Auteur: carlitablog

Dans ce roman, Amélie Nothomb imagine comment un homme ordinaire prend la vie d’un mort.
Un conte dans lequel la romancière renoue avec le décalé et l’absurde.

Il y a dans l’œuvre d’Amélie Nothomb une habitude des accroches courtes et inattendues, des dialogues surréalistes et légers. Le fait du prince s’ouvre sur l’une de ces discussions anodines, pendant un dîner. Un homme explique à quel point il est désagréable, lorsqu’on reçoit, de voir l’un de ses invités mourir chez soi. L’un des convives va ensuite assister, dans son propre corridor, à la mort d’un illustre inconnu, et décider alors de lui prendre son identité.

Avec son 17e roman, Amélie Nothomb renoue avec l’absurde. Car Baptiste Bodave ne va rencontrer que peu de difficultés à prendre l’identité d’Olaf Sildur, un riche malfrat - on le devine - qui cache chez lui une femme superbe qui se fait chier. On vit chaque journée dans le même état de stupeur que ce héros, qui s’étonne sans cesse que son plan fonctionne si bien. Il s’habitue jour après jour à cette vie luxueuse quasi surréaliste; l’unique question du jour n’est-elle pas de choisir la marque du champagne qu’on ouvrira?

Reste à convaincre cette femme qu’il est bien son mari, un défi beaucoup plus délicat… Pour rythmer ce récit, simpliste sur le fond, Amélie Nothomb insère des discussions légères, souvent sur le mode de la plaisante philosophie de comptoir.

Pas forcément du grand Amélie mais à lire sans aucun regret.

Posté par carlitablog (www) le 2 septembre 2008 à 6:55 | Livres | Trackback | 1 commentaire »


Le pitch :

Bertrand, avocat d’assises. Brillant. Médiatique. Volubile. Cultivé. Cérébral. Compliqué. Pas très très courageux. Aime les femmes, surtout pour leur parler. Fraîchement arrivé à Monaco pour y assurer la défense d’une meurtrière septuagénaire.
Christophe, agent de sécurité chargé de la protection de Bertrand. Franc. Direct. Taciturne. Sportif. Etudes interrompues en cinquième. Aime les femmes sauf pour leur parler. Admire chez les autres la culture et la maîtrise du langage qui lui font défaut.
Audrey, présentatrice météo sur une chaîne câblée à Monaco. Ambitieuse. Culottée. Sexy. Incontrôlable. N’a pas du tout l’intention de réciter le bulletin météo pendant longtemps.
Comprend assez mal le sens de certains mots, notamment “limites”, “tabous”, et “scrupules”.
Il aurait mieux valu que ces trois-là ne se rencontrent pas…

Oui je sais, il fallait que ça arrive un jour et c’est ce film qui va prendre.

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Posté par carlitablog (www) le 19 août 2008 à 20:18 | Cinéma | Trackback | 20 commentaires »


En ces temps de grands scandales dans le monde de l’art, des exemples avec les précédents articles, et la polémique du moment sur le Net avec cet artiste costaricien qui aurait laissé mourir de faim et de soif un chien lors d’une exposition, il était temps de poursuivre cette série d’article sur le sujet.

Pour support du jour, et rester en rapport avec le scandale de la mort d’un chien lors d’une exposition de Guillermo Habacuc Vargas, il va être question de Marco Evaristti avec son Helena.

Scènes d’horreur. Les protagonistes : des mixers, des poissons rouges et quelques visiteurs prêts à appuyer sur le bouton. Le méchant : l’artiste tentateur.

Les gentils : une poignée de militants des ligues de protections des animaux.

Devinez-vous ? La suite … On crie au scandale, on détruit tout, on sauve les poissons. Morale de l’histoire : l’art, ce n’est pas de la bouillabaisse.

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Posté par carlitablog (www) le 8 août 2008 à 22:08 | Arts | Trackback | 5 commentaires »