Livre de légende n°7 : Le portrait de Dorian Gray

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349 points et une avancée certaine vers le top 5 final.

Le portrait de Dorian Gray par Oscar Wilde. (1891)
La notoriété de ce livre commençant par un énorme scandale, en effet lors de sa publication dans le Lippincott’s Monthly Magazine, Wilde fut attaqué de tout part pour avoir osé écrire ça.
Wilde répondit aux critiques mettant en cause l’immoralité et le caractère malsain de ce roman, le seul qu’il n’ait jamais écrit.
Cette merveilleuse défense est à consulter dans sa Préface, sublimement composée d’aphorismes extraordinaires.
Malgré son charme transgressif, le Portrait de Dorian Gray peut facilement être lu comme un roman profondément moral, et même comme un comte qui prévient des dangers du vice.
La chute de l’héroïne dans une terrible perfidie morale n’est ni admirable, comme le montre sa rupture péremptoire d’avec sa fiancée, l’actrice Sybil Vain, ni enviable.
En effet, le joli garçon est le personnage le moins intéressant de l’œuvre qui porte pourtant et de façon paradoxale son nom.
Lorsque l’artiste Basil Hallward peint le portrait de Dorian le souhait frivole d’immoralité de son modèle devient réalité. Tandis que son portrait vieillit et se corrompt, Dorian, elle, continue d’arborer fraîcheur et innocence, malgré sa vie privée lubrique et dépravée. L’esprit mordant de lord Henry Wotton pousse Dorian dans une quête de la sensualité et de l’émotion, mais les valeurs du jeune homme pervertissent l’éthique profondément sérieuse de Wilde, à laquelle elles ne se ressemblent que superficiellement.
Alors que les essais de notre bon Oscar prônent l’individualisme et la réalisation personnelle comme moyens pour parvenir à une vie plus riche et à une société plus égalitaire, Dorian suit la voie de l’hédonisme, de la complaisance et de la réification d’autrui.
Il s’agit néanmoins d’un récit qui reflète de façon poignante la vie double de Wilde et anticipe sa déchéance dans l’ignominie et la honte. Le concept sur lequel il se fonde- le portrait dans le grenier – semble être immédiatement transporté de la fiction au domaine de la croyance.

Ce qui est fort aussi c’est que malgré son grand âge cette œuvre est d’un modernisme éclatant.

6 commentaires
  1. « L’héroïne »… « elle »… euh… Dorian Gray c’est un HOMME hein…

    Et pourtant tu parles aussi du « jeune garçon »… Alors quid de la confusion ?

  2. oui, c’est vraiment un super livre.

  3. x

    t’es certain d’avoir lu les bouquins dont tu parles ?

  4. Gros doute aussi à la lecture de cet article, Dorian est un jeune homme !

  5. Euh qu’est-ce que la « réification d’autrui » ?
    Ce billet ressemble à une traduction très approximative d’un résumé -partisan, qui plus est- en anglais…

  6. david (Auteur)

    Traduction de rien du tout :)
    Sinon en effet un belle coquille effectivement mais bon ce ne sera ni la première ni la dernière et surtout l’arguement ultime de mauvaise foi divine, c’était pour voir ceux qui suivaient :)

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