La peine de mort : pour ou contre ?

Gros buzz pour Karl et Zero et sa nouvelle émission sur 13ième rue. La question est de savoir si Sarko a vraiment déclaré, ou pas, au père du d’Enis qui a été violé par un dangereux pédophile récidiviste, qu’il n’était pas opposé à la peine de mort.
Propos évidement niés par le principal intéressé (Sarko).

On va donc faire un sondage, rapide, efficace, propre. Prenons le cas d’un type qui a passé 20 ans derrière les barreaux pour viol+meurtre sur enfants, qui sort, et qui recommence. A priori, vous seriez plutôt contre ou plutôt favorable au rétablissement de la peine de mort dans ces cas là ? Vous avez le droit de justifier votre réponse en commentaire évidement.

Pour ou contre la peine de mort pour les pédophiles ?

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34 commentaires
  1. Broz

    Contre, viscéralement, avant même de réfléchir. Dans tous les cas, sans exception. (Après réflexion aussi, d’ailleurs).

  2. unkle16

    contre. sauf contre Jean-Marie Bigard.

    sinon.
    1. pkoi serait il pire de violer un gamin qu’un adulte ?
    2. pkoi serait il pire de violer que de tuer
    3. je ne saurais que rappeler les erreurs judiciaires (patrick Dils tiens c’est d’actu)
    4. idem, ceux qui n’auront jamais fini d’avouer leurs crimes (voir Heaulmes).

  3. ethan

    peine de mort pour les pédophiles, mais les braqueurs font plus de morts, alors pourquoi pas la peine de mort pour eux?!
    c’est tout a fait normal que le type veuille voir le pédophile mourrir, mais il le dit lui même, c’est pas possible.
    contre!

  4. Ghana

    Contre. Complètement.

    Pour les risques d’erreur judiciaire.

    Et parce qu’à mon sens, personne ne devrait prendre la vie de quelqu’un, même par une voie officielle et juridique.

  5. Eh ben, quand meme 1 tiers qui se prononce pour la peine de mort, ca craint quand meme….

  6. Sophie

    Désolé pour son enfant qui à été victime du pédophile en question mais je suis carrément rassurée de lire les commentaires que tous le monde à laissé ! vive la France (ou le Canada je ne sais pas exactement de quelle origine vous etes tous…)

  7. Oxygène

    Contre. Il y a TOUJOURS une autre solution que la mort.

  8. Peine de mort pour un type de meurtre bien particulier : viol suivi de l’assassinat d’un enfant de – de 15 ans. Trop d’exemples de récidivistes, la castration (sous quelque forme que ce soit) ne résoud rien, il reste pleins d’autres moyens de violer et tuer quelqu’un sans son sexe (bras, mains, doigts, objets).
    Pourquoi pas alors pour les viols suivis d’assassinats d’adultes, ou d’autres meurtres ? Il y a malheureusement une échelle de l’horreur dans le crime, et le viol et assassinat d’enfants est loin au-dessus du lot. Rien à cirer de savoir si le meurtier s’est fait toucher par le curé du village dans son jeune âge, on se soucie plus du passé du meurtrier que du futur des amis et parents de la victime et c’est inacceptable. L’ADN permet d’éviter les erreurs judiciaires en cas de viol-assassinat (et oui le sperme ou les empreintes ça laisse des traces). Exécuté, on est sur qu’il ne recommence plus, ça coute moins cher pour la société en plus que d’entretenir l’utopie en le nourrissant 20-30 ans que sorti (si il est rentré en tole à 25, mettons qu’il sorte au pire à 60) il ne recommencera pas. Pas de peine capitale pour les terroristes, ça les renforcerait dans l’irrémédiabilité de leurs actes, de toute façon en général ils se bousillent avec leurs victimes.

  9. EmpereurZorg

    Oui oui, rétablir la peine de mort contre les pédophiles !
    Et puis après contre les récidiviste…
    Et puis ensuite contre les trafiquants de drogue…
    Et puis contre les voleurs…
    Et contre les opposants politiques…
    Et merde, on va finir par tous parler chinois avec ces conneries.

