Salon de la Photo : I want a Canon 5D Mark II

EOS Discovery - 15.11.08 15 novembre 2008 – 14h30 : une foule hétéroclite et dense, du bloggueur ultra influent de mes deux au passionné avisé, du simple curieux au baveur expert face à toute nouveauté, attend devant le chapiteau monté par Canon pour présenter ses deux nouveaux jouets : le 50d et le 5D Mark II, présentés dans la bonne humeur – limite one man show pas déplaisant du tout – par un certain Pascal Briard, directeur de la communication au sein de Canon France.

Outre des slideshows et vidéos pour le moins propagandistes – il faut bien vendre son produit, la conférence prit une tournure on ne peut plus excitante lors de l’intervention du Highlander Dingo (le mec fait de la photo depuis plus de 30 ans en pro, hors il ne fait que 40 ans à tout casser : a-t-il commencé dans le ventre de sa mère, telle fut une théorie qui traversa mon esprit durant cette heure et quelque de démonstration à pleurer), accompagné d’une délicieuse rousse (euphémisme et pléonasme » ça c’est du combo digne d’un Soulcalibur !) en guise de partenaire d’expérimentations clairement destinées à en mettre plein les rétines.

J’éluderai volontairement la partie du Canon 50d : l’appareil est tout simplement très bon, les prises de vue lors des tests « en cas réel » sont convaincants, et l’interview d’un photographe animalier suédois sur ses capacités à capter des oiseaux en basse lumière laisse pantois et surtout rêveur. Il me semble plus important de s’attarder sur le successeur de l’indémodable Canon 5D, et là, il faut l’avouer, on entre dans une nouvelle ère. A tel point que l’on pourrait comparer l’évolution technologique entre une une Playstation première et troisième génération : c’est dire.

Bien sûr, un bon appareil ne peut donner que de très bons résultats que si ce dernier est accompagné d’objectifs de la mort qui tue (ici, en l’occurence, le légendaire 24-70mm 2.8 L et l’incroyable 50mm 1.2 L), mais surtout si l’ensemble est utilisé par un maestro du genre. Dingo, spécialisé dans le shoot de voiture pour le moins créatif – ses explications sur ses exemples concernant la maîtrise de la lumière via différents artifices au flash et réflecteurs ont permis de réaliser à quel point l’on est petit face à de telles pointures dont le talent n’a d’égal que l’humilité – a clairement bluffé lors de son utilisation en live avec ce monstrueux joujou haut de gamme, tant au niveau de la photo qu’au niveau vidéo. Le Canon 5D Mark II n’a ni concurrent, ni équivalent, et j’invite tous les réfractaires d’un mode vidéo – dont je suis l’ambassadeur ultime, considérant cet apport comme un gadget à geeks par des geeks pour geeks – à tenter l’expérience : le mode vidéo n’a RIEN à envier aux camescopes haut de gamme. Pis encore, certaines possibilités pourraient carrément permettre de filmer autrement (genre en concert, notamment, avec des bokehs propres aux objectifs ultra lumineux). La technologie utilisée rappelle quelque peu les compacts (via différenciation des contrastes), bien que l’on se sentira tout excité à l’idée des « auto ISOs » permettant l’adaptation de manière optimale des carences ou excès de lumière permettant une prise relativement homogène.

Toutefois, on regrettera que la session ne permit pas de voir l’excellent portraitiste François Darmigny à l’oeuvre (son expo visible avec les portraits de Vincent Cassel et Gérard Jugnot faisait baver). Heureusement, après la session, grâce au sympathique Guy Dassonville, j’ai pu voir des shoots réalisés en salle par l’absent du jour. Dont un portrait magnifique d’une jeune femme venue assister à la session du jour précédent à 6400 ISO … avec un bruit chromatique digne d’un Canon 350d à … 400 ISO ! La qualité n’est même pas bluffante, elle frôle le chimérique : des shoots jusqu’alors impossibles à réaliser sans flash sont désormais à portée de clic ! Par ailleurs, contrairement à la concurrence, on remerciera Canon d’avoir choisi un format de boitier à peine plus grand que son ainé, rendant l’appareil idéal en terme d’utilisation. Et merci aux organisateurs d’avoir permis de voir « au travail » le mythique Andy Earl, sans doute l’un des plus grands portraitistes au monde des stars de la musique contemporaine.

