Lecteurs fidèles que vous êtes, vous le savez, j’ai eu par le passé quelques contrariétés avec Orange. Mon opérateur à moi depuis quelques années (depuis le lancement de l’iPhone 1 en fait).
Bien. Il y’a quelques semaines je suis passé chez Sosh. Vous en avez peut être entendu parlé ici et là. Sosh c’est la « nouvelle marque assumée par Orange« . Je cherche encore une explication au « assumé par Orange« . Mais bon, passons.

Sosh me voilà.
Je suis client Sosh désormais, et j’en suis très satisfait. Mais être un client Sosh « satisfait » ne va pas m’empêcher de râler un coup. POUR CHANGER. Parce que oui, cette histoire de Sosh, ça reste quand même, une fois encore, une belle grosse encule de la part d’Orange !

On va commencer par le positif si vous voulez bien. Pourquoi je suis content ?
Je suis content parce que depuis que Sosh existe, je ne paye plus 80 euro de forfait par mois, mais 30. Et même, 23 euro depuis mon récent changement de forfait.
Mon forfait d’avant ? Un de ces forfaits habituels de chez Orange, avec 5 heures d’appel, une option « modem » payante, et 12 mois d’engagement au lieu de 24 (ce qui vous fait augmenter votre facture).

Aujourd’hui, j’ai donc exactement la même chose, pour 30 euro. C’est à dire que j’économise 50 euro par mois sur mon forfait. Cool hein ?

Ben oui c’est cool. C’est cool mais c’est moche, c’est TRÉS moche même. Et je vais vous dire pourquoi c’est moche..

Sosh est un forfait Orange, point.
On va commencer par une évidence, Sosh n’est pas un nouvel opérateur, Sosh n’est pas un MVNO, Sosh c’est simplement et uniquement un nouveau forfait Orange, maquillé.

C’est un forfait, c’est tout. Vous êtes chez Orange, vous avez les forfaits Origami et autres d’un côté, et potentiellement vous avez aussi les forfaits Sosh, sous condition.

A quoi sert cette nouvelle marque Sosh en vrai ?
Sosh ne sert qu’à une chose, limiter la fuite de clients « informés » par l’arrivée prochaine de Free, et par la multiplication des forfaits « low cost » lancé par la plupart des opérateurs. C’est à dire que si vous êtes un type qui traine un peu sur le Web, sur Twitter, sur les forums, vous SAVEZ que vous vous faites enfler lourdement en restant chez Orange et en payant votre forfait mensuel une fortune. Mais Orange veut vous garder, alors Orange vous colle Sosh sous le nez. Et là, vous signez, et vous restez donc chez Orange. Vous devenez moins rentable d’un coup c’est certain, mais pour Orange ça reste moins gênant de vous voir payer 50 euro de moins par mois, plutôt que de vous voir vous barrer ailleurs.

Mais alors elle est où l’encule ?
L’encule c’est que ce forfait « Sosh » est un forfait effectivement honnête. Il n’est pas « hors de prix », il est « sans engagement », et n’est pas enrichi à fausses options inutiles censée justifier une tarification hallucinante. Et cette honnêteté, elle est cachée aux coeur de cible des clients Orange, vous savez, le peuple, la populasse, ces gens qui payent tous les mois leur forfait 3h pour 50 euro, qui changent leurs téléphones tous les 4 ans, et qui sont les utilisateurs, en Europe, et peut être dans le monde, qui payent le plus cher leur minute de GSM. Ces vache à lait qui permettent à Orange de rentrer des sommes hallucinantes chaque mois, qui fait que certaines familles modestes payent 2 à 3 fois plus de forfait téléphonique que d’impôt, chaque année.
Ces gens là, Orange ne leur propose par Sosh, en aucun cas. Faites le test vous même !

Mais où est Sosh ?!
- Allez donc faire un saut sur le portail Orange.fr, et essayez de trouver ces forfaits Sosh soit disant « ASSUMÉS » par Orange. Il n’y a rien, même pas un lien vers Sosh ! Sosh c’est quoi ? Vous voulez voir jusqu’où assume Orange ? Allez, faisons un tour sur leur portail. Vous savez, Sosh c’est quand même un peu dédié « aux jeunes » et aux « petits budgets ».

Allons sur la page « forfaits petits prix » d’Orange.fr !

Voyez le forfait à 19,99 euro par mois là, vous avez quoi avec 19,99 euro par mois chez Orange ? Vous avez 1h d’appel, et RIEN d’autre, pas d’Internet, pas de mode modem, etc. Vous êtes engagé pour 1 an, et vous l’avez dans le cul, parce que vous êtes un putain d’humain mainstream qui ne traine pas sur Twitter ou sur Clubic toute la journée, et que vous ne SAVEZ PAS.
Nulle trace sur cette page des forfaits Sosh, ASSUMÉS-MON-CUL par Orange. Alors que pour 19,90 euro chez Sosh (soit 9 centimes de moins par mois), vous avez le double de temps, vous avez 500 Mo de data, des SMS et des MMS illimités, du Wifi, de la VOIP, et cerise sur le gâteau, vous n’êtes pas engagé !
On pourrait faire la même démonstration avec les forfaits « jeunes » d’Orange.fr. Nulle trace de Sosh.

Sosh assume Orange, Orange n’assume en aucun cas Sosh.
Prenons un autre cas. Vous êtes client Orange depuis 10 ans, vous ne cherchez pas à changer votre mobile, tout va bien dans votre vie, vous payez un forfait Origami 4h à 50 euro par mois, à la louche, normal.
Vous savez ce qu’il va vous arriver dès que vous ne serez plus engagé ? Un gentil conseiller de chez Orange va vous appeler. Moi je me souviens dans les années 90, chez France Telecom ils vous appelaient en vous disant qu’ils avaient étudié votre consommation, et qu’il fallait mieux prendre telle ou telle offre et options pour faire des économies.
Chez Orange ils vous appellent, ils SAVENT que vous êtes le client idéal pour passer chez Sosh, et économiser AU MOINS 20 euro par mois, mais non, ils vont plutôt vous proposer 30mn de communication gratuite par mois, ou une remise de 5 ou 6 euro par mois, si vous acceptez de vous réengager 2 ans. Mais EN AUCUN CAS ils ne vous proposeront de basculer chez Sosh. Pourquoi ? Parce que vous êtes charcutier, infirmière, facteur, prof, et que vous avez autre chose à foutre que de passer vos journées sur Twitter à essayer de choper des infos sur les forfaits mobiles. Vous êtes un gros pigeon, et pour Orange, il vaut mieux que vous le restiez. Alors NON Orange ne vous proposera pas son forfait « assumé« , et vous laissera vous ruiner chaque mois dans un forfait inutile, jusqu’à ce que mort s’en suive.

(Tata Jeannette 4 minutes avant sa crise d’épilepsie, devant le site de Sosh)

Elle est là l’encule, tout simplement. Proposer une offre honnête et cohérente, uniquement à destination des fuyards ou des sur-informés, mais en aucun accessible, d’un point de vue commercial et marketing, à votre Tata Jeannette. Tata Jeannette est une vache à lait, elle doit le rester.

Et la subvention du téléphone ? Et la hotline ?
Allez allons-y pour les arguments habituels.

- Oui Orange subventionne le renouvellement de téléphones dans ces offres. J’ai fait 3 ou 4 calculs différents, à chaque fois, à service équivalent, l’achat d’un téléphone « plein pot » accompagné d’un abonnement « low cost » 24 mois revient au final 10-20% moins cher qu’un abonnement subventionné par Orange. Par exemple :

iPhone 4S + Sosh 2h, non subventionné sur 24 mois :
- Payer un abonnement 2h chez Sosh : 477,60 euro.
- Acheter un iPhone 4S 16 Go chez Apple : 629 euro.
Total : 1106,60 euro.

iPhone 4S + Orange 2h, subventionné sur 24 mois :
- Forfait Orange vaguement équivalent (Origami Style iPhone) : 864 euro.
- iPhone 4S 16 Go subventionné par Orange : 419 euro.
Total : 1283 euro.

Soit 16% plus cher. A ce prix là achetez plutôt votre téléphone à crédit en prennent un revolving les mecs.

Tentons un deuxième exemple sur des forfaits plus costauds.

iPhone 4S + Sosh 5h, non subventionné, sur 24 mois :
- Payer un abonnement 5h chez Sosh : 717,60 euro.
- Acheter un iPhone 4S 16 Go chez Apple : 629 euro.
Total : 1346,6 euro.

iPhone 4S + Orange 5h, subventionné sur 24 mois :
- Forfait Orange vaguement équivalent (Origami Star iPhone) : 1584 euro.
- iPhone 4S 16 Go subventionné par Orange : 179 euro.
Total : 1763 euro.

Soit 31% plus cher ! Merci la subvention dites donc !

Ah mais attends, j’en vois un qui hurle derrière…
« Ouais mais vas-y, c’est malhonnête, sur le forfait Origami d’Orange c’est illimité soir et week-end ! »
- Exact, alors faisons un jeu, ne comparons pas ce qui est comparable, et prenons carrément le forfait « appels illimités » de Sosh ! Pas 5h hein, illimité ! Ca nous fera un total de 1586,60 euro chez Sosh, avec l’achat de l’iPhone directement chez Apple, et toujours 1763 euro chez Orange. Soit toujours 11% plus cher chez « Orange », sans ce foutu concept de « subvention« , et avec des appels illimités au lieu de 5h d’appel.

« HEY MAIS ATTENDS, chez Sosh t’as droit qu’à 1 Go de data par mois, au delà tu payes ».
- Oui exact, mais on parle toujours des abonnés mainstream là, du facteur, de Tata Jeannette, et du charcutier. 1 Go devrait convenir.

