Pourtant nous en avons enterré des artistes

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Pourtant nous en avons enterré des artistes, de Brassens à Brel, de Bécaud à Féré, sans compter tous les héroïno-cocaïno alcooliques anglo-américains qui nous ont tantôt fait rêver, pleurer… et parfois gerber par leurs abus ou leur farouche volonté à ne pas s’arrêter à temps… mais là, en cet instant, je pleure.

Qui n’a jamais prêté une attention particulière aux mélodies, aux rimes et aux images poétiques que Bashung nous distillait au gré de ses albums ne comprendra pas cet engouement que certain(e)s ont pour lui. Peut être le plus grand nombre comprendra-t-il dans quelques années quel fabuleux auteur et interprète il fût… et il suffit pour cela de mesurer l’émotion supplémentaire qu’il donna par exemple à SA version des « mots bleus » du trop adulé Christophe.

Alors je comprends que le très underground Pingoo n’ait pas eu le temps de prêter cette petite attention particulière à son oeuvre (pas étonnant quand on voit tout ce que fait le volatile pas volatile)… mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Oui je pleure de voir partir trop vite un de ces si rares artistes resté en marge du show biz et des promos, attaché simplement à faire de sa musique un trésor en restant simple, abordable et, ce qui n’enlève rien : intelligent et gentil!

Ah, cigarette, quand tu nous tiens : volutes et Bashung partent en fumée…

6 commentaires
  1. Même si c’est triste, ils ne peuvent pas tous rester debout..

  2. Alexandre

    j’ai le sentiment, et ça m’embête croyez le bien, que n’importe quel artiste mourant prématurément atteint le rang de personnage culte automatiquement.

  3. Bokassa2

    @ Alexandre : heureusement que Jordy est en bonne santé, depuis l’age de 4 ans, combien de fois a t’il eu l’occasion de devenir culte

  4. jipe

    c’est là qu’on atteins le trou du culte, pardon..

  5. Melkeri1

    Grossière erreur, le Grand Léo s’écrit Ferré …

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