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Le vilain patron

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Voilà quelques temps que je ne vous ai pas pondu un article un peu décousu pour me plaindre et raconter un peu ma vie non ? Remédions à ça.

Depuis quelques semaines, les débats autour du patronat et de la condition générale des patrons, se font de plus en plus présents. Les médias, les politiques, et surtout les syndicats (tous), jouent ce jeu du conflit et de la course au plus malheureux pour obtenir telle mesure, telle réduction de charge, telle considération. Mais dans tous ces débats, il y a une constante, la mise en opposition permanente des « patrons » avec les salariés.

C’est un poncif vieux comme le monde, mais le patron est vilain, et le salarié est exploité par le patron. Dans l’imaginaire collectif c’est ainsi. Ceci est désastreux.

La réalité est autre. Il y a chez les patrons, des fils de pute, des vrais, de ceux qui exploitent et qui cassent les gens qu’ils font travailler, ceux qui augmentent leurs rémunérations et refusent d’augmenter leurs salariés, ceux qui harcèlent et foutent une pression insupportable sur leurs salariés. C’est une minorité, ce sont les quelques patrons qui ont les moyens de jouer avec les gens et les chiffres, qui ne sont plus des travailleurs, mais des joueurs de pokers qui gagnent à tous les coups. Une minorité qui flingue profondément et durablement l’image qu’on les chefs d’entreprise auprès des populations, et c’est épuisant.

Des chefs d’entreprise, il y en a des milliers, et la plupart des gens qui ont créé une société ne sont PAS de riches pervers manipulateurs, ce sont des travailleurs, des hommes et des femmes qui se payent parfois moins bien que leurs salariés, des gens qui bossent 7 jours sur 7, 12 heures par jours, et qui ont parfois envie de chialer quand ils entendent les débats sur le « travail du dimanche » ou sur « l’interdiction des e-mails pro à la maison ».
Un patron c’est un couillon qui a décidé un jour que pour créer quelque chose, il allait faire une croix sur ses congés payés, sur ses RTT. C’est un gros beta qui va se défoncer sans compter, et qui n’aura probablement pas le droit au chômage s’il se plante.

Et puis un patron, un vrai, c’est un humain qui évolue dans une pression permanente, la pression de l’administration, des charges, des clients, et même parfois la pression des salariés ou des prestataires, parce que oui, quand on est patron, on panique aussi à l’idée de ne pas pouvoir payer convenablement les gens. C’est une angoisse permanente. Les patrons « fils de pute » n’angoissent pas. Les vrais patrons, la majorité des patrons, oui.

Je suis franchement de gauche, je suis pour l’impôt, je ne considère pas que je paye « trop » de charges en tant que chef d’entreprise (même si j’en paye énormément). Je suis pour que l’entreprise paye à 100% les frais de transport de ses salariés, je suis pour qu’on me taxe si je n’applique pas la parité dans mon entreprise, je suis pour qu’on m’ajoute des taxes si je n’ai pas un comportement écologique, je suis ok pour que mes charges augmentent si je refuse d’investir, et qu’elles baissent si je prends des risques et si j’embauche. Je suis tellement de gauche que je refuse de prendre des stagiaires pour faire le job. Je suis pour qu’on offre encore plus de sécurité aux salariés, et je suis à fond pour les lois sur la pénibilité, même si elles sont chiantes à mettre en oeuvre.

Mais putain, deux choses :

1) Cessons de considérer que tous les patrons sont des fils de putes qui cherchent à enfiler leurs salariés et qui ne foutent rien.
2) Au lieu de se tripoter la nouille sur « la baisse des charges » pour les entreprises, que les syndicats réfléchissent plutôt à trouver des mécanismes pour faire baisser la pression sur les patrons, ne serait-ce qu’au niveau de l’accès au chômage, ou sur le dialogue entre l’administration et l’entreprise, qui donne parfois envie de se foutre en l’air (ceux qui ont essayé de parler au RSI une fois dans leur vie savent de quoi je parle).

16 commentaires
  1. JaXX

    Mais putain! Mais embauches moi ! Des patrons comme toi, ce sera juste génial!
    Sans blagues, à 200% avec toi (bon, le coup de monter ma boite en 2009 dans une zone isolée, j’ai dégusté, mais cela reste une bonne leçon et une excellente expérience!)