BREF. Tout ça pour dire que l’argument de la subvention du téléphone ne tient pas, elle ne tient JAMAIS. La subvention du téléphone par les opérateurs est et a toujours été une véritable encule de première classe, puisque ça n’est qu’une forme de crédit, du même type que n’importe quel autre crédit dégueulasse que vous pourriez prendre chez COFIDIS et autres. Avec des taux hallucinants.
La seule différence, c’est qu’avant on avait pas le choix, puisque les forfaits « honnêtes » n’existaient pas. Maintenant qu’ils existent, ça change tout. Il est temps de sortir du conditionnement dans lequel vous avez été encadré pendant des années.

Mais voilà, on en revient au problème initial, ces offres existent, mais les opérateurs font tout ce qu’il faut pour que le grand public ne s’en rende pas compte, en inventant des concepts marketing douteux et enfumés. Tenez, un exemple ? Sosh se veut être un forfait pour les « 100% connectés« , et en parallèle à ça Sosh est un des rares forfaits à BLOQUER l’utilisation du Web au delà d’un certain débit. Bravo le 100% connecté.

Une dernière fois, Sosh c’est un forfait Orange. Sur mon téléphone, en haut, il y’a bien marqué « Orange », je gère mon compte Sosh sur le portail Orange, je suis prélevé tous les mois par Orange, le service client est celui d’Orange. Dans les faits Sosh n’a rien d’une marque. C’est un putain de forfait Orange maquillé et déguisé pour faire peur aux petites vieilles, mais censé éviter que les geeks se barrent en courant chez Free à la seconde où ils sortiront leurs forfaits. Absolument RIEN de plus.

(mail reçu après avoir contacté le SAV Web de Sosh. TIENS DONC, y’a même pas marqué « Sosh » une seule fois dans le mail, bravo la nouvelle marque !)

Et le service client qui disparait ?
Non, sérieux. Le premier qui me sort que les clients Sosh perdent le bénéfice du génial et incroyable service client téléphonique et physique d’Orange (payant, je le rappelle), aura un gage. Un gros gage.

Cet argument du « mais ma petite dame, moi je veux bien vous faire basculer chez Sosh, mais vous n’aurez plus accès à la Hotline » est uniquement et simplement un argument présent pour FAIRE PEUR au client mainstream.
Ne pas proposer de hotline téléphonique aux utilisateurs ne représente en aucun cas un facteur de réduction des couts, d’autant plus quand la hotline est payante et sous-traitée à l’étranger. Non, c’est un simple argument commercial pour faire flipper la masse, au même titre que l’habillage et l’ergonomie générale du site Sosh, qui ne sert qu’à faire fuir Tata Jeannette.

Voilà voilà. Vous êtes chez Orange ? Ok, faites en sorte de basculer chez Sosh dès que possible, parce que c’est cool et que c’est dans tous les cas rentable. Mais ne perdez jamais à l’esprit que vous restez chez Orange en faisant ça, et que tout ceci est quand même un enfumage plus que moche.
A noter que tout ce raisonnement marche aussi avec le B&You de chez Bouygues.

le 22/12/2011 à 14:15 | 57 commentaires
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Lire aussi : France Telecom devient Orange


J’ai envie d’écrire cet article à chaque fois que je prends un avion, soit 5 à 6 fois par an, à la louche. Je suppose d’ailleurs que les gens qui prennent souvent l’avion se sont fait les mêmes remarques à chaque fois. Je profite donc un peu de l’actualité pour pondre ceci.

Comme souvent avec moi, on va commencer par la forme. Ces histoires de grèves là. Globalement ces gens veulent 200 euro de plus par mois pour reprendre le boulot.
Je n’ai aucune de notion de la pénibilité de ce travail, je suppose qu’on a vu pire, mais si les conditions de travail sont effectivement foireuses, c’est très bien qu’ils fassent grève. Rien à redire.

Sur les salaires, de ce que j’ai pu voir, même de la part des syndicats, j’ai vraiment pas l’impression que ce soit particulièrement choquant comme montants, en tous cas rapport à la qualification pour le poste. J’entends bien qu’ils jouent sur le concept de « c’est la sécurité des passagers qui est en jeu« , mais un chauffeur de bus RATP pourrait dire exactement la même chose. Enfin peu importe. Je suppose que si ces gens étaient un peu plus polis et souriants, je les soutiendrais avec plus de vigueur, mais c’est pas trop leur truc en général. Donc pour le salaire, j’en sais rien, disons ok.

Non là où je dis fuck, c’est sur le concept général de ce putain de métier inutile de merde. Parce que non les mecs, vous ne servez à rien. Attendez je vais le mettre en majuscule. A RIEN. Vous n’y êtes pour rien hein, on vous propose un taf, vous le prenez, vous avez bien raison. MAIS BORDEL CES PUTAIN DE CONTROLES NE SERVENT A RIEN DE RIEN BORDEL DE PUTAIN DE CUL.

Hum.
Je m’explique, calmement.

Le but de ces contrôles est d’empêcher un voyageur de monter à bord avec quelque chose de potentiellement dangereux dans un avion. Pourquoi ces contrôles sont stricts ? Parce qu’il y’a eu le 11 septembre, parce qu’il y’a eu Richard Reid et ses explosifs dans ses chaussures, et quelques autres affaires du genre.

Je passe sur l’aspect « le mec monte dans l’avion avec un flingue« , ce cas là n’est pas un cas fréquent, et n’est pas celui qui fait que ces contrôles ont été mis en place, même après le 11 septembre. Néanmoins on sait que démonter un flingue et le dispatcher dans plusieurs bagages, c’est facile. Plusieurs journalistes ont testé le truc, toujours avec succès. Mais passons ce cas extrême.

LES OBJETS QUI COUPENT. Parce que c’est ça le métier de ces gens, c’est regarder tous les machins qui coupent, les foutre à la poubelle, et vous éviter d’avoir quoi que ce soit de coupant ou permettant de blesser un homme dans un avion.

OK, ASTUCE POUR DETOURNER UN AVION, C’EST CADEAU :

Prenez un billet d’avion, n’importe lequel, ça marche avec toutes les destinations.
Prenez un sac à dos avec vous, et bourrez le de POPPLES. Vous voyez les popples ? Voilà, avec ça les incroyables agents de sécurité qui contrôlent vos sacs devraient se marrer un coup, et vous prendre pour un parfait petit agneau.

Vous avez passé le contrôle de sécurité avec tous vos popples ? Oui ? Bien, maintenant filez à la boutique DUTE FREE. Elle là, elle est belle, elle vous attend. Allez donc acheter n’importe quel bouteille de parfum (inflammable en général au passage), ou plus simple, une bouteille d’alcool. Y’a du choix. C’est bon vous avez votre bouteille ?

Bien, filez aux toilettes de l’aéroport, d’un coup sec et assuré, pétez la bouteille contre le mur des toilettes. C’est bon ?

Voilà.

Montez dans votre avion, et occupez-vous pendant le vol en éventrant un à un chacun de vos popples avec votre tesson de bouteille.

OH PUTAIN HEUREUSEMENT QUE LES AGENTS DE SÉCURITÉ VOUS ON FAIT JETER VOTRE BOUTEILLE D’EVIAN NEUVE HEIN. ZIMAGINEZ LE CARNAGE SINON ?

(ceci est une arme)

La dernière fois que je me suis fait cette remarque, c’est en prenant l’avion à Toulouse. J’avais acheté un bloc de foie gras (de Toulouse donc), sous vide, dans une boite de conserve. Une petite boite. L’agent de sécurité, dans son infini sens du service, m’a fait sortir ma boite, et m’a indiqué que je devais l’abandonner là, parce que VOYEZ, et d’une dans la boite il pouvait y avoir des explosifs, et de deux la boite de conserve en métal pouvait, une fois ouverte, être un objet tranchant pouvant servir d’arme pour détourner un avion. J’ai fait une croix sur mon foie gras à 40 euro.

Deux minutes après, je voyais des palettes entières de boites de conserves de foie gras, en libre service, au Duty Free de l’aéroport. Avec le même genre de couvercles évidement. LOL.

Alors vous allez me dire que les armes, finalement, c’est pas si grave, parce que le plus important dans ces contrôles de sécurité de OUF, c’est les liquides ! MAIS OUI LA BOUTEILLE D’EVIAN QUI EXPLOSE. Comme dans la chaussure de Richard Reid.

Sauf que. SAUF QUE. On a le droit de mettre dans un petit sachet en plastique transparent, des tubes, divers et variés, sans aucun contrôle, tant que chaque tube n’excède pas 100ml. C’est la règle, on y a droit. En général quand je prends l’avion, j’ai 2 ou 3 tubes de ce genre avec moi. Genre crème pour les mains, et autres. Et ça les mecs de la sécurité, ils s’en foutent, puisqu’on a droit. Jamais je n’ai vu un mec ouvrir un de mes tubes.

Allez disons 3 tubes de 75ml (la taille standard),  soit 225ml de « ce que vous voulez » dedans, de quoi remplir 5 ou 6 paires de baskets de Richard Reid. Et si par hasard il vous manque un peu d’alcool pour enflammer tout ça, je pense qu’un petit tour au Duty Free vous permettra d’en trouver, rayon « parfums ».

Voilà.
Je dis ça je dis rien hein.
Continuons à faire la queue pendant des heures pour être sur qu’aucune bouteille d’Evian ne passe. Vraiment. C’est cool.

le 21/12/2011 à 16:52 | 36 commentaires
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Vous allez me dire que c’est la journée. J’y peux rien hein.
Apple a donc décidé de tolérer sur son store une application qui liste toutes les personnalités supposées juives. C’est une sorte de petit jeu-quizz sur les célébrités d’ailleurs, puisque vous pouvez même déclarer que vous êtes « surpris » qu’untel ou untel soit juif.

