Cinéma : Le hérisson

Le pitch :

L’histoire d’une rencontre inattendue : celle de Paloma Josse, petite fille de 11 ans, redoutablement intelligente et suicidaire, de Renée Michel, concierge parisienne discrète et solitaire, et de l’énigmatique Monsieur Kakuro Ozu.

Le hérisson c’est un peu le genre de films qui fait que le cinéma est comme un Marshmallow que l’on aurait fourré à la coke.

On commence par mettre ce genre de film à la bouche pour goûter puis, en toute innocence, sans que l’on s’en rendre compte, on a vidé tout le paquet et on finit par faire le trottoir porte Dauphine pour s’offrir une autre dose. Dieu merci, le cinéma, ça dure beaucoup plus longtemps qu’un vulgaire paquet de friandises. Si bien qu’on a toute l’éternité pour en profiter, de cette beauté bucolique, de cette poésie enivrante, de cette tendresse débordante et amusante.
D’un point de vue purement technique, l’idée de la caméra plongeante est une superbe idée. Les dialogues sont délicats. Et surtout ce qui paraît simple à l’écran est nettement plus sophistiqué dans la réalité, donc spéciale mention à cet excellent travail.
Il est rare aussi de faire un aussi bon film quand le live qui est adapté à été aussi bon et marquant.
La performance de la petiote et de notre Josiane national est aussi à souligner tellement la générosité se dégage de leurs prestations.
D’ailleurs comme le bouquin ce film aurait largement mérité de garder le terme élégance dans son titre.
Elégant est aussi le terme philosophique qui sert de fil conducteur au film.
Le côté gênant est peut être ce manque d’intériorité qui n’arrive pas forcément à sortir de son chemin trop balisé.

Une sorte de manque de piquant très dommageable si on se réfère à l’animal titre.
Et quand on se sent écœuré par le fait que cela soit un peu trop, on va voir autre chose avant d’y revenir car c’est le genre de bonheur intense dont on ne se lasse et se lassera jamais.
Une merveille en même temps qu’une petite leçon de vie.
Indispensable dans votre parcours cinématographique il va s’en dire même si le truc est loin d’être parfait cinématographiquement parlant.

4 commentaires
  1. perico

    il parait que l’auteur du livre, Muriel Barbieri, a refusé que le film porte le même titre que le roman, d’où la suppression du hérisson, tant -dit elle- ils sont éloignés l’un de l’autre.

    En tous cas, merci pour la critique !

  2. monsieurb

    Alors moi j’ai lu le bouquin que j’ai trouvé vraiment un peu facile. agreable à lire c’est vrai mais à peine mieux qu’un Anna Gavalda pour la plage

    le film lui est encore plus violent dans le coté  » cucul la praline »
    cela dit si on met notre cynisme de coté pendant 1h30
    josianne est en effet tres bonne
    la petite delicieuse
    et le japonais fascinant

    dans une vie sans cynisme j’aurais adoré le herisson
    là, je dis mouais bof…

  3. Marshmallow

    Tu lis CanardPC on dirait Carlita.

  4. david (Auteur)

    marsh j’y écris même
    et moi je suis pas d accord, muriel est trop snob car le livre et le film sont carrément de la même lignée.
    Un peu trop facile une fois le succès là de faire la snob.
    et en effet pour une fois qu’il n’y a que des sentiments simples c’est un bon bol d’air

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