièrement excitant sur moi. Vraiment pas.
Je prends ces photos parce que j’ai un véritable fétichisme de l’édition et du partage. Quand je croise une jolie fille en bikini ou en monokini sur la plage, que j’ai cette vision (visible par tous), j’aime l’idée de la figer, et de la montrer. Tout comme certains figeraient et partageraient un magnifique paysage ou un moment important de leur vie, qui leur a généré une émotion.
En tant que garçon qui aime les gambettes, les jolies filles, et la nudité, mes émotions, ce sont ces images là. Alors je les capture, et je les partage.

Je ne gagne pas d’argent avec ces photos, tout comme je n’en gagne pas avec les shootings photos de « nu » que je réalise depuis quelques années. Je fais ça parce que je trouve ça joli, point barre. Ni pour l’art (je ne me considère pas comme artiste, du tout), ni pour mon excitation, ni pour la gloire (bien que, j’adore constater que mes photos sont vues).

Mais alors pourquoi est-ce que je me le permets ? Sachant en effet, que c’est mal. Que publier une photo d’une personne sans son autorisation est un problème. Je me le permets parce que je m’impose des limites. Ce sont les miennes (c’est tout le problème, considérant que je ne respecte pas les limites des autres, je le concède).

Par exemple, dans 99% des cas, je ne publie pas les visages. Je considère en effet que la publication d’une photo sur Internet peut avoir des conséquences, et qu’à partir du moment où la personne n’est pas reconnaissable via son visage, dans les faits, ça ne pose pas de problème concret.
Du moins pas de problème factuel, même si ça reste moralement problématique, objectivement, personne n’aura d’ennuis à cause d’une photo de ses collants dans le métro, ou de son maillot de bain à la plage.
Il m’arrive très ponctuellement de publier des visages, et je ne devrais pas, c’est une erreur. Néanmoins parfois, je trouve que certaines photos avec visages sont vraiment très belles, et je ne peux pas m’en empêcher. C’est un problème que je concède aussi.

L’autre limite, c’est la nudité. Il m’est arrivé certes quelques fois de poster des photos de demoiselles faisant du topless sur la plage, mais dans 99%, il n’y a pas de nudité sur les photos que je publie. Au pire un maillot de bain, une culotte, mais contrairement à ce qui a été hurlé sur Twitter hier, ni « vulves » ni « chattes ». Et pour être parfaitement honnête, c’est surtout parce qu’Instagram ne le permet pas, et parce que je ne fréquente pas de plages naturistes ou de lieux où je pourrais prendre ce genre de photo.
S’il y’a nudité, c’est que ce sont des amies ou des modèles à moi.

Et là je reviens sur ce point qui est important quand même. Les photos volées qui me sont reprochées ne sont pas des photos d’une intimité stockée sur un ordinateur ou un téléphone portable que j’aurais hacké. Non, ce sont des photos d’une scène publique, dans des lieux publics. Je ne dis pas que ça n’est pas un problème, mais on peut quand même hiérarchiser un minimum les situations. Je prends des photos de choses que tout le monde peut voir, je ne fais que figer, et diffuser à une échelle plus grande (même si on peut considérer qu’une plage est plus peuplée qu’un compte Instagram). Je ne nie pas les problèmes liés à la publication sur l’Internet, par contre, je les relativise en partie.

Après il y’a des exceptions, on m’a beaucoup reproché une photo de culotte prise « sous une jupe », il s’avère que la jeune fille en question, je la connaissais, que la culotte est un maillot de bain. La scène me faisait penser à un dessin de Robert Crumb, j’ai pris la photo et l’ai publiée dans ce but là (et je l’ai même précisé dans la description). Mais peu importe, je l’aurais aussi prise si ça avait été une inconnue, là aussi parce que je la publiais anonymement, et que la trouve vraiment belle.

Tu considères donc que c’est normal ?

Non, je considère que c’est mal, et qu’il ne faut pas faire ça. Je n’aimerais pas particulièrement qu’on publie des photos de moi sur une plage en slip de bain (même si certains l’ont fait, et je m’en suis remis). Regarder sous les jupes des filles est un interdit, c’est du voyeurisme, j’en suis parfaitement d’accord.
Il m’est parfois arrivé de mater ma voisine d’en face en train de se changer, il m’arrive de jeter un oeil sous les jupes des filles quand elles se baissent pour ramasser des machins, et parfois j’écoute même mes voisins baiser aux murs. C’est du voyeurisme, c’est pas bien, mais oui, ça m’arrive.

Quand à la publication, qui est le degrés au dessus, problématique, je l’ai évoqué plus haut, ça relève de mon besoin compulsif de partager. C’est éditorial. Quand je publie une photo de ce type, je génère, à mon niveau, du sensationnel, exactement comme le ferait un journal people en publiant une photo volée ou une photo topless sur la plage. C’est EXACTEMENT la même chose. Et l’argument visant à dire que parce que ce sont des peoples, dans un sens, elles l’ont bien cherché, n’est pas recevable. Si vous vous indignez de mes photos, vous devez aussi vous indigner des photos publiées dans Voici ou Closer.

J’ai donné un autre exemple hier. En juillet/aout, je vous invite à regarder un JT de 13h d’une grande chaine, TF1, France Television, peu importe. 2 fois sur 3, sur les sujets « vacances », vous aurez des longs plans sur la plage, filmant des meufs Topless qui se dandinent, pour nous montrer à quel point la météo est belle sur Palavas, et illustrer l’augmentation du prix des glaces à Carnon Plage.
Et ce, depuis plus de 30 ans, chaque été, aux heures de grandes écoutes, des nanas sont filmées seins nus sur les plages, et diffusées sur les grandes chaînes privées et publiques. Et vous savez pourquoi ? Pour titiller un peu votre papa qui regardait le JT, et qui se préparait à chaque sujet « plage » à voir un nichon d’illustration. Internet n’existait pas, on voyait moins de nichons qu’aujourd’hui.
Vous savez quoi ? Ca ne vous a jamais vraiment choqué. Et pourtant la seule différence entre ces plans là, et les miens, c’est que moi, en général, je masque les visages (une fois encore, pas toujours, et c’est mal).

