Livre n°4 : A la recherche du temps perdu

9782070726653FS

A la recherche du temps perdu de Marcel PROUST.

Première parution : 1913-1927 pour les sept volumes.

Prix Goncourt en 1919.

Rien d’étonnant de trouver ce livre à cette place même s’il le doit autant à sa qualité qu’à sa réputation.

Raconté par un narrateur asthmatique, hypersensible et névrosé, Proust était un peu à l’image de ce personnage fictif de son roman.

Il a aussi été raconté que l’importance de ce roman résidait dans son influence sur la littérature de son époque, le XXe siècle.

Une des raisons de cette influence, étant que bon nombres d’écrivains ont essayé soit de l’imiter, soit de le parodier en discréditant certaines de ses caractéristiques.

Mais les lecteurs ont aussi apprécié que le roman soit lui-même un dialogue avec ses prédécesseurs littéraires, ce dernier point s’avérant aussi important pour équilibrer le positif et le négatif.

A la recherche est une histoire de la vocation littéraire, fascinante et intimidante, de 3000 pages, sur laquelle Proust a travaillé tout au long de son existence. Il y explore les thèmes de son temps, de l’espace et de la mémoire, mais ce livre est surtout un condensé de nombreuses voies littéraires, structurelles, stylistiques et thématiques. La plus frappante d’entres elles étant ce procédé structurel selon lequel les fortunes fluctuantes de la bourgeoisie et de l’aristocratie sont narrées du milieu des années 1870 au milieu des années 1920, à travers la mémoire défaillante d’un écrivain en herbe, Marcel, qui succombe à de nombreuses distractions. Ce défaut de mémoire entraîne toutes sortes d’images faussées, corrigées en partie, le pouvoir de la mémoire involontaire provoquant de rares moments de joie. Ces liens directs avec le passé naissent de rencontres fortuites qui réveillent des sensations, perceptions et souvenir longtemps perdus.

Ce sont ces moments qui donnent sa structure unique au roman, qui, sans aucun doute plus que tout œuvre, demande une lecture attentive.

C’est une bonne chose que la publication de ce roman épique soit toujours en pleine évolution, les chercheurs continuant sans cesse à étudier les notes et ébauches. L’immensité écrite par Proust continue à grandir.

Et dire que ce chef d’œuvre a été rédigé par Proust dans ses cahiers d’écolier; il barrait continuellement et réécrivait au fur et à mesure pour atteindre cette perfection.

Il est évident que ce n’est pas facile facile d’aborder ce monstre mais quel plaisir procuré.

Sinon il existe une autre variante pour entrer dans cet univers, ce sont les 111 CD audios qui raconte l’ensemble de cette magistrale œuvre.

3 commentaires
  1. « L’immensité écrite par Proust continue à grandir. »

    Continue DE grandir! ;-)

    En tout cas, ce que tu en dis confirme mon intention de ne pas lire tout ça…

  2. Je n’arrive pas à lire Proust. Il m’emmerde royalement. Je sais que c’est un classique, un génie de la littérature, mais je m’ennuie dès les premières pages. Enfin, au moins j’ai essayé (3 fois !) !

  3. carlitablog (Auteur)

    le problème de proust où même flaubert c’est que c’est un peu chiant et ce qui était bien à une époque ne l’est peut être moins aujourd’hui. Une chose est certaine tout de même c’est lorsqu’il y a comparaison avec d’autres trucs du genre.

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