Auteur: romu

Bruxelles. La capacitation du sperme désigne l’action de rendre le sperme plus fécondant dans le cadre d’une fécondation in vitro. Les spermatozoïdes passent par toute une série de changements pour une fécondation. Ce procédé comprend entre autre une modification de la fluidité et un changement dans le modèle de mobilité.
Cette technique au coût élevé était jusqu’à présent à charge des patients, coût auquel il fallait ajouter les frais médicaux de la fécondation in vitro.
Depuis le 1er octobre, la capacitation du sperme est, en grande partie, remboursée par l’assurance-maladie.

Le sperme performant atteint donc un prix nettement moins imbuvable.
Et tout ça, grâce au remplacement de machines de labo par un nouveau mouvement masturbatoire  inventé par un chorégraphe, ébranlant du même coup sur leurs bases science et coût de la vie.
La modification de la fluidité fut une découverte fumeuse: à force de suivre la gestuelle des rats d’opéra en coulisse, le chorégraphe a insufflé à sa semence une souplesse jamais atteinte.
Le changement dans le modèle de mobilité est quant à lui dû au fait que les hanches du chorégraphe n’allaient pas comme le veut la nature d’avant en arrière, mais de gauche à droite. Fallait bien repousser les rideaux qui l’embêtaient de chaque côté.
La fuite des rats entraînant  la ruine du chorégraphe, celui-ci opéra un changement entre sa banque elle aussi en faillite ( tiens donc ) et la Banque de sperme, où on lui révéla la richesse qui l’habitait s’il jouait en bourse.Ce qu’il fit, sans oublier dans son immense bonté de faire partager sa découverte à la science, afin que sa fortune ne soit pas stérile de fierté.
Bon, cet article est classé dans la rubrique Trucs cons, je vous avais prévenu. Néanmoins, il peut en aider certains.Ceux qui ont un orgasme en dansant la tektonik pourront dire qu’ils ont “capacitaté” leurs spermatozoïdes. Ils auront l’air un peu plus intelligent.

Posté par romu (www) le 5 octobre 2008 à 2:12 | Trucs cons | Trackback | 1 commentaire »


Une règle de dialectique nous dit que dans un débat, l’on ne peut répondre à une question par une autre question. Que ce serait éviter la réponse, et patati et patatatatatagueule.
Face à la connerie, face aux questions dont on a rien à secouer, on a pas le droit de se passer d’une arme.
La question comme réponse est une option au même titre que le silence, l’ironie ou le bourre-pif pour renvoyer au questionneur le fait qu’il aurait mieux fait de la fermer.

- Tu as vu que Britney Spears veut acheter sa sex-tape d’avec Ghalib pour 6,3millions d’euros?
- Tu as vu que Scottex planche sur une matière de papier Q pour que ta culotte n’abrite pas des dreadlocks après trois jours de festival?

Posté par romu (www) le 4 octobre 2008 à 3:36 | Humeurs | Trackback | Commentez cette note !


Une avocate française de 57 ans a été jugée ce 25 septembre, accusée d’avoir pratiqué une fellation à un détenu de 24 ans en octobre dernier dans un parloir de la prison d’Ecrouves.
L’avocate et son client sont poursuivis pour exhibition sexuelle. Le procureur d’Epinal a requis trois mois d’interdiction d’exercer, 3000 euros d’amende et un mois de prison avec sursis contre la juriste.  Il a précisé que “les gens de robe doivent garder leur robe propre”.
Le détenu devrait, lui, faire un mois en plus derrière les barreaux. Suite du procès le 28 octobre.