Bref, non, en été, je ne vois jamais personne s’outrer de ceci sur Twitter, mais vraiment JAMAIS.
Je vous colle ci-dessous des captures de reportages du genre, diffusés sur TF1, un très grand classique. Et croyez moi, les journalistes ne vont pas aller voir toutes les meufs pour leur dire « HEY, on peut montrer vos nichons aux JT ce soir devant des millions de téléspectateurs ? » Non, jamais, sauf à celles qui sont interviewées, donc une sur dix.

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Bref.

En disant ça, et en vous donnant ces exemples, je ne vous dis pas que c’est bien de le faire. Vous trouvez probablement ça mal, et vous avez raison. C’est là où tout se joue, c’est le degrés d’indignation et de malaise, face au bénéfice obtenu. Chez moi, le plaisir de partager un corps que je trouve beau est plus fort que la culpabilité de prendre une photo sans autorisation. Chez vous, l’indignation sera plus forte, ou votre rapport à l’intime ou au droit à la femme de disposer de son corps et de son intimité prendra le dessus, sans aucune limite. Et je le comprends.

Des trucs « pas bien » dans la vie, on en fait tous. Parfois vous conduisez au dessus des limites autorisées, en risquant la vie d’autrui. C’est mal, mais ça vous est arrivé. Certains ont parfois un peu grugé les impôts, en ne déclarant pas tel ou tel revenu, ou en touchant une allocation de trop sans prévenir l’administration, ça aussi c’est mal, et c’est interdit.
Mais ça vous est arrivé aussi, peu importe les conséquences. C’est la vie.
On fait tous des conneries, qu’on assume plus ou moins.
Moi celle là, je l’assume plutôt.

Et alors ?

Et alors pas grand chose. Il y’a un besoin d’indignation permanent sur Twitter, auquel je participe très régulièrement, je suis le premier à hurler à l’injustice, à la légalité, et à me clasher avec des gens qui n’ont rien demandé. Je considère donc tout à fait normal de me faire clasher à mon tour, il n’y a absolument aucun problème sur la forme. Plein de gens ne me supportent pas, à raison, il faut évacuer, lâchez-vous.

Sur le fond en revanche, il y’a un point qui me chagrine un peu, c’est le rapport au féminisme de tout ceci. Cela fait quelques années que je me suis totalement désolidarisé des mouvements féministes, en particulier sur les réseaux sociaux et Twitter. Le féminisme est un activisme auquel j’adhère viscéralement sur le fond, mais je considère que comme pour tout activisme, il nécessite un minimum de talent, pour ne pas desservir la cause (talent que je n’ai pas).
La virulence et l’agressivité peuvent être des biais utiles dans le débat (féministe, ou autre), s’ils sont utilisés avec intelligence et bonne connaissance des sujets et des mécanismes, qu’ils soit sexistes, liés au genre, ou aux comportements réactionnaires vis à vis de féminisme. Moi par exemple, je n’ai pas l’analyse et les connaissances suffisantes pour pouvoir me permettre de gueuler et injurier un interlocuteur. Par contre, je peux me poser en tant que contradicteur, tout en gardant une ligne directrice militante, pour essayer de faire avancer le sujet, la contradiction, ou essayer de faire comprendre à mon interlocuteur qu’il est dans le faux. Mais tout le monde n’a pas le talent d’inquisiteur, et l’inquisition faite avec amateurisme conduit forcément à la décrédibilisation et au rejet du mouvement.

Vouloir parler de « culture du viol », parce que le terme est englobant, médiatisé sur le Web, et facile à manipuler, est plutôt une bonne chose en soit. Mais ça reste casse gueule de vouloir le caser partout, tout le temps, et surtout de vouloir l’utiliser en tant qu’arme ou injure. On m’a trop expliqué hier que j’étais partie intégrante de cette culture du viol, en prenant exemple sur un pauvre commentaire perdu sur une photo, qui sur la forme (mais pas sur le fond), faisais penser aux schémas habituels que l’on relaye sur ce concept.
C’est trop facile. Ou alors, en supposant qu’en effet, je contribue à la banalisation de la culture du viol, un support comme Twitter est absolument désastreux pour tenter d’expliquer et justifier un tel rapprochement (que je peux entendre hein, évidement). La finalité de tout ça et que la plupart de mes lecteurs, qui sont de fait des soutiens, comprennent que mes photos sont simplement des appels aux viols, et ce raccourci est à mon sens éditorialement un peu foireux, pour tenter de faire comprendre aux gens que la « culture du viol » est un vrai problème sociétal, et que les conditionnements sexistes dont nous sommes pétris sont un problème.

Et si je devais débattre sereinement avec des féministes sur cette question, je mettrai en opposition le conditionnement machiste qui génère et entretien cette culture du viol, aux conditionnements judéo-chrétien qui ont eux aussi ravagé la cervelle de nos cultures, et de leurs rapport aux corps et à l’intimité. Et je considère clairement que ces complexes religieux sont tout aussi dramatiques que le machisme rampant qui gangrène effectivement l’humanité.
Voyez chez moi, le conditionnement judéo-chrétient et la moralité, c’est un peu comme le « sionisme » chez Dieudonné, c’est le truc qui me rend dingue. Sauf que moi j’ai raison, pas lui (pardon pour le hors sujet).

Bon et alors, on a dit quoi sur Twitter ?

Je ne comprends pas pourquoi les gens qui ne me supportent pas ne me le disent pas en temps réel. Pourquoi attendre que quelqu’un, ou un groupe de personne se réveille, pour suivre la meute ?
Quand un truc me gonfle, une marque, un people, un individu, je n’attends pas le dernier moment pour lui gueuler dessus. Sérieux les mecs, hésitez pas. Et, parenthèse, mentionnez moi quand vous parlez de moi aussi, ça fait chier de devoir fouiller pour trouver les gens qui parlent de vous.

