Légendes urbaines c’est marrant

Ce billet me vient d’une discussion avec une biologiste qui pourtant devrait connaitre le sujet.

« argh, je ne mange pas de khebab, j’ai lu qu’une personne a été malade après un khebab et on a relevé 3 spermes différents dans sa nourriture. »

C’est ça, je vais chez le médecin parce que j’ai une bonne ch.., le docteur me dit ;

-vous avez mangé quoi?
-un khebab, il m’en reste un bout
-analysons le !

Là, l’équipe de NCIS se met en branle (humour non voulu hein), et paf! 3 spermes différents dans la nourriture!

Je savais pas que le sperme rendait malade mais bref..

Autre truc qui me chagrine, le fait qu’on retrouve 63 traces d’urines différentes dans un gobelet de cacahouètes dans un bistrot, l’ADN diront nous ?, l’urine a un ADN plus particulier qu’un doigt ?
Ou alors, l’urine est unique comme une empreinte digitale..

Bon, j’en ai bien d’autres et vous, avez-vous aussi des légendes urbaines qui vous choquent ?

Sinon le 13 c’est mon anniv, ma wishlist est là.

14 commentaires
  1. Soul'Sun

    l’urine en elle même non mais les cellules de l’appareil urinaire qui desquament elle le sont et c’est dernière peuvent eeventuellement contenir de l’ADN.

  2. Je crois que c’est seulement une dizaine, pas 63. Il s’agissait d’un gobelet utilisé par plusieurs personnes, ce n’est pas une moyenne, ni un gobelet neuf!

    D’où l’intérêt de se laver les mains en sortant du petit coin…

  3. jipe (Auteur)

    présence d’ADN je le conçois, mais sait on différencier de l’ADN d’urine de l’ADN de doigt ?

  4. lrbabe

    Eh ben un jour on a donné à boire du pepsi et du coca au PDG de coca-cola et il a identifié le pepsi comme étant son coca.
    Et aussi les gens disent que le pepsi est moins bon que le coca, mais un jour des grands scientifiques ont fait un test et le pepsi active plus de cellules de plaisir que le coca.

  5. Mop

    Salut Jipe,
    il n’y a pas d’ADN d’urine, de doigt ou de quoi que ce soit. Il y a des cellules, et à l’intérieur un noyau qui contient l’ADN, identique dans tout le corps et spécifique à chacun d’entre nous. La seule exception étant les hématies ou globules rouges car dépourvus de noyau.
    Il n’en reste pas moins que la légende des urines dans le bol de cahouétes est probablement fausse, bien que théoriquement possible (patron ,à boire!).

  6. Oui on peut différencier les traces d’urines de celles du doigt parce qu’on analyse les différentes cellules de l’épithélium de l’appareil urinaire (différent de la peau donc des cellules du doigt).

    En fait il y a 63 ADN différents parmi les cellules épithéliales de l’appareil urinaire retrouvée dans les cacahuètes.

    C’est en gros ce que cette étude utilise pour donner se chiffre (la seule solution que je vois en tout cas).

  7. Mop

    Oui on peut différencier des cellules épithéliales de doigt ou d’urine, mais pas leur ADN, je confirme ce que j’ai dit: « différencier de l’ADN d’urine (si jamais qqn prouve que les composants de l’urine autres que cellulaires comme l’urée ont un ADN, prix Nobel assuré! lol) de l’ADN de doigt  » ne signifie rien. Le matériel génétique est identique bien qu’utilisé de différentes manières selon la fonction du tissu étudié.
    Ce qui n’empêche pas Etienne que ta phrase « il y a 63 ADN différents parmi les cellules épithéliales de l’appareil urinaire retrouvée dans les cacahuètes » soit possible. Le cas est seulement improbable, pas pour des raisons d’hygiène mais pour une raison de bon sens: les prétendus auteurs d’une telle étude se seraient évidemment contentés de détecter des traces d’urine et pas de leur(s) propriétaire(s). Quel intérêt de savoir s’il sont 10 ou 1000?
    Et puis au fond rendons hommage à Jipe: quel besoin de mener une telle étude? Pour découvrir que tout le monde ne se lave pas les mains après avoir fait pipi? Quelle trouvaille! Ca pue effectivement la légende urbaine à plein nez…

  8. Je pense que l’intérêt est la même qu’une démonstration technologiques : tient maintenant on sait faire la différence entre les traces d’épithéliums de plusieurs personne.

    On va en faire la démo avec une étude, et tant qu’à faire, on va faire une étude spéctaculaire pour en faire parler.

    Et hop, le bol de cacahuète et les traces d’urine ^^

    Si tu savais le nombre de recherche qui peuvent paraître bidon ^^

  9. Soul'Sun

    @Mop toutes les cellules de ton corps n’ont pas exactement le même matériel génétique mais bon dans l’ensemble c’est presque vrai :D
    (Bref ça change rien je mange pas les cacahuète sur un bar :D )

  10. jipe (Auteur)

    arf! j’ai réveillé le NCIS
    la seconde étude me parait plus approfondie effectivement.
    La première non.

  11. kiwi

    eurf rien que manger les choses en « degustation » dans un supermarché faut etre suicidaire avec les gens qui toussent, reniflent ou poustillonnent au dessus

  12. Fred

    Me semble me souvenir d’un vague docu anglais tourné dan un pub. Ils avaient simplement mis de la poudre fluo dans les chiottes et regardé ou elle se retrouvait..ou un truc dans le genre avec moult effets de poudre scintillante dans les arachides…la source de la légende chiffrée ?

  13. Ca a été fait par E=M6 ^^m’en souviens très bien

  14. The4thHorseman

    Techniquement impossible !

    – Il faut arriver à reconnaître la morphologie des cellules de l' »appareil urinaire » (déjà que sur une coupe de tissu gelé nickel-chrome c’est très difficile, alors sur quelques cellules crevées déformées par le milieu salé (hyperosmose) et la sécheresse… hum). En plus l’épithélium d' »appareil urinaire » n’a vraiment rien de particulier.

    – Il faut arriver à isoler les cellules du reste du milieu (pour les coupes de tissu tout propre, c’est un LCM qui fait ça : laser capture microdissection), afin de ne pas confondre avec de l’ADN de « doigt » ou autre et d’avoir qqch d’exploitable pour les différentes phases de préparation de l’échantillon.

    – Il faut arriver à les trier par individu AVANT l’analyse ADN, ce qui est impossible, puisque c’est l’ADN qui détermine à quel individu elles appartiennent. (Impossible de faire l’analyse ADN sur chaque cellule isolée, il faut suffisamment d’ADN pour y arriver, donc plusieurs cellules pour un seul individu.)
    C’est le serpent qui se mord la queue…

    – En admettant qu’on ait des morceaux de tissu entier, il faut un LCM (au prix que ça coûte, pour une analyse aussi débile, hum hum…)

    – Il faut avoir suffisamment d’ADN, et bien conservé pour que la PCR fonctionne (avec des cellules pourries sur des cacahuètes salées, hum hum hum…)

    C’est clair qu’avec toutes ces barrières, c’est impossible.

    Donc ce n’est qu’une légende urbaine.

    @Soul’Sun : Seules les cellules des gonades ont un ADN différenciable dans le cadre d’une analyse de ce type. Toutes les cellules des autres parties du corps ont un ADN pratiquement similaire (à quelques mutations près).

Laisser un commentaire

Laissez un commentaire