J’aime bien les faits divers.
Ou plutôt, je trouve intéressant de se pencher sur ce qu’ils sont censés engendrer comme réactions chez les lecteurs, quand l’édition d’une gazette choisit de les publier. Etonnement, dégoût, rire, indignation… tous ces sentiments que l’on peut si facilement attiser chez ceux qui lisent avec des besicles “premier degré”.
Là, je me sens profondément comme le mouton noir, toujours à l’écart du troupeau. Pas du tout par prétention, que l’on me flagelle à la première effluve d’outrecuidance, mais parce que ces petits faits divers ne font jamais chez moi l’effet escompté ou l’effet ressenti par la majorité. Quand c’est censé donner chaud ou froid, moi ça me rend tiède. Mes neurones, lors de leur développement, ont dû être fabriquées avec du matos en promotion.
Sur cette histoire de flûte enchantée jouée par cette avocate qui tenait en même temps la baguette, ce sont deux trois petits points qui m’interpellent.
La différence d’âge entre celle qui avait la bouche pleine et celui qui devait l’avoir bée est de 33 ans. Et 33ans, c’est l’âge du Christ, surtout vers sa fin. Outre la petite gâterie divinement mortelle que ce petit veinard de taulard a dû avoir, on peut en déduire que c’était pas un plaisir par contre pour la juriste, mais un chemin de croix.
Lors du procès, le procureur aura-t-il un sourire en coin lorsqu’il appelera l’avocate à la barre?
Quand ce procureur précise que les gens de robe doivent garder leur robe propre, ne jette-t-il pas l’opprobre sur le savoir-faire de la gent féminine française des métiers de Loi, de loin supérieur à celui des secrétaires de la Maison Blanche? Attention, ce n’est pas ce que vous croyez. Je ne me permettrais pas.

Je veux juste mettre en exergue le professionnalisme extrême des avocates françaises, qui défendent leur client jusqu’au…bout, quitte à boire le calice jusqu’à la lie pour ne pas faire tâche au tribunal.

Posté par romu (www) le 28 septembre 2008 à 2:59 | Humeurs | Trackback | 2 commentaires »


Si j’étais un voyageur émerveillé, ce serait impossible de choisir une partie du corps de la femme pour me réincarner. La totalité ou rien. Mort aux dépeceurs, incinération à eux.

Avec mon bâton de pélerin, j’en ferais des va-et-vient dans ce corps, en sachant le beau monde qui en moi m’habite.
Posté par romu (www) le 17 septembre 2008 à 5:52 | Humeurs | Trackback | Commentez cette note !


Une patiente italienne, atteinte d’une maladie incurable et plongée dans un coma médicamenteux, a été réveillée pendant quelques minutes pour lui permettre d’accéder à sa dernière volonté, se marier avec son compagnon avant de mourir.( La Republica )

Précisons, pour les pointilleux du bon sens et les défenseurs du mariage éveillé, qu’elle avait émis cette volonté en toute lucidité avant d’être  plongée dans le coma, et non durant les quelques secondes où elle était dans l’ouate du réveil.
Malgré une sensibilité qui me permet quand même de changer moquerie en compassion pour ceux qui pleurent à la lecture des romans de Marc Levy, je n’arrive pas à éprouver une once de tristesse pour cette histoire. Autant regarder un oignon non épluché dans les yeux.
Pour ma part, les larmes auraient pu se pointer si:
- lors du réveil, le compagnon n’avait pas pu lui passer la bague au doigt, celui-ci ayant triplé de volume à cause de la cortisone.
- le curé présent n’avait pas consacré l’union, se rendant compte à la dernière seconde que le devoir conjugal allait dans ce cas-ci se muer en pratique nécrophile, interdite par les morts au Vatican.
- la patiente avait changé d’avis en voyant son bouquet de mariée, composé uniquement de chrysanthèmes.
- le compagnon avait changé d’avis en se fâchant, car le voyage de noces prévu étant le 7ème ciel, la patiente confirmant quant à elle qu’elle irait juste au ciel.
Là, j’aurais pleuré. De rire, peut-être, mais j’aurais pleuré.

Posté par romu (www) le 14 septembre 2008 à 2:47 | Humeurs | Société | Trackback | 3 commentaires »


Ce 11 août, un vieux bonhomme de 85 ans s’est fait renversé par son bouc, et en est mort, dans le pré, en face de sa petite maison, près d’Anvers.