  10. Bowlingmannn

    Contre.
    Surtout qu’il ne faut jamais inclure l’émotion dans un raisonnement de logique, ce que font ceux qui soutiennent la peine de mort quand ils disent « oui mais si c’était votre fils qui avait été violé… » oui bah si c’avait été mon fils, je ne serais pas la personne la plus apte à le juger…
    et puis un truc impensable : le pardon ça existe…(non chut j’ai rien dit)

  11. Rod

    Je dirais « pour » tant qu’on n’a pas compris que le dialogue et l’ecoute ne servent à rien dans certains cas : sous entendre qu’à la peine de mort, un meurtre ou un viol avec récidive = peine de prison à vie. Mais en France on n’aime pas trop. On croit aux vertus du dialogue pour réparer ce qui n’est pas réparable dans un esprit qui n’obeit pas aux memes relges de conscience que la majorité de la société. Néanmoins, histoire de « mesurer » mon pour, il s’avere qu’aux States, la peine de mort ne change RIEN dans la récidive, mais il me semble qu’il y a + d’emprisonnement à vie qu’en France. (j’attends bien sur des sources, c’est juste que je « crois » cela)

  12. Pois

    Contre, pour deux raisons déjà cités:
    * Personne n’a le droit de prendre la vie d’un autre, c’est un meurtre.
    * L’erreur est humaine et l’histoire nous l’a montré à de nombreuses reprises, des innocents vont en prisons, des innoncents sont mis à mort (dans d’autres pays).

  13. observateur76

    moi j’ai envie de changer le sondage et tourner la question dans ce sens : un homme passe 20 ans derriere les barreaux il sort et kidnappe votre enfant pour le violer. Pour ou contre la peine de mort ? Perso. si peine de mort il nya pas je me fais vengeance moi meme

  14. Ju

    A titre individuel, que le père d’un enfant violé ou tué ait des envies de meurtre s’il était en face du coupable, ça peut évident se comprendre. Son acte serait d’ailleurs à ce moment là répréhensible également mais en tous cas c’est concevable.

    En revanche, qu’il soit autorisé et légal qu’une institution quelle qu’elle soit mette fin de façon réfléchie et délibérée à la vie d’un être humain, c’est tout simplement impensable et intolérable, quoi qu’ait fait cette personne.

    Cette raison est selon moi suffisante. La possibilité d’une erreur judiciaire, si elle est effectivement une réalité, ne change pour moi rien du tout. Car même en supposant un moyen infaillible de s’assurer de la culpabilité du meurtrier, ça ne légitimerait pas pour autant le fait de le tuer…

  15. unkle16

    Longs posts à venir.

    Des citations.
    «Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique»,. Eva Joly.
    (je ne dis pas que tous les pédophiles sont « fous ». je dis que mettre en prison des hommes, comme celui au QI de 50, qui a violé un enfant et dont l’acte est en rapport direct avec sa pathologie est irresponsable pour le coup. Comme le serait évidemment l’acte de le tuer comme on le fait aux USA).

    Un lien : http://www.maitre-eolas.fr/200.....-ordinaire

    De Marcela Iacub.

    Mais depuis quelques années un processus inverse s’esquisse. On tend à redéfinir l’économie pénale à partir de la souffrance des victimes et non de la seule responsabilité du coupable. Il n’est pas ici question des éventuelles «réparations» au civil que les victimes peuvent demander, mais bien de faire de l’acte pénal lui-même le moyen d’une réparation quelque peu métaphysique. Les procès et les peines sont censés leur permettre d’élaborer et guérir les souffrances psychiques causées par le fait même d’avoir été victimes. Mieux, la peine semble être fondée sur l’existence de la victime et non plus sur la transgression d’un interdit considéré comme essentiel à l’ordre social. L’actuel ministre de la Justice, Dominique Perben, n’a-t-il pas déclaré récemment qu’il se considérait comme le «ministre des victimes» ? Il voulait ainsi protester de sa détermination à punir les agents des forces de l’ordre qui commettraient quelques excès dans l’exercice de leurs fonctions, suggérant au passage que vous avez des droits pour autant que vous êtes des victimes potentielles. Tous victimes : les torts de chacun s’arrêtant là où commencent ceux d’autrui, on devrait obtenir au bout du compte quelque chose comme une justice équilibrée…

