Les intellectuels précaires

Eh oui mes amis ! Je suis chômeuse. Je passe mes journées à végéter devant la TV à vampiriser la société comme une vilaine tique ! Et de temps à autre, je dois me rendre à un RV avec mon conseiller ANPE. Ou plutôt ma conseillère. Enfin, je sais pas. Suis pas sûre. En trans’ peut-être ? Elle a des cheveux rouge vif, type piment d?Espelette et pas de sourcils. À la place, 1 trait rouge vermillon. Elle fait vraiment peur. Et notre premier entretien a été quelque peu difficile. Je vous la refais, c?est du vécu…

– Bonjour.
– Bonjour madame.
– Alors, vous cherchez du travail ?
– Non, je voudrais une entrecôte bien cuite, avec des frites et un verre de Sancerre.
– Quoi ?
– Non. Rien. Je plaisante. Oui. Je cherche du travail.
– Alors, vous êtes, à ce que je vois sur votre CV, éditrice.
– Oui.
– Euh. Vous faites quoi exactement ?
– Je fais des livres. Pour enfants.
– Vous imprimez des livres donc.
– Non, je les édite. Je les conçois.
– C?est-à-dire ?
– Euh, ben, je reçois les manuscrits, je les lis?
– Vous êtes payée à lire ??! (regard outré)
– Hum. Non, pas que ça. Je disais donc, je les lis, je sélectionne ceux qui méritent d?être publiés?
– Vous ? Vous toute seule ? (regard choqué comme si j?avais scalpé ses enfants)
– Ben voui. (regard désespéré)
– Mais, par exemple, si un manuscrit ne vous « plaît » pas, personne d?autre ne donne son avis ?
– Ben non.
– C?est étrange tout de même. Chacun peut avoir un avis différent sur un texte ! (regard accusateur)
– Certes, mais je ne lis pas comme tout le monde. (regard fatigué)
– Ah bon ? (regard ironique)
– Eh bien non. C?est mon métier. Je sais si le texte est bon ou pas. S?il correspond aux critères et aux attentes de publication de mon employeur. Dès les premières pages souvent. (erreur fatale)
– Dès les premières pages !! (là, j?ai bouffé le c?ur de sa propre mère). Ça veut dire que parfois vous ne lisez même pas le manuscrit jusqu?au bout ??
– (sombre conne). Exactement. Si un auteur écrit mal, que le rythme de sa prose est bancal, que le thème est commun, que la structure de l?histoire n?est pas cohérente, on le sent dès les premières pages. C?est l?expérience. Même si on peut se tromper parfois. Mais un génie ne reste jamais méconnu dans l?édition et un autre éditeur rattrapera notre erreur :)
– Mais enfin, il arrive que des textes deviennent intéressants au bout de plusieurs chapitres !! (c?est un auteur raté cette pétasse ou quoi ??)
– Oui, mais pas dans le cas où le mec écrit comme une bite. Heu, mal. Je voulais dire « mal ». Bon, on peut enchaîner là ?
– Hum. (regard méprisant). Donc, vous lisez, et après ?
– Après je retravaille avec l?auteur?
– Vous retravaillez ?
– Oui, on change des phrases, des passages, on coupe, on peut modifier la fin, tout ça quoi.
– Mais l?auteur ne le prend pas mal ?
– Normalement non, il sait que c?est pour le bien de son livre, pour améliorer son travail.
– Mais qui êtes-vous pour juger de son travail alors que vous n?êtes pas auteur vous-même ?
– (de la fumée sort de mes oreilles). Je suis éditrice. Je vous l?ai déjà dit. Donc j?ai un regard plus objectif, plus distancié sur l??uvre et c?est pour cela que je peux aider les créateurs à dépasser leurs limites. (espèce de pute inculte).
– Moui. (regard suspicieux)
– Bon, ensuite, je fais le choix d?un illustrateur, je fais à peu près le même type de travail avec l?illustrateur qu?avec l?auteur, je suis le lien entre les différents intervenants, correcteur, maquettiste, photograveur, imprimeur, commerciaux? Et c?est moi qui valide chaque étape de production du livre.
– Bien. (regard accablé)

