Philippe Jaenada : Plage de Manaccora, 16h30

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Les très grands auteurs, il fallait m’en reposer, surtout que le 5 février arrive le double Barthes, Carnets du Voyage en Chine et surtout Journal de deuil. Donc en attendant cette double ration de supra haut niveau, il fallait que je me tienne dans des sphères légèrement moins hautes. Et je ne dis pas ça gratuitement et encore moins pour le consoler de son poutrage en règle au poker sur Facebook. En effet, j’avais abordé le grand talent du sieur Jaenada, le lendemain de son prix de Flore, il y a une dizaine d’années. Et il faut dire que j’en étais resté sur mon derrière, tellement c’était pas mal. Et récemment en plus de ces parties de poker facebookiennen le sieur Truz avait remonté à mes oreilles le talent du monsieur. Comme aucune chose n’est jamais acquise, surtout ce talent ou trop de gens l’abime sur des lauriers si mal taillés, il fallait que j’observe l’évolution, savoir si cette maturité avait été atteinte. Mais si, ce truc à la mode, dont on parle pour dire que le déclin va surement débuter après ça. Mais en attendant qu’il arrive, notre mouton du jour est-il bien cuit?

A la perfection mes aïeux, ce livre qui nous concerne ce soir, est fabuleux, un truc qu’il faut lire avant de vous coucher pour passer une nuit sereine et faire de votre journée de demain, une plénitude.

En plus d’avoir une plume très talentueuse, cet auteur est drôle, sensible, fou, torturé, pudique, sans prétention… et ces ingrédients se retrouvent dans ce livre.

L’histoire pour vous faire envie est la suivante : Ce grand fou d’écrivain, durant l’été 2006, décide comme un grand garçon, de filer en vacances en Italie, sur la côte Adriatique, région qui va être ravagée par des incendies aussi gigantesques que ceux de Californie. Par l’esprit d’un narrateur se prénommant Voltaire (une sorte de lui transposé dans son livre), il raconte dans ce roman catastrophe sa fuite héroïque devant ces flammes. Sa femme l’accompagnant ainsi que le fiston.

C’est donc un roman sur la mort, le manque de courage et l’angoisse de perdre ses proches, sorte de situation pas drôle mais alors pas drôle du tout. Et pourtant, il arrive à nous faire mourir de rire, avec tous ces flashbacks qui nous sont balancés, la scène de l’hippo parisien est un must du genre. Car faire rire au milieu de situation dramatique ou malheureuse n’est certainement pas donné à n’importe qui. Et c’est assez agréable que tout cela soit fait avec une partie de sa propre vie.

C’est poétique, énergique, tendre, incongru, touchant et un peu philosophique.

Une sorte de truc sans prétention mais qui au final s’avère plus qu’indispensable.

3 commentaires
  1. Etienne

    Une bien belle critique pour un bouquin qui à l’air plutôt sympa alors merci aux auteurs du blog et aux auteurs écrivains d’avoir un talent certain du moins pour certain

  2. burp

    intéressant!

  3. mue

    jolie critique, merci :)

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