    Le problème c’est que, dans une telle logique pénale, la responsabilité des auteurs ne semble plus fondamentale. C’est dans cette ambiance qu’eut lieu l’an dernier le procès du zoo de Vincennes à la suite du «meurtre» commis par le «lion Prince» sur son jeune gardien. Lors du procès, la famille voulait surtout «débattre du pourquoi, du comment, du deuil». Personne n’avait songé à incarcérer le lion ­ il l’était déjà ­, mais les parties civiles n’ont pas manqué de rappeler qu’«au XVe siècle, quand une truie, une ânesse, un lion avaient fauté, ou tué, on les sacrifiait». Il semblait injustifié que Prince continue à rugir dans sa fosse.

    C’est dans ce contexte qu’il faut resituer le souhait du ministre de la Justice de voir juger les quelques rarissimes personnes encore déclarées non responsables de leurs actes. Peu importe que le fou ne comprenne rien à ce qui se passe. Ce qui compte est que la victime ne rentre pas frustrée chez elle, après avoir appris que l’individu qui lui a fait subir un dommage manifestement immérité ne l’avait pas vraiment fait exprès. Mais on peut se demander ce qu’on fera si le fou meurt avant d’être jugé. Une idée pourrait être de le juger en effigie, ce qui aurait l’avantage de donner du travail aux artistes qui se plaignent tant de ce gouvernement. Mais, s’inspirant de l’affaire de l’ânesse d’Aigues-Mortes, on pourrait aussi prendre n’importe quel autre fou. La folie deviendrait ainsi une ressource thérapeutique inattendue pour la population au lieu d’être un facteur d’augmentation de l’insécurité publique.

  16. hoffner

    Moi, je suis pour la peine de mort, Le viole d’enfants je trouve ce impardonnable. Si quelqu’un touche a vos enfants vous aller rester la a rien faire. Et, il vas resortir apres 3 ans de prisons. Non, pas moi, je ne serai pas capable. Je lui couparai se qu’il ya entre les deux jambes. Probleme de reglé.

  17. unkle16

    Iacub encore en 2004.
    « La criminalité sexuelle a même été un véritable laboratoire pour les transformations actuelles de la rationalité pénale dont on s’inquiète à juste titre. L’objectif insensé d’une récidive zéro, sur lequel M. Sarkozy appuie son projet de peine automatique pour les multirécidivistes, a été à l’origine de nouveaux dispositifs d’abord réservés aux criminels sexuels (bien que ceux-ci aient des taux de récidive faibles, mais il est vrai qu’entre rien et quelque chose il y aura toujours l’infini) : ainsi le suivi psychiatrique postpénal qui confond, pour la première fois dans l’Histoire, la folie et la responsabilité chez la même personne ainsi que la fonction du thérapeute et du juge (ce dernier fixant la durée du «traitement»), le fichier aux allures de listes des suspects, ou encore l’obligation de dénonciation faite aux professionnels comme les assistants sociaux, censés garder le secret de ce qu’ils apprennent dans l’exercice de leurs fonctions, qui vient juste d’être étendue à d’autres catégories d’infracteurs. La justice ne doit plus seulement évaluer la faute, mais contrôler la société. Il en va de même pour la promotion de la victime au sein de la procédure pénale, dont l’actuel ministre de la Justice a fait son cache-misère. Les délinquants sexuels constituent l’avant-garde passablement sinistre des justiciables de l’avenir. »
    Je vous copie tout ceci pour vous montrer qu’au-delà de l’émotion bien légitime suite au viol d’un enfant, on s’assied sur le droit.
    « Je dirais “pour” tant qu’on n’a pas compris que le dialogue et l’ecoute ne servent à rien dans certains cas : sous entendre qu’à la peine de mort, un meurtre ou un viol avec récidive = peine de prison à vie. Mais en France on n’aime pas trop. On croit aux vertus du dialogue pour réparer ce qui n’est pas réparable dans un esprit qui n’obeit pas aux memes relges de conscience que la majorité de la société. »
    Ce n’est pas le problème. La justice ne peut fonctionner sur des « crimes à venir ». C’est toute la discussion, que des personnes au contact quotidien de pédocriminels ou de « serial killers », soulèvent. Comment gérer, sans tomber dans un déni de justice, le fait que des pédocriminels, affirment clairement ou non qu’ils recommenceront à leur sortie ? On ne peut enfermer parce qu’on suppose qu’ils vont recommencer.
    Que faire de gens comme Allègre ou Heaulme ou Louis ? On ne sait.