Le créateur de l’application, dont le nom de famille laisse supposer qu’il est lui même d’origine juive, tente de limiter la casse en posant un ou deux warnings casse-gueule et à double-sens bien foireux, du genre : « D’autant plus que pour chaque Juif cité dans telle ou telle catégorie, il existe bien entendu une proportion beaucoup, beaucoup plus importante de non-Juifs tout aussi talentueux ! »

On peut espérer que l’idée en question n’était pas bien méchante et un peu naïve, mais ça ne peut QUE partir en couille et être détourné de son usage. Je ne blâme pas le créateur de l’application, qui une fois encore ne pensait pas à mal je suppose, mais Apple, qui se borne à rejeter la moindre application contenant un téton, et qui laisse passer comme si de rien était une application de « classement » de personnalités selon leurs degrés de judaisme, c’est pas franchement malin.

le 13/09/2011 à 13:01 | 6 commentaires
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Lire aussi : Pingoo le sale juif frontiste !


Mon titre alternatif était « La FNAC, c’était mieux avant ». Mais bon. J’avais envie de caser crève dans le titre.


Longtemps, j’ai eu une très bonne image de la FNAC. Probablement parce qu’ado j’y ai passé, comme beaucoup d’entre nous, des heures et des heures, à mater les bouquins, les BDs, les CDs, et que voilà, les vendeurs de la FNAC étaient toujours des bons gars, un peu barbus, un peu mous, mais toujours très serviables.

Et puis je ne sais pas, quelque chose a changé un jour. Je n’ai aucune idée de pourquoi ni comment. Je ne sais pas si les méthodes commerciales ont changé, si le système de commission a évolué (ou est apparu) à la FNAC. Mais voilà, le cancer des vendeurs requins qui a longtemps été la spécialisté de magasins comme Darty, semble de plus en plus entâcher la FNAC.

L’élément déclencheur de cet article ? Une scène que j’ai vécu hier, que j’avais déjà vécu l’an dernier. Du genre qui m’éloigne de plus en plus de cette enseigne, de peur de me prendre la tête systématiquement (je suis assez bon pour ça).

L’anecdote de l’an dernier était assez simple, j’ai entendu un vendeur de la FNAC des Ternes, à Paris, dire à un monsieur visiblement pas très geek, que oui, il fallait absolument prendre la garantie, parce que le taux de retour SAV des Macs était de plus de 60%. Et que s’il ne prenait pas la garantie, le petit monsieur devrait payer de sa poche en cas de panne. En particulier à cause des pixels morts, qui étaient quasi systématiques.

De 2 choses l’une, soit vous être un peu geek sur les bords, et vous savez que tout ceci n’est que bullshit. L’autre cas, vous ne baignez pas là dedans, ça vous fait flipper, et vous prenez la garantie. Pour moi c’est de l’arnaque pure et simple.

Et donc, hier soir, j’ai re-vécu cette scène, en live, sur ma personne. Je vais tenter de vous retranscrire le truc simplement, sans chichis, avec probablement quelques approximations, je ne me souviens pas de chaque mot qui a été échangé.
Le contexte : j’accompagne une amie, qui n’est pas spécialiste en la question, s’acheter un ordinateur portable. Son budget est de 900 euros, c’est urgent, et elle sait à peu près ce qu’elle veut. Nous allons à la FNAC de Boulogne.

On s’oriente donc vers un VAIO à 900 euros, -50 euros et quelques avec la carte FNAC. Tout va bien, on va voir le vendeur, et c’est le drame :

- Pingoo :  Bonjour, on voudrait cet ordinateur.
- Le vendeur : Oui très bien, je m’occupe de vous. Comment comptez vous le garantir ?

Ok l’encule commence. Un vendeur honnête demanderait « souhaitez-vous une garantie supplémentaire ?« , là non, la question sous-entend directement que je DOIS faire un choix de garantie, là maintenant, et de toutes manières, cela doit être fait.

- Pingoo : Pas de garantie en plus merci.
- Le vendeur : Vous savez ce que c’est la garantie ?
- Pingoo : Oui oui et la garantie habituelle me suffit.
- Le vendeur : D’accord mais vous savez la batterie à changer c’est 900 euros.

C’est là le point de non retour. Le moment ou le vendeur se sent obligé de sortir des énormités, même les plus absurdes, pour vous faire peur et vous culpabiliser. Soyons clair, le truc marche très fréquemment, une fois encore pour peu que vous n’y connaissiez rien.

- Pingoo (encore assez calme) : Oui alors non, une batterie ça ne vaut pas 900 euros chez Sony vous savez.
- Le vendeur : La garantie FNAC vous permet de rien payer en cas de panne quand vous rentrez chez vous et s’il y’a un problème.
- Pingoo (moins calme) : Oui et la garantie « normale » le permet aussi en cas de problème, ainsi que la garantie constructeur.
- Le vendeur : Vous connaissez le prix des pièces chez SONY vous ? Vous avez des prix directement ? (avec un ton totalement condescendant). Une batterie c’est 140 euros par exemple.
- Pingoo : Non mais peu importe…

Etrangement le prix de la batterie est passé de 900 euros à 140 euros, bref, s’en suit là une série d’échanges un peu tendus, où le type me reproche de ne même pas lui demander le prix de la dite garantie… Je cède…

- Pingoo : Ok alors c’est combien ?
- Le vendeur : C’est 180 euros, batterie, pixels morts, tout compris.

Intérieurement je me dis que les mecs qui ont 8 ou 900 euros de budget, qui se tapent 200 euros de garantie en plus, ça fait quand même doucement mal au cul, mais peu importe. Je refuse à nouveau, et là je suis effectivement très tendu, et fais remarquer au vendeur que m’obliger à lui dire « NON » 7 ou 8 fois est particulièrement pénible. Une seule fois devrait suffir.

- Le vendeur : C’est vous qui voyez !

Ce récit n’a rien d’exceptionnel en soit, et doit arriver des centaines de fois par jour. De plus, je ne dis pas que la garantie FNAC complémentaire est mauvaise. Elle est probablement très bonne pour les gens un peu flippés, qui ont les moyens d’augmenter lourdement la facture, et pour ceux qui ne veulent pas s’encombrer des garanties constructeurs parfois délicates à mettre en oeuvre (et pourtant souvent très efficace, surtout dans l’informatique).
Non le problème c’est la pression, c’est de devoir lutter contre quelqu’un qui vous ment, avec aplomb, pour vous forcer à acheter quelque chose que vous ne souhaitez pas acheter. Le but est de vous faire peur, puis de vous faire culpabiliser.

A ce sujet, quand on refuse la garantie complémentaire, c’est notifié noir sur blanc sur la facture. Je suis peut être parano, mais j’y vois là un signe que les vendeurs sont poussés à proposer la dite garantie, qu’ils sont incités (et peut être commissionnés) pour la vendre, et donc, qu’une trace de cet échange commercial doit rester.

J’ai fait un calcul rapide, si j’avais acheté l’intégralité de mon matériel high tech à la FNAC, le montant total de toutes les garanties « complémentaires » aurait dépassé les 2000 euros. Je n’en ai jamais pris une seule, en 5 ans j’ai du avoir 6 ou 7 pannes, la totalité ont été prises en charge par les garanties constructeurs (je ne fais jamais appel aux marchands pour faire jouer mes garanties), je n’ai jamais payé une seule réparation, et quand bien même j’aurais du en payer, allez disons 3 ou 4, ça ne m’aurait jamais couté les 2000 euros que m’auraient couté toutes les garanties FNAC cumulées.

Mais peu importe, ce rapide calcul n’engage que moi, et une fois encore je suis persuadé que ça peut rassurer plein de gens de prendre des assurances marchandes. Mais la question mérite d’être posée, et le calcul d’être fait.

A la fin de la scène, j’ai quand même indiqué ouvertement que si l’achat de cet ordinateur avait été pour moi, je me serais barré à la vitesse grand V. Comme à mon habitude quand je m’engueule avec des vendeurs malhonnêtes. Avec le recul que je crois comprendre que le dit vendeur a aussi joué sur l’aspect « ce type accompagne une nana pour acheter son ordinateur, si je mets un coup de pression, la nana va flipper, et le mec va pas vouloir porter cette responsabilité là« . Bref, dans tous les cas c’est moche.

Les gentils vendeurs barbus, mous, et honnêtes, me manquent.

Nota : En cherchant une illustration à ce billet, je viens à l’instant de tomber sur cet article, qui raconte à peu près exactement la même chose. Avec à peu près les mêmes mots. C’est quand même hallucinant…

le 09/09/2011 à 19:04 | 65 commentaires
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Lire aussi : Quand la Fnac couche avec Orange


Vous le savez j’aime bien me prendre un peu la tête avec les grosses boites, surtout avec les opérateurs téléphoniques et internet. Aujourd’hui pour changer je vous propose qu’on se penche très rapidement sur Google.

Il y’a un problème avec Google, il y’a d’ailleurs toujours eu un problème avec Google, mais je pense que les mecs de Google ont un pouvoir magique, ils ont une sorte de bouclier anti-fronde en fonte qui les met visiblement à l’abris de tout.

Il y’a quelques années dans les 90/2000, le méchant des ordinateurs était ultra identifié par tous, c’était Microsoft. Microsoft qui abusait de sa position dominante avec son « Windows » installé partout, et qui non content d’être ultra-majoritaire sur ce marché, a un jour osé sortir un navigateur internet, à savoir Internet Explorer. Ca a été le drame, et pendant des années fleurissait partout sur les sites Web des petits macarons « IE = caca« , « Netscape Forever », etc. C’était clair, net, précis, Microsoft était le mal, et chaque produit lancé par Microsoft était une démonstration du gargantuisme déstructeur Redmondien. Hotmail allait voler nos mails, MSN écouter nos conversations et tuer ICQ, et j’en passe. Le mal je vous dis. Il en reste d’ailleurs des traces, pour la plupart des vrais gens de l’internet ou de l’informatique, Microsoft est et restera le mal.