Là, je vois bien qu?elle se demande à quoi je sers. Elle se dit que mon boulot n?a aucun intérêt. Après un blanc dans la conversation et un tapotage agacé sur son clavier, elle me dit :

– Mais ça rentre pas dans les cases.
– Quelles cases ? (elle joue aux mots fléchés pendant qu?elle me cause ?)
– Ben. Celles du code métier. Votre code métier n?existe pas. J?ai soit « imprimeur », soit « secrétaire de rédaction ».
– Mais, comment dire ? Je ne suis ni l?un, ni l?autre. Je suis éditrice.
– Oui, mais ce n?est pas référencé comme un métier.
– Ah, vous croyez que c?est un jeu, un peu comme la belotte ?
– Non. (regard noir). Mais ce n?est pas référencé par la machine, c?est tout.
– Bon, ben, je vais y aller moi.
– Mais vous devez choisir un code métier !! Il faut remplir la case !!
– Ben cochez 00 « intellectuelle précaire ». Et foutez-les vous où je pense, vos cases.

PS : quand votre profession n’est même plus référencée par le système, c’est que sa mort n’est pas loin… J’espère crever assez jeune pour ne pas voir la mort du livre.

29 commentaires
  1. Squared

    Donc si j’ai bien compris, on doit t’envoyer nos commentaires pour que tu les mette en forme avant publication ????

  2. Squared: Ce serait TELLEMENT bien :)
    Pénélope: T’aurais du balancer ton CV en fin de texte, on sait jamais, Pingoo.com est lu par le tout Paris littéraire.

  3. Penelope (Auteur)

    Non Squared, les LIVRES, pas les commentaires. Tu sais, les trucs avec des pages là, mais en papier :)
    Pingoo, c’est vrai, putain, j’aurais dû, je suis sûre qu’Antoine Gallimard adoooore mater la pingouine du jour pendant qu’il papote avec son auteur fétiche !!

  4. Vous n’avez rien compris, Penelope ne lit que le début des commentaires, donc en plus si les premiers mots ne plaisent pas, hop à la poubelle…

  5. Magnifique, c’est tellement vrai ! Combien de fois me suis-je retrouvé à l’ANPE avec quelqu’un en face qui ne pouvait rien me proposer d’autre que de chercher du travail par mes propres moyens… C’est à se demander comment le chomage baisse. Bravo en tout cas, ça m’a fait bien rire !

  6. keguira

    nan mais pénélope, fait comme pingoo, prend une photo d’une jolie femme connue (de préférence qui sache lire => pas paris hilton donc), mets lui un livre entre les mains et trouve une accroche =)

  7. keguira

    je t’apprends surement rien mais sur Asfored, il y a quelques offres.

    http://www.asfored.org/

    ça doit etre sympa l’edition, non ?

  8. BLAJACK

    Je trouve que tu écris vachement bien et que tu devrais devenir auteur aussi, j’adore tes récits, ils sont vrais et bien tournés, j’aime ta façon d’écrire ce qui t’arrive, avec en plus la touche d’humour qui fait que le lecteur devient ton complice ….
    Bravo.

  9. kingkong

    ce qui serait marrant ce serait qu’un éditeur de renom (type Antoine Gallimard) sache, et surtout FASSE SAVOIR, que "éditeur/trice" ce n’est pas, en France, considéré comme un métier …
    (la presse pourrait relayer ça aussi, en des temps où le gouvernement vante sans cesse l’efficacité de l’anpe)

  10. jpg

    C’est drôle; à votre place, penelope, j’enverrai un lien de cet article à votre conseillere anpe, des fois être frontal a ses avantages.