Je suis assez d’accord sur la forme, et franchement surpris que les gens découvrent mes photos en 2014. Dans l’avalanche de tweets publiés hier, il y’avait quand même un sacré nombre de personnes qui me lisent et me suivent depuis toujours. Et paf, ça n’arrive que maintenant, alors que j’agite les bras très haut depuis, pfiou, trop longtemps…

C’est la seule personne avec qui j’ai eu un échange relativement long et posé sur le sujet, et c’était plutôt intéressant. Je regrette que ça se soit terminé sur ce point là, mais au moins on a pu échanger, et ses arguments étaient intéressants et vraiment audibles.

Dommage pour l’injure, qui pourtant souleve un point intéressant. Alors peut être pas sur la notion de sécurité, mais je sais que certaines nanas ont pu exprimer le fait qu’elles pouvaient être un peu parano sur une plage, ou quand elles se baladaient dans le métro en jupe. Cet argument là je l’entends, et il me touche. Après, je crois effectivement qu’on peut exprimer ça sans tomber dans l’excès.

Ca c’est revenu plusieurs fois aussi, j’ai pas compris. J’aimerais bien comprendre ce qu’il y’a derrière les « … ». En quoi le fait que je sois visible fait que, heu, quoi ? Je sais pas…

Daria Marx qui fait comme si elle me découvrait sur l’Internet en 2014. Je ne vous cache pas que je suis étonné. Mais ok, je veux bien la croire. Là aussi je regrette l’injure, mais c’est son positionnement, donc pas de souci. J’ai souvent le même.

C’est le truc le plus bizarre qui m’ai été dit dans la journée d’hier. Que plutôt de préserver globalement l’anonymat des filles que je prenais en photo, il serait plus classe que je publie leurs visages, pour leur laisser ainsi le choix d’être des victimes plus évidentes, avec la possibilité de porter plainte. Bon, pourquoi pas hein. Mais je vais pas retenir cette proposition là, étrangement.

CONCLUSION

Je ne compte pas cesser ici toute activité déviante sur les réseaux sociaux, considérant une fois encore, que concrètement, je ne fais au final pas beaucoup de mal. Par contre il y’a une donnée volumétrique évidente, je publie de moins en moins de photos de ce type. Des jambes dans le métro, je n’en poste quasiment plus. Et les photos qui me sont reprochées aujourd’hui, ce sont surtout les photos prises en Australie, à Bondi Beach, où le culte du corps est à son maximum.
Mais je ne passe hélas pas ma vie en Australie, il est donc fort probable que je publie moins de photos de ce type.

En dehors de cette donnée là, je ne suis pas idiot, et je considère en effet que si certains sont outrés de ce type de photos, ils ont de très bonnes raisons de l’être, donc naturellement, j’aurais de toutes manières tendance à ne les publier que si je les trouve vraiment intéressantes, et probablement avec moins de récurrence et de volume.
J’avais d’ailleurs commencé à lever le pied pendant mon voyage, en supprimant quelques photos qui n’avaient vraiment aucun intérêt, quelques minutes après les avoir postées.

Voilà voilà. Si vous avez lu cet billet jusqu’au bout, c’est que vous avez vraiment du courage.

Nota : Je ne savais pas quoi mettre comme titre à ce billet. Il s’avère qu’il y’a une douzaine d’années, une féministe m’avait qualifié de « Pornographe », j’avais trouvé ça assez drôle, et j’ai longtemps mis « Pornographe » dans mes bio diverses et variées. Au final l’attaque en question revient de manière cyclique, de temps en temps. Pour des motifs différents d’ailleurs.

Nota 2 : Je vous colle un lien vers l’article que Daria a publié en réponse au mien. Je ne vais pas y re-répondre, on tournerait en boucle pendant des jours, mais l’article en question est plus intéressant que le bordel généré sur Twitter, qui est assez indigeste : Paingout, pornographe (par Daria Marx).

Nota 3 : A lire aussi.
Je suis un gros con.
Qu’est ce qui est grave ?

Le jour où j’ai manqué frapper une connasse

publié le par Paingout | 16 commentaires

pute

Je fais rarement des billets à chaud, mais là j’ai 5 minutes devant mon mac, alors je me lance.
Cet après midi, j’ai manqué retourner une grosse tarte à une dame. Mais genre une bonne grosse baffe bien vilaine.

Pourquoi ? Je vous raconte.

J’étais en déplacement à Lyon aujourd’hui, pour des raisons aussi perso, que pro, que photographiques. Et j’avais quelques heures à tirer dans l’après midi.
Du coup, à la cool, j’ai décidé d’aller faire un tour dans le petit parc derrière la basilique Notre Dame de Fourvière. Je me pose sur un petit banc tranquille, il faisait beau, je m’endormais à moitié. En face de moi un groupe de 6-7 jeunes très propres sur eux, et quelques personnes plus ou moins âgées, sympa quoi. Bucolique.

Soudain, un bris de bouteille en verre, visiblement projetée en direction du groupe de jeunes. Qui se mettent à l’affût, quelques cris sur les hauteurs, et une des dames présentes sur le spot se lève, et se met à beugler.
Je vous balance tout en vrac :

- JE LES VOIS LA BAS.
– AH MAIS CE SONT DES ARABES HEIN.
– JE ME MEFIE DES ARABES, LES BOUGNOULES !
– DEJA ILS SONT PASSÉS PRES DE MON SAC TOUT A L’HEURE.
– C’EST DES ARABES, ON EST PLUS CHEZ NOUS !

Bon, jusque là je ok. Une bande de cailles pénibles vient foutre la merde, et une meuf s’énerve, la vie, la vraie, pas de problème. J’en ai vu d’autres.
La bande de jeunes « propres sur eux » décident de partir, un peu flippés je suppose, à juste titre, les bouteuilles en verre qui fusent dans votre direction, ça fait chier.
Ils passent devant la dame énervée, la rassurant sur le fait qu’ils voteraient bien tous bien Front National, qu’on est plus chez nous, et que oui c’était bien des arabes, ils avaient bien vu.

