Sasha Grey n’a pas qu’un physique

Non contente d’être la pornstar la plus célèbre du moment (sur pingoo.com à tout le moins), la jeune fille peut désormais se targuer d’une reconversion réussite. Outre ses apparitions de plus en plus fréquentes dans des médias mainstream (pub American apparel ou Manoukian , Rollingstone magazine) la jeune maligne a dégotté un rôle dans le nouveau Soderbergh, intitulé the Girlfriend experience. D’après les premiers échos, elle s’en sort fichtrement bien, ce qui laisse présager de beaux jours pour elle dans le cinéma.

girlfriend sasha grey

Histoire de rattraper ma désertion à la diantre party, j’ai trouvé cette interview toute fraiche de la demoiselle et comme tout le monde n’est pas anglophone je vous la traduis même en français. Et ouais, la classe béluga, spécial Kassdédi à mon tepo DB qui est, comme moi tombé dans le panneau de Pingoo et s’est mordu les doigts de pas avoir été de la partie avec la diantre team.

sasha

Q: Je m’attendais à ce que votre personnage dans le film ait la même personnalité que dans vos interviews. Je m’imaginais que vous joueriez votre propre personnage, mais non. Vous jouez vraiment un autre personnage. Etiez-vous nerveuse, quant à savoir si vous pouviez ou non assurer cette transition puisque vous affirmez que dans les films pour adultes vous jouez votre propre personnage?

Sasha: Oui, j’étais très excitée et heureuse d’avoir l’occasion de me préparer pour ce rôle et je l’ai fait autant que possible. Evidemment ce qui me rendait le plus nerveuse était d’une part de travailler avec Stephen et d’apparaitre d’autre part relaxée devant les caméras. Parce qu’il est tellement simple d’être soi-même face à une caméra mais interpréter une personne, parler de la manière dont elle parlerait a été particulièrement difficile les trois ou quatre premiers jours. S’installer dans le personnage, se faire à cette idée.

Q: Votre personnage dans le film est à la fois mondain et aussi, dans une certaine mesure, très naïf. Vous êtes venue à Hollywood en sachant très exactement ce que vous vouliez faire et dans quoi vous mettiez les pieds. Je me demande si tout s’est avéré être comme vous vous y attendiez.

Sasha: C’était même meilleur que ce à quoi je m’attendais! Parce que j’ai complètement « pornographié » Hollywood! (rires) Je pensais que je serais dans le milieu pendant sept ou huit ans, puis que je réaliserai quelques films à moi et éventuellement que j’aurais un certain effet au sein de la profession. Cet effet, socialement et culturellement parlant, est allé tellement plus loin que ce que j’aurais pu imaginer! Ma carrière et ma vie également, de manière très positive.

Q: Vous assumez votre sexualité  et prônez toute l’ampleur de la sexualité féminine, l’un de vos buts étant de promouvoir celle-ci. D’où cela vous vient-il? Avez-vous été élevée dans le respect de celle-ci? Quand cet objectif vous est-il apparu?

Sasha: J’étais la seule vierge dans mon groupe d’amis et je ne pouvais pas avoir de dialogue ouvert sur la sexualité avec ma mère et ma soeur. Tout était fait pour instaurer la honte autour de ce sujet. Je crois que quand j’ai commencé à avoir des rapports, une ampoule a simplement grillé. Je trouvais cela ridicule, ce sentiment de culpabilité à propos de mes fantasmes. En parlant avec mes amies de leurs expériences, elles avaient souvent l’impression que ce qui me plaisait était bizarre et complètement dingue. Là, je me suis dit, mince, pourquoi devrait-on forcément avoir ce regard-là sur la sexualité? Tout le monde est différent et tout le monde a le droit d’avoir ses propres goûts tant qu’ils ne font de mal à personne.

Q: En devenant une figure de plus en plus mainstream et en ayant un nom de plus en plus médiatisé, on remarque qu’il y a un revers de fortune à votre égard, à propos de ce que vous faites pour vivre. Beaucoup de gens n’apprécient pas ou ne comprennent pas ce pour quoi vous vous engagez. Cela vous blesse-t-il?

Sasha: Non, pas du tout. Il faut être vraiment solide pour travailler dans le monde du divertissement, adulte ou non. Tout le monde a le droit d’avoir ses propres opinions. Vous n’êtes pas obligé(e) d’adhérer aux miennes, je ne suis pas obligée d’adhérer aux vôtres, c’est tout.

Q: Je sais que vous vous intéressez à la musique. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet?

Sasha: Oui, mon groupe A Telecine a réalisé une démo en janvier dernier. On travaille également sur un album complet. Ca sera un ten-inch [note : ça par contre je sais pas du tout ce que c’est…] . Tout est réalisé par le biais d’un label de Brooklyn. C’est vraiment  expérimental dans le réel sens du terme, parce que si je veux être fidèle à moi-même, je déteste répéter ce que j’ai fait dans le passé créativement parlant.

Q: Et sinon, comment se passait l’école pour vous? Etiez-vous une bonne élève?

Sasha: Oui, mais je détestais l’école. (rires) J’avais beaucoup d’amis et je faisais plutôt partie des gens cools. Je faisais des coups en douce mais ce qui devait être fait je finissais toujours par le faire. Reste que je détestais l’école.

Q: Quelle était votre matière préférée?

Sasha: l’anglais, définitivement. J’aime beaucoup écrire.

7 commentaires
  1. SaumonAgile

    ten-inch c’est un vinyl non ?

  2. Lucie Béluga (Auteur)

    @saumonagile: ah oui peut être, no lé sé..

  3. burp

    Oh! ben non! tu vas pas t’y mettre toi aussi! ça commence à ressembler a de la vente forcée!

  4. Hypothraxer

    Théoriquement, c’est un vinyl de taille bâtarde : on parle de 7 ou 12 pouces en général.

    Ce qui est étonnant, c’est de sortir un album là-dessus ; en général, ça se joue en 45 tours, donc 1 zik par face…

  5. Lucie Béluga (Auteur)

    @burp: et moi qui essayait de faire plaisir…
    @hypothraxer: merci ^^

  6. burp

    C’est trés aimable de ta part Lucie B,
    tu fais, au moins, plaisir à quelqu’un sur ce site…voyons voir…un volatile qui aime le froid…le grand froid!

  7. Lucie Béluga (Auteur)

    @burp: ça va j’en connais d’autres qui apprécient la demoiselle : )

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