  11. Pénélope elle couche avec l’Asfored…

  12. modeste

    Le récit est intéressant pour démontrer les limites du système : ça rentre pas dans les cases:-) ça dépend, ça dépasse !!!
    J’apprécie moins les pointes de vulgarité surtout de la part d’une éditrice !!!

  13. vii

    j’ai une question, s’il te plait Pénéloppe ne me tape pas : il n’y a pas alors de "commité de lecture"? , alors non seulement les lettres bateaux du même modèle pour tout le monde dans lequelles l’éditeur explique toujours le plus diplomatiquement possible que c’est tout de la faute du commité de lecture si le exte est pas choisi, ça aussi c’est du flan?
    non non ne me tape pas je tiens juste à en savoir plus reconnue ou pas je trouve ça plus intéressants que les nombreuses paires de seins du site. Non ne me tapez pas j’ai dit!

  14. vii

    intéressant*****

  15. rod

    perso je savais pas que ca se passait comme ca … et je suis plutot du coté de Madame ANPE. Si un auteur ne peut ecrire ce qu’il veut sans passer au scalpel, autant ne pas etre auteur, mais ouvrier litteraire.

  16. RoboTux

    Jean-Seb à écrit:
    C’est à se demander comment le chomage baisse

    C’est dû à la démographie en grande partie (beaucoup de gens partent à la retraite, n’oublie pas que le chomage est un pourcentage, il faut voir que le nombre de chomeur ne bouge pas trop) et à des tritouillages de chiffres (sont comptés comme chomeur ceux qui ne sont pas radiés de l’ANPE, le gouvernement annonce les chiffres de l’ANPE, pas de l’insee). D’ailleurs l’insee vient de se rendre compte que depuis plusieurs mois il se trouve que les chiffres n’ont pas bougé, que si les stats s’améliore c’est uniquement par radiation :)

    @penelope C’est surtout qu’il me semble difficile d’être exhaustif sur les métiers et que ces boulets n’ont pas prévu une case libre. Ce que les concepteurs auraient dû faire c’est une case libre avec en sus la possibilité de rattacher à une catégorie. Du genre dans ton cas : lettres : editrice.

    Bon courage et merci encore pour ce texte plein d’humour.

  17. Penelope (Auteur)

    Rod, alors oui, si tu es du côté de madame ANPE, les éditeurs ne servent à rien et les auteurs n’ont qu’à faire directement imprimer leurs textes à "compte d’auteur" c’est-à-dire en passant directement chez l’imprimeur.

    Mais l’éditeur n’est pas un nazi qui coupe les têtes, il est plutôt une sorte de sage-femme qui aide l’auteur à se dépasser, à aller jusqu’au bout de sa création. Souvent, ce que l’on reçoit n’est pas abouti. Les auteurs et illustrateurs nous demandent justement de les aider à prendre la distance nécessaire pour qu’ils puissent aller plus loin dans leur travail. Si tu penses que nous ne servons pas à grand-chose, heureusement, les auteurs pensent le contraire et nous sont reconnaissants d’être là pour eux, ce qui fait chaud au coeur. L’éditeur a aussi souvent des compétences qu’un auteur n’a pas, il connaît les différents types de papiers et saura aider les auteurs à choisir celui qui mettra le mieux en valeur leur bouquin, idem pour la maquette, les typos, le mode de commercialisation. On ne modifie rien d’une oeuvre sans en parler avec les auteurs, on suggère, on essaye de les guider, de s’adapter au rythme et à la façon de travailler de chacun. On les aime nos auteurs. On est pas des écrivaillons ratés qui veulent assoir leur pouvoir. Ca peut exister, mais ce sont des brebis galeuses dans ce cas. Je suis désolée de prendre une page pour ça, mais ce métier de "passeur" du beau, de la connaissance et du plaisir de lire est un noble métier et pas celui d’un guillotineur du verbe. Ca me tient à coeur.