Je me retrouve donc seul avec la dame dans le parc, et la dame en question se remet à gueuler sur les cailles, les insultant à tout va. Les mecs s’enervent à leur tour, et commencent à l’insulter elle aussi, à base de « on va descendre pour niquer ta mère salope« . A ce moment là, je me dis que j’aurais peut être dû faire le même choix que les petits frontistes qui venaient de se barrer, et que là, s’ils descendaient tabasser la dame, j’allais être obligé de m’interposer, et que merde, ça fait chier, j’avais aucune envie de me prendre des coups aujourd’hui.

Au lieu de ça, les cailles ne descendent pas casser la gueule de la dame (qui avait une soixantaine d’années je dirais), mais la dame vient vers moi, direct, peut-être pour être rassurée, je ne sais pas. Et là commence un dialogue irréel. Je ne m’en remets pas :

old_bitchLa dame - Vous les avez vu ! C’était des arabes ! Ces lâches !
Moi – Oui mais vous savez madame, vous ne devriez pas les insulter, même si c’est moche qu’ils envoient des bouteilles, c’est pas malin de les insulter, il vaut mieux partir ou appeler la police.
La dame -Mais on est plus chez nous, on est plus en France, c’est la faute de Taubira tout ça, c’est TAUBIRA. (je vous jure que je n’invente rien).
Moi – Oui alors non ça n’a rien à voir avec Taubira, ce sont certes des délinquants, mais vous devriez faire attention, et ne pas les insulter, c’est dangereux, vraiment.
La dame – MAIS VOUS LES DEFENDEZ. VOUS DEVEZ ETRE PROF OU EDUCATEUR ! VOUS N’AVEZ RIEN FAIT POUR VOUS INTERPOSER.

A ce stade je bloque 30 secondes, j’essaye de comprendre cette histoire de prof ou éducateur.

La dame - VOUS LES DEFENDEZ, JE VOIS TOUT A FAIT.
Moi – Mais heu non, je vous dis juste de faire attention. Ce sont effectivement des vilains, mais je vous conseille de ne pas insulter les gens…
La dame – ET PUIS VOUS NE TRAVAILLEZ PAS, UN APRES MIDI, VOUS ETES SUREMENT UN PROF OU UN FEIGNANT.
Moi – Ah…

A ce stade, je tiens à préciser que ça n’était pas du tout une folle, juste une dame normale hein.

Là elle s’éloigne, en continuant à s’énerver sur moi. Ambiance de merde, je décide de me casser à mon tour. Et en me levant, je passe à côté d’elle, et elle racontait à un couple de petits vieux qu’en gros j’étais un anarchiste, de « cette gauche là », et qu’on avait jeté des bouteilles, et qu’on avait manqué lui voler son sac. Les arabes !
Du coup je reviens dans la discussion, et je précise au petit couple de vieux que non, ça n’est pas moi qui avait envoyé les bouteilles, et que je n’étais pas un grand vilain, juste que je conseillais à la dame de ne pas insulter les gens.

La dame, pénible, ne lâchait pas l’affaire. Je me suis retrouvé à marcher sur 30 mètres avec ce petit couple un peu effrayé mais visiblement assez d’accord avec mon point de vue, et cette conne, qui n’arrêtait pas de mal me parler. J’ai fini par lui dire que c’était une connasse, et qu’elle commençait précisément à me donner envie de la tabasser, alors que pourtant, je suis un garçon gentil et calme. Que ça frôlait le harcèlement, que j’étais là peinrard sur mon banc, et que merde, il fallait qu’elle arrête de me péter les couilles. A ce moment là, j’ai clairement commencé à la menacer.
Puis j’ai fini par lui dire « voyez, c’est ce que je vous disais au tout début de notre échange, à force d’être une connasse, vous vous foutez dans une situation où on a envie de vous taper dessus ».

Sur ce, tendu, je presse le pas, et à la sortie du parc je me rends compte que la bande de jeunes frontistes avait juste décidé de s’installer 100 mètres plus loin. Pas beaucoup de couilles les FAF lyonnais.

Voilà, c’est tout.
C’est quoi la morale de l’histoire ? Que ouais, ça fait chier les petits fils de pute qui viennent faire chier les gens peinards dans les parcs. Mais que putain, les vieux tordus pétris de racisme dégoulinant, ça fait aussi drôlement chier les nerfs.

jesus

Lettre à mes 16 ans.

publié le par Paingout | 20 commentaires

Yo Vincent ! Bien ou bien ?

Il y’a ce machin qui tourne depuis quelques temps, l’idée c’est de s’écrire à soit même, mais au nous même de nos 16 ans. Alors je t’écris. Je suis pas absolument certain que tu reçoives le truc, mais on ne sait jamais !
Je suis donc toi, Vincent, j’ai 34 ans aujourd’hui, et il s’est passé quelques machins depuis 1994.

Rien de ouf, t’es pas devenu Président de la république, ni acteur de porno-gay, mais quand même. Si je peux te prévenir de quelques trucs, c’est l’occasion.

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N’attends rien du lycée.

C’est chiant le lycée hein ? Tu penses que tous tes profs sont des fils de pute, que ces cours ne servent à rien, et que tous tes camarades sont des enculés qui ne méritent que la mort ? Et bien figure toi que oui, tu as raison.

A part de 3-4 exceptions, tu es entouré de connards et d’incompétents blasés. Tu perds ton temps dans ce putain de Lycée, de toutes manières ça te gonfle. Si j’étais un peu responsable je te dirais d’essayer de te motiver un peu, d’aller en cours, de prendre des notes, mais non, laisse tomber. Continue à sécher les cours, à lire les bouquins que tu choisis, et à faire ta vie.
Attention, je te dis pas que le système éducatif est mauvais, non, il est globalement cool, juste t’es super mal tombé. Puis tu n’y es pour rien si tu habites toujours à Toulon. Courage, c’est bientôt fini.

Un truc important, quand un sale type te traite de pédé dans la cours du lycée, mets lui une grosse tarte dans la gueule. J’ai appris tardivement que frapper des gens n’allait pas t’envoyer en prison, et pouvais faire un bien fou. Lâche toi. Puis dis toi qu’avoir l’air gay, ça plait aux filles, ne change rien.