    Il faut admettre, que cela plaise ou non, qu’on ne peut avoir zéro récidive et qu’on peut totalement la prévenir. (et je rappelle que la récidive dans les crimes dits sexuels est basse).
    Cela serait mentir aux gens. Cela serait mentir que de dire « si je détecte ça ça et ça chez un gamin, c’est qu’il sera pédophile/ serial killer ». (laïus connu ; tuer des animaux, bruler des bâtiments etc bref ce qu’on voit dans les films). Ce n’est qu’a posteriori qu’on saura que ce comportement, CHEZ CETTE PERSONNE là, a terminé par un crime, un viol etc. Comme on suppose que chez certains le fait d’être devenu pédocriminel est venu des abus sexuels subis enfant. C’est l’acte présent qui éclaire le passé et pas l’inverse, quoiqu’on en dise à l’heure actuelle.
    Il est faux de dire qu’on croit à la vertu d’un quelconque dialogue. Aucun détenu, pédocriminel ou non, n’est suivi en prison (ou alors une fois tous les deux mois). Aucun suivi n’est organisé en prison, qu’il soit psychologique, socio-éducatif. Un récent reportage au Canada nous a montré les hôpitaux ou vivent certains criminels sexuels. Ils sont suivis en thérapie, ont des groupes de parole (qui mieux qu’un pédocriminel peut écouter u autre pédocriminel ?). Le taux de récidive est beaucoup plus bas qu’en France.
    Il serait aussi nécessaire de savoir où doivent être les pédocriminels ; prison, hôpital ? A l’heure actuelle Interpol note que des plus en plus de cyberpédocriminels ne sont pas attirés par les enfants « au sens strict ». C’est pour eux une nouvelle expérience à tester, pas une attirance particulière.
    Il est évident qu’il n’y a pas selon moi de réponse à cette question. Chaque cas est particulier, même si, pour autant chaque pédocriminel devrait bénéficier d’une thérapie.

    « mais il me semble qu’il y a + d’emprisonnement à vie qu’en France. (j’attends bien sur des sources, c’est juste que je “crois” cela) »
    Je ne sais ; le système n’est pas le même qu’en France, il est difficile de comparer.. Ce qui est sûr (Iacub encore), « Or, de ce point de vue, on peut dire que, loin d’engager une prise de conscience, l’abolition de la peine de mort a contribué à banaliser la prison. En 1980, 12 personnes furent condamnées à la réclusion à perpétuité ; en 1982, elles étaient déjà 27 ! Elles seront 44 en 1985, 53 en 1989, etc. Tout se passe comme si, débarrassées de ce maximum qui signifiait la gravité extrême de certains actes, les peines s’étaient emballées dans une surenchère continue, sûres de ne pas atteindre, quoiqu’il arrive, l’intolérable »

    ps : « La possibilité d’une erreur judiciaire, si elle est effectivement une réalité, ne change pour moi rien du tout. »
    C’est évident. Mais les pro peine de mort ne sont réceptifs qu’à cela (quand encore ils le sont). Le reste de ton argumentaire, auquel je souscris évidemment, n’est que « dérive boboisante et gauchiste de braves droits de l’hommiste ».