    Enfin ! Passons à la suite.

    Merci pour les compliments Blajack, c’est très sympa :)

    Pour l’Asfored, Pingoo a raison, je suis scotchée dessus !

    Pour ce qui est de ma vulgarité, je signale que je poste sur ce site par plaisir, sans être rémunérée, et que ça n’a pas de lien avec mon métier d’éditrice. D’autant plus que je suis spécialisée dans l’édition "jeunesse", alors vous imaginez, les nénettes aux gros seins qui coucheraient avec Franklin (que je hais soit dit en passant, je ferai un édito un jour là-dessus, sur le fait qu’on prend les gamins pour des débiles, souvent, mais bon), ça la foutrait mal !!

    A titre d’info, mes éditos sont aussi une déformation de ce qui "m’arrive" dans ma vie, celui-ci étant une sorte de patchwork d’un minimum des conneries que j’ai entendues sur mon métier mais partant d’un fait réel (ce fameux premier entretien à l’ANPE :))

    Enfin, Vii, le fameux "comité de lecture" se compose d’abord de l’éditeur. S’il trouve le texte que tu lui as envoyé intéressant, il le soumet à son assistant(e), à sa direction, et ils décident si oui ou non ils le gardent. Dans une maison lambda, on reçoit environ 150 à 300 manuscrits par la poste/semaine, sans compter ceux des auteurs que l’on connaît déjà. Donc si l’on devait tout relire 2 fois pour être sûrs que le texte est bon, on ne ferait que ça. Or, on s’occupe aussi de la prod en cours, de la fabrication, de la compta des titres, de plein d’autres choses quoi… Alors oui, le "comité de lecture", à part chez Gallimard (littérature adulte), c’est 2-3 personnes maxi souvent, et surtout en jeunesse.

  18. Monsieur Changi

    Pareil, le truc des codes métiers à la $#&%¤§! ça m’a bien gavé… du coup je lui ai dit ; "ouais ouais … va pour le premier"

    Sinon t’es bien sûre que ça existe éditrice ?
    ;-) désolé …

  19. rod

    Tu vois, moi je fais de la photo. Donc on peut comparer la photo à un bouquin : il s’agit d’une oeuvre. Il serait HORS DE QUESTION qu’un mec me dise "ta photo en rouge serait mieux, ou alors moi je la vois coupée comme ca", tout ca pour repondre à des besoins potentiels de vente, ou de format stereotypé attendu. Cette semaine, je vais avoir une petite photo de publiée dans les Inrocks concernant un concert de The Fratellis, et j’ai bien stipulé que si les photos leur a plu comme ils les ont vus sur le web, il est hors de question que ce soit autrement à l’impression.

    Que quelqu’un modifie mon travail parce que "c’est pas forcement son metier", c’est un peu tuer le travail d’auteur, sorry.

  20. Penelope (Auteur)

    Non, tu n’as pas compris ce que j’ai dit. Tu parles de photo, alors parlons d’illustration à titre d’exemple. Lorsque l’on demande à un illustrateur de travailler pour nous, c’est qu’on a aimé les dessins qu’il nous a présenté dans son book. On propose le book à l’auteur d’abord. Si ce choix lui convient, cool. On soumet ensuite le texte à l’illustrateur. Et ce n’est qu’à ce moment-là que l’illustrateur commence à bosser. Il s’approprie le texte et évidemment, il est HORS de QUESTION de lui demander de changer son style par exemple !! Mais nous sommes présents alors qu’il est en phase de "gestation". Quelquefois, certains illustrateurs arrivent avec toutes les images hyper nettes dans leur esprit. Super. Quelquefois, ils ont besoin d’être guidés, pour maintes raisons, parce qu’ils n’ont jamais travaillé pour la jeunesse, parce qu’ils n’ont jamais travaillé pour le support livre, etc… Notre rôle, c’est de faire en sorte que le résultat soit à la hauteur de leurs attentes sachant que même en faisant le maximum, il sera difficile, pour certaines couleurs comme le bleu Klein ou les fluos (la plupart travaillent en peinture), d’obtenir ça en presse, en quadrichromie. On ajoute à tout ça une typo. Une maquette. Un format (donc forcément un cadrage) un papier… Un livre, ce n’est pas seulement 1 photo, c’est un assemblage de talents créateurs. Il faut que le tout forme un ensemble cohérent et surtout que tout le monde soit satisfait à l’arrivée : l’auteur, l’illustrateur, l’éditeur, le maquettiste… Et tout le monde doit avoir son mot à dire car c’est une oeuvre collective. Or, il faut bien quelqu’un pour coordonner tout ça. C’est l’éditeur.