Mais alors pourquoi diable Google n’est pas devenu le mal aussi ?
Comment font les mecs pour se permettre des trucs, qui ne serait toléré pour aucune autre boite ?

Moi je vais vous donner quelques pistes de choses qui sont -en ce moment- insupportables à mon sens. Je ne parle que de trucs récents hein, je vais pas remonter à des années, pas besoin.

- Google Panda qui fait le buzz en ce moment. Non seulement Google est dans une position ultra-dominante, mais en plus la modification de leur algorithme d’indexation flingue le référencement de milliers de sites, et amplifie/améliore le référencement des sites maison, comme Youtube (qui appartient donc à Google). Tout le monde en parle un peu en rigolant, et ça ne semble pas choquer plus que ça…

- Google qui ferme des comptes comme ça, sans préavis, sans donner de raison, laissant des gens dans un désarroi absolu, sans aucun moyen de récupérer ces données.

- Google qui blackliste des sites entiers parce qu’ils ont osé demander à protéger leurs contenus sur Google Actu.

- Google qui ne se contente pas de sa ultra position dominante dans son secteur, mais qui cherche à tout prix d’étouffer purement toute autre société mettant un pied dans l’internet. C’est probablement ce qui me choque le plus. Google veut être la seule société internet, Google veut clairement et purement être Internet. Comment ? Soit en rachetant la moindre société qui propose un service innovant, ou pire, en lançant systématiquement un clone d’un service déjà existant, utilisant ses ressources financières et monopolistiques pour l’imposer à tous.
- Firefox ? Paf Google Chrome !
- Flickr ? Paf Google Picasa !
- Facebook ? Paf Google Plus !
- Instagram ? Paf Google Photovine ! (pour évoquer de la goute d’eau du jour qui m’a donné envie d’écrire cet article).

Google me fait penser à ses gamins un peu trop friqués, jaloux de leurs voisins, et qui ne supporte pas que la réussite ou le succès puisse se propager en dehors des murs de son propre chateau.
Le seul est unique but de Google c’est de tout prendre, tout, Internet, nos téléphones (android), nos télés, nos ordinateurs. Même si pour se faire, il faut dépenser des milliards pour étouffer les autres boites qui ont, un jour, innové.

Mais ça passe, tout passe. Google Gmail lit vos mails pour vous afficher de la pub, ça passe. Google évite de payer des taxes via des paradis fiscaux en jouant avec les Bermudes, Bahamas, etc, tout le monde s’en branle, personne n’en parle, et ça passe. En France, Google contourne les recommandations de la CNIL et les lois françaises sur le respect de la vie privée, qu’il ne respectent absolument pas, on s’en fiche, pas grave, c’est Google.

Vous ne le savez peut être pas, mais « Don’t be evil » est le slogan de Google. Et pourtant Google absorbe tout, cherche à contrôler et orienter l’intégralité de votre vie numérique en la centralisant à l’extreme, et le pire dans tout ça, c’est que la plupart des « gens de l’internet », les « influents », ceux qui sont les premiers à ouvrir leurs gueules pour un oui ou pour un non, ces gens sont les premiers à entrer dans le jeu du « tout Google », en leur offrant sur un plateau d’argent les clés de leurs baraques.

Bref. Cet article là n’a qu’un but, poser une bonne fois pour toute les remarques que je peux me faire à peu près une fois par jour, à chaque annonce ou polémique étouffée ou prise à la légère autour de Google. Je pense que pour les travailleurs du Web d’aujourd’hui, Google est devenu une part d’eux, une sorte d’évidence et d’obligation, de fait on baisse la garde devant les évidences, et on tolère, on tolère encore, parce que si Google est une part de vous, Google peut être tout aussi faillible que vous.
Sauf que non, Google n’est pas une part de vous, Google est une meta-entreprise qui cherche à vous fidéliser viscéralement, comme le ferait un fabriquant de clope en vous rendant dépendant de la nicotine. Vous êtes un client pour Google, un simple client. Point.

Je pense vraiment que la meilleure chose à faire sur ces sujets est donc de jouer la diversité autant que possible. La convergence et centralisation extreme est séduisante, mais elle met un pan entier de votre vie dans les mains d’une seule entreprise, et croyez-moi, c’est flippant. Le problème pourrait aussi se poser avec Apple, et j’en suis d’ailleurs en partie victime (même si très honnêtement, je diversifie énormément mes usages de services Web), et je ne pense pas qu’il faille boycotter Google non plus, évidement. Juste être un peu sur ses gardes disons.

le 18/08/2011 à 13:16 | 36 commentaires
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Lire aussi : Google a encore 7 ans !


Bon, résumé. Il y’a un mini buzz ces jours-ci autour du community manager d’Orangina qui a lâché une blague sur les roux sur Facebook.
Je vous colle la blague en question ci-dessous (je pique le screenshot à Navie, merci à elle) :

Voilà.
Sur ce, Twitter s’agace, l’internet est choqué, le Community Manager d’Orangina doit mourir, et tout ce qui va avec.
Comme je sais que mes avis vous passionnent, je vais vous le donner sur ce point précis. Ca va pas être facile hein, mais on va essayer.

Pourquoi ça dérange ? On va faire du moins grave au plus grave :
- Premièrement, cette blague n’est pas très drôle, et pas toute récente. C’est une blagounette redondante sur Ron dans Harry Potter qui a quelques années. Passons.
- Elle est postée par une marque. Alors très franchement, la marque en question aurait été une marque qui se prend au sérieux, je dis pas que ça fasse bizarre. Mais est-ce qu’on peut tous ensemble poser notre cul sur une chaise et regarder la communication d’Orangina depuis des lustres. C’est du LOL, c’est du bizarre, c’est des moches, des animaux, des nains, du cul, du concon. S’il y’a bien une marque qui peut faire de la vanne louche sur sa page Facebook, c’est bien Orangina non ?
- Elle attaque une minorité, vous savez, cette minorité opprimée que sont les roux… Bon. Hum.

Le grand classique sur ce dernier point, que je lis et relis partout, et que j’ai lu entre autres chez Navie, c’est « Remplacez Roux par Juif pour voir« , elle ajoute même « là ça relève du pénal« .

Respiration.
BORDEL.

Est-ce qu’on pourrait éviter, je vous en conjure, de comparer la situation de ROUX à la situation de JUIF bordel de merde de cul ? Est-ce que vraiment, les raisons qui font que le sujet « JUIF » est touchy dans notre pays, à savoir la Shoa qui a fait exterminer les 2/3 de la population juive en Europe, sont comparables, de quelque manière que ce soit, à la problématique des ROUX au XXième siècle ? Cette comparaison est tout bonnement insupportable en soit.

Un autre ajout, est-ce que plutôt que d’être choqué qu’une BLAGUE, aussi mauvaise soit-elle, sur les roux, choque moins et n’envoie pas les gens « au pénal« , est-ce qu’on pourrait pas plutôt être tous ensemble, profondément choqués, qu’une BLAGUE, une fois encore, aussi raciste soit elle, sur des noirs, des juifs, ou quoi que ce soit de genre de chose, puisse envoyer des gens devant des tribunaux ?

Qu’on soit outré par des propos racistes, par des mensonges, par des arnaques, par une manque de respect, etc. Oui d’accord, mais qu’on parle de pénal ou qu’on se mette la tête à l’envers pour une blague pas très drôle faite par un vendeur de soda, franchement ça va quoi. Décoinçons nous un peu bordel de couille.

Terminons ce billet avec un peu de tendresse tiens :

Un gamin va voir sa mère et lui demande : 
"Dis maman je suis juif ou arabe ?" 
"ton père est juif et moi arabe alors tu es les 2 mon fils pourquoi cette question ?" 
"C'est parce qu'il y a en bas une mobylette et j'hésite entre la voler et la vendre"


… petit ajout à mon billet précédent.
Puisque SFR a eu du mal avec mon dossier, voilà que je pose une question simple sur Twitter, à savoir s’il existe des offres pro sans engagement chez Bouygues. Jusque là normal.

Pro et réactif, le compte @Bouyguestelecom me répond, quelques échanges, avec une question simple de ma part, à savoir cette fois, si l’option « Modem » est disponible sur les offres sans engagements de Bouygues. La réponse est non, d’accord, merci.

ET SOUDAIN LE LOL.
Qui c’est qui la ramène alors que je suis en train de papoter avec les gens de chez Bouygues ? ORANGE !

Voilà.
On est donc là devant un des comptes officiel d’Orange, circonstance aggravante, le service de presse, qui vient donc exploiter mon échange avec Bouygues pour sa propre communication sur Twitter.
Que sous-entend ce RT ? Que ma question est une question classique, redondante, et que la réponse était de toutes manières évidente. Il semblerait que pour Orange, poser une question sur la disponibilité d’un service est donc incongru, d’autant plus quand la réponse est EVIDENTE (je reprends les mots).

Légère précision donc, oui Mr ORANGE, l’option en question n’existe pas chez vous sans engagement, et n’existe pas non plus chez votre concurrent Bouygues. Cela étant dit, Mr Orange, cette option existe chez SFR, sans engagement, exactement comme je la demande. Donc, Mr ORANGE, ta putain de réponse EVIDENTE et dédaigneuse, elle a au moins un autre réponse chez 33% des opérateurs mobiles historiques en France. Donc Mr ORANGE, NON, la réponse n’a rien d’EVIDENTE.