    « L’ADN permet d’éviter les erreurs judiciaires en cas de viol-assassinat (et oui le sperme ou les empreintes ça laisse des traces). »
    Ah l’ADN. Heureusement qu’il existe celui là. Il y a qq temps, une femme a été violée et étranglée. On trouve du sperme et c’est le voisin du dessous. Pof arrestation. ET là, parce qu’on SAIT n’en déplaise aux Experts à Tombouctou, que l’ADN ne se substituera jamais à une enquête classique de police, on découvre que le pourvoyeur de sperme ne peut avoir violé (et oui il était loin de chez lui à ce moment là). Le concierge avait dérobé dans une poubelle une capote usagée (il regardait les experts aussi), violé et tué la fille et avait abandonné la capote.
    Je ne saurais aussi que rappeler que les criminels ont aussi connaissance de l’ADN et savent comment ne pas en laisser.

    « on se soucie plus du passé du meurtrier que du futur des amis et parents de la victime et c’est inacceptable »
    je te conseille de lire et relire ce que j’ai écrit au dessus. La justice n’est pas là pour les victimes (je sais que ca fait mal au cul ce genre de propos ; enfin 2000 ans de judéo christianisme laissent des traces).
    « Mieux, la peine semble être fondée sur l’existence de la victime et non plus sur la transgression d’un interdit considéré comme essentiel à l’ordre social. »
    Comment juger la souffrance d’une victime ? L’avocat de la famille du gamin nous a récemment signalé que « comme il avait été drogué, il ne se souvenait de rien et allait donc bien ». j’en conclue donc que s‘il va bien, autant ne pas emprisonner le dit criminel. S‘il va un peu mal, 15 ans de prison. Et alors si le gamin se suicide dans 15 ans, on va chercher le dit criminel et on le tue.
    je ne caricature même pas. C’est ce que la justice tend à devenir et paradoxalement cela nuit aux victimes. Si vous n’êtes pas en train de vous suicider, c’est que « cela n’était paas si terrible que cela ».

    Ensuite tiens. Prenons des génocideurs lambda. Certes ils n’ont pas tous violé des gamins mais en ont tué un paquet. Alors parce qu’ils n’ont pas violé, dans ta logique, pas de peine de mort ?
    prenons Courjault qui a tué 3 de ses enfants. Elle ne les a pas violés donc aps de peine de mort ?
    J’ai d’ailleurs une idée. Proposons aux pédocriminels d’attendre 15 ans et un jour, si ton idée était appliquée, avant de violer leurs victimes.

    « Si quelqu’un touche a vos enfants vous aller rester la a rien faire. Et, il vas resortir apres 3 ans de prisons. Non, pas moi, je ne serai pas capable. Je lui couparai se qu’il ya entre les deux jambes. Probleme de reglé. »
    Comme déjà dit x fois. La Justice n’est pas la vengeance. Je l’ai déjà dit x fois et je vais donc recommencer. Le père d’une des victimes de Dutroux a affirmé a plusieurs reprises qu’il l’aurait tué de ses mains MAIS qu’il était contre la peine de mort.
    Ensuite tu peux couper ce que tu veux. Un viol ne se pratique pas qu’avec un pénis.

