Pinacothèque de Paris : Valadon et Utrillo

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La Pinacothèque de Paris accueille, du 06 mars au 15 septembre 2009, une importante exposition sur Suzanne Valadon et Maurice Utrillo, présentant une cinquantaine d’œuvres de chacun des deux artistes.

Ce duo mère-fils à l’âme gitane et bohême est au carrefour de deux univers artistique. L’histoire du passage difficile d’une époque d’artistes issus de classe bourgeoise à un nouveau groupe d’artistes qui sont issus de catégories sociales beaucoup plus populaires.

Et c’est là la force de l’exposition, ce roman de bohème. Ces toiles d’Utrillo, choisies dans sa période la plus sublime (entre 1909 et 1914), il utilise pour ses couleurs le célèbre plâtre de Montmagny.

Son meilleur support étant les cartes postales que sa mère lui envoie dans les divers hôpitaux où il est interné. Des paysages et des paysages et encore des paysages, aucune trace d’un humain à l’horizon. Cette folle désolation pleine de rythme est forcément un avant goût du cubisme.

Quoi qu’il en soit, l’exposition consacrée à ces deux artistes est extrêmement bien réalisée, très pédagogique, que l’on soit sensible ou non aux œuvres.

Bien meilleur que Warhol à mon humble avis.

2 commentaires
  1. arto

    c’est sur que utrillo etait un artiste des derniers vrais maudit .quel classe .amis d’alcool de modigliani et soufre douleurs des jeunes de montmartre.ils apparaisses dans pleins d’histoires de leur temp des personnages !!!!

  2. Bonjour, j’espère que vous aimerez comme moi cet extrait du roman « Le Bonheur » de Marc-Edouard Nabe, 1988.

    Le personnage principal, l’artiste peintre Andréa de Bocumar (anagramme de MEN), donne une interview radiophonique où il parle des génies méconnus de leur vivant : Van Gogh, Modigliani, … et de ceux dont le succès vécu à affaiblit le talent : Picabia, Chirico, Severini, Utrillo.

    [Utrillo,] « dont le génie s’étiole, toute gloire bue…
    l’I. : Vous n’aimez pas Utrillo ?
    A.d.B. : Si, beaucoup, mais il y a eu vraiment chez lui Mister Star et Docteur Maudit ! Le dernier Utrillo, entre la grosse Valore et Jeanne d’Arc, passant des heures dans sa chapelle privée à embrasser des reliques avant de peindre de faux Utrillo, n’est pas celui dont sa maman était fière, le roi des cieux parisiens, le maçon des murs pisseux ! Poule tremblotante aux oeufs d’or, enfermé, exploité à fourbir des Montmartres en série, Utrillo est l’exemple type du maudit qui a raté sa malédiction, il était fait pour crever de cirrhose à 30 ans comme les autres… Il a préféré se marier que mourir…
    L’I. : Ah, bon ? Pour vous alors, la femme est nocive à l’artiste ?
    A.d.B. : Non, pas forcément. Sans sa mère, Utrillo n’aurait jamais peint.
    L’I. : Mais sans sa femme il aurait continué, c’est ça ?
    A.d.B. : (Rires) Exactement !
    [fin de l’extrait]

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