Balance connectée Withings WS-50 : mouais

publié le par Paingout | 14 commentaires

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Globalement je suis plutôt un sale con de geek, à tomber dans toutes les modes possibles, et à acheter tout le temps la moindre connerie vaguement innovante qui pointe le bout de son nez. C’est ce qui m’est arrivé avec cette balance Withings WS-50, et je le regrette un peu.

Il faut déjà que je vous donne tout le contexte. Le premier c’est que tout ce qui est en rapport avec la santé et les objets connectés m’intéresse vraiment. Je suis totalement fan de mon Misfit Shine, et j’ai depuis quelques semaines des soucis de santé qui justifient parfaitement que je me surveille « plus que la moyenne ». Surveiller mon poids et mon alimentation est indispensable pour moi et avoir une chouette balance pour rendre tout ceci ludique est plutôt séduisant.

withings_04Du coup, j’ai acheté cette balance, avec mon propre argent. Ca n’est pas un cadeau blogueur ou un prêt pour faire un test.
Pourquoi je le précise ? Parce que du coup je n’ai pas appréhendé le produit dans l’idée d’en faire un test complet, je l’ai appréhendé comme n’importe qui, comme un consommateur lambda qui va acheter ce genre de truc. Ca change la manière de tester, ne serait-ce qu’au niveau de la patience qu’on accorde au produit, pour en comprendre le fonctionnement.

Le pitch du produit c’est quoi ?

On est là devant une balance connectée en Wifi et en bluetooth. Je n’ai pas bien compris l’intérêt du bluetooth d’ailleurs, le wifi aurait pu faire le job tout seul j’imagine, mais bon… Le truc se connecte donc sans fil à votre Internet et à votre téléphone, pour archiver toutes les données mesurées par la balance sur une application mobile.

Elle mesure quoi du coup ?

Elle mesure votre poids, jusque là classique. Votre « masse grasse« , en envoyant un petit courant dans le corps, par les pieds. Il prend le rythme cardiaque au moment de la pesée, bon, pourquoi pas. Et enfin, la balance analyse toutes les demi-heures la tenue en CO2 de la pièce dans laquelle il est. L’idée étant de vous faire comprendre que vivre dans un appart mal aéré, c’est mal.

Sur le papier, je dis oui, pourquoi pas, même si honnêtement, seule la mesure de mon poids m’intéresse.

Mais pourquoi t’es déçu mec ?

Et ouais, je suis ultra déçu. Sur tous les tableaux, et je vais vous dire pourquoi.

withings_01La mesure du poids d’abord. J’ai tendance à déplacer ma balance, je me pèse toujours sur un sol dur (pas de moquette), mais je peux passer d’un carrelage à un parquet, et mon sol n’est pas toujours très droit, mais rien de dramatique.
Hors, même en respectant les modalités d’usage (patienter un peu après avoir déplacé la balance), j’ai des écarts de poids qui vont jusqu’à 2kg, que je me pèse dans ma chambre ou dans ma salle de bain. Pire, même dans la même pièce, j’ai des écarts entre chaque pesée, même si je me pèse 10 fois d’affilé.
J’entends bien qu’on est là en présence de technologie de pointe qui nécessite un sol droit et un environnement équilibré. Mais putain, ma balance Ikea à 5 euros me donnait toujours le même poids bordel de merde. Me voilà déjà complètement saoulé.

La masse graisseuse. Je ne sais pas si les mesures sont fiables (là aussi j’ai des écarts, mais moins importants). Juste, à quoi ça sert franchement ? Eventuellement à évaluer l’évolution sur l’année, mais à moins de se mettre au sport hardcore du jour au lendemain et de perdre 15kg, les écarts resteront minimes et dépendront avant tout de votre corpulence générale. C’est la posture sur la balance qui jouera le plus sur ces chiffres. Plus en tous cas que votre régime ou votre activité physique pour perdre 3kg avant les fêtes. En tous cas c’est l’impression que je me fais de la chose après avoir échangé avec quelques utilisateurs.

Le rythme cardiaque. Même chose, je comprends mal l’intérêt. On a jamais le même rythme cardiaque en fonction de la journée et de l’activité en cours. Là, ce qu’on a au mieux, c’est « le rythme cardiaque du moment de la journée où t’es en train de te peser en slip dans ta salle de bain », aucun putain d’intérêt. La balance en a d’ailleurs elle même conscience, puisque dès qu’un chiffre lui semble incohérent, elle ne prend pas la mesure en compte, et ne vous la donne même pas.

Enfin, la mesure de la qualité de l’air.
Là du coup je vais vous dire en quoi le truc m’agace. J’ai pas lu la notice, j’ai pas trop lu de tests sur Internet, mais en 2014, quand j’utilise un truc connecté avec mon iPhone, j’ai envie de tout suite comprendre ce qui se passe. Là, le truc me balance un chiffre, que je ne comprends, me le balance sur mon iPhone, avec une courbe, que je ne comprends toujours pas. Je sais pas si mon air il est bien ou s’il est tout pourri, j’en ai aucune idée. Je vois juste que la courbe est différente la nuit de la journée. Et que OUAIS, visiblement, y’a plus de CO2 dans ma chambre quand j’y dors, que quand j’y suis pas. BREAKING NEWS.

Bon alors ?

Alors je pourrais dire qu’à 150 boules la balance, ça fait un peu cher. Mais je vais pas le dire, parce que sur le papier, je peux comprendre ce prix, qui n’est pas si ouf. J’ai pas l’impression de m’être fait enfler en payant le truc trop cher, j’ai juste l’impression d’avoir acheté un truc qui sert à rien, et qui fait mal le simple job de mesurer mon poids quotidien.

Donc du coup, je ne vous la conseille pas franchement, à moins que votre sol soit le sol le plus droit du monde.
Et on va quand même remercier Josie pour les photos. Qu’un océan d’amour l’emporte.

- Toutes les infos sur le produit sont ici.

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Wall Editions, les posters qu’ils ont la classe

publié le par Paingout | 4 commentaires

C’est de la pub copinage, mais de la pub copinage de qualité. Faites moi confiance.
L’ami Tuxboard lance un site de vente en ligne de posters, mais genre de beaux posters.