Tu sais la plupart de ces connards qui évoluent dans ce lycée sont décérébrés, ils sont fils et filles de marins, lobotomisés, racistes, probablement tous de droite, et aucun n’arrivera à rien dans sa vie. Tu verras, c’est rigolo.
Que ça ne t’empêche pas de te rapprocher des 3-4 gentils qui t’entourent, et qui ne te lâcheront pas.

A propos des filles, t’as trouvé une copine, ta première vraie copine. Elle est un peu tarée, chelou, et très étrangement, il y’a peu de chance que vous fassiez votre vie ensemble, mais quand même, profites-en, elle est cool, et vous allez faire des trucs assez fous tout les deux.

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Bosse un peu la famille.

Je sens que ça va être compliqué ça, mais fais un effort, essaye de garder un brin de famille autour de toi.

Là aussi t’es entouré de gens tordus, manipulateurs, névrosés à en crever. C’est facile de couper les ponts et de ne pas y penser. Mais étrangement, dans 20 ans, ils te manqueront.
Alors je sais pas, essaye d’être là, essaye d’être celui qui recolle un peu les morceaux, qui limite les dégâts. Vois les gens avant qu’ils pètent des plombs, organise des réunions de tout le monde, histoire de créer quelque chose.

Je sais c’est dur, entre les histoires glauques, de cul, de morts louches, et tout le reste, mais ça se tente. T’as une mère, des soeurs, au moins ça, ça se travaille un peu.

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Ne lâche jamais cet ordinateur.

Pendant que les fils de pute de ton lycée vont faire les cons à la plage, tu préfères rester devant ton PC à le démonter dans tous les sens et à tester ce nouveau truc qu’est Internet ? Ne cesse jamais, tu verras, ça va plutôt bien marcher ce machin. D’ailleurs t’as jamais lâché en réalité, et ça c’est cool.

Avec un peu de chance tu pourras même en faire un métier dis donc. Ouais ouais. Arrête de croire que tu feras du droit, jamais, par contre tu feras des trucs vraiment cools grâce à Internet, puis tu vas rencontrer des gens bien, des gens importants, des gens indispensables, je t’en dis pas plus, ça risque de te spoiler.

Continue à claquer ton fric dans les jeux vidéo, dans les processeurs, dans les cartes graphiques, on a pas fait mieux crois moi. Ah et oui, continue à faire de la photo aussi.

En vrac.

- Franchement, « Pingoo », c’est pas top comme pseudo, trouve autre chose.
– Fais du sport. Peu importe, va à la piscine, fais du hand, du tennis, j’en sais rien, sinon tu vas finir tout mou.
– Oui tu vas pouvoir quitter cette ville, et vite.
– N’aie pas peur va.

Merci à LaNe pour l’idée, à votre tour (et balancez vos liens en commentaire).

Compte à l’étranger de Cahuzac : moi aussi !

publié le par Paingout | 5 commentaires

cahuzac

Bon, vous avez suivi l’affaire, Jérome Cahuzac a décidé de tout dire, et d’avouer qu’il avait bien des comptes à l’étranger.
Une incroyable surprise dites donc.

Je suis moi aussi dévasté par le remords. Je vais donc moi aussi vous raconter une histoire de compte à l’étranger…

Dans les années 2000, pour des raisons improbables (que je vous raconterai peut être un jour), j’étais interdit bancaire en France.
A cette époque là j’ai aussi été été approché pour me faire racheter pingoo.com par un gros Network US.
J’avais accepté cette vente, qui faisait aussi de moi un salarié du Network en question, pour continuer à m’occuper du site pingoo.com.

Sauf qu’avec mon pauvre Livret A, je ne pouvais pas encaisser les chèques en US de mon nouvel employeur. Et oui, à cette époque quand on était interdit bancaire, c’était la merde, et on ne pouvait vraiment pas avoir de compte.
Du coup j’ai pris le train, et j’ai ouvert un compte à la banque San Paulo de Vintimille, en Italie, pour encaisser mes chèques US.

Le network US en question a mis la clef sous la porte avant de m’envoyer le 1er chèque. Je n’ai donc jamais utilisé ce compte.

Le problème étant qu’il y’avait des frais de gestion mensuels, du coup je pense qu’il a vite été à découvert (j’avais fait un dépôt de 1000 francs dessus à l’époque).
Et du coup, je suis probablement interdit bancaire en Italie à cause de cette connerie (mais plus en France, ouf). Je n’ai jamais reçu aucun document relatif à ce compte, pour cause de déménagement.

Voilà. C’est tout. C’est rigolo.

J’ai été pris dans une spirale du mensonge et de l’amaretti en fait, moi aussi.
Me voilà soulagé.

Laïcité, voile, crèche, discrimination et sodomie

publié le par Paingout | 20 commentaires

Il se peut qu’un terme se soit glissé par erreur dans mon titre. Je vous laisse deviner lequel.

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Vous l’avez forcément vue, lue. Cette affaire de voile islamique dans une crèche privée, qui fait des remous dans le monde politique et au sein de l’administration judiciaire. A l’heure où j’écris ces lignes, la cours de cassation a donné raison à la meuf qui s’était faite virer, après qu’elle ai décidé de porter le voile, dans la crèche privée où elle bossait. Je vous laisse cliquer sur ce lien si vous voulez des détails.

Tout ceci repose donc question et débat autour de la laïcité, de l’application de la loi contre le voile dans le public, élargie au privée, et à peu près toute la classe politique est aujourd’hui d’accord pour dire que cette affaire est un vrai problème, et remet justement en cause le principe de laïcité BLAH BLAH BLAH.

Je ne suis ni juriste ni sociologue, je ne vous balancerai donc pas tout une rhétorique sur le bienfondé de tout ceci, par contre je vais vous donner une nouvelle fois mon avis, que beaucoup connaissent déjà, mais qui a son intérêt, au moins sur la forme.