J’ajoute Mr ORANGE, que quand j’appelle ton PUTAIN de SAV de MERDE géré par des pauvres types sous payés dans des pays improbables, que ces types ont déjà du mal avec la langue française, que je connais mieux les offres ORANGE que ces pauvres bougres, et que mes questions attendent souvent des réponses EVIDENTES de leur part, que je n’ai quasiment jamais, je LOL un peu.

Donc merci Mr ORANGE de ne PAS utiliser mes échanges avec tes concurrents pour assurer tes putains de plan de communication sur Twitter, encore plus en remettant en cause les questions de tes clients qui ne te regardent pas, parce que je te rappelle, Mr ORANGE, que je suis toujours client chez toi, que ce mois-ci je vais te donner 133,14 putain d’euros pour contribuer à payer ton putain de salaire et tes putain de campagnes de pubs mensongères.

 

Il se peut que j’aie été légèrement vulgaire dans cet article, mais plus le temps passe, plus Orange me fait halluciner. Mon épisode de ce matin avec SFR est là pour me rappeler que c’est la merde partout, mais putain, ça reste quand même dingue.

le 20/07/2011 à 15:50 | 18 commentaires
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Lire aussi : Vous savez c’est quoi le pire ?


Vous qui me lisez depuis toujours, vous le savez, je ne suis pas content d’Orange.
Le service ne correspond plus franchement à mes attentes, trop cher, et les procédures diverses et variés ne me conviennent pas, en particulier pour basculer sur un compte pro.
Du coup, je me suis dit « allez je vais aller chez SFR, ils ont des offres pro, sans engagement, assez chouettes« .

J’appelle donc le service commercial PRO de SFR, c’était en tout début de mois, il y’a donc 2 semaines.
Je sais exactement ce que je veux, et la gentille dame au téléphone a été très pro et tout à fait efficace. Tout peut se faire au téléphone, mais prend un certain temps. Entre les données bancaires, la procédure de portabilité, et les données personnelles (numéro de carte d’identité, etc). Au bout d’un long moment avec la dame, tout est ok. Je recevrai sous quelques jours une carte SIM provisoire, et dès le 18 juillet, mon abonnement Orange devait se couper et ma carte SIM SFR devait prendre le relais. Joie.

Les jours passent, je n’y pense plus trop, en me disant que le 18 juillet, je serai bien content avec mon nouvelle abonnement SFR.
Et puis le 19 arrive, et je n’ai rien, mais alors RIEN. Ni de carte SIM, ni de courrier de confirmation, queudalle, je peux crever la bouche ouverte. Je les appelle donc.

Premier appel, premier fail, la nouvelle dame du service commercial ne peux m’aider QUE si j’ai mon « n° de commande« , un numéro improbable que je n’ai reçu nulle part, si ce n’est que je l’avais vaguement noté sur un Postit. Evidement je n’avais pas le Postit au moment de cet appel, et la meuf ne pouvait me retrouver ni avec mon nom, adresse ou n° de téléphone. Je raccroche, un peu agacé.

Aujourd’hui, second appel, j’ai retrouvé le Postit. Une autre dame me répond, toujours gentille, et me dit que mon dossier a été rejeté.
Pourquoi rejeté ? Parce que FIA-Net m’aurait contacté pour vérifier mon identité, et je n’aurais pas répondu.
Je LOL un coup, et explique à la dame que je n’ai rien reçu, ni appel, le lettre, ni SMS, ni mail, queudalle, rien.
« Ah mais c’est peut être arrivé dans vos spams alors ? ».

AH BEN OUI.
Quand tu t’abonnes en tant que PRO à une offre à plus de 100 euros par mois chez SFR, tout dépend dépend donc visiblement d’un hypothétique mail d’une boite qui est censée vérifier que tu n’es pas un vilain voleur d’identité, mail qui peut arriver en SPAM, et si par malheur tu ne le reçois pas, ton dossier est annulé, et jamais les gens de SFR se disent « tiens on va peut être l’appeler pour voir avec lui, pour le prévenir, pour vérifier la chose« . Non, juste on ferme et on attend que le futur client daigne rappeler pour s’inquiéter de son sort.

Une bien belle manière d’accueillir les nouveaux clients pro monsieur SFR.

le 20/07/2011 à 13:40 | 14 commentaires
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Lire aussi : The FAIL Blog


Quand je dis « déjà », c’est que qu’avec l’age, je suis de puis en plus rapide à me fatiguer pour ce genre de connerie.
Et donc là c’est UPS qui m’emmerde. C’est très classique, mais je vais vous raconter.

En février 2011, je fais une demande de renouvellement de Freebox. Non pas que j’en ai particulièrement besoin, mais voilà, pour la forme, et pour ne pas mourir idiot. Février 2011 je sais pas si vous situez, mais c’était il y’a 4-5 mois.
La livraison (payante) devant se faire par UPS, on vous conseille dans ce cas de mettre l’adresse de votre bureau, ce que j’avais fait à l’époque. Jusque là rien de  bien fou. Les mois passent, ma Freebox n’arrive pas, peu importe.

La semaine dernière, miracle, je reçois un mail de Free m’indiquant que la Freebox est expédiée. Joie et bonheur. Je m’empresse d’appeler UPS pour leur dire que l’adresse que j’avais donné il y’a plus de 4 mois n’est plus du tout valide (changement de bureau), qu’ils me livrent ça à la bonne.

PREMIER FAIL. Impossible de changer l’adresse de livraison tant qu’un premier passage n’a pas été fait.
C’est à dire que l’adresse n’existe absolument plus, pas pour des raisons de saisie et autres saloperies, il est impossible à l’opérateur de saisir une nouvelle adresse. Il faudra donc attendre que le monsieur avec son camion se déplace, utilise toute son essence, sorte le colis de 10kg du camion, sonne comme un couillon, râle un peu, remette le colis dans le camion, et reparte depenser de l’essence pour que LA, on puisse changer l’adresse.

Soit. J’attends donc cette première tentative de livraison. Au passage en lisant le suivit je comprends que le camion fait un premier essai, se trompe d’adresse, et fais un deuxième essai le lendemain, toujours à cette adresse à laquelle personne ne réceptionnera rien. Soit.

Sur ce le lendemain, j’appelle UPS et leur indique la vraie bonne adresse, celle de chez moi, belle et valable, en leur donnant une date, un rendez-vous genre, où je ferais en sorte d’être chez moi toute la journée, bloquée pour l’occasion. On prévoit ça 4 jours à l’avance, comme ça pas de mauvaise surprise.

Cette date c’était hier, mercredi 29 juin, et j’ai attendu, le matin, le midi, le soir, voyant mon colis « en transit ». Attendu, attendu, ne pouvant pas sortir n’y faire aucune réunion à l’exterieur, alors que je suis débordé, mais pas grave, on s’adapte. Le tout évidement avec mon ancienne Freebox emballée (oui parce qu’on doit rendre son ancienne Freebox quand on en prend une nouvelle), BREF J’ATTENDS.

Et bien figurez-vous qu’à 3h du mat j’attendais encore, que ma Freebox était toujours en transit, et que j’avais flingué une journée, sans qu’UPS daigne me prévenir de quoi que ce soit, évidement.

Je viens de les appeler, la bouche en coeur, leur demandant poliment où était mon colis, étant donné que sur leur tracking en ligne il est marqué « en cours de livraison le 29 avant la fin de la journée » (hier donc, vu qu’on est le 30).
La demoiselle a l’accent fort chargé m’indique avec joie « merci de patienter ». Je me dis que là elle va me faire patienter au téléphone pour faire quelques recherches. Un silence gêné s’installe et elle ajoute « merci monsieur aurevoir ».  Je lui demande alors « pourquoi vous venez de me dire de patienter ?! », et elle me répondre « pour recevoir votre colis monsieur… »

Voilà où on en est en 2011, quand tu appelles UPS (appel payant évident) pour savoir où est ton colis qui devait être livré la veille, on t’explique qu’on ne sait pas, qu’il va falloir patienter, que tant que le statut n’est pas à jour ils ne peuvent rien faire, et voilà, patiente.

Et alors je fais quoi ? Je passe la journée à attendre chez moi que le monsieur d’UPS daigne passer « peut être », ou je reprends une activité normale ? Aucune idée. De la merde. Et aucune souplesse possible étant donné que je dois rendre mon ancienne Freebox.

Voilà, à suivre donc, peut être.
Valérie me disait hier sur Twitter que c’était bien la peine de râler sur La Poste et les fonctionnaires, et de vouloir à tout pris privatiser ces trucs là pour que ça marche mieux. Elle a totalement raison, la privatisation ne changerait rien (y’a qu’à voir le cas Chronopost). Faut juste se laisser emmerder par des boites qui font mal leur travail, qui mentent, qui ne maitrisent plus grand chose, et prendre son mal en patience.

le 30/06/2011 à 9:22 | 21 commentaires
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Lire aussi : La Freebox 5 en préparation


NON MAIS SANS DECONNER.
C’est terminé l’époque où il y’avait des putains de lois en France ? C’est bon c’est fini ? On passe à autre chose et on fait n’importe quoi ?

Avant même que Numéricable annonce sa nouvelle offre lamentable de téléphonie pseudo « illimitée », j’émettais déjà des gros doutes, connaissant leurs tendances lourdes à l’embrouille.

Je vais pas revenir sur l’aspect hallucinant de cette offre, du prix annoncé qui n’a aucun sens, j’ai même plus envie. Non, on va revenir sur ce PUTAIN DE TERME « illimité », que j’avais déjà pointé chez Orange.

Donc Illimité chez Numéricable c’est quoi ?