Wall Editions, c’est le nom du site, propose des artistes originaux, avec des visuels qui claquent. L’idée est ici de proposer à petit prix (19€), des tirages contemporains. Le site est réalisé en partenariat avec les artistes, on est pas là dans l’achat en masse de visuels trouvés à l’arrache sur le Web. Non, y’a de l’édito derrière, et ça se voit.

Je ne suis pas franchement inquiet sur le fait que vous allez forcément trouver un modèle qui vous plait. Le format est unique, à savoir 50*70, de quoi vous permettre de trouver un cadre facilement, puisque le format est standard.

Et comme je sais que vous êtes nuls en proportions, j’ai demandé à la merveilleuse Margaux de poser à côté des posters, comme ça, l’air de rien, histoire de les voir en vrai. Ah oui évidement, moi j’ai choisi deux posters un peu sexy…

Allez les enfants, regardez vos murs, ils sont tout moches, il est temps d’agir en vous jetant sur Wall Editions.

Une seconde par jour…

publié le par Paingout | 11 commentaires

Pingouine du 04/03/2014 : Sainte Julienne

publié le par Paingout | 5 commentaires

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De PD à gros porc.

publié le par Paingout | 99 commentaires

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Cet article va être un peu décousu, et pas forcément très clair. Ne m’en voulez pas.

Depuis cette histoire de « Paingout ce gros porc », qui date maintenant d’il y’a quelques semaines, j’ai chaque jour des personnes qui viennent m’insulter sur Twitter.
A part quelques exceptions, l’immense majorité de ces gens sont des femmes, qui se décrivent comme féministes.
Chaque jour, ceci me fait repenser à mon rapport au féminisme, au conditionnement, au corps, à l’intimité.
Du coup oui, j’y pense, fort, et loin. Et plus le temps passe, plus je suis fâché contre ces femmes et leurs mots.

Je vais vous parler un peu de moi. Ceci est mon blog, c’est plutôt le bon endroit pour poser ces mots-là.

Paingout, danseuse.

J’ai été élevé par ma mère et mes soeurs. Je n’ai eu qu’une grand-mère, pas de grand-père. Mes parents se sont séparés à mes 1 an.
J’ai peu vu mon père, je n’ai jamais tissé de lien avec lui. Je considère qu’il ne m’a pas élevé. C’est plutôt ma belle-mère qui se chargeait de ça lorsque je passais mes vacances chez lui.

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Cette éducation entièrement féminine m’a conditionné d’une manière, plutôt féminine dirons-nous.
J’ai toujours été non-violent, je n’ai jamais fait de sports de garçons (ou alors c’était du grand n’importe quoi).
J’aimais m’habiller en fille ou me maquiller pour me déguiser (c’est toujours le cas). Mes gestes ont toujours été maniérés, au point que la plupart des gens pensent, aujourd’hui encore, en me rencontrant, que je suis homosexuel. Ce qui ne me pose aucun problème.

Enfant, je lisais des magazines féminins. Ado, je n’ai jamais voulu passer mon permis ou m’intéresser au foot, par contre j’aimais conseiller les clientes de la bijouterie de ma mère. J’aimais l’accompagner sur les salons de prêt à porter. Et au final voilà, ça a fait de moi un garçon bourré d’attitudes féminines, dans ma voix, dans mes gestes, dans ma façon de marcher ou de me tenir, dans ma culture.

En dehors de ça, il n’y a jamais eu le moindre doute sur ma sexualité, à aucun moment de mon adolescence et de mon âge adulte.

Ce qui m’intéresse ici, c’est cette notion de culpabilisation. Ces femmes qui m’insultent veulent me faire culpabiliser, par tous les moyens (même les plus improbables). Pourquoi ? Je n’en sais rien, je crois qu’il y’a une grosse part de défoulement, et que le militantisme n’explique pas tout. En tous cas il y’a un besoin absolu de me faire « prendre conscience ». Cette prise de conscience, je la fais sur certains points, je l’ai évoqué ici et là. Mais il y’a une constante, elles, jamais. D’aucune manière. Et pourtant dans ma vie, ce sont les femmes qui ont été les plus violentes et les plus injustes avec moi, qui n’ont jamais cherché à me comprendre ou à m’accepter.

Qui me traitait de « PD », de « danseuse », de « pédale », pendant TOUTE ma scolarité ?
Des filles, TOUJOURS des filles.
Aujourd’hui, qui, dans mon entourage, même proche, me sort régulièrement : « putain mais t’es complètement gay » ?
Et bien ce sont mes amies filles, jamais les garçons. Mes potes garçons se fichent de mon attitude ou de ma manière de parler.
Par contre oui, les filles le relèvent, alors certes avec amusement et tendresse, mais c’est elles qui jugent, pas eux.
Qui me jugeait parce que je ne voulais pas de scooter et que je n’aimais pas me battre ?
Ma belle-mère. Pas mon père.

Mon conditionnement à moi, c’est ça, c’est être élevé en grande partie comme une fille, et être à la fois jugé, par d’autres filles.

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Quand on parle de simple jugement amusé, pas de problème, on fait avec. Quand on parle d’injure, de diffamation, et d’acharnement, c’est un peu plus troublant.

Paingout, féministe et pornographe.

Si tout ceci n’a pas orienté ma sexualité, ça a en tous cas, je le crois, forgé et entretenu mon rapport aux femmes et au féminisme. Je me suis toujours intéressé aux combats féministes, et dans mon quotidien, je soutiens les idées féministes et combat autant que possible le sexisme ordinaire. J’y ai été aidé, à la fois par ma mère et mes soeurs, qui étaient très féministes, toutes. Puis par des rencontres, dont évidement Valérie, qui m’a beaucoup appris sur tout ça, en acceptant quand c’était possible mes contradictions.
J’ai conservé cet intérêt pour l’anti-sexisme en conservant mon vif intérêt pour l’érotisme, le fétichisme, la sexualité. Et oui, pourquoi pas, l’objectivation du corps de la femme.
Compliqué hein ? Et totalement contradictoire, j’en ai parfaitement conscience.

J’en ai souvent parlé sur ce ce blog, et je n’en ai jamais fait une doctrine, simplement un état de fait, mon rapport au corps de la femme est sexualisé. Je garde néanmoins toujours un regard positif, sans jugement, sur les corps. Peut être parce que mon rapport à la nudité et à l’intimité est décomplexé, parce que j’ai vécu avec mes soeurs et ma mère, nues, sur les plages, dans les salles de bain, toute ma vie. Parce que pour moi un sein ou une fesse n’est ni un drame, ni un blasphème. Jamais.