    (mais comment je sens que je devrais en rester à mes posts de deux lignes moi) :o)

    *Violer des enfants c’est mal*

  18. Rod

    C’est tout le probleme de la question : il est facile de citer de grands penseurs (neanmoins merci unkle, c’est instructif, tu n’as perdu ton temps), mais il est facile de penser « bien » quand on ‘nest pas confronté au probleme : si on vous ramene votre enfant qui a subi une sodomie, qui a du pratiquer des fellations, vous sortirez « je te pardonne, l’erreur est humaine ? » … non il faut bien distinguer qu’il est bien plus aisé d’etre idealiste dans la nature humaine quand on n’y a pas été profondément confronté. Non ? Je ne prone pas la politique christique du Oeil pour Oeil Dent pour Dent … mais prison à vie bordel … c’est le minimum : quand tu violes un enfant, tu ne lui voles pas de force sa virginité, tu detruis par la meme occasion la construction de son moi et de son rapport à autrui.

  19. Rod

    Par ailleurs, le probleme d’un violeur n’est pas que d’ordre hormonal (ca serait trop facile), mais d’un probleme avant tout psychologique, et notamment la vision qu’il a de l’autre. La relation à autrui est différenciable des problemes d’hormone.

  20. Rod

    Je finirais que Chirac avait du sentir l’arrivée de Sarko pour inscrire la Peine de Mort dans la Constitution. + ca vient, + il fait peur. Il faisait deja peur, mais la, a vouloir remettre tout en cause, dont des fondements aussi imprégnés … apres tout en 2004, il disait qu’il etait impensable selon lui qu’une fusion GDF-Suez voit le jour …

  21. unkle16

    Nan, nan, nan.
    plusieurs points (bordel, dormir).
    1. Il faut cesser de dire que le viol conduit forcément à la destruction d’un enfant. Cela n’est pas que c’est faux. C’est juste, que, par là, tu ne laisses aucune chance au gamin de s’en sortir. * tu dois aller mal*. Plein de victimes l’ont déjà souligné « si tu ne vas pas mal c’est suspect ». Attention, je ne minimise aucunement les conséquences – possibles – du viol. Mais, par ton discours, tu fais un sort aux victimes (je sais que ce n’est pas ton intention). Cela ne suffisait pas d’avoir été violé, il faut en plus être détruit.
    Cela rappelle un peu ces pays où on attend que la victime, après un viol, se suicide.
    Nb ; mon discours est énervé mais général, pas contre toi.

    2. Donc si tu détruis son rapport à autrui… cela n’est pas anormal qu’un jour, peut-être il viole… (et oui tu vois où je veux en venir ?).

    3. Ce n’est pas à la victime, ou aux parents de rendre la Justice parce que oui nous pratiquerions la loi du talion. Personne ne demande au père du gamin de pardonner et de se la jouer Jean-Paul II. La justice est là, non pas pour réparer ce qu’on subit les victimes, mais pour juger de « la transgression d’un interdit considéré comme essentiel à l’ordre social ».

    4. « il est facile de citer de grands penseurs » non justement. C’est plus facile à mon sens de parler sodomies, fellations etc. Il me serait très facile de tomber dans l’émotion absolue et d’avoir ton discours. Je ne suis sans doute pas la seule. Ceux qui réfléchissent sur ces questions ne sont pas là pour faire de grandes phrases creuses. Leur but n’est pas la branlette, mais comme, tout un chacun de penser à un mieux être général. On ne peut pas – et c’est hors sujet malheureusement et j’ai fait assez long pour ce soir – balayer d’un revers de main toutes les réflexions sur le sujet pour se fier « au bon sens populaire » et à « nos tripes ». C’est tout le discours actuel de Sarkozy, sur tous les sujets.
    5. « mais prison à vie bordel … c’est le minimum ». On ne peut pas pratiquer une justice « tel crime, telle peine ». c’est, dieu merci, impossible.

  22. Pois

    Pour unkle:
    « Il serait aussi nécessaire de savoir où doivent être les pédocriminels ; prison, hôpital ? »
    De toute façon comme c’est parti, on ne fera bientot plus la différence (voir l’histoire de la détention en hopital par notre cher président).

