Grandes manoeuvres dans le livre électronique

sonyebookreader

S’il est un sujet qui va bientôt faire parler de lui de plus en plus fort c’est bien celui là. En effet, le premier coup de canon qui va faire trembler le sujet vient d’être tiré.

Après un démarrage poussif, le livre électronique soulève désormais tous les espoirs. En plus des grands acteurs internet qui préparent leurs armes en toute discrétion, le secteur vient de connaître sa première grande OPA. Le fabricant asiatique Prime View International vient de faire l’acquisition de la société E-Link pour 215 millions de $. Ce dernier n’étant pas moins que le pionner de l’encre électronique et surtout le leader du marché (+ d’un million d’e-book dans le monde). Le procédé de cet encre électronique reposant sur des microbilles noirs et blanches polarisées, donnant de se sentir aussi à l’aise que si le lecteur était sur un livre papier.

Le développement de l’Internet mobile devrait aussi permettre de s’affranchir d’un lecteur permettant une démocratisation encore plus rapide.

Bon il est vrai que la bataille ne va pas être facile à gagner, entre les réticences de l’habitude, un livre papier c’est quand même agréable, entre l’odeur du papier, le fait de pouvoir écrire des trucs sympas, corner ses pages, pouvoir faire tourner sa bibliothèque…

Le prix des lecteurs étant aussi un frein car à mini 300 euros l’appareil c’est un peu cher. L’offre ne faisant pas mieux d’ailleurs. Néanmoins si on se souvient du démarrage laborieux du téléphone portable tous les espoirs sont permis.

Surtout qu’il y a quand même quelques avantages pour nous lecteurs :

Un catalogue infini, une baisse des prix, une économie de place, des mises à jour en temps réel, facilité de recherche…

L’enjeu est donc super important. Tant pour les constructeurs qui devront fabriquer des lecteurs plus fiables, en couleurs et surtout moins chers, que pour les éditeurs qui devront trouver la bonne façon de distribuer le produit « livre » sur ce format électronique et aussi éviter les difficultés connues par l’industrie de la musique.

Qui va gagner la bataille?

Cet appareil?

Amazon avec son Kindle?

Sony et son Reader?

Un nouveau venu?

Si l’on devine aisément que l’écran couleur viendra bientôt, on se sent allécher par la bataille qui va poindre. Et encore on ne parle pas des pirates cachés que sont Google, Amazon, Sony… qui dans l’obscurité fourbissent leurs armes afin de pouvoir entrer dans la bataille au moment le plus chaud. Et pour eux il ne s’agira pas simplement de faire du livre électronique sur un appareil dédié mais bien sur l’ensemble des appareils ayant un accès internet.

Le début d’une lecture autrement?

Probablement même s’il est un point important qu’il faudra régler, et qui fera l’objet d’un article demain, sera l’impact écologique de la chose.

7 commentaires
  1. jipe

    Désolé, rien ne vaudra mon vieux livre rabougri dans ma poche, et dés quun texte est trop long sur l’ordi, je capte pas..

  2. carlitablog (Auteur)

    je n’ai aucunement dit que c’était une tendance que j’approuve juste que le chemin vers cette voie là est inéluctable.

  3. jipe

    Ce que le journal papier, l’univers du disque, l’industrie du livre ne veut pas comprendre, c’est qu’on veuille que ces supports aient un plus, qu’on soit heureux de les acheter, acheter un disque qu’on peut graver soi-même, ou un bouquin qu’on pourrait imprimer, c’est un peu se foutre de la gueule de l’usager non ?

  4. Moi je suis très en demande de ce genre d’objets. J’ai hâte d’en avoir un. Ca ne m’epêchera pas de consulter mes livres papier mais je serais quand même heureuse d’avoir un ebook, de quelle sorte qu’il soit :).

  5. Moulick

    On peut ne pas aimer ne pas avoir de livre papier en main (jolie double négation!) mais par contre le commentaire « un texte trop long sur l’ordi, je capte pas » que j’ai lu sur bien des forums concernant le ebook… c’est complètement caduc, et d’ailleurs c’est dit dans l’article… ce n’est pas un écran au sens classic du terme, mais bien un papier électronique. Il n’y a pas du tout la même fatigue que sur un écran. Lu quelque part, ça se rapproche plus du « Télécran » pour les vieux qui se souviennent.

  6. Technologie intéressante écologiquement et scolairement aussi.

    Mais je rejoins les autres avis. Rien de mieux que de se delecter et s’auto-glorifier devant sa bibliothèque. Un livre papier est un livre papier.

    N’empêche que le papier reste du papier. Et niveau écologique se mettre au diapason de ce gadget serait vraiment un gros coup de souffle pour les forêts. Même si beaucoup de livre sont en recyclé y’a encore des arbres coupés. Pour les fans de bibliothèques ils pouraient faire quelque chose de très simple : au lieu de faire de cet objet un truc mis à jour, connecté au monde et j’en passe. Pourquoi ne pas le laisser offline ( tout du moins pour l’acquisition des livres ) et de proposer les livres à l’achat que l’on pourrait collectionner au même titre qu’un livre dans un format style DVD ou DVD slim. Dans une matière la plus naturelle qu’il soit. Car remplacer le papier par le plastique c’est pas à mieux. Non ?

    Bon, je sors.

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