Sur le fond d’abord. Le concept même de laïcité a un peu tendance à m’emmerder. Ressorti à toutes les sauces, sur toutes les affaires, l’idée même de laïcité ne veut plus rien dire. A mes yeux en tous cas, son utilisation et les abus de langages autour du concept me sortent des yeux.

Bon alors, ces meufs voilées ?

Je suis ABSOLUMENT opposé à l’idée de faire chier les meufs qui portent le voile. Même dans le publique. J’étais opposé à cette loi quand elle a été votée, et je le suis toujours. L’idée que l’on interdise à des gens de pratiquer leurs croyances, dans quelque contexte que ce soit, m’emmerde au plus au point. C’est un négation des individus et de ce qu’ils sont. Et c’est à mes yeux, de la discrimination pure et simple.

Qu’une nana bosse dans une école ou une crèche, avec une grande croix, ou un voile, ne me dérange en AUCUN CAS. Ce qui pourrait me déranger, c’est l’éventuel prosélytisme qui pourrait être fait par l’individu. Mais considerer qu’une tenue, un voile, une kippa, soient pour ces gens un outil de propagande ou de revendication est un bêtise. On peut d’ailleurs très bien faire du lobying pro-islam, anti-avortement, anti-nucléaire, ou ce que vous voulez, sans porter un voile ou une tenue particulièrement identifiable.

Mais ça n’est pas là que mon avis a un interet, parce que cet avis là, c’est le mien, et je peux vous donner un million d’arguments pour le contrer, qui seront tous valables.

Paingout, cet amoureux du Christ.

Non, Ce qui m’ennuie, c’est qu’en expliquant cela, on considère forcement que je suis pro-religions, pro-islam, et que je suis favorable au retour du tout religieux.
Et bien c’est faux. Je suis totalement et profondément anti-clérical, parfaitement athée, je souhaite très sincèrement que les croyants aillent se faire foutre et qu’ils s’étouffent dans leur crasse bêtise et leur débilité profonde, tous autant qu’ils sont.

Et oui.

Mais voilà, considérer que la religion est une incroyable saloperie, puante, qui véhicule de la haine, du sexisme, du rejet, et tout ce que vous voulez qui sent mauvais, n’est en aucun cas une raison pour que j’accèepte que le pays dans lequel je vis soit LUI MÊME vecteur de rejet, et institutionalisme une forme de discrimnation profonde, toujours au nom de cette « laïcité ».

J’ai clairement envie que mes gamins vivent dans un monde qui ne leur cache pas les meufs voilées, qui n’interdit pas aux mecs de porter leurs kippas, et qui laisse des cathos tordus leur expliquer pourquoi c’est mal d’être PD. Parce que la vie c’est ça, la rencontre et la confrontation, avec des idées qui n’ont rien à voir avec les autres.

Pour vous donner un exemple très con, je préfère mille fois que mes gosses soient dans une crèche tenue par des meufs voilées de la tête aux pieds, que par des mecs qui croient encore à Bayrou. Voyez l’idée ? (#Lolilol)

Bref, qu’on cesse de faire chier les gens pour rien, qu’on arrête de stigmatiser des meufs juste parce qu’elles portent un voile, on en a rien à branler putain. Et je ne comprends pas que les mêmes types qui se paluchent sur les libertés du mariage Gay dans notre pays, ne soient pas tout aussi outrés par le fait qu’on INTERDISE à des meufs voilées d’exercer un métier en France. Parce que oui, c’est vers ça qu’on tend. Et c’est sale.

lolcat_dieu

Les buveurs d’alcool sont des gros cons.

publié le par Paingout | 171 commentaires

lolcat_alcool

Rassurez-vous, je vais nuancer un peu mon propos.
Bien que, peut être pas tant que ça…

Une débauche toute relative.

Le contexte :
J’ai 34 ans, je suis grand, barbu, je prends de la place et je suis parfois un peu vulgaire. Je dis des gros mots, je peux être assez trash et je prends des photos de filles nues tout le temps.
On peut plus ou moins dire que j’ai un pied dans la débauche. Et pourtant, figurez-vous que je ne bois pas d’alcool.
Pas une goute.
Je l’ai peut être évoqué sur ce blog par le passé, mais voilà, c’est comme ça. Mais vraiment rien, ni vin, ni bière, ni cocktails. Même pas un « mon chéri ». Rien.

Pourquoi ? Je n’aime pas ça tout simplement. Ca me dégoute totalement (sauf l’alcool cuit, dans les plats, donc qui n’est plus de l’alcool, vu que l’alcool s’évapore à la cuisson).
Je donne souvent cet exemple : servez-moi deux verres, dans le premier vous me mettez de la bière dégueulasse à 1 euro les 1000 litres, et dans l’autre du champagne incroyable à 1000 euros le litre, je ne ferai aucune différence à la dégustation. Aucune.

Mais pourquoi tu bois pas mec ?

Oui mais alors, comment ça se fait que je n’aime pas ça, et que je n’ai jamais aimé ? Là aussi j’ai une théorie, qui devrait vous faire larmoyer un peu.
Quand j’étais enfant, mon défunt père estimait qu’il était important que son fils boive un peu de vin à chaque repas. C’est comme ça, dans le sud (et pas que), pour devenir un homme, il faut aimer le vin, et les tentatives de mon cher papa à mon encontre étaient peu efficaces. J’étais forcé, une vraie torture, des pleurs, des cris. Au final, j’ai probablement associé l’alcool, sous toute ses formes, à l’horreur absolue. Comme le salsifis ou les épinards pour certains.
A ce propos, s’il y’a bien un truc que je ne ferai jamais à mes enfants éventuels, c’est de leur forcer à boire ou à bouffer un truc, quoi que ce soit. Je mets ça au même niveau que le viol au niveau de la torture psychologique. Ni plus, ni moins.

cacolacEt donc, quel est le problème ?

