De l’éducation sexuelle

5 commentaires
  1. x-tra

    Alors qu’elles sont actuellement relativement rares, certaines bactéries telles que le gonocoque ou le tréponème pâle sont encore associées à des noms de maladies très évocatrices – « chaude-pisse » ou « vérole » – bien ancrés dans le vocabulaire populaire. Ceci est d’autant plus surprenant, qu’à l’inverse, le germe qui est actuellement responsable de la majorité des maladies sexuellement transmissibles d’origine bactérienne est désigné exclusivement par son nom scientifique : Chlamydia trachomatis. Ceci paraît injustifié puisqu’au moins 5 % des femmes (jusqu’à 20 % pour certaines études) et 3 à 7 % des hommes hébergent ce germe responsable d’une grande partie des infertilités.

    La présence fréquente de « Chlamydia trachomatis » (CT), en particulier chez les jeunes, est expliquée par son caractère très contagieux (le germe est transmis lors de rapports sexuels non protégés) ainsi que par son « côté sournois ». Cette bactérie est en effet fréquemment hébergée par des hommes et des femmes qui ne présentent aucun signe de maladie. Ces « porteurs sains » peuvent cependant développer une véritable infection.

    Alerte aux Chlamydiae !Alors qu’elles peuvent intéresser les yeux, le péritoine et les articulations, les infections à « C. trachomatis » touchent essentiellement l’appareil urogénital. Le germe se développe dans les cellules de la muqueuse de l’urètre ainsi qu’au niveau du col de l’utérus chez les femmes. Il peut alors ne donner aucune manifestation d’infection, mais rester très contagieux, ou entraîner une maladie plus ou moins bruyante.

    Chez l’homme, l’infection à « Chlamydia trachomatis » peut ainsi se manifester par une urétrite se traduisant par des brûlures lorsque l’on urine, des écoulements ou de simples picotements passant presque inaperçus. Une infection de l’épididyme (épididymite) ou de la prostate (prostatite) peut y être associée.

    Chez la femme, « C. trachomatis » est fréquemment asymptomatique, mais peut également se traduire par des signes évoquant une infection urinaire ou une mycose. Surtout, le germe peut entraîner des infections génitales hautes avec atteinte de l’utérus et des trompes : endométrites et salpingites, qui peuvent se présenter sur un mode aigu, très bruyant avec fièvre et douleurs pelviennes. Le diagnostic est alors rarement méconnu. Mais le risque de ces infections génitales hautes est d’évoluer fréquemment de façon plus chronique avec peu de signes (pas de fièvre, peu ou pas de douleurs) et d’être non ou mal traitées. La fertilité de ces femmes est directement menacée avec un risque de stérilité tubaire de 20 % et un risque de grossesse extra-utérine de 10 %.

  2. Valérie (Auteur)

    Tu peux remplacer par syphilis si tu préfères.

  3. Valérie (Auteur)

    x-tra ; oui, oui, oui…

  4. ltcolonel

    Donc, pour toi X-tra « Chlamydiae », ça évoque « encyclopédie »…
    Très bon commentaire quand même ;-)

  5. Mr K

    Wahou. Nostalgie. Moi ça m’évoque 2 ex…

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