  2. mb

    (Je suis un peu moins de gauche, un peu plus libéral ….) mais ce que tu raconte est extrêmement juste, et correspond effectivement au quotidien et au vecu.

    Mon histoire avec le rsi ? Deux ans sans carte vital (parlons de risques dans tout les sens du termes ….)

  3. Erix

    Hello Pingoo,

    Bravo pour cet article sincère. Le vrai patron se bat pour faire avancer les choses, et ça n’est pas toujours facile en France. Qu’il soit de droite ou de droite, ne compte finalement pas tant que ça.
    :-)
    Erix

  4. Petit Suisse

    Profondement de gauche, je suis en train de creer une entreprise = un entrepot cave a vin et a la lecture de ton article je suis stupefait, voici mon opinion, soit je travaille seul et ou au pire avec ma compagne avec laquelle je serais obliger de me marier ou au mieux de me pacser et alors je garde ma dignité de chef d’entreprise de gauche, ou alors j’embauche, et alors la je deviens un putain d’enculé de patron de droite avec un ou plusieurs employé salarié esclave a ma botte ….. cessons de nous voiler la face, les patrons sont tous des pourris, vive la lutte des classes!

  5. Quand j’entends quelqu’un râler à propos de son patron j’ai envie de répondre de la même façon à chaque fois :
    — Est-ce que tu serais capable de prendre les risques qu’il a pris pour monter sa boîte ?
    — Est-ce que tu serais capable de foutre en l’air ta vie de famille et ta vie sociale pour tenter d’être pseudo-indépendant (parce que bon, un patron est loin d’être si indépendant que ça, quand on sait tous les services à qui il faut régulièrement rendre des comptes, bonjour l’indépendance) ?

    Je ne suis pas (encore) patron, mais je comprends ton angoisse et je compatis vraiment (j’ai également affaire au RSI en tant qu’AE et je te souhaite bien du courage !). Sois fort, il y encore quelques personnes raisonnables qui savent que les patrons sont avant tout des aventuriers qui prennent des risques pour eux mais aussi pour les autres et qui veulent faire au mieux même s’ils n’en ont pas forcément les moyens.

    Bisous !

  6. Nilpohc

    Joli coup de gueule :-)

    Pour être complet dans la mise en perspective, ajoutons qu’il existe aussi des salariés qui sont des vrais « fils de pute » (pour reprendre ton terme) et qui savent eux aussi exploiter leur patron et le système. 1 partout, balle au centre.

    Il y a quelques fumiers partout et beaucoup de gens bien partout, point barre.

  7. symon

    merci j’ai bien ri!
    le coup du « je suis pour l’impot, je ne paye pas trop de taxe », énorme! manque quand même un couplet sur la solidarité à mon goût.
    Enfin c’est un bon aperçu du monde des bisounours version entrepreneur 2.0.