BREF. Donc je ne bois pas. Tant mieux hein, mon foie va bien, je fais des économies, et j’ai l’air moins con que les autres en soirée (tout en étant aussi rigolo).
Il y’a pourtant un vrai problème face à ça, un malaise quasi quotidien, qui va finir par me faire distribuer des gifles.
Je le vis quasiment tous les jours.

Dans un café, un restaurant, ou même une soirée. Quelqu’un lance le traditionnel « qu’est ce que je vous sers ? ». Tout le monde répond, une bière par là, un martini par ci, un verre de rouge de château-mon-cul plus loin. Chic, rafiné, tout ça. Puis on arrive à moi. J’essaye de varier mes réponses :
– « Je vais vous prendre une Vittel ».
– « Je vais vous prendre un jus d’orange ».
– « Je vais vous prendre une grenadine ».
– « Je vais vous prendre un jus de fraise ».

Ce sont mes réponses habituelles, et bien peu importe laquelle, à cet instant le serveur (ou la serveuse), 3 fois sur 4, aura une des réactions suivantes (entre parenthèses, ma réaction intérieure) :

- « Hi hi hi, une grenadine pour le monsieur, hi hi hi ». (FERME TA GUEULE GROSSE PUTE)
– « Sérieusement ? Bon, ok ». (NON MEC JE TE FAIS UNE BLAGUE SUPER DROLE, CONNARD)
– « Ah ben je m’attendais pas à celle là dites donc ! » (AH BEN TU T’ATTENDAIS A CE QUE JE M’ENFILE 4 LITRES DE BIERE, AVANT DE BAISER TA SOEUR, PAUVRE CON ?)

Au mieux, le type (ou la meuf) aura un sourire gêné. Ce qui est déjà largement trop. Ou alors fera des commentaire variés, essayera de comprendre, etc.
Statistiquement, c’est encore plus violent si je suis accompagné de filles, qui boivent de l’alcool. Ben oui mec, t’as des meufs autour de toi, sois viril, prends une bière. Au moment de la commande, les 3/4 du temps, le serveur se trompe et servira le soft à la meuf qui a commandé de l’alcool, et l’alcool à moi. Un réflexe j’imagine.

Je considère sincèrement que chaque individu sur terre, qui a ce type de réaction est un putain de déchet humain qui ne mérite que de crever étouffé dans sa cirrhose.

lolcat_alcool2

Bouh le vilain.

Il y’a une forme de rejet social du garçon qui ne boit pas. Ca peut parfois prendre des proportions hallucinantes.
En Martinique, il y’a deux ans, après avoir refusé poliment un verre de rhum, un local (pardon, un FILS DE PUTE de local) m’a tenu la manche pendant 20 minutes en m’expliquant à quel point il tolérait ma différence, et que ça n’était pas grave, qu’il me respectait QUAND MÊME, et bla bla, et bla bla.

Un truc m’étonne à chaque fois, au moment d’avoir cette réaction de merde, aucun ne s’imagine une seconde que je pourrais être un ancien alcoolique qui essaye d’arrêter (inconcevable en France), voir tout simplement Musulman (penser à se laisser pousser la barbe encore plus).

Le malaise va plus loin au quotidien, je vois bien que certaines de mes fréquentations se refusent à boire de l’alcool en ma présence, comme pour « se mettre à niveau », comme si c’était gênant de boire en face de quelqu’un qui ne boit pas, comme si l’individu avait deux états d’existence, et que je n’avais le droit d’en connaitre qu’un.
Je passe sur le fait que dans certaines soirées, je suis obligé d’apporter ma propre bouteille de « soft », vu que tout le monde ne ramène que de l’alcool, toujours.

J’insiste sur un fait, si vous êtes une meuf, on ne vous fera jamais ce type de remarque. Ca marche sur moi, parce que je suis un mec. On cherche souvent des exemples de sexisme sur les garçons, ça en est une forme.

Cela étant dit, au fond, même si ça me pète les couilles. Cette forme de rejet à mon encontre, en tant que buveur d’eau, n’est pas si dramatique. Probablement parce que mon regard global vis à vis des buveurs d’alcools est lui même assez accablant. Je considère clairement que l’automatisme de commander de l’alcool, au restaurant, en soirée, ou au café, est une vraie saloperie. Et voir que beaucoup de mes amis ne peuvent s’amuser, se lâcher, ou s’amuser, qu’après s’être enfilé XX verres d’alcool me désole au plus haut point (et dans certains cas me rend assez triste).

alcool

 

L’UMP veut-elle aussi pénaliser le divorce ?

publié le par Paingout | 30 commentaires

C’est sous la troisième république, en 1884, que le divorce a été définitivement légalisé en France. Plutôt tardivement, si on part du principe que le mariage civil existe en France depuis 1787.

Le vrai problème avec le divorce, c’est qu’il détruit des familles, purement et simplement. La famille, dans nos sociétés confites de certitudes judeo-chrétiennes, il ne faut pas y toucher. Jamais. Mais c’est quand même passé, en France, on a le droit de divorcer. Ca fait chier l’église (qui n’autorise pas le re-mariage, sauf contre un gros chèque, dans certains cas), mais c’est comme ça, les français on acquis cette liberté de foutre en l’air leurs familles.

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Je suis né en 1978, d’un papa et d’une maman, je rentrais donc parfaitement dans le cadre. Mais un an plus tard, ma mère a décidé de se séparer de mon père. J’avais un an donc. Je n’ai aucun souvenir évidement de ma vie avec « un papa et une maman ».
Je me souviens simplement avoir passé toute mon enfance élevé par ma mère, et ma soeur, deux femmes, en permanence, toute ma vie.

Certes il m’arrivait de voir mon père, certains week-end, pendant les vacances. Mais mon père ne s’intéressait pas particulièrement à moi. Il ne m’a jamais fait voyager, ne me sortait pas, je restais le plus souvent seul dans la maison, il était soit absent, soit violent. Plutôt moche.

Depuis des jours j’entends l’UMP aller dans ce sens là, autour des débats sur le « Mariage pour tous ». Le mariage c’est « Un papa et une maman », point barre. Et si ça n’est pas « Un papa et une maman », alors c’est mal pour l’enfant. J’entends ça en boucle. Ne pas avoir eu les deux référents est un problème.

