Réincarnations (part 3)

Si j’étais un versant de montagne oublié, trop abrupt que pour être caressé par les glisseurs en hiver, trop pentu que pour être grignoté par les ruminants en été, je me réincarnerais en cuisse de femme.

En aucune saison, il n’y aurait chez mes pratiquants la crainte de tomber dans le ravin.

Si j’étais un vieux maréchal rabougri, si mes ordres n’entraînaient plus chez mes hommes que gestes léthargiques et regards fuyants, je me réincarnerais en fesses de femme.

On m’obéirait au doigt et à l’oeil. Le garde à vous redeviendrait chez eux un réflexe.

fesses

Laissez un commentaire