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Attention, billet long, sans filles nues. Il est donc ici question de la seconde guerre mondiale, 6 épisodes de 52 minutes, qui seront diffusés par deux les mardi 8, 15 et 22 septembre à 20h35 sur France 2. Signés Isabelle Clarke et Daniel Costelle. J’ai trouvé tout ceci fort bien réalisé et parfaitement adapté. Comment dire. Mathieu Kassovitz qui fait la voix off dans le making off diffusé ensuite le dit très bien, il faut que ces choses-là soient faites et refaites, que les documentaires soient mis à jour, et collent avec leur époque. La forme doit donc s’adapter au public, pour que celui-ci puisse absorber et intégrer ces évenements (la seconde guerre mondiale donc). Sur ce point, c’est une réussite totale, c’est parfaitement rythmé, les images sont belles, les cadrages sont modernes, le retraitement graphique est parfait. On est là devant un produit d’une très grande qualité, qui détonne, qui remue, proche d’une production cinématographique, aussi bien au niveau de la forme, de l’image, que du fond. C’est rapide, ça va à l’essentiel. Alors j’insiste sur le fait que j’ai trouvé ceci excellent dans ce registre, parce que cette excellence me permet aussi de savoir « pourquoi », moi, je n’ai pas forcément adhéré au truc. On ne peut pas, à mon sens, traiter d’un tel évènement en 1 heure, en 6 heures, ou même en 12 heures. On peut condenser, mais tout ceci donne une impression de longue bande annonce. Ce rythme rapide, et l’enchainement des périodes et des faits ne permet pas au spectateur de se poser, et tout simplement d’intégrer et de réfléchir sur la chose. On regarde, on zappe, mais à aucun moment on a le temps de s’arrêter. Aussi belle soit la réalisation, le fond manque de fait, selon moi, de profondeur. Mais ceci est purement une question de temps, et c’est un choix. J’ai un souvenir très clair d’un instant de ce premier épisode d’Apocalypse, qui évoque, au tout début, le viol des femmes allemandes (des berlinoises) par les soldats russes à la fin de la guerre. Comme tout dans ce documentaire, c’est évoqué sur quelques minutes. Ca m’a tout de suite renvoyé au documentaire de Xavier Villetard, « Les filles de ruines », sorti cette année, diffusé il y a quelques mois, et qui justement traite pendant 52 minutes de ce sujet. Les images étaient certes moins impressionnantes, les archives moins « originales », et la technique moins ahurissante (beaucoup de plans fixes, avec des images parfois très vaporeuses), mais au moins, chaque mot portait à réflexion et à immersion. Il avait aussi été diffusé sur France 2 si je ne m’abuse (et sur quelques autres chaînes). C’est une question de choix, je préfère donc un documentaire qui pendant 52 minutes prendra le temps de ne traiter que d’un évenement, un d’un pan précis de cette période, plutôt que « tout prendre » en condensé, comme c’est le cas ici. Cela étant dit, et on revient à la presque-citation de Kassovitz que je fais plus haut, oui ce type de ré-actualisation est absolument nécessaire, et ce format-là est terriblement vivant et parfaitement adapté au grand public (qui peut avoir tendance, a priori, à bouder ce genre de documentaire). A voir absolument donc, les DVD et Blu Ray vont sortir dans la foulée, et je vous assure que vous allez vous en prendre plein les yeux, comme ça a été le cas de ces braves gens qui étaient avec moi pendant la projection, à savoir Osmany, Chandleyr, Eamimi, Nazab (name dropping is my homeboy). A voir aussi, le site dédié au programme : |
Tags : société | télévision Lire aussi : Connais-tu « La Ligne Rouge » ? |
Donc moi j’ai adoré et notamment le condensé en six heures, figure-toi.
Le fait que, si on est interpellé par un point, on peut se documenter dessus, prouvera juste que le documentaire aura très bien joué son rôle de révélateur.
Par contre, une piqure de rappel était nécessaire pour notre génération et celle qui nous suit de près, et pour tout le monde même : si t’y connais rien, en 6 heures, tu connaitras l’essentiel.
Je m’intéresse beaucoup de sujet, et j’ai appris beaucoup de choses. C’est vraiment à voir.
Et la qualité de réalisation joue beaucoup, bien évidemment ;)
Mon dieu quel talent ! Quel récit haletant ! Quelle verve !
Je jouis de me voir citée en ce boudoir !
Oh toi tu te moques je le vois bien !
Oh non. Je ne suis que transparence.
Sérieusement, je trouve que c’est très bien écrit. Pour le fond, je te dirai bientôt ce que j’en pense.
Roh bordel je vais exploser le compteur Wikio ;)
Moi j’ai adoré. On peut aimer Plus Belle la Vie et être fasciné par cette période de notre histoire et ça c’est drôlement la classe.
Je suis d’accord pour la piqure de rappel et je pense que une série de 6 heures résumant tous ces événements est parfaite pour toucher le plus grand nombre de gens et face à cette période de notre histoire c’est important.
Cela donnera envie à beaucoup de creuser plus.
Le rythme, le son, la colorisation .. tout était parfait.
Personnellement la colorisation m’a toujours dérangé, mais ayant vu la bande annonce cette nuit et après l’article de Vincent, je me laisserait tenter :)
la coloration apporte justement ce nouvel élan, indispensable pour la génération Tokyo Hotel et consorts, pour ne jamais oublier.
« Apocalypse » est passé à la RTBF (Belgique, 2 derniers ce jeudi).
Avec une épouse prof d’histoire, pas moyen d’y couper !!!
Et effectivement, c’est bien fait, malgré la colorisation que j’apprécie moins. En 3x 2 épisodes par semaine, c’est assimilable, faut surtout pas tout regarder en une fois.
Merci, on aura pas bossé pour rien ;)
[...] guerre de 39, déportation, la rafle du vel d’hiv. Ce film ne parle que de ça, de la rafle. Je disais à propos du documentaire Apocalypse, que chaque sujet de cette période méritait d’être isolé, pour entrer dans le détail. [...]