Derrière ce pathéticocomique fait divers se cache, pour qui est réceptif à l’humour de santon, un événement majeur pour la littérature provençale. Le final, le point d’orgue, le Requiem de Daudet, de sa chèvre et de son monsieur Seguin.
S’il a attendu 139 ans pour livrer la chute de son histoire dans cette histoire de chute, humour anisé vous disais-je, c’est pour une raison bien précise. Il a laissé coulé le temps pour être sûr que les enfants de l’époque aient grandi et atteint l’âge adulte, tant la suite de sa contine n’est pas recommandée aux moins de 18 ans. Il a laissé coulé l’absynthe aussi, d’où le dépassement, mais ne nous attardons pas sur les détails.
Le vieux bonhomme, c’est Monsieur Seguin. Seguin était en fait un légionnaire qui ne vivait que pour ses missions. Il est devenu tellement fada qu’à l’heure de la retraite, il a remplacé le temps qu’il passait sur ses missions par le temps qu’il passa sur ses chèvres. Fallait bien se raccrocher à quelque chose. Et toute chamboulée fut sa position: légionnaire+mission+chèvre devint position du missionnaire sur des chèvres par légions.
Ce qui n’a pas plu au bouc.
Le bouc, c’est celui dont Seguin n’a pas parlé. C’était son rival. C’est pour lui que Blanquette se faisait la belle pour faire la cochonne. C’est avec lui qu’elle a vu la première fois le loup. Et c’est à cause de lui qu’elle se fit la malle le soir où elle fut dévorée dans la montagne, pendant qu’il sifflait là-haut sur une autre colline en se touchant avec un petit bouquet d’églantines. La suite, vous la connaissez. Le bouc apprit les moeurs de Seguin, et attendit son heure pour venger son béguin. Il devrait être canonisé pour ça.
La morale de la première partie de la contine, à savoir le prix de la liberté, prend à présent une toute autre dimension. Une dimension toute pingooesque.
Si vos moeurs sexuelles ne vous placent pas en odeur de sainteté chez les bien-copulant, sachez qu’un bouc peut vous surpasser. En odeur, et en sainteté.
Posté par romu (www) le 13 août 2008 à 23:53 | Humeurs | Trackback | 6 commentaires »


La réflexion on est tous le con de quelqu’un n’est pas totalement fausse, mais il faut la nuancer, sous peine d’avoir la tête d’un champion du monde.

Nuance 1: relève de la crétinerie celui qui balance le mot con à quelqu’un sans pouvoir argumenter le pourquoi. Parce qu’on s’enrichit de l’explication de la connerie de l’autre.
Nuance 2: quand Brassens chantait Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con…, il parlait du temps qui passe, et non de la météo. Le ciel colore la connerie différemment au fil des saisons. Des grands cons en été peuvent devenir des p’tits cons en hiver.
D’où mes cons du mois d’août, qui le seront p’têtre moins en septembre:
-La médaille d’or pour ceux qui excusent les JO de Pékin en prêchant que la valeur universelle du sport est au-dessus de celle des droits de l’homme, et en se persuadant que l’accueil des sportifs du monde entier va assouplir la politique du régime chinois en place. Demandez au prisonnier politique qui s’enfuira, en courant les 100 premiers mètres depuis sa cellule en moins de 9′72″, s’il ira plus vite qu’une balle.
-La médaille d’argent pour ceux qui s’abaissent à oublier le problème tibétain juste pendant la compèt’. Il est vrai qu’un moine boudhiste, vu ses lévitations quotidiennes, ce serait de la triche pour le saut en hauteur.
- La médaille de bronze, c’est pour vos cons, je vous les laisse.
Posté par romu (www) le 10 août 2008 à 23:55 | Humeurs | Trackback | 31 commentaires »


Si j’étais un versant de montagne oublié, trop abrupt que pour être caressé par les glisseurs en hiver, trop pentu que pour être grignoté par les ruminants en été, je me réincarnerais en cuisse de femme.

En aucune saison, il n’y aurait chez mes pratiquants la crainte de tomber dans le ravin.

Si j’étais un vieux maréchal rabougri, si mes ordres n’entraînaient plus chez mes hommes que gestes léthargiques et regards fuyants, je me réincarnerais en fesses de femme.

On m’obéirait au doigt et à l’oeil. Le garde à vous redeviendrait chez eux un réflexe.

fesses

Posté par romu (www) le 9 août 2008 à 3:13 | Humeurs | Trackback | Commentez cette note !


sein

Si j’étais Jean Ferrat, si mes chansons étaient systématiquement zappées lors de leur passage quinquennal sur les ondes, si mes mélodies n’étaient plus que mélopées murmurées en choeur par des voix d’outre-tombe du fond du cimetière de Freissinières, je me réincarnerais en sein de femme.

A mon approche, ce serait des vivants qui fredonneraient Que la montagne est belle . Comme un téton au sommet, je toucherais à nouveau des droits d’hauteur.

Si j’étais le grand blond avec une chaussure noire, si je ne pouvais mettre un pied devand l’autre sans me ramasser, si malgré ma répulsion pour l’attraction terrestre, elle m’attirait tant qu’elle rendrait sa passion terre à terre je me réincarnerais en chute de reins de femme.

