Cinéma : Lascars

Le pitch :

Condé-sur-Ginette, en périphérie d’une grande ville, à mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu océan des Caraïbes. C’est l’été. Le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume des tours, asphyxie les halls d’immeubles et crame les esprits. Ici, tout le monde rêve des plages de Santo Rico. Certains plus que d’autres. Pour Tony Merguez et José Frelate, les deux MC’s du quartier, le départ est imminent. Mais l’agence de voyage responsable de leur billet a zappé le nom de la destination. Retour à la case Ginette ! Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de refourguer un peu d’herbe fraîche  » gentiment  » prêtée par Zoran, brute épaisse aux pieds pas vraiment d’argile. José de son côté joue les Don Juan dans une grosse villa, occupée par Momo l’incruste et la belle… Clémence. Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des réalisateurs plutôt amateurs, un sauna norvégien, des policiers énervés ou encore un juge coriace, n’en avaient décidé autrement…

Bon il est assez facile de savoir quel est l’ambiance du film dés le début, un générique coloré, du graff par ci par là, du rap à donf comme bande annonce et des personnages un peu typés.

Une fois le décore planté l’analyse peut débuter de façon objective.

Au niveau de l’écriture c’est ciselé aux petits oignons, les clichés sont là mais c’est léger à souhait et surtout très en place pour qu’il n’y ait absolument rien à dire. Et surtout c’est drôle sans que le moindre très soit hors contexte ou forcé.

Et puis côté punch rien à dire tellement le truc est rythmé du début à la fin, sans aucune fausse note dans la partition.

Pour les dessins, sujet important dans le cas d’un film d’animation, c’est assez surprenant surtout que l’on peut y voir des réminiscences d’un Raiser ou d’un Métal hurlant, autant dans le trait que dans l’esprit.

On aime ou on n’aime pas, moi perso je vote pour.

Autre bon point, le message, celui ci est positif, la débrouille comme système pour s’en sortir est mis en avant, mais l’objectivité est présente car on ne cache que les coups tordus existent.

La technique n’est pas non plus en reste avec ce subtil mélange de 2D et de 3D, les dialogues sont doublés avec un rasoir.

Faut dire que le casting est quand même composé de noms aussi dynamitant que le reste. Côté décor, le fait d’avoir pensé la cité comme ça est aussi un superbe point à souligner, on y voit tout sans forcément que cela soit totalement montré et pour les situations qui pourraient être plus compliquées, le sens de l’exagération est parfaitement intégré pour que cela passe comme une lettre à la poste.

Bon il est certain aussi qu’en dehors du public ciblé, ce film ne va pas forcément être un carton, message pas assez universel, aucune prise de risque, un peu de vulgarité sur certains aspects trop easy.

Et le point le plus gênant pourrait être ce côté sketch un peu trop marqué.

Mais bon ce ne sont que des broutilles car je fais évidemment partie du public ciblé.

Si vous rêviez de Simpsons dans le 93, c’est ce film qu’il vous faut regarder.

De la bombe bébé.

4 commentaires
  1. Piiiiiiiiire !!!

    En un mot : TROP DAR !!!

  2. Benjamin

    Franchement, y’a rien à jeter dans ce film, c’est juste du bonheur en boite.


    Tranquille le chat !

  3. carlitablog (Auteur)

    rien à jeter
    du bonheur en boite
    et après on dit que c’est moi qui abuse
    d’un côté rien à dire si tu t’es éclaté et que ça te va c’est no problemo

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