C’est ça :

Qu’est ce que ça veut dire ? C’est qu’avec votre abonnement illimité chez Numéricable, vous avez le droit d’appeler 300% de la durée d’appel moyen des abonnés grand public en France métropolitaine.
Vous savez combien ça fait ça ? 2h30 multiplié par 3, soit 7h30 en tout.

L’offre révolutionnaire d’illimité mobile chez Numéricable, c’est 7h30 par mois.

RAPPEL.
Dans un mois il y’a 30 jours (je suis gentil je pars pas sur la base de 31 jours).
Dans un jour il y’a 24 heures. Donc dans un mois il y’a 720 heures.

Si je respire de manière illimitée, je respire 720 heures par mois.
Si mon compteur EDF tourne, c’est 720 heures par mois.
Si mes cheveux poussent, c’est 720 heures par mois.
Je peux utiliser mon abonnement internet 720 heures par mois.
Si je veux appeler avec avec mon abonnement illimité Numéricable, c’est 7h30 par mois.

7h30 par mois, c’est 1,042% du temps. Voilà.
Une fois encore je parle même pas du problème des prix, qui ne veulent rien dire chez Numéricable, non, juste un mot : « illimité » TA GUEULE.

Mais tout va bien, tout est normal.
1,042% du temps.
Illimité.
Normal.

(Merci Numerama)

le 16/05/2011 à 21:36 | 18 commentaires
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Lire aussi : Numéricable pète un câble (ha ha)


NON MAIS SERIEUX !
(oui je suis fâché)

Que des pourritures capitalistes comme Numéricable se tripotent la nouille sur des annonces de prix qui n’ont aucun sens, admettons.
Mais PUTAIN, pas la ville de Paris merde !

Je veux prendre un abonnement mensuel Velib, je vais sur le site, et sur la home je tombe sur quoi :

Vous le voyez le bon gros 19 euros roses, en gras, et bien plus gros que tout le reste ?!
Et bien non seulement c’est malhonnète parce que c’est réservé aux jeunes boursiers uniquement ! (je propose qu’on fasse des stats sur le pourcentage de parisiens qui sont des étudiants boursiers de moins de 26 ans), et de toutes manières, c’est un putain de mensonge ! Pourquoi c’est un mensonge ? Parce que juste en dessous le gros 19 euros, y’a marqué « abonnez-vous en ligne, c’est simple, immédiat, et sécurisé », sauf que NON, à 19 euros, tu dois envoyer ton putain de dossier d’étudiant boursier et attendre qu’on re réponde, ça n’a rien d’immédiat.

Donc pour info, le vrai prix c’est 29 euros (30mn de Velib par session), ou 39 euros (45mn de Velib par session), et pas 19 euros.

Voyez cette encule, c’est un peu comme si au musée, ils foutaient un gros panneau à l’entrée avec marqué « ENTREE à partir de GRATUITE », et une fois à la caisse on te dit « pour les chômeurs unijambistes évidement, pour toi c’est 14 euros connard ».

AH QUE CA M’AGACE.

le 13/05/2011 à 11:21 | 10 commentaires
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Lire aussi : Un widget Vélib dans Netvibes


VEET ! Enfin une marque qui s’attaque aux vrais problèmes, sans complexe !
On est nombreux ici et là à avoir régulièrement des relations sexuelles avec des jeunes filles de 12-13 ans. Outre le regard parfois pesant de certains bien pensants, le vrai souci dans ces rapports là, c’est qu’à un moment donné nos jolies nymphes deviennent pubères ! ET LA C’EST LE DRAME ! Les poils du pubis se mettent à pousser, et notre belle enfant perd rapidement tout interet…

Dieu merci la marque VEET est là pour sauver la mise ! Grace à ce site rigolo, rose et acidulé, à la chansonnette enfantine et moderne, et un subtil personnage à base de chaton mignon, les petites filles que vous avez enfermées dans votre cave prendront un plaisir à la fois ludique et éducatif à apprendre comment épiler leurs poils disgracieux ! Vous pourrez ainsi les conserver plus longtemps !

La chanson en fond du site, qui ne cesse jamais, aura d’ailleurs l’intelligence  de marteler en boucle à quel point « le minou » ne vaut le coup quand il est bien épilé… On est bien d’accord !

Merci VEET !

- Mon Minou Tout Doux, par VEET.

(et merci Valérie de m’avoir envoyé cette horreur)



Incroyable, pour une fois je ne vais pas dire des saloperies sur Orange.
Numéricable, vous connaissez ? Ex-Noos. J’ai déjà eu quelques drames avec eux, et je suis bien content de plus y être depuis… Mais bon, ça m’empèche pas de lever les yeux quand je vois une pub hein. Allez hop on décortique le mensonge.

Qu’est ce qu’on lit donc ? Qu’A PARTIR DE 29,90 Euros par mois, il serait possible d’avoir la télé HD en 3D, jusqu’à 100 Mega de débit, et les appels illimités vers les fixes et mobiles.

Soyons clairs. L’abus de langage du « à partir de », permettant de mettre tout et n’importe quoi dans ses offres, avec un tarif alléchant, ça n’a rien de neuf. Là où c’est un problème, c’est qu’à force de généraliser le concept, même avec les petites lettres en bas, on tombe dans le mensonge évident. J’ai aucune envie de perdre du temps avec Numéricable, mais n’importe quel consommateur souhaitant s’abonner devrait pouvoir obtenir gain de cause sur ce coup là tellement c’est moche.

DONC, venons en au fait. Supposons que je veuille effectivement profiter de toutes ces jolies choses, qui sont dans les jolis carrés qui « fusent » vers le prix de 29,90 euros. L’engagement est de 1 ans chez Numéricable, donc essayons d’établir une facture sur un an, de l’ouverture à la résiliation, et ramenons le prix au mois… On commence en mai 2011.

- Mai 2011 : 29,90 euros + 50 euros de frais d’ouverture + 3 euros pour les mobiles illimités (petites lignes).
- Juin 2011 : 29,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Juillet 2011 : 29,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Aout 2011 : 39,90 euros (et oui ça augmente au 4ième mois, voir petites lignes) + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Septembre 2011 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Octobre 2011 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Novembre 2011 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Décembre 2011 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Janvier 2012 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Février 2012 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Mars 2012 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Avril 2012 : 39,90 euros + 3 euros pour les mobiles illimités.
- Mai 2012 : 50 euros de frais de résiliation.

Voilà, j’ai fait le déroulé complet sur un an. On sort la calculatrice ? Go ! Tic tic tic tic tic…
Sur l’année ça nous fait un total de 584,8 Euros l’année, soit, soit…

48 euros par mois ! C’est à dire 18,10 euros de plus par mois que le prix en gros sur l’affiche, presque 120 balles, par mois, en plus, que le prix indiqué. Sympa non ? Et je demande rien de plus que ce qui est marqué sur les carrés autour du prix hein, pas d’options à la con… Sachant QU’EN PLUS je suis persuadé que pour avoir 100 Mega, et autres, il y’a des options en plus à payer, mais on va dire que je cherche pas la petite bête.

Vous allez me dire que compter les frais d’inscription c’est mesquin, bah non, c’est 50 euros que vous lâchez direct, sachant que je crois bien que Numéricable est encore la seule enseigne à imposer ce genre de frais.
Pour la résiliation, il vous faudra aussi la payer, même si vous avez 10 ans d’ancienneté. Alors certes les deux peuvent s’amortir sur plus d’un an, mais même si on décide que ces frais disparaissent, on arrive quand même à une rythme de croisière minimal de 42,9 euros par mois, une fois encore, juste pour profiter des services indiqués dans le carré autour du prix « 29,90″.



Attention je vais être mauvais esprit 2 minutes, ça va me passer, puis je vais dire des trucs gentils.
On parle donc ici d’un projet artistique pour soutenir le Japon, des artistes ont réalisé de très jolis dessins qui seront vendus aux enchères le 30 avril à la galerie Arludik, à Paris. Comme je suis cool je vais vous éviter de perdre quelques années de vie en cherchant l’adresse sur leur site imbuvable, c’est au 12 Rue St Louis en l’ile, 75004 Paris. Faudra d’ailleurs m’expliquer pourquoi l’adresse en question n’est pas sur le blog de l’opération, mais bon peu importe.

Ce que je vois de contrariant là dedans, c’est que ce genre d’initiative simple et géniale fonctionne, parce que c’est le Japon… Je veux pas jouer au con en expliquant qu’aider le Japon, qui reste un des pays le plus riche au monde, est une hérésie. Non, disons que c’est très bien d’aider tout le monde, même les riches, que ça part d’un bon sentiment de toutes manières (d’autant plus de cette galerie, ou des illustrateurs concernés, qui ont souvent des attaches plus ou moins notables avec la culture japonaise). Non là où ça me contrarie un peu, c’est que l’élan se fait autour de ce pays, alors qu’il se fait avec beaucoup plus de difficulté quand il est question d’un autre pays moins « proche ». Le Japon est proche de la France parce qu’on a tous été élevés au milieu de commerce et de culture japonaise, donc on se bouge le cul.
Je trouverais ça cool qu’on se bouge autant le cul quand il est question de pays moins développés ou moins sexy. En juillet dernier presque 2000 personnes sont mortes d’une inondation au Pakistan, 10 millions de personnes ont perdu leurs logements, et s’est passé comme une lettre à la poste.
L’exemple en question est soft, je pourrais en sortir des dizaines bien pires, mais celui ci est récent (moins d’un an), et montre à quel point on oublie vite quand le pays touché ne nous concerne pas trop.

