L’e-book moins polluant que le livre papier ?

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Pour faire suite à mon article sur l’arrivée prochaine du livre électronique, il y avait un sujet inévitable à aborder. La comparaison entre l’empreinte carbone d’un livre papier et celle d’un livre électronique. Il serait évidemment trop facile de tirer la conclusion hâtive sur le fait que le premier, gros consommateur d’arbres, est nettement plus polluant que le second qui ne nécessite aucun décès des ces habitants de nos très chères forêts. Et pourtant, le vieux bouquin est moins polluant que l’e-book. Du Moins pour l’instant.

Donc l’instant pas facile de choisir en toute bonne conscience combien de livres emporter dans ses bagages pour cet été.  Le plus possible pour avoir le choix, rattraper le retard de lecture accumulé dans l’année, dévorer les romanes à la chaîne… Mais pas trop quand même car c’est lourd et cela prend de la place. Si on avait un e-book, cela serait nettement plus facile, plus aucun choix à faire et question place, que ce soit un livre ou 500, l’encombrement est strictement le même.

Une bibliothèque pour 300 grammes, un rêve.

Et puis moins de papier, c’est moins d’arbres coupés, moins de cartons transportés par des camions de livraisons polluants …

Et pourtant cette idée commune est totalement fausse comme le montre l’étude ci-dessous.

1 e-book = 80 livres.

C’est la conclusion par le laboratoire mandaté pour mesurer l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans le cycle de vie de ces deux supports.

Car pour l’ e-book il faut tenir compte de l’ensemble des matériaux entrant dans sa construction (puces, coque, écran, batterie), le fret pour des produits fabriques à l’autre bout de la planète, la livraison aux magasins, l’électricité consommée… et on n’aborde même pas le sujet du recyclage.

Donc à moins de lire 80 livres par an, le livre papier est moins nocif pour la planète.

Et puis pour atténuer le côté destruction des forêts, la plupart du papier qui est le support des livres provient de forêts labellisées FSC (norme écologique permettant non pas la destruction des forêts mais leurs exploitations). Les arbres coupés étant aussitôt replantés.

Pour être honnête il faut aussi noter que ces chiffres sont très variables en fonction des hypothèses retenues (origine du papier, fin de vie des livres, pays concernés…)

Aux Etats-Unis, où les distances de transport sont plus importantes, où la part d’électricité produite par les énergies fossiles est bien supérieure à la France par exemple où l’impact sur les forêts est comptabilisé d’une façon différente.

Et puis il est évident que vu le jeune âge du e-book, le rapport va évoluer favorablement en sa faveur.

Polyvalence des appareils, matériaux plus écolos…

Donc s’il est clair que pour cet été il va encore falloir porter des kilos, il n’est pas impossible que lors du prochain, votre dos vous dise un grand merci.

Cela nous laisse un peu de temps de régler le problème du sable et de l’eau de mer.

4 commentaires
  1. Bôôh

    La question c’est Et le reste ? Parce-que quantifier les gaz à effet de serre c’est bien, mais il y a pleins d’autres impacts sur l’environnement que l’on sait mesurer et qui sont tout aussi importants (du genre acidification atmosphérique, eutrophisation de l’eau, émissions de substances cancérogènes, etc.) Et qui pourrait être largement plus favorable ou défavorable à l’e-book. A partir de là (multitude d’indicateurs plutôt que la seule contribution au réchauffement climatique), on pourrait réfléchir à des conditions d’utilisations à privilégier (gros lecteurs et lectures courtes type journaux et magasines ou bien toutes les lectures si l’e-book est très performant)

  2. gu

    Toujours pas convaincu, désolé.

    Ces appareils sont conçus pour tomber en panne et te conduire à en racheter un autre au bout de quelques temps, ce qui remet les compteurs à zéro à chaque fois.

    De plus, cette technologie sera irrémédiablement obsolète au bout d’un certain temps, les futurs formats de fichiers lui seront inaccessibles, sans parler de certains formats propriétaires contemporains conçus dans le but de te faire acheter l’appareil du concurrent afin de bénéficier d’un autre catalogue de bouquins. Pour reprendre l’angle écolo, davantage de carbone.

    Mes livres sont toujours là, certes ils prennent de la place, mais après toutes ces années, ils sont encore compatibles avec mes yeux. Alors oui, je sais, c’est une invisible combustion qui fait jaunir leur pages, et ça rejette sans doute quelques vilains atomes de carbone par jour dans une atmosphère qui n’en demandait pas tant, mais au moins, ça leur donne une bonne odeur de vieux bouquin.

  3. BadyRaty

    Un livre, ça peut se prêter, voir donner et y a pas besoin d’électricité. Le top serait un oled qui se rechargerait en le chiffonnant sur lequel on pourrait brancher un ipod nano ou une micro sd.

  4. EmpereurZorg

    Alors vu que je m’interesse à la techno, je me permet de vous envoyer sur ce blog découvert il y a quelques temps : http://www.ebouquin.fr/
    Notamment les articles sur le 3Qi, nouvel écran LCD pas chère qui possède les caractéristiques visuelles des appareil « e-ink ».
    Le e-book face au livre n’a aucun intérêt éconologique. Le e-book en tant que PC/Livre/GPS, c’est tout autre chose… Les vidéos de ce 3Qi semblent très prometteuses, et j’ai hâte de voir ! Maintenant, cette techno est plus énergivore que les vraies e-ink, donc il faudra attendre 2011 pour que la e-encre couleur soit viable en tant qu’affichage standard pour PC.
    @BadyRaty
    Il existe depuis peu une techno LCD (ou OLED ?) qui inclus des cellules photoélectriques… mais là encore il faudra attendre quelques années pour que ça soit abordable.

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