  8. Ghis

    Je vais aussi aller de mon petit témoignage…

    Pour commencer, j’ai été patron durant 14 années de ma vie.
    Autodidacte, j’ai créé ma première société lorsque j’étais encore lycéen. Je n’ai pas fait d’études supérieures et j’ai voulu transposer ma passion au monde de l’entreprise.
    Aussi, j’ai créé des emplois, beaucoup de richesses pour l’État avec les multiples charges que je payais avec plaisir. Car j’avais l’impression franche de contribuer au développement local et ainsi que celui de la Société avec ce que je reversais.
    Cependant, je n’avais pas une rétribution proportionnelle aux plus de 80 heures que je faisais toutes les semaines sans jamais prendre de congés. Le tout, en gagnant généralement beaucoup moins que mes salariés. J’avais alors fait le calcul qu’en comptant les charges directes et indirectes, je commençais à travailler pour moi le 27 septembre de l’année. Et du 1er janvier jusqu’à cette date, je rendais à la France ce qu’elle avait misé sur moi pour que je puisse grandir dans le cadre sûr et abondant d’un pays développé.
    Ensuite, j’ai continué à faire grandir mes activités jusqu’à avoir 5 sociétés. Mais le tout sans que je ne ressente d’améliorations pécuniaires dans ma vie.
    Car, et c’est là une grande partie du drame, les SARL n’existent plus en France. Quid de la responsabilité limitée où on est censé être garant du capital à hauteur des parts possédées dans l’entreprise ? Car la France est asservie devant moult lobbies et notamment devant celui du monde de la banque.
    De ce fait, un chef d’entreprise doit maintenant se porter garant sur ses biens personnels en caution solidaire sur toutes les lignes ouvertes pour l’entreprise. C’est à dire les découverts, les cartes bleues, les lignes d’escompte, de Dailly, de facilité de caisse, de crédits et investissements divers, etc. Et pour tout produit bancaire, il doit fournir une liste patrimoniale de ses biens et possessions et doit remplir de manière manuscrite un laïus dans lequel il place la banque hors du contexte chirographaire en cas de défaillance. Ce qui veut dire en langage commun que si la boîte coule, la banque n’aura pas à attendre le jugement de liquidation ni le partage des actifs pour se servir dans les comptes bancaires du gérant…
    Du coup, résultat des courses après 14 années de bons et loyaux services :
    – j’ai été obligé de clôturer mes sociétés du fait de trois points :
    * à cause de mon divorce (j’étais associé avec mon ex-femme et je n’avais pas les moyens de racheter ses parts et elle n’avait qu’une volonté : que je perde tout)
    * du fait d’un sinistre non remboursé par les assurances (quand on lit les petites lignes d’un contrat multirisque professionnel, on se rend compte que souvent, il est indiqué qu’en cas de sinistre, le remboursement aura lieu une fois que le gérant aura relancé l’activité sur ses propres deniers et que celle-ci devra perdurer six mois afin que les assureurs puissent mesurer la perte d’exploitation et les conséquences au vu des trois derniers bilans. Sauf que je n’avais pas la trésorerie professionnelle ni personnelle pour relancer l’activité suite à ce sinistre)
    * et à cause d’une réduction de mes lignes bancaires du fait du contexte économique global (les métiers IT étant considérés à risque par les banques, à l’instar de la branche CHR (cafés, hôtels et restauration), les lignes peuvent être réduites sans crier gare avec obligation de les rembourser sous 60 jours, malgré le fait que les administrations payent souvent à 90 jours !!).
    – les banques m’ont dépouillé de mes biens suite à des saisies. On se rend compte à ce moment-là que tout ce que l’on a pu gagner en tant que cochon de patron nous est prêté par la société car en cas de défaillance, tout peut nous être repris. Alors que les biens acquis lorsque l’on est salarié du privé ou fonctionnaire restent inaliénables. Et pour information, même le livret A de mon fils a été vidé de l’argent qu’il avait reçu à ses anniversaires et Noëls. C’est censé être illégal mais les banques l’ont fait…
    – j’ai vécu trois années d’enfer face aux liquidateurs et mandataires judiciaires qui viennent brader aux enchères tout ce que les sociétés ont pu acheter. Et quand je dis brader, c’est que les biens sont vendus à des tarifs ridicules et le gérant doit payer la différence sur la liquidation face aux banques. Par exemple, un bien qui vaut 10 000 euros sera revendu 1500 euros aux enchères, mais la banques demandera toujours le delta de 8500 euros + intérêts au gérant.
