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Le pitch :

Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d’une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. « Les bâtards », nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l’actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle…

S’il est une chose qu’il faut reconnaitre à ce film, c’est sa totale simplicité.

Il est une fois, on va vous raconter une histoire et même si le support est un bout de la grande Histoire, on va pouvoir faire ce qu’on veut, pour le meilleur et pour le pire (ajout probablement non objectif de moi-même).

Donc un très bon point pour cette spontanéité et cette façon très ligne droite.

Le fait que l’histoire du film travestisse totalement la vraie ne mérite non plus aucun reproche.

Après tout, ce n’était même pas une surprise car annoncée.

Vous sentez à mon ton qu’il y a quand même un problème hein.

L’esprit Tarentino peut-être ? Non bien présente, même si côté ambiance musicale il y a eu mieux, même largement.

Les dialogues ? Punchy et décapants, rien à dire de ce côté-là non plus.

Les acteurs ? Non quand même là il faudrait être fou pour attaquer ça, surtout que Christoph Waltz, même s’il ne méritait pas forcément seul son prix d’interprétation. (Le vieux blondinet de l’autre prophète est quand même…). Bon Brad Pitt et notre petite française ne sont pas au même niveau mais Dieu est aussi tout seul non ?

Le message du film ? Le fond ? La forme ?

Que nenni, pour une fois qu’un truc défie les conventions, qu’il est irrévérencieux à souhait, qu’il emprunte des chemins rarement pris. On ne va pas l’attaquer non plus de ce côté.

Mais alors il est où ton problème, chou fleur ? (censure oblige, un certain public énervé à osé un connard).

La violence peut-être, oui c’est ça s’exclame le public de plus en plus impatient.

Mais non c’est quand même une violence drôle, une façon sidérante de nous présenter la chose.

Ben ALORS C’EST QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII TON PROBLEME ?

Ben mon problème c’est que quand on goûte à du caviar, on a un peu de mal à revenir à du commun.

Pulp fiction, Jackie Brown par exemple.

Sinon le début du film est de très bonne facture mais il s’effrite tout du long, peut-être lui aussi recherche t’il du pétrole. (Blague récurrente du moment, mais promis on va trouver autre chose)

Et puis bon, il est marrant le Quentin mais des fois à jouer tout seul on se sent un peu con con.

Et puis c’est bavard et puis c’est moche et puis ça fait souvent pitié. Et puis bon la fin quoi, c’est quand même n’importe quoi, fait n’importe comment.

Donc oui ce n’est pas une merde (merci le début du film), mais c’est trop facile de la jouer genre je maîtrise une recette et je vais l’appliquer à toutes les sauces, de toute façon mon public aime ça alors je vais les servir.

Mais c’est là que moi je dis non, car si vous étiez n’importe qui on pourrait comprendre, mais vous nous avez quand même montré que vous aviez un minimum de génie, et forcément cette chose dite, on ne peut pas se contenter de la soupe du jour.

On vous pardonne Mr QT mais que cela ne se reproduise plus et surtout qu’on vous attend pour vous faire pardonner.

le 05/09/2009 à 13:17 | 13 commentaires
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Rod le 5 septembre 2009 à 14:34

putain, chuis OK avec toi.

d’ou la pluie.

Nerval le 5 septembre 2009 à 15:02

Il manque quelque chose d’important dans cet article, un message pour ceux qui ne seraient pas encore aller le voir au cinéma (ou les fou qui l’aurais vu en VF) : NE SURTOUT PAS ALLER LE VOIR EN VF. Cette VF est absolument ignoble et retire beaucoup au film.

Flashou le 5 septembre 2009 à 17:25

Je pense que Tarantino en à rien a foutre des gens qui voudraient qu’il refasse ses anciens films. Depuis Jackie Brown, il a laissé tombé le film de gangster et se fait ses petits plaisirs de cinéphiles en jouant avec tous les registres avec un fond de « si ça vous plait tant mieux, si vous aimez pas tant pis ».

