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Il m’arrive d’organiser des avant-premières avec Gaumont, rien de dingue, simplement un film, une salle, et des invités, souvent des blogueurs, c’est le principe. Il y’a quelques semaines, ils m’ont proposé d’organiser l’avant première du film « La Rafle ». En fait on en a organisé deux, une en petit comité alors que le film n’était même pas dans sa version définitive, et une un peu plus large. Sur certains projets, films, ou soirées, il nous arrive de dire aux blogueurs « on a vraiment besoin que vous en parliez ». Là, on a pas eu besoin, on savait que « ce film » ne pouvait que faire réagir. Et ça a été le cas. Des dizaines d’articles publiés, dont certains vraiment très très forts. Je vous donne les liens plus bas. Rapidement le pitch, guerre de 39, déportation, la rafle du vel d’hiv. Ce film ne parle que de ça, de la rafle. Je disais à propos du documentaire Apocalypse, que chaque sujet de cette période méritait d’être isolé, pour entrer dans le détail. C’est ce qu’à fait Rose Bosch sur ce film. La Rafle, point. Le casting ? Plein de gamins, Jean Reno, Gad Elmaleh, Mélanie Laurent, Sylvie Testud, etc. Le résultat ? Tout ce que je sais c’est qu’il est impossible de dire « c’est un bon film », à la projection on ne peut pas demander « tu as aimé ? », d’ailleurs, après la projection, on se tait, et éventuellement, après un temps, on commence à en parler, et là on en parle beaucoup. C’est tout simplement un film à voir, parce qu’il remue, entièrement. Parce qu’il n’est pas pathos, parce qu’il n’y a pas de « sucres ajoutés » pour vous faire tirer la larme. On ne voit pas d’exterminations, on ne voit quasiment pas de morts, on ne voit pas la guerre, on voit la France, on voit la Rafle, on voit les gens raflés, et c’est tout, on ne suit pas le train. On peut en dire du mal, c’est un film français, avec des acteurs français, avec un rythme familier, il n’y a pas de surprise sur la forme, pas besoin, il y’a juste des images et des gens, que l’on suit. Je le redis, ça n’est pas pathos. Il bouscule, il peut faire monter les larmes, mais ça n’est pas artificiel, ce ne sont pas des larmes usuelles sur une scène un peu tristoune ou sur la mort d’une biche. Non, ce sont des larmes qui remontent plus loin, qui remontent à un conditionnement culturel, à une éducation, à l’école, et pour certains, à leurs racines. Et puis tiens, je ne crois même pas que ce soit un film. Je vous colle ci-dessous les critiques des gens que nous avions invité, la plupart se sont pris une claque. Le mot « claque » revient souvent d’ailleurs. La plupart nous ont remercié pour cette avant première, et la plupart trouvent que c’est un film important. Je crois que dans cette masse de critiques, il n’y en a qu’une ou deux qui ne vous incitera pas à voir ce film. Et je sais d’avance que les critiques seront faciles. Allez le voir, vraiment. Et n’ayez pas peur. - La Rafle (la claque). (Fanny Berrebi) Si vous avez assisté à une des avant-premières que nous avons organisé, ou à n’importe quelle autre avant-première de « La Rafle », envoyez-moi le lien de votre billet sur redac@pingoo.com pour que je l’ajoute. Peu importe qui vous a invité. Si vous avez un blog, qu’il vous arrive de parler de cinéma, et que vous voulez une invitation pour aller voir « La Rafle » dans votre cinéma, là aussi écrivez-moi sur redac@pingoo.com. C’est vraiment un film à voir. Sortie le 10 mars. Site officiel : http://www.larafle-lefilm.com |
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Merci pour le lien. On est allé plus loin en allant à la conférence de presse donnée par toute l’équipe du film aux journalistes de la presse régionale. C’était lundi à Lyon et l’intégralité est à lire ici : http://www.cloneweb.net/interv.....e-du-film/
ça a l’air chouette. Je vais y aller rapidement.
Par contre je trouve qu’on ne parle pas assez de Liberté, de Tony Gatlif sorti la semaine dernière et un peu éclipsé par La Rafle, sur un groupe de bohémiens pendant l’occupation.
Allez le voir !
J’ai hâte de le voir également. Nul doute qu’un film pareil déclenche forcément un émoi profond sur cette période de notre passé. C’est quand même fou qu’il ait fallu attendre si longtemps pour en parler (merci Chirac quand même sur ce coup-là).
on ne pouvait pas ne pas en parler comme on ne doit pas ne pas aller le voir !
Merci encore
J’espère qu’un jour on aura un film aussi poignant que celui-ci mais qui dépeindrait d’autres drames comme l’agonie et la colonisation sauvage de la Palestine par exemple … et qui serait porté par le même élan.
Merci.
Merci pour le lien vers la critique de Caroline :)