Cinéma : London River

Si un film est juste un assemblage de très belles émotions, de très belles images avec des acteurs sublimes, on peut alors dire que ce film est grand. Grand de part sa simplicité déjà, car ce film est dans la catégorie de « on ne va pas en faire des caisses et des caisses pour épater la galerie et plonger dans un pathos écœurant », grand de par sa diversité, ce film nous touche à plusieurs niveaux tellement ses thèmes sont variés,  grand par la réflexion qu’il nous impose face à nous même et à cette société qui nous porte, grand par la ballade de Londres qui est une bouffée oxygénante, grand grâce à cette mise en scène jouant parfaitement une partition d’une subtile introspection, grand grâce à cette fragilité qui se transforme en force en fonction des événements,  grand grâce à ce rendu, cette façon de nous faire penser qu’on se promène d’un film vers un documentaire et vice et versa,  beau car en plus d’être un film c’est une poésie, et pourtant ceci n’est rien par rapport à ce qui fait que le film est un pur bonheur.

Car oui il manque le petit truc qui emporte tout sur son passage, cette présence, ces deux acteurs exceptionnels, ils sont là et ils tutoient le dieu du génie.  Ah oui je viens de retrouver le mot que j’aime bien pour qualifier ce genre de prestation : c’est juste prodigieux.

Il est beau ce mot non ?

Et que dire de cette prenante scène dans ce long couloir au comissariat?

Emotion et tolérance pour ce film court mais néanmoins tellement bienfaiteur.

Indispensable c’est aussi un deuxième mot que j’aime bien.

Et puisque on ne dit jamais deux sans trois, un autre mot que j’aime bien c’est révérence :

Brenda Blethyn, Sotigui Kouyate

Ps : pour les rabats joies : oui il y a des défauts et alors !!!!!!!!!!!!!!!!!

Laisser un commentaire