Cinéma : Louise-Michel

Le pitch :

« Quelque part en Picardie, le patron d’une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d’argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel. »

Un film qui à comme première scène, le décor d’un crématorium ne peut pas être un mauvais film. Si on sait en plus qu’aux manettes il y a ces doux dingues de Groland et des Deschiens, on sent aisément dans quelle planète l’on va être transporté. De la folie mais aussi de la virulence, des sentiments, du satirique, de la poésie, de la politique… Et tous ça avec de l’humour politiquement très incorrect. Les chiens ne font pas des chats dit souvent ma tendre maman.

Le côté réaliste de la situation par ces temps de crise, couplé à certaines situations grotesques du film, Benoit P. est d’ailleurs souvent le personnage centrale de ces scènes comico-décalés. C’en est d’ailleurs un peu trop, on ne s’intéresse presque qu’à ce coté décalé et pas forcément au message de fond qui est censé servir de fil conducteur à cette histoire. Peut-être que c’était un ingrédient nécessaire afin de pas en faire un film trop noir. Il faut évidemment y aller, pour le côté dadaïste de la chose, pour ne pas oublier, surtout en ces temps de crises, que le monde est fragile, pour rire, pour voir des grands acteurs, pour y voir de la poésie, pour regarder des films différents.

Et du balai les défauts de l’ensemble, ce bordelaise, ce laisser-aller qui parfois nous pousser à partir ailleurs.

De quoi nous faire doublement criser.

A plus que voir néanmoins.

1 commentaire
  1. zapator

    C’est chouette !

    Cependant je n’arrive jamais a me sortir de la tête que c’est en ressassant sur tous les tons, par tous les médias, que « les patrons sont tous des crapules » qu’on fait le travail de propagande d’une couleur politique qui me plait pas plus que le Brun…

    J’ai toujours du mal avec les simplifications, et la plus commune, la plus « trendy » et la plus facile du moment c’est « Patron = Salaud ».

    Un discours bien réducteur comme il faut, qui place systématiquement le « travailleur » comme victime d’une société qui, finalement vivrait mieux sans ces exploiteurs de patrons…

    D’un autre côté, vous me direz qu’il y a qu’a revoir « Promotion canapé » pour assister a une caricature de lieu communs potaches sur les fonctionnaires.

    Mais pourquoi dans un cas les FE (feignisses employés) seraient des gentils comiques de service alors que les patrons sont les croque mitaines des temps modernes…

    J’aurais rien contre un film Socio-économique catastrophe ou les employés seraient les méchant et le patron le gentil. J’aurais moins l’impression de voir un tournage made in CGT.

    Faut bien reconnaître que le politiquement correcte maintenant c’est Patron = Salaud, pas l’inverse.

    J’avoue qu’en ayant bossé plusieurs années pour la CGT (confédération du textil et conf. Métalo) j’en connais qui se frottent les mains de voir sortir ce genre de films…

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