Voilà, maintenant une fois encore la démarche de cette galerie est géniale, puis surtout c’est leur rôle, ils sont dans cette vibe là, et certains dessins sont vraiment super jolis, à voir ici : http://cfsl.net/tsunami/



A une époque j’étais vraiment très intéressé et investit dans la politique. Du genre à tout lire, les programmes, la presse, les débats, tout savoir, tout comprendre, et m’investir autant que possible, à mon niveau, dans le débat politique.
Soyons clair je suis plutôt un type de gauche (doux euphémisme), j’ai plutôt soutenu Royal lors de la dernière présidentielle, Sarko m’ennuie et la droite d’une manière générale est loin de me passionner.

Le temps passant, je suis devenu un pauvre con, je ne supporte plus personne en politique, les types de l’UMP qui n’ont plus aucun complexe à assumer telle ou telle sortie raciste, les électeurs du centre qui imaginent encore que le centre n’est pas la droite, la gauche qui hésite entre une Martine Aubry qui m’est insuportable et un DSK qui ne sert qu’à titiller les ex-centristes fatigués de la droite. Bref tout m’emmerde, et si je devais voter en ce moment, je serais bien emmerdé.

Ce sentiment est d’autant plus amplifié par les débats actuels sur la position à avoir au second tour face au Front National. Les journalistes et les hommes politiques savent que chacun des articles sur le sujet, ou chaque tripotage de nouille ou hésitation sur la question a une incidence directe sur la masse vaseuse de gros cons de français vaguement moyens excités par le programme radical de l’extrême droite.
Que des connards de droite ne veulent pas dire à leurs electeurs « allez-y votez donc à gauche pour éviter le FN », je peux le comprendre, ce sont des connards, les connards agissent comme des connards. Que des couillons de gauche refusent de se désister dans des triangulaires, au risque de voir un FN passer en force, pareil je comprends, quand on est couillon on l’est à fond. Non, je pense que maintenant il faut aller plus loin. Il faut que vous, peuple de France, éduqués et cultivés, vous qui avez la sagesse et le caractère, soyez forts, bougez vos petits culs, et allez voter ! Oui, allez voter, et prenez donc un de ces bulletin estampillé Front National, et foutez le dans l’urne !

Mais oui voyons, puisque la masse crasseuse veut du Front National, soyons bons et donnons lui du Front National !
Vous savez, c’est comme le gamin qui passe son temps à vouloir jouer avec la plaque électrique, pendant des mois tu lui dis « vas-y arrête d’être con », et au bout d’un moment  on se rend compte que le plus interessant pour lui, c’est probablement qu’il se brûle sa race, qu’il chiale un bon moment, qu’il se coltine une belle cicatrice, qu’il en chie, ça lui « forgera le caractère » comme dirait le papa de Calvin.

Aidons les gamins à se brûler, offrons à la masse des gros cons ce qui les excite, des dirigeants frontistes. Des types qui n’ont fait leurs carrières politiques que sur des thèses réactionnaires et racistes, des sous-merdes en puissance qui essayent de se cacher parfois sous des discours pseudos respectables et gouvernementaux, mais qui restent une bonne fois pour toute de vrais enculés de fachos.

J’ai déjà eu l’occasion de parler de ça, par le passé j’ai eu l’immense de bonheur de vivre dans une vraie grande ville dirigée par le Front National. La seule grande agglomération qui a eu cet honneur d’ailleurs. Je les ai vu tous les vieux cons qui sont allé voter FN juste parce qu’ils en avaient marre de voir des arabes dans leurs rues, et j’ai pu la voir la déchéance totale de la ville, de tout son non-développement, de sa mort culturelle, et évidement de toutes les sorties racistes et tentatives de placer tel ou tel avatange social discriminatoire ici et là.
C’était vraiment le pied, on la sentait vraiment bien la grosse merde, les magouilles, la bonne ambiance de la soupe au cochon, et tout ce qui va avec.
Et je vous assure qu’une fois ce cap passé, beaucoup ont été vacciné par le délire frontiste, à part évidement le noyau dur de connards ou de croulants paniqués devant la simple vision du rayon « couscous » de leurs Carrefours Market.

Bref, allons-y, votons tous Front National, le plus joyeusement du monde, pour les cantonales, mais aussi préparons nous pour les présidentielles 2012, et dès le premier tour tiens. La France dirigée par le Front National, le pied putain !




Ça n’est pas la première fois que je me fais cette remarque, à chaque fois pour des sujets différents. Le rapport à l’esthétique qui entoure le photo-journalisme d’une manière générale… Ce rapport me met mal à l’aise, et de plus en plus avec le temps. Je n’arrive pas bien à comprendre pourquoi.

Globalement la photographie sur le terrain, le reportage photo, a toujours été une noble activité, qui jusqu’à récemment était encore ultra valorisée dans les rédactions. D’ailleurs objectivement, le métier était forcément un vrai métier de baroudeur, dans les années 60, 70, le mec se barrait sur le terrain, hostile pour X raisons (guerre, catastrophe naturelle, etc), et devait se démerder avec son boitier argentique, ses péloches, ses réglages à la volée, et surtout il était seul sur place, au pire 3 ou 4, mais voilà, chaque événement était limité par un nombre limité de photographes et de clichés exploitables, rendant la tâche relativement héroïque.

Aujourd’hui les rédactions ont toutes flingué les budgets alloués aux grands reporters photos, les agences photos sont à la rue, et seules quelques grandes agences de presse internationales se chargent de faire le tri au milieu des millions de photos publiées sur le Web, que ce soit par des pros ou des amateurs, eux même équipés d’appareils tout à fait corrects pour des résultats esthétiquement saisissants.

Du coup ça donne quoi ? A une époque ou l’information était illustrée de manière brute et dénuée d’esthétique, la dite information était centrale, le consommateur moyen d’info s’attardait plus sur les chiffres, les individus, les bios, que sur le choc de la photo, qui restait là en complément de l’info, un complément quasi ludique.

Il me semble que ce temps est plus ou moins passé, aujourd’hui l’esthétique doit faire partie de l’info initiale, sinon elle n’est plus vue. La photo avec le joli flou et mes jolis contrastes doit introduire la lecture, et le moindre passant ou journaliste de passage équipé d’un reflex se transformera, non pas en grand photo-reporter, mais en mi-journaliste mi-illustrateur de circonstance.

Vraiment je vous livre ça de manière assez brute, je ne sais pas du tout ce qui me gène là dedans… J’adore la photo, vraiment, mais j’ai de plus en plus de mal à prendre du plaisir à trainer sur The Big Picture par exemple, alors que pourtant les photos y sont hallucinantes, mais je m’y perds, ça n’est plus de l’info, c’est du cinéma. Certes les images sont vraies, mais les traitements, les réglages, et surtout l’agrégation et le regroupement de toutes ces œuvres transforme l’information en musée, et c’est d’autant plus impressionnant quand l’information concernée est dramatique, voir horrible. On joue sur la rétine, sur l’adrénaline, c’est peut être ça qui m’angoisse.

Je vais vous donner trois cas de photos, à chaque fois que j’ai vu ces photos, j’ai eu ce malaise, et envie d’écrire ce billet, probablement pour des raisons différentes d’ailleurs.

Premier cas, Aisha.

Tout le monde a vu cette photo, photographie de l’année, cette jeune fille de 18 ans devient le symbole de bourbier Afghan, les Talibans sont toujours présents sur la région, bouh les vilains. Il y a 30 ou 40 ans ce genre de photo aurait été l’élément d’un véritable reportage, d’une immersion, et d’une vérité, qui même si elle reste journalistique, pouvait au moins avoir quelque chose de brut.
Alors que froidement, la vérité est tout autre, si cette photo a cet impact, c’est que la nana en question, Aisha, est magnifique, que la situation est absolument horrible, et quand on creuse un peu plus et qu’on comprend que non, les talibans n’ont peut-être rien à voir dans cette affaire, que l’histoire est probablement montée et transformée, et que voilà, l’esthétique fait l’info et le ressentiment.

Deuxième cas, Florence Cassez.


Alors là c’est compliqué de ne pas tomber dans le procès anti-bonasse. C’est même probablement pas très sain de mettre ce point en avant, mais peu importe. Oui cette fille est jolie, vraiment. Ça aide probablement dans le combat pour sa libération, si Florence Cassez avait été un routier bien gras de 50 ans, on en aurait pas autant parlé. Mais la mise en scène photographique sur tous les articles qui parlent de son cas, avec en particulier cette photo, qui a trainé sur TOUS les sites de presse, rha… Et la plupart des photos de la demoiselle reprennent la même pose, avec le même joli flou, et le même joli barreau (alors que des photos de Cassez sans les barreaux et sans le regard de chat poté existent en masse dans les bases de données photos des organes de presse).

Troisième cas, le Tsunami japonais.


Vous avez compris l’idée je suppose, même si ça n’a pas de sens, ça m’angoisse. Cette photo est trop belle, trop parfaite, une fois encore trop esthétique, trop bien composée (au sens technique) pour être une information. Et pourtant ça en est une. On fait quoi avec ça, on regarde et on se dit « putain, il sont bon ces photographes japonais » ? Et basta ?

Bref. Voilà. C’est probablement une névrose à moi, passagère. Mais bon…
le 15/03/2011 à 13:25 | 11 commentaires
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Comme à chaque fois sur ce blog, je vais évoquer un sujet que je ne maitrise absolument pas. Et là pour le coup je ne vais me baser QUE sur ce que j’ai pu lire ici et là. Je ne connais pas vraiment les faits, je ne connais pas les gens personnellement, juste j’ai lu des témoignages, lu la presse, et ça m’inspire de choses folles.

Rappel des faits comme j’ai cru le comprendre :
Des jeunes gens sont dans un bar, John Galliano arrive. Jusque là tout va bien, sauf que visiblement John Galliano est complètement déchiré, il commence à se prendre la tête avec les jeunes et se met à les insulter, longuement. Les jeunes gens filment la scène, font tourner la vidéo à la presse, John Galliano est viré de chez Dior, les jeunes portent plainte.