  23. Rod

    tu m’oteras pas de la tete que la societe est devenue laxiste : en éducation, un gamin se fait engueuler, le professeur est convoqué. Un parent claque son enfant, il est en tort … et ainsi de suite. Exemples mineurs comparé au viol mais je prends un exemple : tu sanctionnes severement au niveau du code de la route, et bizarrement, les infractions baissent. Le probleme d’une societe peu éduquée comme la France, si tu pratiques pas la sanction, ils comprennent pas. exemple tjs hors sujet : tu dis aux gens de pas fumer dans une salle de concert, ils t’emmerdent royal. Un mec de la secu vient te voir pour arreter de fumer c’est « pardon monsieur, je recommencerai pas », et la personne s’arrete de fumer. L’ordre manque. Je ne prone ni nazisme, ni ordre militaire ou ce que tu veux. Juste que le laxisme autoritaire dès l’enfance ne peut pas amener des individus à un equilibre recommandé pour une vie societale. Les « pensées » que tu mets en valeur ne peuvent etre lues et comprises que par des individus ayant un minimum de culture, et ayant une vision globale de la societe. Or, tu admettras – ou par defaut, tu constateras – que dans une societe de plus en plus aculturée, ton discours, c’est un peu comme parler dans le cosmos : il n’y a pas d’air, donc pas de son. Neanmoins, si tu avais un enfant de 4 ans violée par un mec, serais tu capable de faire des citations a outrance, ou ne serais tu pas revoltée qu’un mec se prenne que 3 ans de taule pour recommencer ensuite ? A force de vouloir chercher des excuses à la nature humaine, on finit par accepter l’inacceptable.

  24. unkle16

    En même temps je suis en revanche pour la peine de mort pour les non fumeurs.

    unkle
    Mengele girl.

  25. johnsmith

    Contre la peine de mort.
    Pour des sanctions adaptées. Dans le cas présent, je suis pour la castration chimique, si tant est que cette opération solutionne le risque de récidive. C’est le genre d’opinion qui va paraître immonde aux yeux de certains, .. j’assume. On peut vivre sans sexe, ce n’est pas la mort, ça arrive à des tas de gens (même mariés 8>) qui ne sont pas pédophiles.
    .
    Concernant les stats, j’ai été étonné.
    Je l’ai également été par ton commentaire, Gully. Un tiers, c’est peu, en fait !. Bon, ok, on est sur pingoo.com, un blog gauchisant =)). Tout de même, je rapelle que lorsque la peine de mort à été abolie sous Mitterand (volonté de Badinter, pour être précis), L’opinion publique y était défavorable, à hauteur de 60%. Si on la sondait aujourd’hui, je pense qu’une majorité serait toujours favorable à la peine capitale.

  26. unkle16

    (vous ne me lisez pas c’est fatiguant).

    la castration chimique se compense en prenant de la testostérone.
    De plus, le viol n’ayant que peu à voir avec le sexe, ce n’est pas l’envie sexuelle qu’il faut combattre (ok chez certains pédocriminels peut être) mais la violence.

  27. johnsmith

    Unkle,
    d’où le « si tant est ». Si ça ne sert à rien, ou transforme des puslions sexuelles en pulsions meurtrières, je revise bien évidemment ma pensée.
    Je ne connais pas les résultats de l’étude menée en France, et ne connais que de vague rumeurs sur les expériences faites à l’étranger (Finlande, notament).
    .
    J’avoue, je n’ai pas lu tes posts, j’ai d’abord parcouru rapidement et en diagonale les commentairse de cette note. Ce n’était pas possible avec les tiens, j’ai tout de suite vu qu’ils étaient très longs ;o).
    Je les lirais plus tard, à la faveur d’une vraie pause.
    Sauras-tu me pardonner ?