    – trois années aussi d’enfer face au Tribunal de Commerce. Où on est jugé par des personnes élues aux postes de juges, de procureurs et autres greffiers alors qu’à la base, ils n’ont pas de notions de droit. On est censés être jugés par nos pairs mais on a souvent en face des salariés élus qui veulent croquer du patron et les faire baver. On doit passer à la barre comme un vulgaire voleur, on s’entend traiter de noms d’oiseaux, on n’est plus rien. Les jours d’audience, on vous donne rdv à 8h00 le matin mais une centaine de personnes arrivent en même temps. Et vous patientez jusqu’à 18h en salle d’attente jusqu’à ce que l’on vous appelle. Et ça, un grand nombre de fois.
    – j’ai été en garde à vue car je n’avais pas déclaré ma cessation de paiement dans les 15 jours mais au bout de 18 jours : par exemple, imaginons un artisan qui a un impayé et qui est virtuellement en faillite, va-t-il courir au tribunal de commerce pour se mettre en cessation de paiement et mettre sa famille à la rue ou va-t-il tout tenter en travaillant jour et nuit s’il le faut pour se « refaire » et compenser la perte inhérente à l’impayé sans avoir à mettre par-terre tout ce qu’il aura investi en temps, en argent et en énergie au fil des années ?! Eh bien, aux yeux du code du commerce, cet artisan sera un hors-la-loi et devra passer en garde à vue et le procureur de la République sera prévenu pour qu’il se prononce quant à une éventuelle poursuite au pénal.
    – j’ai du passer des mois à monter des multitudes de dossiers pour les liquidateurs, avec les inventaires, les clôtures de comptes, de validation de non-gage face aux éventuels créanciers. Je ne devais rien à l’État et tous mes créanciers et salariés étaient payés. Mais vous devez travailler gratuitement des mois durant à le prouver en montant des dossiers et des dossiers, et ce, en payant vous-même les consommables d’impression. Quand je parle de dossiers, cela représente des cartons de ramettes de papier.
    – je me suis retrouvé virtuellement à la rue. En effet, mes parents ont pu me recueillir. Cela a été une chance. Car je ne pouvais plus payer de loyer avec mes comptes bloqués et j’ai été obligé de quitter mon domicile. Mais on ne peut plus louer dans le privé vu que l’on n’a plus de fiche de salaire. Et les listes d’attente pour des HLM sont souvent de minimum 48 mois. Je connais beaucoup de chefs d’entreprises qui ont fini dans un mobil-home de camping.
    – Je me suis battu face aux banques. En effet, comme j’étais caution personnelle et solidaire sur les produits bancaires de mes entreprises, tout l’argent qui entrait sur mes comptes depuis mes faillites était automatiquement aspiré. Et là, vous avez la valse des organismes de recouvrement qui vous font une pression dantesque. Qui vous harcèlent par courrier, téléphone, qui envoient des huissiers à domicile. Avec des taux d’intérêts qui dépassent largement le taux d’usure. Par exemple, vous devez 100. Vous payez 10. Le mois suivant, vous ne devrez pas 90 mais 90 + intérêts, à savoir 101. Virtuellement, on ne s’en sort jamais. Du coup, il faut savoir qu’avant, il y avait la prescription bancaire de 5 ans. Mais une des premières disposition de notre président a été d’annuler ladite prescription bancaire. Celle-ci vous suit à vie depuis décembre 2012. J’ai donc été contraint de monter un dossier de surendettement à la Banque de France. Et avec cette dernière, j’ai été obligé de patienter aussi 3 années pour que l’on m’apure cette dette. Mais en contrepartie, je suis interdit bancaire pendant 5 ans et je ne peux avoir ni carte bancaire de paiement, ni chéquier, ni ne peut faire de crédit personnel ni professionnel.
    – Évidemment, je n’ai pas eu droit au chômage comme j’étais patron. Je suis donc au RSA depuis 5 ans car c’est le temps qu’il ma fallu pour être débarrassé de mes soucis divorce + faillite + RSI + Tribunal de Commerce + Banque de France. Et si j’avais gagné le moindre euro comme salarié durant cette période, tout m’aurait été repris en me laissant juste 470€ par mois. Il faut savoir que les banques utilisent des grilles de notation avec, dixit, la potentialité de rebond. En gros, ils regardent votre potentiel entrepreneurial et intellectuel et mesurent votre capacité à vous refaire et à être de facto solvable pour vous saisir lorsque vous revenez dans la course.
    – Je n’ai pas eu droit à des formations de reconversion.
    – Je n’avais plus droit à une mutuelle normale et j’ai été à la CMU.
    – J’ai perdu 7 ans de retraite (je n’ai pas cotisé pendant les 5 dernière années et j’ai perdu 2 autres années car un gérant cotise sa retraite avec 2 années de décalage : en cas de faillite, vous les perdez).