Si dans l’affaire j’ai raté un truc énorme, merci de me corriger en commentaire hein. Mais là pour le moment j’en suis là.
Qui j’ai envie de shooter dans l’histoire ? L’artiste au bout du rouleau, complètement beurré qui raconte de la merde, se fait humilier dans la presse et perd son job, ou des jeunes gens qui se laissent insulter pendant 45 minutes par un type visiblement paumé et complètement alcoolisé, en filmant la scène, la revendant à la presse, foutant sa carrière en l’air, et déposant une plaine ?

Je choisis vite mon camps, non pas tant « POUR » Galliano qui a probablement dit beaucoup de conneries, et tout n’est probablement pas excusable, mais plutôt contre ce type qui profite de la scène pour tourner une vidéo, -peut être même la vendre-, et tenter de se faire du fric en portant plainte, franchement ça pue. Se faire insulter dans la rue, en public, par des paumés, des clodos, des gamins, des poivrots, ça m’est arrivé des centaines de fois, j’étais le pédé, l’enculé, le fils de pute, tout est passé. Jamais mon Dieu, mais jamais je me suis dit « tiens je vais filmer la scène et porter plainte ». A la limite le gars aurait mis un pain à Galliano, j’aurais trouvé ça un peu plus classe.

Alors certes les médias, et le couple « insulté » ont tous lourdement insisté sur le caractère antisémite des insultes. Ok alors moi j’en ai juste rien à branler que Jo la bouteille, avec 1 tonne d’alcool dans le sang, ai décidé de traiter le type ou la gonzesse de sale chinois, de sale juif, de sale pédé, de sale négro, de sale fils de pute ou de chien au foi jaune. Il n’y a pas d’insulte plus grave qu’une autre quand on est bourré comme une truie vinicole, Galliano n’a probablement rien de raciste ou d’antisémite, il était juste à l’ouest à ce moment là, est complètement défoncé, même le type qui a déposé plainte l’admet. Sauf que le mal est fait, la vidéo a tourné, les déclarations ont tourné, le renvoi de chez Dior est actif. Monde de merde.

Une fois encore, tout ça sous réserve que j’ai raté un truc, du genre que Galliano a caché des anciens SS dans sa cave, ou qu’il a abusé sexuellement de la petite cousine de l’accusé, ou autre. Sauf que là, sur les faits que je lis dans la presse, je ne vois rien de tout ça.

le 11/03/2011 à 18:44 | 45 commentaires
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A propos de la journée de la femme, enfin journée des droits de la femme, enfin journée des droits des femmes… Bref, de cette journée.
Toute la matiné à la radio, tout la journée sur Twitter, et partout sur les blogs (ici compris), on ne parle que de ça. Mais bon sang qu’est ce qu’on en a branler des « journées du truc » ? Est-ce qu’il existe une autre « journée » du genre qui fait  autant dire de la merde à tout le monde ?

Le seul et unique interet de cette journée pour les internautes et les rédactions des pays occidentaux, c’est de raconter les mêmes blagues que l’année dernière et d’écouter des responsables politiques décréter du vent et des phrases larmoyantes sur la situation de la femme dans le monde, qui seront oubliées dès demain matin…

Est-ce qu’on peut pas juste décréter une bonne fois pour toute que cette journée ne sert à rien et qu’on ferait mieux de renforcer la place de l’anti-sexisme dans les cours d’instruction civique de nos braves chérubins ?

Ne serait que pour éviter pour les années à venir les habituelles ressorties de  vidéos de Bigard/Sardou pour placer un bon mot foireux…

Pingoo : Avec quoi j’illustre mon article sur la journée de la meuf ?
Valérie : Une courgette.

le 08/03/2011 à 13:17 | 7 commentaires
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L’autre jour dans le train, en cherchant une bonne tournure pour expliquer « pourquoi » j’allais probablement passer à l’iPad 2 alors que le premier me suffit largement, j’ai repensé à cette problématique récurrente chez le geek précoce, la démocratisation de ces outils qui faisaient de lui il y’a quelques temps un « early adopter ».

Pour ceux qui vivent dans une grotte, et pour faire simple, un « early adopter », c’est un type qui a eu un Mac dans les années 80, un iPhone avant tout le monde, qui a eu Super Famicom, un SSD il y’a 3 ans, et qui a toutes ses données dans le Cloud depuis 2 ans.
Bref, un type qui devance un peu tout le monde quoi.

Ce genre de personnage là vit au quotidien une grosse contrariété : la démocratisation. Pensez à ces centaines de photographes qui ont un reflex depuis 5 ans, et qui ont du s’équiper en argentiques ces dernières années pour se démarquer (et garder un peu de hype), voyez ces jeunes technophiles qui voient leurs tata Marie-Paul checker leurs mails sur leurs iPhones, pendant que papé George remplace sa souris par un Magic Trackpad flambant neuf. Ca fait chier hein ? On passe du statut de « petit geek genie des technologies » à celui de mouton… Poussant certains à se rabattre vers du Android, juste pour se démarquer… L’horreur.

Et si on pensait les choses différemment ? Et si le support technologique n’avait strictement plus aucune importance, et si seul le contenu ou l’usage était différenciants ? C’est un peu l’idée générale d’Apple d’ailleurs, peu de modèles différents, une seule forme, qui perdure sur la durée, on a tous la même chose, mais nos usages divergent…

Plutôt que de chercher à trouver l’antique appareil photo tordu de la mort qui marche à molette et qui nécessite des objectifs produits en Pologne entre les années 1957 et 1959, pourquoi juste ne pas essayer d’exploiter les mêmes outils que tout le monde, en les détournant ou en les exploitant de manière différente ? C’est évidement pas un appel que je lance là, je m’en branle au fond, juste une manière de consoler les early adopter en leur faisant prendre conscience que ce qu’ils produisent ou usent sur leurs outils est plus important que l’outil en lui même.

le 07/03/2011 à 16:24 | 17 commentaires
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Bon j’en parlais l’autre jour sur Twitter, mais après tout, vous aussi vous avez le droit de partager mes folles interrogations.
Le sujet est facile, c’est « les prix à la boulangerie », et comme d’habitude dans ce genre de cas, je vais faire mon vieux réac.

Quand j’étais plus jeune, dans les années 2000, il m’arrivait régulièrement, je l’avoue, de faire des achats à la boulangerie du coin, pour déjeuner le midi. Et figurez-vous que j’ai un super-pouvoir, depuis plus de 10 ans, je me souviens de tous les prix en francs que je payais à l’époque. Vous allez me dire que c’est ridicule comme pouvoir, et vous aurez raison. Mais en attendant, sur le sujet « boulangerie », je trouve que c’est très parlant.

Premier constat, ça tout le monde l’a noté, le prix du pain à explosé dans les boulangeries. Alors certes on peut toujours trouver en supermarché des baguettes à des prix humains, du genre 40 centimes d’euros, mais dans les « vraies » boulangeries de quartier, la baguette est rarement est aux alentours des 90 centimes (d’euros hein), pour la plus simple. Les plus vendues étant celles à 1 euro voir 1,15 euros. Bon. Admettons que ce soit lié au prix des matières premières et de la qualité d’antan retrouvée (MON CUL OUAIS).

Là où je trouve que ça pique vraiment les yeux, c’est sur le prix des « formules » du midi, vous savez, le classique sandwitch+dessert+boisson. Je reviens de ma boulangerie là, qui n’a rien d’incroyable, et je viens de voir que les formules allaient de 7 à 9 euros, selon la qualité du sandwitch. Prenons la formule basse, ça fait la formule à 50 balles, 50 francs bordel !

Alors là vous allez me dire que c’est normal, tous les prix augmentent, et puis il y’a l’inflation. Ouais RE-MON CUL !
Les prix des matières premières pèsent pas autant sur le prix du produit fini, et faut arrêter de fantasmer sur l’inflation, ça fait dire des grosses conneries (mention spéciale à cette dame qui croit que le SMIC a dépassé les 1500 euros, si vous cherchez une spécialiste de la finance, n’hésitez pas, c’est une championne) (loul).

Bref, 50 balles.
C’est là que je ressors mes super pouvoirs, et que je me souviens des prix de nos belles boulangeries de France au début des années 2000… Un sandwitch ? Allez entre 12 et 15 balles. Une boisson en canette ? 5 balles la plupart du temps, au pire 7 balles quand le mec se touchait un peu. Le dessert du genre tarte au flan ou autre connerie ? Entre 6 et 8 balles, jamais plus.
On prend toutes mes fourchettes hautes, 15+7+8, ça fait 30 balles, et la réalité était bien plus proche des 25. Soit entre 4 et 5 euros grand max. Maintenant c’est 7-9…

C’est à dire que là, à la boulangerie, tous ces gens qui font la queue pour leur menu avec leurs tickets restos à 8 euros, à chaque passage, ils filent un billet de 50 balles, souvent un peu plus. CA FAIT UN PASCAL TOUTES LES DEUX SEMAINES BORDEL !

Je ne ferai aucune analyse politique de merde, j’y connais rien et je m’en branle, je ne pense pas que ce soit la faute de l’euro ou de Kadhafi ou de Sarko, non, je crois juste que les boulangeries se touchent particulièrement sur les prix, en particulier à Paris (vous allez être des millions à me répondre que dans votre village vous payez encore vos sandwtichs 2 euros je sens). Bref ils ont probablement de bonnes raisons, mais je trouve ça moche que le sandwitch devienne un produit de luxe, du moins en région parisienne.

le 26/02/2011 à 11:46 | 51 commentaires
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