  28. caran777

    Je suis contre car je pense que pour oser donner la mort (et être pour) il faut avoir beaucoup de certitudes…
    Pourquoi tuer quelqu’un qui a une (minuscule) chance d être gueri…il faudrait être sûr que les médecins qui le soigne sont compétents !
    Pourquoi condamner quelqu’un dont on n’est pas sûr de la culpabilité (le juge ne voit pas l’ADN, il voit un rapport et il existe des gens qui mettent ce qu’ils veulent dans les rapports)
    Comment être sûr que le « coupable » veut guérir ?
    Comment être certains que le traitement agira quand on ne connait pas tout du cerveau des hommes ?
    bref je ne suis pas omniscient et je n’ai pas confiance en la justice (sinon quelques puissants serait en prison) alors je ne peux pas être pour la peine de mort même si….
    on voudrait tous pouvoirs lapider sur la place publique ceux qui font du mal à nos enfants !

  29. unkle…les pavés…’pas le courage de lire pour l’instant.(mais je vais le faire)
    pour ma part :
    Contre, l’abolition a été une avancée humaine, républicaine et démocratique, à mon gout indéniable….et puis çà tranche encore plus avec ces indécrotables et barabares Texans qui bute pas mal d’innocents…
    Ces violeurs/tueurs sont malades et necessites des soins…j’aime l’idée de la détention en Hopital psy haute sécurité.
    Le point de vue de ma femme :
    Faut tous les buter ces enculés, y’a pas de démocratie qui tienne, en plus çà couterait moins cher à la société que d’essayer de résinsérer ces vautours.
    …..

  30. butent, necessitent…etc (fait chier!)

  31. unkle16

    Elle a l’air sympa ta femme.

  32. johnsmith

    J’ai lu quelque part, (su agoravox, si je me rapelle bien), une note qui disait le contraire : apparement, ça coute plus cher de tuer les gens que de les mettre en prison.
    :
    + les 10 à 15 ans qu’ils passent quand même en prison avant leur éxécution
    + le cout des conditions particulières de détention de personnes n’ayant plus rien à perdre
    + le cout de l’éxécution en elle même
    .

  33. manupoleon

    Amnesty International et la peine de mort

    Le 28 mai 1961, l’avocat britannique Peter Benenson publie dans le journal londonien The Observer un article intitulé “Les prisonniers oubliés”, qui marque le lancement de l’Appel de 1961 pour une amnistie. L’article, qui représente l’acte de naissance d’Amnesty International, est reproduit dans des journaux du monde entier. Dès la première phrase, il est fait référence à l’utilisation de la peine de mort contre des prisonniers d’opinion : “Ouvrez votre journal, n’importe quel jour de la semaine, et vous y verrez forcément un article disant que quelque part dans le monde quelqu’un a été emprisonné, torturé ou exécuté parce que son gouvernement n’acceptait pas ses opinions ou sa religion.” Dès sa création, Amnesty International a ainsi eu l’ambition de s’opposer à la peine capitale contre les prisonniers politiques.

    Avec le temps, cette opposition s’est développée pour s’appliquer à toute personne condamnée à mort. En 1971, le Conseil international (l’organe décisionnaire d’Amnesty International) a décidé de demander aux Nations unies et au Conseil de l’Europe de faire tout leur possible pour que la peine de mort soit abolie dans le monde entier. En 1977, Amnesty International a organisé une conférence internationale sur la peine capitale à Stockholm (Suède). En 1989, elle a lancé une campagne mondiale contre ce châtiment.

    Aujourd’hui, Amnesty International poursuit ses efforts en vue de l’abolition en surveillant l’évolution de la situation, en réunissant des informations venant du monde entier et en menant un programme de travail avec d’autres organisations de défense des droits humains ainsi que des gouvernements. En 2000, avec la Communauté de Sant’Egidio et sœur Helen Prejean (de l’organisation Moratorium 2000), Amnesty International a remis plus de trois millions de signatures au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. Tous ces signataires demandaient un moratoire sur la peine de mort et, à plus long terme, l’abolition totale de ce châtiment dans le monde entier.

    “La peine de mort est particulièrement révoltante lorsqu’elle condamne un innocent. Mais elle constitue également une injustice lorsqu’elle frappe une personne coupable d’un crime.”

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