Cinéma : Je vais te manquer

Le pitch :

Six destinées qui vont, l’espace d’un instant, dans un aéroport grouillant de vie, se bousculer, se séparer et se retrouver. Et si ses personnages étaient en train de vivre, sans le savoir, le moment le plus important de leur vie.
Olivier et Lila… Va-t-il rater l’amour ou va-t-elle rater l’avion ?
Julia et Marcel… Va-t-elle rater sa mort ou va-t-il rater sa vie ?
Fanny et Max… Va-t-elle manquer de courage ou va-t-il manquer de chance ?

Ce n’est pas un film, c’est une œuvre d’art, c’est un tableau.
Un hymne au bonheur quoi.

La création de cet univers où la normalité se situe dans l’invraisemblable, où l’immatériel accède à la vérité, où la parole même devient un instrument de création du réel.

Refusant de réduire le chagrin à une nomenclature fixe, Sthers laisse éclater de grands moments de bonheur.

Ce film qui n’incite pas toujours à la vie, il arrive même que cet univers nous ouvre les gouffres de l’âme humaine. Une façon sublime de nous éveiller les déraisons de notre nature et les servitudes de notre condition. Une belle façon de remettre au goût du jour Prévert et le genre qu’il a inventé : l’Inventaire.

Ce dernier artifice permettant de découvrir les ressources corrosives du saugrenu, de l’ironie, enseignant à se libérer des entraves, à découvrir son moi authentique, à en cultiver les richesses dans un rapport naturel au monde et à la vie.

Sthers à fait du monde un film et du film un monde, notre monde.

Et que dire de cette narration qui cède le pas à la poésie pour hisser la réalité au niveau du mythe.

Et si je vous dis que niveau casting c’est aussi du parfait, entre Pierre Arditi au rôle de méchant qu’on a envie d’adorer, Fred sans Omar dans ce rôle de flic aussi génial que paumé, Patrick « Chico » Mille, acteur si génial et pourtant si peu exploité, la divine Carole Bouquet et tous les autres sans aucune exception.

Un grand casting.

Un film parfait, Amanda Sthers prouvant dans ce film qu’elle est une alchimiste, transformant le plomb de cette simplicité, en or.

Et puisque la vision de ce film me rappelle la lecture des Confessions de St Augustin, voici une phrase pouvant rapprocher ces deux œuvres.

« L’esprit divin c’est l’acte de transformer le principe du mal en perfection absolue. »

Il faut y aller c’est un ordre.

Et sinon fuck la critique sur cette affaire.

4 commentaires
  1. Antoine

    Ca a l’air bien pourrave au vu de la bande annonce… m’étonne pas qu’il se tape des notes de merde sur allociné !

  2. jehronimoo

    Pour l’avoir vu, je trouve que la critique l’a effectivement trop vite descendu, car certaines choses, surtout certains dialogues fonctionnent très très bien…pour autant, bonjour les clichés!! Et je ne suis pas de ton avis, autant Omar est en train de se construire une carrière « intéressante », autant Fred…toute la partie flic paumé et interrogatoire débile à l’aéroport ne sert à rien et est vraiment très décevante…La recherche du Prince charmant est aussi navrante, mais il reste que le film est sympa, pas le film de l’année non plus, faut pas pousser ;-)

  3. msms

    surtout que je suis dans les figurants.

  4. carlitablog (Auteur)

    non juste que comparativement à Coco qui a été nettement moins critiqué parcque Gad.
    Après c’est certain qu’il y a plein de trucs un peu de travioles mais pour un premier film c’est très potable

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