Cinéma : Espion(s)

Le pitch :

Vincent, un jeune homme brillant mais refermé sur lui-même, travaille comme bagagiste dans un aéroport et refuse le parcours tracé que lui offraient ses études. Avec son collègue Gérard, Vincent a l’habitude de voler dans les valises avant leur embarquement en soute. Alors qu’il fouille un bagage diplomatique, Gérard meurt brutalement suite à une explosion. Le propriétaire de la valise, un diplomate syrien, récupère le bagage avant de disparaître.
Vincent est alors coincé par la DST qui lui propose un marché : lui éviter la prison et collaborer avec les services secrets français et anglais pour retrouver les hommes impliqués dans l’explosion.
L’enquête conduit Vincent à Londres, qui, sous une fausse identité, essaie de se rapprocher d’un homme d’affaires anglais, Peter Burton, apparemment manipulé par les services secrets syriens. La DST et le MI5 poussent alors Vincent à séduire l’épouse de Burton, Claire, une française au caractère fragile. Vincent se rapproche de la jeune femme et la manipule pour la forcer à collaborer avec le MI5. Déstabilisé par les enjeux de la mission, Vincent va être bientôt rattrapé par ses sentiments.

Pour moi Canet, c’est la classe, le talent et la simplicité. Et forcément ça rend plutôt serein avant de se rendre à la projection d’un opus où il promène sa carcasse. Et encore une fois le crédit accordé est largement remboursé, car c’est encore une fois excellent. Sachant que le reste de la clique est à la hauteur du petiot, Pailhas en plus d’être sublime de beauté, et aussi sublime de présence et de justesse. Girardot est dans le même créneau et Stephen Rea n’est pas loin d’être plus le chauffeur de la fusée.

Un bon début hein? Si on ajoute à cela, un rythme punchy, du suspense, des dialogues percutants… On devine aisément que l’on va passer un bon moment. Surtout l’ensemble est d’une finesse et d’une délicatesse sans fausse note. Et rien n’est de trop, un peu comme les dialogues de Molière dans ses pièces de théâtre.

Le sentiment de mélancolie qui est en suspens tout au long du film est aussi une grande idée du créateur de ce film.

Côté scénario, et même si il n’y a aucun originalité, c’est très bien fait, la mise en place est parfaite. Et si on peut oser une comparaison, avec Agents secrets, film comparable dans l’idée, celui qui nous concerne aujourd’hui le dépasse allégrement.

Résultat d’une osmose parfaite ou d’un talent certain, un directeur d’acteurs qui sait très bien faire et tout le monde n’en est pas capable.

Un film efficace, réussit, mixant l’efficacité américaine et la sensibilité de notre côté de l’Atlantique. Aucune originalité néanmoins. Il est évident que c’est à voir sans aucun regret sauf si bien sûr vous n’êtes pas fan de Canet ou Pailhas.

4 commentaires
  1. J’ai vu la projection presse de ce film il y a quelques semaines et je suis complètement d’accord avec toi… Le comédien anglais qui joue le rôle du méchant, Alexander Siddig est juste sublime ! C’est un beau film sans complaisance. L’attaché de presse était ok pour Guillaume Canet en interview mais c’était trop compliqué de l’embarquer sur un escalator…il aurait fallu faire une spéciale ascenseur au Bristol…trop déçue, j’adore ce comédien !L prochaine peut-être, si j’y arrive je t’invite !

  2. Euripide

    et Guillaume nu alors :p ?

  3. garko

    Je suis désolé mais je ne vais pas etre d’accord avec vous, malgré de bon jeux d’acteur, j’ai trouvé ce film relativement plat, je me suis ennuyé, ca commence rapidement, ca finit rapidement, entre temps c’est vide…

    aprés.. chacun ses gouts!!

  4. blajack

    Pareil que garko, film plat, tout est prévisible, rien de nouveau sous le soleil… Les acteurs sont bons et Pailhas belle avec beaucoup de charme. Mais le film ne vaut pas le déplacement.

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