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J’ai toujours censuré sur ce blog les commentaires insultants, « trop grosse », « trop maigre », j’en ai même souvent fait des articles, pour recadrer, essayer de faire passer un message, comme quoi non, une femme grosse, ou une femme maigre, n’est ni laide, ni malade. Tenez par exemple, j’écrivais ce genre de truc il y’a 7 ans maintenant.
Puis mon rapport au fétichisme tiens, il n’y a rien de plus fort en terme « d’objectivation », que d’être troublé devant une partie isolée d’un corps, que ce soient des jambes, des pieds, des fesses, peu importe.
Mais j’ai su accepter et assumer ces fétichismes là chez moi, et les faire cohabiter avec une vision non-sexiste des rapports homme-femme, et surtout respectueuse des corps.

C’est la même chose concernant cette histoire de « photos volées » sur mon compte Instagram. Ce qui m’a été reproché, c’est l’acte, sans jamais se poser la question de l’intention.
Quand on mène un combat ou une fronde contre un individu, je crois utile de s’intéresser un peu à son propos ou à sa vision des choses. Je dis s’intéresser, et pas adhérer. Au moins chercher à comprendre l’intention. Ne serait-ce que pour mesurer ses propos, et ne pas tomber dans un excès, qui n’a au final plus aucun sens.

Mon rapport quotidien au féminisme est de cet ordre. Le sexisme est un vrai problème, les inégalités aussi, et je lutte contre à mon niveau. Même si dans mon cas, cette lutte se limite aux périmètres qui ne remettent pas en cause ce que je suis.

Paingout, ce monstre de sexisme.

Et puis il y’a ces femmes, qui depuis des jours, décident de me haïr, ou de faire de moi un exemple.
Des femmes qui sont contre les inégalités, mais qui me rappellent à chaque échange que je suis un homme, privilégié, et conditionné pour être un homme et agir comme un homme. Des femmes qui considèrent que parce que je suis un homme, je n’ai pas à exprimer mon avis, ma vision, ou même mon intérêt ou mon regard sur leurs méthodes.

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C’est là que ça ne colle pas, je n’ai pas été conditionné pour ça. J’ai été conditionné pour essayer de comprendre et accepter les différences. J’ai été conditionné pour être de gauche et ne pas haïr mon voisin de droite. J’ai été conditionné pour vomir la religion mais défendre celle qui perd son job à cause de son voile. Je n’ai pas été conditionné pour exclure un ou une individu d’une réflexion ou d’un échange à cause de son sexe. Et surtout, j’ai été conditionné pour m’intéresser aux gens, et pour essayer de les comprendre un peu.

Ca va loin, je pense que je peux tout comprendre et tout intégrer. Je peux comprendre le dealer. Je peux comprendre le fasciste. Je peux comprendre le violeur. Je peux comprendre l’inceste. Je peux comprendre, parce que comprendre c’est accepter le merde qui nous entoure, et faire avec. C’est trouver les armes et les mots pour faire évoluer les gens, pour lutter contre les gens.
J’ai souvent répondu à ces femmes qui m’insultent aujourd’hui, que les mots sont importants. Qu’inventer des faits, ou insulter, sans savoir, sans comprendre, a l’effet inverse du but recherché. Qu’en voulant m’éduquer par la force des mots et la violence de l’insulte, elles perdraient le combat.

Et maintenant ?

J’avais peur que cet acharnement me fasse détester le féminisme, et bien c’est arrivé. Et je le regrette infiniment.
Je ne perds pas mon intérêt pour la lutte contre le sexisme dans mon quotidien, sur des sujets qui me sont proches ou des actions que je sais pouvoir mener. Mais je ne peux plus supporter l’excès, la violence verbale, le mensonge, et la manipulation systématique qui est faite de mes propos ou de mes photos.
Je considère honnêtement, et sans aucun doute, que je fais beaucoup moins de mal au genre humain en publiant une jolie photo volée de jambes, prise sur un quai de métro, que toutes ces femmes qui mentent, manipulent, et haïssent sans mesure.

Mon regard sur vous ressemble au regard que j’avais sur ces jeunes filles qui me traitaient de danseuse ou de « PD » parce que je croisais les jambes dans la cour du lycée. Vous me saoulez avec vos grands mots et vos jugements. Vous me gonflez avec votre indignation facile. Vous me gonflez à n’avoir aucune mesure de rien.

J’espère rencontrer d’autres féministes, qui sauront me réconcilier avec tout ça.

D’ici là, allez vous faire foutre.

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Le meilleur appareil photo au monde est donc un…

publié le par Paingout | 60 commentaires

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Cette photo n’est là que pour vous donner envie de lire la suite (promis y’en a plein d’autres plus bas).

Cela fait des mois, des années même, que l’envie de me débarrasser de mon reflex me titillait.
Non pas que je veuille cesser de faire des photos, mais l’encombrement du reflex est un frein énorme, d’autant plus depuis que les iPhones font de très jolies photos, l’intérêt de se trimbaler un gros machin dans le sac s’est considérablement réduit.

J’ai fini par craquer, et je vais vous raconter ça, ici.

Pour quelles photos ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, précisons un peu mon profil. Je ne suis pas photographe, ni artiste photographique, ni rien de ces trucs là. Je suis plutôt un type qui aime prendre des jolies photos, essentiellement de jolies filles plus ou moins nues. Je ne m’intéresse pas à la technique, ou à la haute performance du matériel que j’utilise. Enfin si, mais pas en tant que tel. Je suis ravi que les photos produites soient jolies et de bonne qualité, mais je ne comprends en réalité pas grand chose aux mécanismes techniques et à « pourquoi » techniquement ceci est mieux que cela. D’ailleurs ça se voit sur mes photos.

vincent0006_110x91800_1680_4272-720x480@2xJe précise ce point, parce que je considère honnêtement que cet article s’adresse aux gens qui, comme moi, adorent prendre des photos, sont totalement décomplexés sur le sujet, mais ne sont pas des spécialistes. En gros je m’adresse :
– Aux gens qui font des millions de photos avec leurs téléphones (aux blogueurs et blogueuses, par exemple).
– Aux gens qui font des photos avec un compact un peu cool et qui aimeraient monter d’un cran.
– Aux amateurs comme moi, qui se sont un jour payé un reflex, qui en sont ravi, mais qui ne savent pas l’exploiter à fond et se disent souvent « mais pourquoi je me trimballe un si gros machin bordel ? »

Si vous êtes photographe, pro, bien équipé, fin connaisseur, vous pouvez tout de suite passer votre chemin, cet article ne vous intéressera pas du tout.