    De plus, si tel ou tel auteur a fait appel à tel éditeur, ce n’est pas anodin. Quand tu travailles pour une maison d’édition à l’identité très marquée, haut de gamme par exemple, qui ne fait pas du tirage de masse pour se retrouver en hypermarché comme Hachette, eh bien on essaye d’être le plus "raccord" possible. Une illustratrice un jour ne comprenait absolument pas pourquoi j’insistais en lui disant que le format vertical mettrait ses images en valeur. Elle n’avait travaillé qu’avec des formats carrés. Je lui ai montré ce que ça pouvait donner, pourquoi je pensais cela, et tout à coup, ça a été évident pour elle. Elle a compris que oui, c’était plus extrême, que peut-être qu’en effet ce serait moins vendeur car un peu différent de ce qu’on voyait sur le marché, mais que cela valoriserait son style.

    "Tuer le travail d’auteur". Je ne peux pas te laisser dire cela. Un auteur d’un texte de 400 pages par exemple, a bossé des années et des années sur son texte, il le confie à un éditeur et crois-moi, rare sont ceux qui ne veulent pas qu’on touche une virgule. Parfois, ce n’est vraiment pas grand-chose, et en effet, on peut discuter, échanger des points de vue 1 heure pour savoir si on doit ou non changer telle ou telle tournure de phrase, tel ou tel mot. Regarde un peu ta bibliothèque, il existe pas mal d’auteurs qui remercient leur éditeur de les avoir aidés. On ne les tue pas. Au contraire, on les révèle à eux-mêmes (pour ceux qui sont angoissés), on les révèle aux autres en respectant leur intégrité et leur talent. On les accouche.

    Et si vraiment un auteur ne veut pas d’éditeur, eh bien, il peut s’éditer à compte d’auteur comme je le disais plus haut.

  21. rod

    tu devrais prendre le temps de nuancer des le depart, puisque la, bien expliqué, je en suis plus en desaccord :)

  22. funkyss

    Bravo, pénélope!

    Juste en passant, sur la vulgarité. Si elle est naturelle, elle reste bien moins chiante à lire qu’un contionnel passé deuxième forme.
    Où je veux en venir?

    La première chose que fait le ‘sauvageon’ ou la ‘racaille’ sur un plateau de télé est "d’essayer" d’utiliser des grands mots. ça indique où se trouve le pouvoir. Dans la putain de grammaire. Le langage est ce qui structure le réel.

    tu peux lancer des cailloux et dire ta race aux keufs, mais si dès que t’écris ou que tu rentres dans la sphère pubique tu mets de l’imparfait du subjonctif, ou pire, que tu essayes laborieusement, que se passe-t-il?
    qu’est-ce qui se passe putain? tu prêtes allégeance.
    tu niques l’émotion de base, tu vises commes Nabokov à ta chaire d’université dans le cas de l’écrivain et à une reconnaissance en échange de servitude pour le sauvageon (1/4 d’heure de gloire sue le plateau de denisot)
    Céline a fait du boulot sur la question. Avant lui Knut mais ils ont jamais vraiment réussi à pas faire dans l’écrivain. Burroughs a bien essayé aussi, mais ça tourne vite à la farce pédéraste, grande mode à l’époque, autre église que la bourgeoise finalement, dans laquelle il a bien réussi. Paix à son âme.