Slogan de Canon : You Can
Slogan de Rod : I Want

PS : peu de photos, j’ai préféré écouter, pis voir tous ces boulets photographier tout et n’importe quoi juste pour faire un concours de quequette numérique bidochon au Salon de la Photo, ça a calmé mes ardeurs (sérieux c’était pitoyable, mais ceci est une autre histoire (et inutile de ne retenir que ça de ce long billet, c’était juste pour gueuler car je n’ai rien trouvé à reprocher à la conférence))

11 commentaires
  1. patche

    Ok, mais la perfection a-t-elle un prix? Je sais ! Mais je suis terre à terre…

  2. Acouphenix

    Un excellent boitier mais plus orienté pour les experts-pros qui vivent de la photo.
    Mais il faut comprendre les avantages et inconvénients du Full Frame par rapport au capteur APS-C.
    Le problème du Full Frame est qu’il faut avoir des objectifs de très bonne qualité aux bords de la lentille. Donc série L oblige et ce n’est pas donné.
    Par contre, le Full Frame est intéressant aux grands angles. Un 20mm c’est un 20mm. Avec un APS-C, il faudrait avoir un 13-14mm pour avoir l’équivalent d’un 20mm.

    Le seul truc intéressant du 5D est qu’il délivre 3 formats de RAW (5 MPixels, 12 Mpixels et 21 Mpixels)

    Monsieur tout le monde n’a pas besoin de 20 Mpixels pour tirer une photo 10×15 (8 Mpixels suffisent) et il fera une dizaine de tirages A4 voire A3 par an.

    Le 5D est plus axé paysages et studio avec objectifs de la série L.

    Bref, pas un reflex pour amateur.

  3. EmpereurZorg

    A noter une vidéo en download sur http://www.akihabaranews.com/f.....nload.html

    Le streaming était déjà bluffant, donc si j’avais un PC capable de décoder la HD sans saccade je me serai lancé dans le download !

  4. Rod (Auteur)

    Acouphenix : oui oui, mais j’en parle – pas du FF, mais de l’obligation des series L derriere. Il faut dire que niveau prix, c’est moins cher que la sortie du 5D premier du nom, pour des perfs limite x 2.

  5. J’ai participé à la séance de 16H30 hier, et ai pu assister au shoot de François Darmigny avec la même superbe rousse ;)

    La qualité des 21Mpx est clairement bluffante : j’ai testé rapidement le boitier le matin sur le stand Canon, et mon envie d’en acheter un à sa sortie est un peu retombée. Payer 2500€ en France me paraissait difficilement justifiable, en comparaison d’un boitier comme le 50D.

    Cette envie m’est revenue aussi vite qu’elle était partie quand j’ai vu une image affichée à 100% :D

  6. T’étais situé où ? Je t’ai pas vu. En tout cas, hors conférence, j’ai vachement aimé tester le 50D et quelques objectifs chez Tamron. Le 50D est juste magnifique (mise au point ULTRA rapide, précise et siencieuse) et je me dis qu’il faut le faire exprès pour rater une photo…

  7. Rod (Auteur)

    Au tout premier rang, presqu’au milieu :) avec mes jolis cheveux bouclés tout longs et mon 350d de la guerre de sessession :) (note pour pingoo : la prochaine fois que tu changes mon billet, je te détruis les bras avec un soutra ultra puissant)

  8. Merde alors, ca aurait été l’occasion de faire connaissance. Tu sais, avec mon 400D, je me sentais tout con aussi hein :x

  9. Alexandre

    tu vas finir par l’avoir ton 5D!

  10. Stef

    Dimanche après-midi la charmante assistante s’appelait Carole, elle était brune et belle à damner un sein ;-)

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