Je ne vais pas reprocher à un réalisateur de penser à son art avant son public, même si je suis d’accord sur l’aspect inutilement bavard et lent de Inglorious Bastard.

martin le 5 septembre 2009 à 19:04

INGLOURIOUS BASTERDS est bien plus que ta misérable analyse !
le « problème » avec tarantino c’est que si t’as pas un minimum de culture cinématographique, tu adhères pas trop…et visiblement ce qu’il te manque c’est cette culture du cinéma.

les dialogues ? trop longs ?
c’est amusant de dire ça, parce-que dans la réalité il n’y a jamais d’action ou très peu; alors on va au cinéma pour voir de l’action et après on dit : bof ça pète de partout!

Tarantino c’est la réalité dans l’imaginaire; de longs dialogues (oh combien succulents) et hop on entre dans une action puissance 10.

et merde ! enfin un mec qui nous sort un film où il brise toute les conventions, toute les clichés cinématographique (même le plan historique) et qui nous offre une fourmilière de détails.

quand à la fin…c’est justement du pur humour : beaucoup de réalisateur font un film un jour dans lequel ils font dire à l’un de leur personnage « c’est mon chef d’oeuvre » ou un truc comme ça; Tarantino s’amuse avec ça en laissant croire au spectateur que le film le plus déjanté de Tarantino (si ce n’est du cinéma) est son chef d’oeuvre !

bref inutile d’essayer de convaincre.
Tarantino, on aime ou on aime pas…

une chose est sûre c’est que le métier le plus débile au monde est bien « critique cinéma »…..

allez j’vais m’faire une nuit Tarantino/Rodriguez/Roth.

Steve le 5 septembre 2009 à 19:26

Perso, j’apprécie ses trip à leur juste valeur. :)

youyouk le 5 septembre 2009 à 20:08

ah, je crois bien que c’est la première critique de ce style là que je lis! Enfin, la deuxième avec la mienne! http://www.youyouk.fr/2214/cri.....-basterds/

Pas trop aimé Inglorious Basterds.

brad le 5 septembre 2009 à 22:08

vous êtes fous ? c’est un pur chef d’oeuvre ce film, jouissif comme j’ai rarement vu dans l’Histoire du cinéma…..à bon entendeur

eric le 6 septembre 2009 à 1:45

fan de tarantino e de ses films …sauf celui ci

Mr Y. le 6 septembre 2009 à 2:16

Les dialogues en longueur ne me derangent pas du tout car ils sont bien ammenés, interessant et souvent marrant.
Je n’ai trouvé que peu de defaut a ce Inglorious Basterds.
La fin m’a juste un peu déçu par sa morale un peu moyenne…

jipe le 6 septembre 2009 à 10:28

« Sinon le début du film est de très bonne facture mais il s’effrite tout du long »
Un facteur ? s’effrite ?
un remake de bienvenue chez les chtis ?
Oké, je me barre :-P

carlitablog le 6 septembre 2009 à 12:05

jipe lol
rod tout arrive
et brad un chef d’oeuvre? heu alors il va falloir inventer un mot pour les autre films mieux que ça

Tom le 7 septembre 2009 à 14:20

Assez d’accord avec cette critique. Un bon film, mais pas un chef d’oeuvre. Et en effet, Tarentino nous a fait un peu un film pour ses fans, et les non-initiés n’ont pas forcément toutes les références pour l’apprécier.

SmartMartian le 9 septembre 2009 à 11:59

Inglourious Basterds, c’est un peu comme une pignole: ça monte en orgasme jusqu’à l’explosion, puis 10 mn après la fin de la séance, on est rassasiés, 20 mn après on ne se souvient plus trop de la sensation, et 30 mn après, on a envie d’une autre branlette.
Et je suis encore d’accord avec toi, carlitablog. Ce doit expliquer pourquoi il fait si moche aujourd’hui.

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