Cinéma : HUNGER

Le pitch :

Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981. Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H, celui des prisonniers politiques de l’IRA qui ont entamé le « Blanket and No-Wash Protest » pour témoigner leur colère.
Le jeune Davey Gillen, qui vient d’être incarcéré, refuse de porter l’uniforme car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun. Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment communiquer avec l’extérieur grâce au leader Bobby Sands.
Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. La violence fait tache d’huile et plus aucun gardien de prison n’est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d’une balle dans la tête.
Bobby Sands s’entretient alors avec le père Dominic Moran. Il lui annonce qu’il s’apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d’obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l’IRA.

Un constat s’impose avoir comme nom et prénom Steve McQueen aide à être un génie. Deux exemples nous le démontrent. L’un était une légende du cinéma américain, l’autre était pour le moment une figure majeure de l’art contemporain. Il avait déjà prouvé que question tournage il s’y connaissait la preuve : Ses œuvres vidéo ont été achetées par le Guggenheim, la Tate Gallery et le Centre Pompidou.

Dans le film qui nous concerne, dès les premières minutes du film on sait déjà que ce que l’on va voir n’est pas commun, notre cœur est touché, nos tripes sont retournés et nos sens ne savent plus où donner de la tête. En tous cas une chose est certaine, la torgnole c’est pour la notre de tête. Et que dire de l’extratraordinaire performance de son acteur principal. Il est lui et nous sommes lui aussi tellement la force de persuasion est invraisemblable. Ce n’est pas un film, c’est une œuvre d’art vivante, sensible, émouvante, vibrante, gargantuesque, on est au firmament et nos sens sont en vadrouille dans tous les coins du truc. Et que dire du message du film, de voir ces hommes qui acceptent d’être moins que des animaux et être prêts à crever pour leur idéal. On est dans l’hyperespace, ce film est un chef d’œuvre qu’il faut voir, revoir pour nous imprégner de ces valeurs, de cette beauté sauvage et oubliée. Et dire que la technique est du même niveau, des dialogues d’horloger, une façon de filmée digne du plus grand chef d’orchestre. Cette façon de montrer et de faire vibrer le seul truc que chacun de nous possède : son corps. Et dire que j’en suis encore retourné alors que ça fait déjà une heure que j’ai quitté la séance.

Il est à noter que ce film n’est pas forcément à mettre dans toutes les oreilles et les yeux. Et son côté un peu insistant pourrait faire qu’on s’offusque et qu’on s’en détache car trop peut tuer le trop.

Abstraction faite de ce détail, c’est une œuvre magistrale et monumentale qui n’est pas épargnante pour notre âme et notre corps pendant un petit moment.

Je sais vous êtes déjà en route.

Et comme dit plus haut l’homme est aussi un artiste : En juin prochain, l’artiste représentera le Royaume-Uni à la prochaine Biennale de Venise et d’après les bruits de couloirs ça va être surprenant et comme la chance est avec nous, en ce moment il présente actuellement une nouvelle exposition à la Galerie Marian Goodman à Paris.

Il faut tout faire c’est une évidence.

2 commentaires
  1. Tiens c’est drôle, je pensais aussi que ce film serait un chef d’oeuvre et me retournerait, il n’en fut rien: je me suis énormément ennuyée et cela ne m’a pas du tout touchée.
    Bon, je ne dois pas du tout être réceptive à ce genre de cinéma…

  2. david (Auteur)

    en effet, après un peu de digestion, ce film avait plutôt l’air d’être une fausse bonne idée et le côté trop directif vers lesquel, mcqueen veut nous orienter gâche aussi un peu le truc. Néanmoins c’est à voir pour la puissance du truc et la performance de l’acteur

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