Parce que là où vos reins chutent, mesdames, je voudrais bien tomber aussi.

chute

Posté par romu (www) le 7 août 2008 à 0:08 | Humeurs | Trackback | 3 commentaires »


amazoneReléguées au rang de mythe castrateur ou de potiches sur les poteries, les amazones se sont soustraites à notre regard lubrique depuis des siècles. Rhabillées par l’Histoire. En selle pour l’oubli.

Puis en juillet 2008, le cavalier noir (intense, 90% cacao) est arrivé:
le belge David Maenhout invente la praline au lait de jument.

La praline est au chocolat ce que le lingot est à l’or: très riche.
Et le chocolat est à la femme ce que Camilla fut au Prince de Galles: le premier orgasme au palais.
L’amazone qui croupit au fond de chaque femme se réveille. Elle redevient sauvage.

Pour une petite praline, plus besoin à présent de domestiquer la vache. Plus besoin d’avoir des cornes pour se taper une tablette.
Le cacao comme seul étalon, la jument comme unique bienfaitrice, et à cheval sur un seul principe: à poil pour le chocolat.

(photo par littlecateye)

Posté par romu (www) le 2 août 2008 à 1:29 | Humeurs | Trackback | 3 commentaires »


talonSi j’étais un vieux fakir ringard, méprisé de tous, mon talent dévalorisé par tous ces jeunes pleins de piercings, je me réincarnerais en talon de femme.
Perché sur mon aiguille, les hommes inclineraient la tête en me croisant et baisseraient enfin les yeux à ma vue.
Si j’étais une bête de somme, portant de la caillasse dans un panier et la misère du monde dans l’autre, je me réincarnerais en cheville de femme.
Je supporterais sans effort la plus belle gambète des espèces vivantes. De plus, généreuse dans sa légèreté, la femme me soulagerait à chaque partie de jambes en l’air.
en l\'air
Photos jsdart & micheeky
Posté par romu (www) le 30 juillet 2008 à 15:52 | Humeurs | Trackback | Commentez cette note !


La Xiquedana de Xico, c’est le lâcher de taureaux de Pampelune, version à steack.

L’Interville sans les bouchons au bout des cornes, où l’on remplace les p’tits noms des vachettes par de grosses paires de burnes. Tradition coriace perpétuée par des guignols à la dent dure et à la tendresse inconnue. Sinon, ils ne feraient pas de la semelle de leurs futurs rôtis qui patinent sur leurs sabots.

Cette année, parmi la marchandise livrée ( 14 blessés côté blaireaux, 0 côté taureaux ), retenez les deux meilleures pièces. Au menu:

- Du bouffon aux côtes fracturées, retirez les côtes, marinez- les à l’ail ( s’il a eu mal), et saupoudrez de paprika avant la grillade. Evitez la sauce chili, sauf sur les plaies.

- Du comique éventré, vu que les organes se faisaient la malle de son coffre, optez plutôt pour le CHILI CON CARNE. Du CHILI, le CON, vous l’avez sous la main, et le CARNE avec ses tripes, hachées menu.

Posté par romu (www) le 28 juillet 2008 à 13:56 | Humeurs | Trackback | 1 commentaire »


La cour de cassation italienne a réaffirmé que le jeans, bien qu’épousant étroitement le corps d’une femme, ne constituait pas une barrière infranchissable pour un agresseur sexuel déterminé.

Faut savoir que là-bas, il était de notoriété publique que ce type de pantalon ne pouvait être enlevé sans la collaboration active de qui le portait.

Cassée donc par les jurés, la notoriété publique. Ils ont argumenté en trois points:

- Si on ajoute la température de la femme ( 37,2° le matin ) à celle du jeans qui sort du sèche-linge ( admettons 60° quand on est pressé ), on arrive pas aux 100° qui brûleraient les pattes du pervers pèpère.

- Les jeans vintage ont des trous ( c’est très con, mais c’est pas moi, c’est les jurés )

- Les jeans pattes d’ef peuvent créer un appel d’air, qui au contact avec l’air plus chaud de l’atmosphère féminine, crée les conditions du cyclone tropical. Et Mitch l’ouragan n’a jamais perdu son souffle devant un futal.

Posté par romu (www) le 24 juillet 2008 à 22:44 | Humeurs | Trackback | 5 commentaires »