Cinéma : Whatever Works

Le pitch :

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu’au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l’asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s’installe. Les commentaires cyniques de Boris n’entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu’à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l’autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l’arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l’a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu’elle, Marietta s’évanouit. Pour détendre l’atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman…

Que dire sur ce film, à part qu’on en ressort le cœur léger et l’âme ravie.

Ce film est une jubilation du début à la fin. Le talent de son interprète principal, incarné sublimement par Larry David y est pour beaucoup. Méconnu dans notre contrée, il est pourtant une star chez lui notamment dans son rôle de coscénariste de la série mythique : Seinfield.

Sa prestation dans ce film est hilarante, il porte les dialogues raffinés et fins de ce film au firmament.

Adepte du plan-séquence et des monologues de plusieurs minutes, Allen se lâche ici pour nous en pondre de nombreux.  Et c’est cet écrin qui est offert à Larry, qui laisse exploser tout son talent comique.  Face à lui, il ne faut pas oublier l’exquise Evan Rachel Woods, qui se hisse parfaitement au niveau.  Et pourtant ce n’était pas si facile que ça de ne pas finir étouffé par le jeu de son partenaire.

La rencontre de cet hypocondriaque avec cette ingénue demoiselle est une idée toute simple mais qui se transforme en sublime tableau une fois passée dans la moulinette de ce cher Woody.

Bien rythmé, le scénario enchaîne rebondissements et quiproquos. Ah ces parents qui surgissent de nulle part pour finir encore plus loin que ça.

Le saut des genres à l’intérieur du film est aussi un parcours des plus savoureux, à un moment on est en plein vaudeville, puis on file vers de la comédie de mœurs en passant par une farce échevelée.

Et même si l’histoire n’est pas crédible, on s’y amuse beaucoup.

Woody Allen signe un conte de fées moderne dans lequel le hasard est la baguette du chef d’orchestre, une recette déjà éprouvée dans Match Point, les protagonistes subissent les événements plus qu’ils ne les provoquent. Chaque personnage parvient à trouver le chemin du bonheur et tant pis si tous les éléments ne se sont pas passés comme prévus.

Quoi qu’il se passe l’important est quand même que cela finisse par fonctionner et c’est ce qui arrive au final pour le bonheur de tous.

Indispensable pour ma part mais rien d’étonnant tellement je porte un amour infini à l’ensemble de l’œuvre de notre cinéaste du jour. Objectivement c’est quand même un très bon film et c’est sans aucune crainte que vous pouvez poser votre popotin sur un fauteuil pour voir ce film.

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