Cinéma : A bout pourtant

Quand j’organise des projections avec la Gaumont, y’a toujours un petit moment de flou quelques minutes avant la fin de la projection, à se demander « est-ce que les gens ont aimé ou pas« . Les films c’est toujours un peu délicat pour ça… Puis quand le film est terminé, tu vas voir les gens, et tu leur demandes « alors ? »

On a donc organisé la projection en avant première du film « A bout portant » de Fred Cavayé, qui sort ce mercredi 1er décembre. Et là pour une fois, ayant vu le film il y’a quelques semaines déjà, je n’avais aucune appréhension. J’ai du écouter une bonne centaine de personnes, et je crois franchement que 9 personnes sur 10 m’ont dit l’avoir adoré. Je ne me souviens que de deux personnes étaient réservées ou passé à côté. Alors évidement, il y’a des films que tout le monde adore alors qu’ils sont nazes… Mais quand même, sur « A bout portant« , il se passe vraiment quelque chose de particulier.

Le pitch ? Gilles Lellouche joue le rôle d’un infirmier, sa femme Nadia est enceinte, elle se fait kidnapper, et paf il n’a que quelques heures pour la sauver.
Très franchement, je lis ça, je me dis « hey j’ai une gueule à aller voir ce genre de truc ?« , c’est d’ailleurs ce que j’ai pensé avant ma première projection. Puis j’en suis sorti, et là je me suis rendu compte que j’avais été en apné pendant tout le film, que j’avais arraché un accoudoir, et que je n’allais pas m’en remettre si rapidement.

Ce film est une tuerie. C’est Fred Cavayé qui l’a réalisé. On est sur une thématique « polar français », mais en fait non, ça n’est pas un polar français comme on peut l’imaginer. Une des premières remarques qui fuse en sortant, c’est « Oh putain pour un film Français… »
Des flics, des méchants, des victimes, des courses poursuites de dingue, des coups de feu, des cascades, tout s’enchaîne comme dans une très très bonne série américaine, et encore honnètement, je ne saurais même pas à quoi comparer. Ce qui ont vu « Pour elle » (aussi de Fred Cavayé) se jetteront dessus, les autres, boah, allez-y, même si a priori c’est pas votre truc, faut pas hésiter une seconde.

Ca sort donc mercredi (01/12), avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem, et Gérard Lanvin qui sont absolument terribles. Pour ceux qui ont vu le film en avant première, je dois avouer que la dernière scène dans les bureaux de flics, avec les regards échangés et l’espèce de silence super pesant, est pour moi une des plus belles scènes de film que j’ai pu voir ces dernières années.

Que vous dire de plus ? Je sur-vends pas un film quand il ne m’a pas complètement scotché, donc vraiment faites moi confiance. Et si vous ne me croyez pas, allez lire la critique de Chandleyr, d’Osmany, ou de FilmoSphère.

8 commentaires
  1. Rob

    Mouais.
    (sans rancune, hein)

  2. Bon moi j’avais vu « Pour elle » et j’ai pas été super convaincu. Bien, pas ouf. Là quand je vois la bande-annonce, j’ai l’impression que c’est le même film en plus violent/accéléré.
    J’irai peut-être le voir parceque je sais bien qu’il faut aller au-delà des bandes-annonces… mais je suis pas convaincue !

    Et sinon, je veux pas faire ma chauvine, mais il y a beaucoup de bons films français, comme il y en a beaucoup de très mauvais (qui ont malheureusement du succès). Et en fait c’est la même chose avec le cinéma américain.
    Rapport à « Oh putain pour un film Français… » (ça m’énerve). Les films français ce n’est pas juste Les petits mouchoirs, Camping ou Bienvenue chez les Ch’tis. Ca c’est « juste » de la merde. Le cinéma français c’est « Dans Paris », « La science des rêves », « A nos amours », « L’auberge espagnol », « Subway » et j’ai une liste immense comme ça…

    Je suis une extrémiste de la défense du cinéma français en fait je pense… :-)

  3. Une fois n’est pas coutume: « réservée » ou « passée à côté » est un euphémisme me concernant, pourtant j’avais adoré « Pour elle »… Une autre « extrémiste de la défense du cinéma français », pourtant, aussi.

  4. Possible que les cinéblogueuses, à la différence des cinéblogueurs, soient « passé à côté » de ce portrait d’homme se démultipliant « pour elle » sur un schéma action non stop. Le polar français des années 50/60 a fait largement ses preuves, la preuve : la référence au « Clan des siciliens » dans le film.

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