    Le seul que je vois, c’est Bukowski. Et Céline pue pas de la gueule non plus.

  23. kiwi

    bah un entretien classique en somme…c’est pas tres different de ceux auxquels je suis allé (surtout que je travaille pas dans ce que j’ai etudié) – je suis juste resté plus sympa ( vu que j’etais pas etonné par leur inutilité) tant qu’ils me cassent pas les noix

  24. vii

    je suis désolée d’être si lourde mais pendant qu’on est lancés là dessus et que j’ai enfin une possibilité d’entrevoir à quoi ça ressemble de l’autre côté du miroir.. je vais pas me gêner! ^^
    cela dit libre à toi de ne pas répondre hein
    je me demandais s’il y avait des trucs à savoir histoire de ne pas partir en froissant déjà les éditeurs (quitte à bien commencer cette relation ), une façon privilégiée de présenter les manuscrits?(celui que je vous ai laissé à pingoo et toi est peut être trop coloré, le cv peut être de trop ?)?
    Je voulais aussi savoir s’il n’y avait pas un moyen de marchander, (j’ai même proposé des bonbons, de vendre mon âme, de montrer mes seins , laissant la totale liberté de changer mes textes aux éditeurs concernés etc, pour le moment soit je suis une merde irrécupérable soit je n’ai vraiment rien compris)
    ensuite je voulais savoir toujours dans le cadre de l’édition jeunesse si l’onpouvait proposer avec le manuscrit des illustrations et comment devait-on les présenter (en book à part ou bien suivant la narration)?
    voilà, en espérant que ta situation s’arrangera vite! merci encore pour cette note vraiment intéressante !

  25. vii

    ah oui et est-ce que c’est rédhibitoire de reproposerun manuscrit à une maison qui l’a refusé une fois déjà?
    bon là c’est à peu près tout pour le moment.

  26. funkyss

    Est-ce qu’on met la ponctation dans un manuscrit?
    Je me moque.

  27. jipe

    Bon Pénélope je te propose ceci :
    Retourne voir ta conseillère ANPE
    _ bonjour Mme Pénélope
    _ Bonjour madame
    _ Alors vous avez enfin un vrai emploi ?
    _ oui, chercheuse madaaaame
    _ Ah bien voilà, case a cocher 202, chercheuse ! vous voyez quand vous voulez ! y a un libellé a remplir, chercheuse en quoi ?
    _ en emploi d’éditrice

    oké je sors

  28. trg

    Et puis n’oublions on pas un truc dans le debat quand meme : Mettons qu’un ecrivain sache ecrire des textes, ou du moins qu’il sache ecrire ce qu’il veut ecrire et que pour celà il n’a pas besoin de conseils de qui que ce soit. Et bien tant mieux pour lui. Si il veu etre diffusé, il n’a qu’à mettre son manuscrit gratos sur internet et aller se faire interviewer à la radio pour donner son URL. Si il veut faire de l’argent avec son texte, peut être qu’il sait à la fois ecrire et faire de l’argent, mais ca fait beaucoup de qualité pour un seul homme. Alors si l’editeur, même en suggerant des "améliorations" du texte, peut aider l’auteur à gagner de l’argent avec ses ecrits, moi je dis tant mieux pour l’auteur. Si certains auteurs préfèrent travailler autrement, c’est leur choix aussi. Pour revenir à la photo, tu ne peux pas avoir la meme position quand il s’agit d’un travail à toi que tu veux vendre ou exposer, que quand il s’agit d’un travail dde commande. Pour l’ecriture, le travail aec un editeur est un peu intermédiaire entre les deux, il n’y a pas à s’en indigner, juste à savoir si tu prend ou si tu prend pas. Moi je programme des ordinateurs, c’est plus facil.

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