Expo: Voir l’Italie et mourir

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Voir l’Italie et mourir au musée d’Orsay : le 19 juillet pour le clap de fin

« Voir l’Italie et mourir » est l’exposition à voir au musée d’Orsay. Elle relate les débuts de la photographie en Italie au XIXe siècle. En cette période, à Rome, l’illustre Pietro Thyge Boyesen armé de son appareil photo, capture les fabuleuses expressions de ses compatriotes. Son premier événement est sa production : «la Femme italienne et sa petite fille ». Ouvre magistrale par sa qualité et du rendu de l’expression de méfiance de cette mère. Ce qui est intéressant avec cet exemple, c’est comment il montre que cette photographie a influencé les peintres français. Si on prend le tableau de Delaroche « les Pèlerins à Rome » et qu’on le rapproche de la photographie dont on vient de causer, on devine aisément le voyage qu’on effectué nos deux héroïnes du jour. Une traversée des Alpes pour passer d’une photo à un joli tableau coloré. Comment l’arrivée de la photographie a-t-elle influencé les artistes ? C’est le cœur du sujet de cette magnifique exposition.

Ce qui a donné une chance pour que les choses se passent de cette façon et surtout à cette vitesse c’est qu’en même temps qu’avait lieu cette naissance de la photo, il y avait une sorte de démocratisation du tourisme en Italie. Les touristes italiens ramenant de leur séjour parisien un grand nombre de photos, celles-ci remplaçant les petits tableaux que les aristocrates achetaient en souvenir.

Les artistes s’étant totalement adaptés à ce schéma car souvent les photographes étaient des peintres reconvertis.

Et comme à l’époque, Garibaldi n’avait pas encore fait son office, la diversité était d’une immense largesse. En effet l’Italie était différente de celle d’aujourd’hui, les provinces n’étaient pas encore unifiées. C’est ce qui explique l’immense vivier dans lequel a puisé allégrement le commissaire de cette exposition.

Et à part nous aujourd’hui c’est l’histoire qui remercie le destin d’avoir fait à ce que les choses se soient passées ainsi. Avant l’invention de la photographie, seul le dessin permettait de faire une capture visuelle de l’architecture des villes afin de les faire connaître.

Il est facile de voir après ça comment cette invention à fait progresser le reste, diffusion de la connaissance appuyée sur une image « réelle », curiosité touristique accrue pour cet inconnu, facilité pour garder une trace de ce passé, explosion de la créativité artistique…

Et ce n’était rien quand une fois la technique maîtrisée a permis : les corps en mouvement, les portraits sur papier des hommes et femmes d’ailleurs…

Une façon intéressante et jolie de montrer comment une histoire en a influencée une autre.

Et surtout quelle fraîcheur de voir la photographie autrement que par le chemin traditionnel par lequel trop de gens passe.

Il n’y a pas que Cartier-Bresson et consorts dans la vie.

Vous avez ce qu’il vous reste à faire.

4 commentaires
  1. Tam

    J’y suis allé aujourd’hui ! Bien sympa l’expo ! Puis après une p’tite tournée ds le musée pour conclure.

  2. J’y suis aller pour la nuit des musées…très très joli.

  3. Je croyais qu’il fallait aller voir Syracuse, pour s’en souvenir à Paris :).

  4. L’un n’exclut pas l’autre.

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