Un hybride c’est quoi ?

Je vais vulgariser autant que possible, et vous décrire en une phrase les différents types d’appareils photos :

1) Le téléphone qui fait des photos, sur les modèles haut de gamme ça fait de très jolies photos, sauf quand il y’a peu de lumière.
2) Les appareils photos compacts, c’est à peu près la même chose que les capteurs qu’on trouve sur les smartphones haut de gamme.
3) Les bridges. Ce sont de gros compacts qui se voulaient être à la croisée du compact et du reflex. En gros c’est surtout un compact avec un encombrement maximum et un capteur tout aussi moyen que sur un compact.
4) L’hybride, qui joue la carte inverse du bridge, l’idée est en gros d’avoir toute la technologie d’un reflex, dans un encombrement minimum, et surtout de pouvoir changer d’objectif.
5) Le reflex, c’est gros, ça fait des millions de trucs, on peut changer les objectifs, ça fait des photos folles avec une qualité merveilleuse que même les licornes elles y croient pas.

Voilà. Ici on va parler hybride. Un hybride c’est en général un truc qui se veut beaucoup plus petit qu’un reflex (mais un peu plus gros qu’un compact), qui doit vous permettre de faire à peu près tout ce que vous feriez avec un reflex.

Mais alors un hybride c’est aussi compliqué qu’un reflex non ? Quel intérêt du coup ?

Alors oui et non. Disons que l’hybride est censé avoir à peu près le même potentiel que le reflex, mais les efforts de miniaturisation, et surtout le besoin absolu des constructeurs de plaire au grand public, les oblige à concevoir des appareils avec des ergonomies plus accessibles. La plupart des constructeurs se permettent des astuces et des mises en avant de fonctionnalités simplifiées, clairement à l’usage du grand public. Du coup, pour un niveau donné (amateur/débutant), on peut considérer que là où vous utilisiez 30% des capacités technologiques de votre reflex, vous allez réussir à en exploiter 60 à 70% sur votre hybride. Et vous allez du coup beaucoup plus vous amuser.

vincent0013_212x25404_1680_4896-720x480@2xDisons qu’à l’inverse, on peut considérer que pour ne pas perdre leur cible habituelle, la plupart des constructeurs n’osaient pas franchement bousculer les habitudes des utilisateurs de reflex, et ce depuis des années. Aussi bien au niveau des molettes que des logiciels embarquées dans les appareils.
Avec ce nouveau marché, bah ils sont un peu plus détendus du slip.

La plupart des photographe férus de reflex ont tendance à cracher un peu sur les hybrides. Et d’une, parce qu’ils sont snobs et voient d’un mauvais oeil l’idée que Tata Mireille puisse faire des photos magnifiques, et de deux parce qu’ils ont investi des milliards d’argent dans leur matériel, et qu’ils sont du coup d’assez mauvaise foi. Ce que je peux comprendre, je fais pareil sur plein de sujets.

Donc l’hybride a beau faire quasiment tous les machins qu’un reflex sait faire, croyez-moi, ce sera moins compliqué à utiliser, et vous y prendrez beaucoup plus de plaisir.

Bon et alors toi, tu es passé de quoi à quoi ?

J’ai des reflex depuis environ 7 ans. J’ai débuté sur Sony, puis j’ai basculé sur Nikon. J’ai fait la plupart de mes photos avec un Nikon D90, puis avec son successeur, le Nikon D7000.
L’appareil (le boitier), c’est une chose, mais ce qui compte avant tout, ce sont les objectifs utilisés.
Me concernant j’utilisais essentiellement deux objectifs (optiques), une focale fixe Sigma 30 1.4, qui permet de faire des jolis portraits, et des jolis flous. C’est avec cet objectif que j’ai réalisé la plupart de mes shootings depuis des années.
J’avais également un zoom, un 200, pour faire des photos de loin, du genre « photos de nanas en bikini sur la plage » ou « photo du koala sur son arbre qui est super loin en vrai mais que là on dirait que je suis à côté de lui et que c’est mon pote« .

Lors de mon séjour récent à Sydney, en Australie, je me suis donc embarqué tout ce petit monde, un peu à contre coeur. Considérant toujours que, surtout en vacances, j’avais une putain de flemme de me trimbaler tout ça. C’est lourd, ça prend de la place dans le sac à dos, ça fait chier.
Et puis, toujours à Sydney, pendant le Boxing Day (sorte de jour de mega soldes, le lendemain de Noël dans certains pays du Commonwealth), un ami m’envoie par mail une promo d’un un site local de vente d’appareils photo. Sur cette promo, mon oeil est attiré par le Fujifilm X-E2. Je ne m’y étais jamais intéressé, je ne connaissais absolument pas ce modèle.

En France, les gens ont tendance à flipper un peu à l’idée de sortir des classiques Nikon/Canon/Sony quand il est question d’investir beaucoup d’argent dans du matériel photo. C’était clairement mon cas, et quand je bavais sur les hybrides, je bavais uniquement sur les  Sony Nex, parce que c’était du Sony. Jamais je ne me serais intéressé à un Fujifilm.
Par contre, à l’étranger, d’un point de vue marketing en tous cas, le matraquage ne se fait pas uniquement sur ces trois marques, loin de là, c’est très flagrant dans les boutiques photos. Puis personne ne vous jugera si vous avez un appareil photo d’une marque inconnue.

Et donc je reviens à mon histoire de promo. Je vois ce modèle, et avant même de voir ce qu’il proposait comme prestation, je me rends compte que :
– Cette boutique faisait de l’import direct du Japon voisin, à des prix assez chouettes.
– On était en plein Boxing Day.
– Sur ce modèle en particulier, y’avait une promo en plus !
– Le taux de change Euro/Dollars Australien était fou.
– Je pouvais récupérer une partie de la TVA locale à l’aéroport.

Rapide calcul, le boitier à 1000 euros en France (à ce moment là) me coutait 600 euros là bas.
J’ai donc commencé à me renseigner sérieusement sur la bête. 48h après j’en faisais l’acquisition, oublié le reflex, à jamais.