Et bien admettons, alors s’il vous plait messieurs de l’UMP, je vous en conjure, poussez votre raisonnement jusqu’au bout, et battez-vous pour lever cette légalisation du divorce, qui a généré des millions « d’enfants de divorcés » comme moi. Obligez les hommes et les femmes à rester mariés, même quand ils ne s’aiment plus, uniquement pour le bien être de l’enfant.

Assumez votre position jusqu’au bout. Mettez vos couilles sur la table.

Christine Boutin les a déjà posé ses couilles sur la table, en estimant que les homosexuels pouvaient déjà se marier, avec des individus du sexe opposés. Un papa, et une maman. Point barre.

Imposer aux individus un schéma unique, et les y enfermer jusqu’à la fin de leurs jours. C’est vraiment très bien ça.

C’est évident, j’aurais probablement été beaucoup plus heureux si on avait menacé ma mère de prison, si elle se séparait de mon père. Non ?
Toutes les familles monoparentales sont « des problèmes », les écarter de la société est la seule solution. Clairement. Interdisons le divorce. Vite.
Interdisons aussi aux gens de faire des enfants en dehors du mariage aussi dans la foulée, évidemment.

Un papa et une maman.
Pauvres cons va.

Nos amis les génies, part 1. La piscine Corse !

publié le par Paingout | 24 commentaires

Je lance une nouvelle série d’articles. Comme ça, CASH.

Vous le savez, je suis un éternel râleur, un vrai de vrai.
Du genre un vrai français bien con, qui ne peut pas s’empêcher de greumeuler dans sa barbe dès qu’un truc tourne de travers.
Quand je serai vieux, je serai insupportable. Du genre à écrire des lettres au président de la république pour me plaindre de mon boulanger qui m’a vendu une baguette pas droite.

Bref.
Depuis quelques mois, je note minutieusement tous les trucs que je croise que je trouve vraiment cons. Pour être très précis en réalité, je note tous les machins où je me dis « Putain, y’a un mec qui est payé pour prendre cette décision« . Et depuis des mois, je me dis que j’en ferai des articles.

Je commence aujourd’hui. Ok ?

On va commencer doucement, avec une histoire de piscine. Oui, de piscine.

L’histoire se déroule donc en juillet dernier, je passe quelques jours en Corse avec la Mormone, chez des amis.
Jusque là rien de dingue, plage, rivière, plage, rivière, plutôt chouette. Sauf que quelques jours avant notre départ, nous nous retrouvons sans hébergement.
Je décide donc de booker un hôtel pour quelques nuits aux alentours de Calvi. Je cherche ici et là, et je tombe sur le Camping « Les Castors », qui propose à la fois un espace camping, et des chambres-appart. Merveilleux me dis-je, surtout en voyant les photos de l’incroyable PISCINE.

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Il faut savoir que je suis grave avec le concept de baignade, je passe mon temps dans l’eau, et une piscine peut changer ma vie.
La réservation n’est pas donnée, mais je réserve ! Ce que vous ne voyez pas sur la photo, c’est que le bassin est super grand, qu’il y’a des toboggans et tout et tout. BREF LA FOLIE.

Nous voilà donc arrivés au Camping, on s’installe, la chambre est un peu toute moche, mais on s’en fout, c’est pas le sujet de cet article.

On passe la journée à se balader ici et là, en ville, à la mer, et en fin de journée, sous une chaleur écrasante, on se dit « OH PUTAIN ON RENTRE AUX CASTORS ET ON VA A LA PISCINE« . Décision d’autant plus motivée qu’il fait genre 50° dans notre chambre non climatisée.
Mon coeur bat la chamade, d’autant plus que la veille, en passant devant, je m’étais rendu compte qu’à la nuit tombée, la piscine était équipée d’ECLAIRAGES DE L’ESPACE QUI CHANGENT DE COULEUR LA NUIT. Les photos ci-dessous sont de moi.

Je mets mon maillot, mes tongs, et je cours tel un chien fou pour me jeter dans ces eaux merveilleuses.

SOUDAIN LE DRAME.

La piscine est fermée. Genre à clés. Impossible de rentrer dedans.
Je jette un oeil au paneau à l’entrée du complexe aquatique, cette saloperie de putain de piscine fermait à 19h.

IL EST LÀ LE GENIE.

Y’a un type, directeur de camping, qui s’est pété le cul pendant des années pour fabriquer un putain de Camping 4 ETOILES (oui il a vraiment 4 etoiles), avec tout plein d’installations de OUF partout, des apparts, des maisons, un bar. Il a fait construire une mega piscine, avec des toboggans, des cascades, un pont, DES LUMIERES QUI CHANGENT DE COULEUR TOUTE LA NUIT. Et une fois terminé, il s’est dit « BON, c’est bien sympa tout ça, mais on va la fermer à 19h« .

DANS LE CUL LES PETITES LUMIERES QUI CHANGENT DE COULEUR DANS LA PISCINE.
Et oui, clairement, aller à la piscine la journée, alors qu’il y’a la mer à côté, bof.
Ce serait bien plus sympa de passer la soirée au bar de la piscine, en buvant des grenadines dans l’eau.
ET BEN NON. 19H TU RETOURNES DANS TA TENTE 4 ETOILES ET TU FERMES TA GUEULE.
Je rappelle qu’on est en plein mois de Juillet, que le camping est a priori blindé de monde, qu’il fait 40°, et qu’en plus, on est en plein festival « Calvi on the Rocks ». Paye ta dépression.

A posteriori, je me suis rendu compte que le règlement de l’établissement allait encore plus loin, en imposant un, je cite, « SILENCE ABSOLU » après 22h.

LES FOLLES NUIT DE CALVI DIS DONC.

Bref. Voilà un génie, un vrai.
Sur ce vous allez me trouver plein de bonnes raisons, des histoires de règlements, de sécurité, de mon cul, de ta mère en short, de je sais pas quoi.
D’la merde et puis c’est tout.

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