BD : Aya de Yopougon, tome 6 (et 1, 2, 3, 4, et 5 aussi)

A une époque je me fendrais régulièrement de quelques petits retours sur mes lectures de BD, j’étais jeune, fou, et j’avais du temps.
Maintenant que je suis occupé, malade, fatigué, débordé, j’ai un peu perdu le coup. Mais après avoir terminé le tôme 6 d’Aya de Yopougon, je me suis promis de m’y remettre, au moins pour cette série là.

Ce tôme 6, c’est surtout le dernier tome de la série, lancée par Marguerite Abouet en 2005. Depuis chaque fin d’année, un tome sort, et se vend comme des petits pains. J’ai du en acheter une douzaine (oui j’ai tendance à offrir les BD que j’aime bien).

Le pitch ? Fin des années 70, Abidjan, le quartier de Yopougon, on y suit la vie d’Aya, une jeune fille de 19 ans, ses amis, sa famille, son quartier, et tout ce qui va avec. Ca se dévore comme un très bon sitcom (dans ma bouche c’est une qualité), c’est drôle, c’est vrai, c’est juste (enfin je suppose, je connais mal la côte d’ivoire). Le dessin est coloré et donne vraiment envie de sauter dans l’avion, c’est frais, ça parle de tout, de la famille, de l’amour, de la jeunesse, de l’homosexualité, des liens avec la France. Il faut dire que la cote d’ivoire qui y est peinte est une cote d’ivoire plutôt prospère (celle des années 70 donc), loin de celle que l’actualité récente nous raconte tous les jours.

Une sage a acheter en intégrale si ça n’est pas déjà fait, et qui devrait vous réchauffer un peu en ces temps neigeux.

Un film d’animation est en préparation, et Marguerite Abouet a plein d’autres projets en cours, cela dit je caresse le secret espoir, qu’elle ponde un 7ième tome, je suis sur que c’est possible, la fin restant relativement ouverte :).

En résumé, pourquoi l’acheter ? Parce que le dessin est agréable (par Clément Oubrerie), parce que l’histoire parle à tout le monde, que les personnages sont hyper attachants, les dialogues, passé les quelques pages d’adaptation au dialecte local sont plus que chouette, et parce que sur la forme, c’est vraiment un bel objet (joli livre, lexique, recettes de cuisine en bonus, etc.)

– Aya de Yopougon, entre 16 et 17 euros par volume, chez Gallimard (Bayou).
(je mets pas de lien pour acheter en ligne hein, vous connaissez Google, sinon vous avez un libraire en bas de chez vous aussi).

Quelques planches, en vrac :

5 commentaires
  1. -- s e b

    Aya, c’est bon, mangez-en.
    Je les lis aussi depuis le début (comme toute la collection Bayou, souvent excellente) et il faut reconnaître que c’est toujours très bon (même si ce dernier album est un peu en-dessous, tout de même, avec cette envie de tout boucler dans ce tome — sans accent circonflexe ;) — qui rend le tout un peu précipité).

    tl;dr : Aya c’est bon, manez-en !

  2. -- s e b

    Manez-en, ça ne veut rien dire, stupido !

  3. Hotnspicy

    Aya DOIT figurer dans toute bonne bdthèque. C’est tout.

  4. Khrysx

    Je confirme, un vrai délice, cohérent du dessin au scenario en passant par les répliques et les plus à la fin (lexique recettes et autres…)

    Et pour les plus petits, Akissi la petite sœur fait BD à part…

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