Donc voilà, c’est vraiment un pur hasard si je suis tombé sur ce modèle là, une histoire de promos et de taux de change. Par contre, j’ai croisé pas mal de gens bossant dans la photo (plutôt vendeurs que photographes), me félicitant de mon achat. La bête est visiblement très réputée.

Mais la putain de toi, pourquoi c’est si bien ?

C’est là que je ne vais pas développer tous les détails techniques chiants bla bla, pour ça je vous renvoie sur des tests un peu plus précis et sérieux de la chose (voir liens tout en bas du billet). Moi je vais juste vous dire pourquoi je le surkiffe, à mon niveau à moi de pseudo-photographe amateur qui n’y comprend rien. Un peu comme vous.

1) L’encombrement.
Clairement, ça change tout. Passer d’un appareil photo que je ne voulais plus prendre avec moi, à un appareil que je peux glisser dans mon sac en permanence, c’est juste merveilleux. Je l’ai équipé d’une toute petite focale fixe qui ouvre à 2, pour qu’il ne prenne vraiment aucune place. J’ai aussi récupéré une focale fixe 1.4 pour mes shootings, et un Zoom pour mes photos de bikinis et de koalas. Je vous laisse voir la différence d’encombrement ci-dessous, avec une focale fixe 1.4.

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Si je colle mon autre focale fixe, qui ouvre à 2, sur le Fujifilm, c’est encore plus flagrant.

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Je me suis aussi amusé à peser les deux appareils, à configuration égale. Boitier, focale fixe 1.4, sangles et batteries incluses, c’est sans appel :
Fujifilm X-E2 : 680 grammes.
Nikon D7000 : 1250 grammes. Presque le double.

2) L’encombrement.
Je sais plus si je vous ai parlé de la place gagnée dans mon sac ? Ah oui merde, à l’instant, pardon.
Non mais sérieux, regardez moi les deux dans une pochette adaptée, y’a pas photo comme dirait l’autre. A gauche le reflex Nikon D7000, à droite le Fujifilm X-E2. Et derrière, une paire de Converse. Je sais pas pourquoi y’a une paire de Converse sur cette photo.

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3) L’ergonomie.
Là où je ne comprenais rien sur mon reflex, sur ce Fujifilm X-E2, je comprends tout, et vite. Les menus sont clairs, explicites, les molettes sont bien placées et les réglages de base se font tous en 3 secondes, sans même avoir à regarder l’écran. Il m’a vraiment fallu quelques heures seulement pour m’y faire. Puis c’est bourré de détails pratiques, comme le réglage de l’ouverture mécaniquement directement sur les objectifs, la ligne de niveau pour vous assurer que l’appareil est bien droit, et plein de conneries du genre.

Voyez ci-dessous, la ligne de niveau bleue devient verte quand elle positionnée au même niveau que la blanche, pour faire des photos bien droites ! Si ça se trouve ça a toujours existé sur les appareils photos, ben moi j’avais jamais trouvé comment activer ça.

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4) Le design de l’appareil.
Pour être honnête je m’en fiche, et l’aspect un peu vintage-hipster de l’appareil me gonfle un peu, j’aurais dû prendre le modèle tout noir, mais il n’était pas dispo. Cela étant dit, je l’évoque quand même, parce que tous les gens qui me voient avec cet appareil me lâchent un « il est super beau ! ». Il doit donc être super beau.

5) La qualité des photos.
Là aussi je vais être honnête, je ne vois tout simplement pas la différence d’avec mon reflex. Le capteur fait la même taille, et les photos ont à peu près la même définition. Pour le reste, je ne suis pas expert pour juger, mais je peux juste vous dire que je trouve ça nickel, et je trouve mes photos, prises avec cet appareil aussi jolies qu’avec mon reflex.
CA C’EST DE L’ANALYSE MEC.
Je vous colle 3 photos de shootings récents prises avec ci-dessous. Les photos sont un peu retouchées (contrastes, couleurs, tout ça).

Du coup en bonus je vous colle des photos absolument pas retouchées ci-dessous, toutes prises à Sydney.
Pour être très clair, ce sont même des conversions JPG des fichiers RAW générés par l’appareil (ah oui, évidement il sait shooter en RAW). Ils n’ont même pas bénéficié du traitement et des améliorations JPG de l’appareil :

6) Le Wifi embarqué.
C’est un détail, une petite feature comme ça l’air de rien. Mais putain, j’adore. Tu prends une photo avec ton appareil, tu la kiffes, tu veux l’envoyer sur Instagram, Twitter, Facebook, ou à Tata Josie. Tu actives le Wifi, tu lances l’application sur ton iPhone, et HOP, ta photo est sur ton téléphone. Ca a changé ma vie. Ceux qui me suivent sur Instagram ont pu s’en rendre compte.

Ci-dessous je vous montre l’application iOS en action. C’est simple, l’appareil génère un réseau Wifi, on lance l’application, on s’y connecte, et on transfère. J’aurais préféré du bluetooth, mais ça reste très cool.

7) Les objectifs proposés.
Sujet important, les objectifs disponibles. Fujifilm a vraiment un beau catalogue de « Montures X », qui sont donc les objectifs adaptés à toute leur gamme X. Ils sont nombreux, réputés, et plein de choses sont annoncées à ce sujet. Donc aucune inquiétude à avoir à ce niveau là.
Du coup je vous colle la gueule de mes objectifs ci-dessous :

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Sur le boitier, on a un donc un 18 mm / 2 XF R, pour le quotidien, puis à côté un X-Pro1 XF-35 mm F1.4 R, pour les shootings, et enfin un zoom, XF 55-200mm F 3.5-4.8 R LM OIS, pour les koalas et les bikinis lointains. Et puis un chat, dans le fond. Toujours important d’avoir au moins un chat sur une photo.

test_xe2_11Voilà, et sinon en vrac y’a un petit flash intégré, qui sort de l’appareil si besoin. L’autofocus est très rapide (gros point fort de ce produit apparemment). Il fait de chouettes vidéos, l’autonomie me semble très correcte (je n’ai jamais été à plat, même en faisant des centaines de photos en Australie), l’écran arrière est grand et lumineux, et j’insiste, l’ergonomie générale est excellente. Il y’a aussi pas mal de fonctionnalités pour éditer, recadrer, et filtrer les photos directement dans l’appareil.