    J’ai été mis au ban de la société. J’ai été traîné dans la boue. J’ai été traité pire qu’un voleur de la pire espèce. Mon crime ? Avoir voulu créer des emplois et de la richesse au pays.

    Moralité, maintenant que je sors la tête de l’eau après un combat éreintant sur le plan moral et physique, je vois que j’ai été brisé par le système. J’ai été broyé dans les engrenages de la société. Et j’en arrive à une amère réflexion : pourquoi des personnes qui peuvent générer de la richesse au pays ne sont pas jugées sur leur potentiel pour les faire remonter en selle comme aux États-Unis, en Corée du Sud ou en Allemagne ? Pourquoi doivent-elles être brisées pour qu’elles perdent toute combativité ? Et souvent partir à l’étranger remonter une nouvelle entreprise ? Ou rentrer dans le rang et ne plus faire d’étincelles à l’avenir ?
    L’homme profondément de gauche que je suis trouve cela absurde au plus haut point. Quel gâchis généralisé. Quelle absurdité…

    Enfin, ce qui fait peur, c’est que rien en France n’est prévu pour mettre en garde les passionnés qui veulent créer une entreprise. Et ce, sans avoir conscience des risques auxquels ils s’exposent ainsi que leur famille. Ils ne seront que de la chair à canon économique et ne pourront pas se plaindre, car ils ne seront aux yeux des citoyens et des dirigeants que des vilains patrons…

  9. D.

    98% des patrons perdent (ou perdraient) de l’argent quand ils licencient quelqu’un dans la majorité des cas. 2% gagnent de l’argent en le faisant. La limite est la.
    D’accord a peu près sur tout ton article sauf pour la sécurité de l’emploi. Je veux bien un contrat unique type CDI, mais plus de possibilités de ruptures. Encore une fois pour moi un patron ne veut et ne peut pas se séparer d’un bon élément.

  10. zouzou

    Rendez-nous l’URSS !!!!!

  11. Beau coup de gueule qui reflète une grosse réalité de nos jours.

    Il y a les patrons et les entrepreneurs !

  12. Thomas

    Le RSI c’est le truc qui fait le plus peur quand on connaît …. C’est un ENFER !

  13. pzscal

    Oui à 100% et pourtant….! moi qui
    suis de l.autre côté (ouvrier) j ai vécu beaucoup plus souvent une exploitation abusive de mon travail. Mais j ai toujours l espoir que des entrepreneurs arrivent aussi à penser que les employé s ne sont pas que de cons.Maintenant comment reculer les débordements des deux côtés, mystère. La seul lecon que j ai retenu: seul les employés et les patrons véreux s en sortent. Les autres se fontient bouffer.

  14. Moi aussi je vais y aller de mon petit commentaire. Même si le post est old, j’suis un rebelle.

    Dans quelques mois, cela fera 1 an que j’ai quitté mon entreprise. Entreprise web ou je quittais parfois entre 21h et minuit, et plus généralement entre 18h/19h, au lieu de 17h30.
    Bien entendu, les heures étaient payées au lance pierres, et je ne compte pas celle que je faisais sur ma pause de 12h, parcequ’après tout, j’aime mon taf.
    Je vous passe tout les détails merdique, je fais que le gros de l’histoire.
    Mon contrat arrivait à sa fin et une proposition de CDI était la.
    Je demande un salaire, 300€ en moins que la moyenne régionale (par mois, en salaire net) et j’allais pas trop faire chier sur les heures sup’. Il ne cherche même pas à négocier. Si je prend le CDI, je devais rester au SMIC.

    Très bien, son contrat il peut se le coller au cul.

    Et plus tard j’apprends qu’il embauche un jeune au salaire que je lui demandais. #FOUTAGEDEGUEULEENCULEEEEEE!!

    Sans parler d’une autre entreprise où il fallait faire 18 mois non-stop d’intérim pour espérer avoir un CDI…

    Conclusion de l’histoire: non. Je n’aime pas les patrons. D’une manière générale, ils se foutent de la gueule de leur employés. On pourra bien me dire « Oui mais toi t’as pas pris le risque, blablabal, mimimi! ». Oui, et alors? C’est pas mon problème le risque. Si je voulais prendre le risque, je l’aurais pris, bordel!
    C’est donnant-donnant, IL me donne un travail, JE lui ramène du fric. Après si il aime ne pas embaucher un employé qui se défonce (je pense que le terme est bon non? Quand un employé quitte son travail a partir de 21h, je peux dire qu’il se défonce au taf, non?), et bien écoute, c’est pas étonnant que ce même employé ne puisse pas blairer les patrons.
    Note que je ne vous mets (si je peux me permettre, on se connait à peine ;) ) pas tous dans le même sac, mais disons qu’on ne sera pas les super #BFF, et j’ose espérer qu’il y a des bons patrons, quelque part…

    Ceci dit, c’est pas pour autant que je trouve que le gouvernement ne se fou pas de votre tronche, bien au contraire et je trouve sincèrement l’histoire de Ghis vraiment triste -pour lui- et lamentable -de tout ce qu’il a du subir et toutes les conneries des banques.

    Travailler le dimanche? Oui, oui bien sûr mon Seigneur! Au départ ce sera sur du volontaria, puis ceux qui ne bossent pas le dimanche pourrons toujours se la coller sur l’oreille pour négocier une augmentation et autres avantages.
    Encore une idée brillante…

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