Vas-y avoue, y’a bien des trucs un peu pourris non ?

J’avais une crainte principale, c’est le viseur numérique.
C’est à dire ?
Et bien sur un reflex classique (Sony mis à part), on trouve généralement un trou dans lequel on met son oeil. Et ce que vous voyez dans le trou, ben c’est ce que vous allez photographier. L’image que vous voyez, c’est la vraie image, pas un écran.
Et bien sur les hybrides équipés d’un viseur, celui-ci est généralement numérique. En gros quand vous foutez votre oeil dedans, vous regardez un mini écran. Un peu comme sur les bridges d’ailleurs.
C’était un facteur bloquant pour moi sur les Sony Nex. J’avais testé, c’était insupportable. De même sur leur gamme de reflex.

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Le viseur numérique du X-E2, avec les réglages qui s’y affichent dans la foulée.

Mais mon usage a évolué, maintenant que je fais des millions de photos avec mon iPhone, je me suis clairement habitué à faire mes photos directement à l’écran. L’écran du dos de l’appareil convient donc bien, pour peu qu’on s’y habitue.

Quand au viseur numérique, là aussi on s’y fait, d’autant plus que celui du Fujifilm X-E2 est vraiment d’une qualité folle et affiche en temps réel les informations techniques, ce qu’un viseur classique ne sait pas faire. Il est rapide, fluide, et s’active dès qu’on approche l’oeil du viseur (ou un doigt, ce qui est un peu plus chiant).
Le principal inconvénient de prendre des photos en utilisant l’écran arrière, et de consommer plus de batterie. Il faut donc savoir gérer ça, et savoir quand utiliser l’écran, et quand utiliser le viseur.
Pour la plupart des gens, ce sera clairement un détail. Ne bloquez pas sur ça.

2014_01_03_22_18_625517526062143356_8333524_Normal_copygramEt sinon, bah pas grand chose à lui reprocher honnêtement. Peut être le fait qu’il ne soit pas construit pour être particulièrement étanche ou « tout temps », ou l’absence d’écran orientable. Autre truc, j’aimerais pouvoir contrôler l’appareil avec mon iPhone (peut être possible via une mise à jour logiciel, bientôt).
Ce sont des points qui seront disponibles sur le Fujifilm X-T1, mais cet appareil sera du coup plus gros, et ressemble beaucoup plus à un reflex. On pourrait aussi évoquer le Fujifilm X-M1, encore plus petit que le X-E2, mais lui n’a pas de viseur du tout, et il serait un tout petit peu moins performant que le X-E2. Ca reste un choix à considérer, plus économique aussi.

Un autre détail un peu chiant, si vous shootez en RAW (en RAF même, pour être précis), MacOS ne reconnait pas encore les fichiers générés par le XE-2, on est donc obligé de les convertir avant, avec un RAW Converter, ou dans mon cas, avec Photoshop et Camera RAW. Aucun problème si vous shootez en JPG évidement.
A noter que les fichiers RAW sont énormes, compter 35mo par fichier, contre 3-4 Mo au format JPG.

Conclusion

Si vous avez tout lu, vous devriez avoir « un peu envie » quand même. Alors essayez donc de le voir, de le manipuler un peu, de faire 2-3 photos avec, et je vous assure que ça changera votre rapport à la photo. Compter 1200 à 1300 euros avec un objectif de base. C’est cher, mais c’est à comparer avec un reflex correct.

Si vous voulez creuser, je vous colle deux tests, à lire, un plus technique chez Les Numériques, et l’autre plus « le X-E2 au quotidien » :
Fujifilm X-E2 : Test complet sur LesNumeriques.
– Test Terrain : Fuji X-E2 sur Darth’s Blog.

Bisou bisou.

Enceinte portable NudeAudio Move M

publié le par Paingout | 5 commentaires

Petit test rapide, comme ça, en passant, poum poum.
La marque NudeAudio s’est implantée en France il y’a peu, avec une gamme d’enceintes nomades sans fil (bluetooth), au design assez rigolo, genre année 70 un peu. Un peu bombées, épurées, efficace.

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Disponibles en plusieurs tailles, S (la petite), M, et L, plus large, j’ai donc l’occasion de tester la version M.
Niveau taille, je vous laisse comparer avec la taille de l’iPhone posé à côté.

Au niveau des fonctionnalités, on retrouve des grands classiques, à savoir la connectivité Bluetooth pour diffuser le son de votre mobile (ou ordinateur) vers l’enceinte, une entrée jack pour brancher votre matos directement (le câble n’est pas fourni), et un petit câble micro-USB pour recharger l’enceinte, qui fonctionne sur batterie.

Plus original, l’enceinte est équipée d’une prise micro, pratique pour une vision conférence genre, ou même pour papoter longuement au téléphone sans se coltiner un casque ou le haut-parleur tout naze de votre téléphone.

Un chouette produit, avec un défaut néanmoins, la qualité du son n’est pas vraiment là. Disons que ça reste meilleur que l’enceinte de votre iPhone ou de votre ordinateur (bien que), mais comparé à l’encombrement du produit, le son n’est pas tout à fait à la hauteur.

Cela étant dit, il faut aussi ramener ça au prix, la version M que j’ai pu tester est disponible sur Amazon pour un peu plus de 45 euros, ce qui reste relativement correct. Plusieurs coloris sont disponibles, je vous laisse fouiller :)

Quand Orange te PRÊTE un lecteur BluRay pour 100€

publié le par Paingout | 22 commentaires

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Ca faisait un petit moment que je n’avais pas écrit sur Orange, mais faut dire que là, cette découverte m’a scotché sur place.
Je vous raconte.

Il m’arrive de regarder des DVD et des Bluray. C’est pas fréquent, mais ça m’arrive. Jusqu’à présent j’utilisais ma Playstation 3 pour ça, n’ayant pas de lecteur DVD à part. Sauf que la PS3 fait un bruit de dingue, et je ne joue pas, j’ai donc décidé de m’en séparer et de me trouver un lecteur Bluray à brancher sur ma TV.

J’étais client Freebox avant, et la Freebox Revolution inclut un lecteur Bluray, c’était plutôt le bon plan. Maintenant je suis client Orange ADSL, et j’ai acquis la toute récente, et soit disant révolutionnaire, Livebox Play.
Annoncée en grande pompe, c’était un peu censé être le top du top de la Box Internet. Souvenez-vous, il y’a quasiment un an jour pour jour, je vous en pondais même un petit test express.

Par défaut, la Livebox Play de contient pas de lecteur Bluray, mais propose un emplacement, dans lequel on peu y encastrer un lecteur, fourni en option. Soit. Pourquoi pas. Du coup, bêtement, je me dis que je vais aller me commander la chose sur le site d’Orange, ça m’évitera d’acheter un lecteur à part, qui prend de la place, surtout que la Livebox Play est large à en crever. Autant que ce soit utile.

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Du coup me voilà sur le site d’Orange, et là, je perds mon premier oeil. 99€ le lecteur. Donc 100 boules quoi.
Il faut savoir qu’un lecteur Bluray 3D coute environs 80 euros à la Fnac, et on peut en trouver à moins de 70 euros sur Amazon, et des trucs de marque hein, genre Sony, Samsung, etc.

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Chez Orange, c’est 99 euros. Bon. Admettons.
Mais là y’a un truc qui m’étonne sous le prix. Les petits (1)(2) qui renvoient vers les petites lignes, et la mention « frais de mise à disposition » qui ne veut absolument rien dire. Alors on clique, et on lit les petites lignes.

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« Le lecteur Blu-ray reste la propriété d’Orange et devra être restitué en cas de résiliation de l’option lecteur Blu-ray, ou de l’offre Livebox Play. »

C’est là que j’ai perdu mon second oeil, et mes deux poumons dans la foulée.

DONC.
Demain, je paye un lecteur Bluray 99 euros, ce qui est déjà plus cher que la plupart des lecteurs du marché, et en plus, à ce prix là, il ne m’appartient pas. Comprendre que le jour où je décide de changer d’opérateur Internet, je n’aurais plus le droit d’utiliser mon lecteur Bluray payé 99€, pire, il me faudra le renvoyer. Sans récupérer mes 99€ donc. Oui oui, c’est marqué :

« Les frais de mise à disposition ne seront pas restitués, quelle que soit la cause de la fin de la mise à disposition du lecteur DVD Blu-ray. »

Voilà. C’est ça l’innovation selon Orange. C’est prêter du matériel contre 99€. Matériel que l’on peut trouver neuf à 80€ à la FNAC.

BRAVO CHAMPIONS.

Je vais donc me payer un lecteur Bluray, qui sera à moi, et je vais continuer à avoir une Livebox Play qui mesure 1 mètre de large, pour rien. Notez que je considère sérieusement l’idée de changer à nouveau d’opérateur, du coup.

J’ai testé le stage de défense de rue

publié le par Paingout | 4 commentaires

Alors que l’Internet s’agite beaucoup ces derniers jours sur les bonnes réactions à avoir pour limiter un peu le sentiment de peur que peuvent avoir certaines femmes en marchant dans la rue le soir, moi je suis carrément aller tester le « Stage de défense de rue« .
Non pas par besoin, mais tout simplement parce qu’on m’y a invité.

Et ben je vais vous dire un truc, c’était très intéressant.

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- Ce que je croyais.

La réalité est assez simple, j’ai peu été agressé dans ma vie. Quand je l’ai été, j’étais soit très jeune, soit tout maigrichon. Aujourd’hui je suis grand, massif, barbu, et j’ai toujours considéré que non, je ne me ferais plus agresser. Honnêtement, je le crois toujours. Je ne suis pas avenant, et je pense que la plupart des gens n’aimeraient pas se prendre une tarte de ma part.
Accessoirement, j’ai pratiqué plusieurs sports de combat, donc j’ai toujours imaginé que si je venais à être agressé, ça ne me poserait pas de problèmes. D’autant plus que j’ai récemment eu l’occasion de m’interposer au milieu de types en train de se foutre sur la gueule, et je me suis senti assez à l’aise dans l’exercice…

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- Oui mais…

Oui mais non. Tout ceci est faux. Le fait que je sois grand et fort ne m’empêchera pas de me prendre un coup de couteau, ou de me faire dépouiller de mon iPhone, et surtout, intervenir dans une bagarre pour l’apaiser n’a strictement rien à voir avec l’idée de se défendre, ou de réagir face à une véritable agression.

Je m’en suis rendu compte lors de certains exercices du stage, de mise en situation. Je me suis vu assez ridicule face à un comportement agressif à mon encontre. Pire, je me suis rendu compte qu’il était assez délicat pour moi de porter un coup ou même simplement d’avoir un comportement ferme face à une agression.
Eric, responsable de l’association, nous a expliqué très justement que c’était plutôt sain de ne « pas oser », que c’était normal. Le comportement inverse lui, serait problématique.

Quoi qu’il en soit, clairement, en situation d’agression, on perd tous ses repères, on oublie les techniques de combat que l’on a pu apprendre, on est juste là, comme un con, le cerveau en compote, à ne pas savoir quoi faire…

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- Ce que j’ai compris.

J’ai découvert, et ça nous a été très bien expliqué, l’ordre des choses en cas d’agression. C’est tout con, ça semble évident, et pourtant…
Pour faire simple, le premier objectif est d’éviter le danger. Ne pas se mettre en situation.
Si le danger est là, la fuite est une vraie solution. J’ai adoré que lors de ce stage, la fuite fasse partie intégrante de la solution. La fuite n’est pas une honte, c’est véritablement la meilleure option.
Puis vient la négociation, par la parole, le comportement, pourquoi pas l’intimidation. Savoir adapter ses gestes et ses paroles pour ne pas être une cible facile ou une victime évidente.

C’est seulement en dernier recours qu’on en arrive au combat à proprement parler, et plus que de combat, on parle ici d’automatismes à acquérir, simples, pour se protéger, savoir prend un coup, savoir repousser l’agresseur, et éventuellement, s’il n’y a plus aucun autre choix, le frapper.

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- Et du coup j’en pense quoi ?

J’en pense que c’est assez génial. J’avais peur (et hâte à la fois) d’assister à un cours de baston, mais non, tout ceci est bien plus intéressant, ces leçons apprennent à ne plus avoir peur, à se dire « je ne suis pas démuni », « je peux réagir convenablement à ». C’est idiot, mais ça change tout, c’est une mise en confiance.

Evidement cette mise en confiance ne s’acquiert par en une leçon, et pour avoir parlé avec pas mal de gens et de membres de l’association, tout ceci peut prendre un peu de temps. Mais la finalité est là, en persévérant, des femmes (et hommes) qui avaient véritablement peur de se faire agresser, ont aujourd’hui moins peur. La méthode semble vraiment efficace.
Evidement elle ne règle pas tout, et ne vous empêchera pas de vous prendre un coup de couteau, mais le simple fait d’apaiser, et d’effacer au moins en partie une crainte, me semble déjà une belle victoire.

A titre personnel, je sais clairement que ce simple stage de 3h m’a déjà donné une petite pointe de confiance en moi supplémentaire, et rien que pour ça, c’est cool.

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- Et du coup dans cette rue sombre en fin de soirée, on fait quoi ?

Valérie a lancé un petit débat sur Twitter l’autre jour, suite à son tweet suggérant aux hommes de changer de trottoir lorsqu’ils marchent derrière une femme, dans une ruelle sombre. Une partie de l’internet a été assez choqué par cette proposition.

Moi je ne l’ai pas été, parce que je réagis déjà de la sorte parfois, si je marche derrière une nana dans la rue, pour peu qu’il soit un peu tard ou qu’il n’y ai personne autour, j’ai tendance à m’éloigner.
(là c’est le moment où vous allez me dire qu’en plein jour, j’ai plutôt tendance à la prendre en photo, et vous aurez raison, mais on va dire que c’est pas le sujet)

Bref, malgré tout cette solution n’en est pas vraiment une, c’est « faute de mieux » et pose pas mal de problème. Ne serait qu’au final, ça obligerait tout le monde à changer de trottoir en marchant derrière une femme, vu que par définition, la personne en question ne peut pas forcément savoir si c’est un homme ou une femme derrière. Et j’ajoute que beaucoup d’hommes flippent aussi de se faire agresser dans la rue en soirée, même s’ils font genre que non.

Le passe sur le malaise du concept de devoir changer de trottoir quand on est un noir ou un arabe, parce que vous comprenez, moi j’ai eu une grand mère très raciste qui m’a élevé en m’inculquant la peur du noir et de l’arabe, alors hey, ce serait bien qu’ils changent de trottoir. Non, ça n’est pas une solution.

L’idée est de considérer que le problème vient de l’éducation permanente faite aux femmes, comme quoi elles DOIVENT avoir peur. Ceci a effectivement fait beaucoup de dégât, mais je reste persuadé que la solution est avant tout de réapprendre, faire en sorte d’évacuer un peu cette peur, et le stage de Défense de rue est plutôt un bon outil pour ça. Je le crois sincèrement.

- On s’inscrit où ?

Franchement, n’hésitez pas.

Paingout et Instagram

publié le par Paingout | 8 commentaires

Après avoir lu ceci chez Violette et Caroline, j’ai eu envie de répondre moi aussi à ce petit questionnaire Instagram.
Voilà, je repique l’idée, comme ça, à la punk. Juste parce que ça me fait plaisir.

1) Ton compte Instagram ?
C’est facile, c’est Paingout.

statigram-birth2) Tu instagram depuis quand ?
Depuis le 19 aout 2011. Je m’y suis mis tardivement, je ne supportais pas l’abus de filtres jaunis ou oranges, systématique, sur les photos. D’autant plus qu’à l’époque les capteurs d’iPhone étaient assez sales, avec une mise au point un peu foireuse, du coup du filtre jaune sur de la photo de mauvaise qualité, ça le faisait vraiment pas. Aujourd’hui ça va, il m’arrive même assez régulièrement de filtrer mes photos.

3) Quelle a été ta première photo postée ?
Une photo de la manette rose de ma PS3, c’était vraiment un test, cette photo n’a aucun intérêt, mais je l’ai laissée.

4) Vas-tu souvent sur Instagram ?
Oui, plusieurs fois par jour, quasiment autant que sur Twitter. C’est ludique, il y’a parfois de jolies photos, et je suis plein de jolies filles en plus, donc ouais je suis assez fan.

5) Ta pire photo sur Instagram ?
Dur à dire depuis le #PaingoutGate. Celle qui a fait le plus polémique était cette photo là, pour son côté voyeur et photo volée. Mais ce que les gens ne savaient pas, ce qu’en réalité la personne sur la photo était une connaissance, et surtout elle était en maillot de bain, avec une petite robe de plage très courte. Une photo au final beaucoup moins voyeur est tordue qu’elle n’y parait. Et je la trouve plus jolie qu’autre chose, donc elle ne compte pas.

Mais du coup, « pire », je ne sais pas ce que ça veut dire… Si pire c’est « moche », j’ai viré la plupart des photos que je trouvais vraiment laides ou pas intéressantes, et si on fait abstraction des photos « voyeur », y’a rien de bien terrible sur le compte. Allez, on va dire celle là, qui n’est pas particulièrement classe. Mais je l’aime bien quand même.

statigram-my-top-five-photo6) La photo qui a eu le plus de succès ?
Mes deux chats assis sur ma chaise, devant mon ordinateur. Normal. Cf. visuel à droite.

7) Combien as-tu d’abonnés, combien suis-tu de personnes ?
A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai 2787 abonnés, et je suis 167 personnes. Je ne suis que des gens qui me suivent, comme sur Twitter (je suis snob), j’utilise InstaGhost pour vérifier ça.

8) Quelle est la dernière personne à avoir liké une de tes photos ?
Et bien c’est François, son compte Instagram est ici.

9) Une personnalité ou une marque que tu suis ?
Je viens de vérifier, je ne suis aucune marque, à part Gaumont France, parce que je passe du temps avec eux, et fais plein de machins avec eux. Je ne crois pas suivre de personnalités, en tous cas personne d’incroyable.

10) Montre nous une à trois de tes photos préférées sur ton compte Instagram.
J’y arrive pas. Voilà, c’est con, mais j’y arrive pas. Du coup je vais dire une connerie, du genre ce #Selfie de moi déguisé en #Selfie pendant Halloween. Mais en vrai, c’est pas ma préférée :)

11) La dernière photo qui apparait actuellement sur ton fil instagram ?
Ben en fait c’est une vidéo de chat, prise par Mouchtique. Son compte Instagram est ici.

Voilà, vu que personne m’a tagué, je vais taguer personne, mais je vous invite à répondre au même machin, parce que c’est rigolo !