Allez donc voir Marie Antoinette

Bon, plutôt que de passer vos soirées à jouer (et à commenter) SexMaid, si vous alliez faire un petit tour au cinoche ? Oui je tarde un peu pour vous faire ma petite review sur le dernier bébé de Sofia Coppola, mais bon, c’est pas très grave hein, vous le savez, je suis quelqu’un de très occupé. Donc si ça vous interesse, je vous invite à cliquer sur « Lire la suite » (en prime vous aurez droit à des photos hot de Kirsten Dunst).

Marie-Antoinette donc, j’avais très envie de voir cette chose, étant massivement amoureux de Kirsten Dunst, mais aussi du précédent film de la fille Coppola, à savoir « Lost in Translation » (que j’ai revu récemment d’ailleurs).
Bref, j’y suis donc allé avec un à priori archi positif… Je vous avouerais avoir eu un peu de mal à entrer dedans, le côté contemplatif du film est franchement accentué, plus encore que dans « Lost in Translation« . Alors certes l’intrigue ne vaut pas celle de Da Vinci Code (ha ha ha « Sophie, tu es la dernière descendante du Christ », pardon), on sort vraiment de là en ayant vu un reportage esthétisant sur Kirsten Dunst, le bordel autour de Marie Antoinette n’étant qu’un support. Mais on s’en fiche, vu que c’est admirablement bien fait… A aucun moment on ne se lasse, ou on ne s’attend à un rebondissement ou un événement, on se laisse simplement couler… Ca se termine même un peu rapidement à mon gout.
Le non-intérêt du scénario est d’autant plus flagrant qu’à aucun moment ou ne porte attention à quelques absurdités, comme le fait que Kirsten Dunst n’est ni rajeunit, ni vieillit, alors que le film doit couvrir plus de 20 ans de la vie de Marie Antoinette, de ses 14 ans à ses 35 ans. On en oublie tous les rôles secondaires, qui sont pourtant franchement chouettes. A ce propos, quelques noms amusants au casting, comme Asia Argento ou Marianne Faithfull.
Voilà, honte sur moi de ne toujours pas avoir vu Virgin Suicide au passage, je compte me rattraper bien rapidement. A noter que j’ai tout de même beaucoup écouté la BO de Virgin Suicide, réalisée par les versaillais de Air (tiens, Air, Versailles, Marie Antoinette, chouette la boucle est bouclée). Coppola qui a définitivement bon gout pour les musiques de ces films, la BO de Lost in Translation étant une perle phénoménale, et celle de Marie Antoinette (partiellement volable en P2P, en attendant sa sortie) est tout aussi fantastique.
Le contraste entre les images du film, et la musique rock donne bien évidement une touche glam’ absolument irrésistible au film, enfin vous m’avez compris, j’adore, et je suis bien déçu que le film n’ai eu aucun cadeau à Cannes (ah au passage, allez voir Volver d’Almodovar aussi, fantastique).
A propos de Cannes, la belle Kirsten a fait trempette sur la croisette, deux photos juste en dessous :).

Ah j’oubliais, si vous avez vu Marie Antoinette, dites-voir ce que vous en avez pensé en commentaire… Genre qu’on discute, tout ça…

14 commentaires
  1. pinkbOnO

    Elle a faim non ?!
    Comme dirait ironiquement ma femme, je cite :
    "Manger ?! …….c’est pas à la mode !"

  2. Penelope

    Et Matthieu Amalric aussi en guest ;)

    Non, c’est vrai, c’est beau, ça fait un peu "long clip avec Kirsten" mais j’avoue que je tombe facilement dans le charme suranné de la contemplation esthétique, de la lenteur, de la musique…

    Par contre, elle a beau faire la Sofia, elle n’a toujours pas dépassé son chef-d’oeuvre, Virgin Suicides. Je reste toujours aussi fan de ce film. Que ceux qui ont du mal avec les films sans scénars mais qui aiment Kirsten et l’abandon éthéré des images de Sofia aillent voir ce magnifique film qui a l’avantage de combiner tout ça : un discours de fond sur la société américaine, une esthétique, une histoire, une super BO…

  3. lifepink

    Il y a le meilleur et le pire dans ce film, récit un peu décousu. Histoire de France perçue d’une autre façon, dentelles, carrosses sur fond de musique pop, la curisoité l’emporte automatiquement. Sophia Coppola n’est pas n’importe qui, quelques beaux paysages, certaines scènes originales, film à voir.

  4. BLAJACK

    je préfère.. et de loin !!! VOLVER d’Almodovar, un film plein d’humanité, tendresse ou les femmes sont fortes et sensibles en même temps, un vrai beau film.

  5. rod

    Comparer Volver et Marie-Antoinette, c’est comme comparer "Secrets de famille" avec "Camping" … cad 2 films qui n’ont rien à voir. Volver est magnifique, mais Marie-Antoinette aussi !!! Pis ces paralleles avec la societe contemporaine sont geniaux. Comme si en 3 siecles, en France, finalement la connerie n’avait pas bougé d’un iota. Marie-Antoinette, une sorte de Lady Di finalement detestée par le peuple par les conneries ecrites par les medias (oui car le peuple pense que c MA qui fout le pays dans la merde, alors que c’est l’aide aux Etats Unis qui est la cause principale :)).. pis bon y a des passages + ke fantastiques. Coppola fille est une tres grande realisatrice, et ses egeries à chaque fois foutent une claque.

  6. Penelope

    Attendez, moi aussi j’ai adoré Volver, j’ai pleuré, j’ai ri, c’était magnifique. Mais comme le dit rod, on ne peut vraiment pas comparer ces 2 films… Ce sont des univers complètement différents !

  7. fan2jnrc

    J’ai lu tout ce qui a pu être écrit sur MA, je sais plus où mettre les bouquins que j’ai sur elle, sur Louis XVI, Versailles etc….
    Eh bien jpeux vous le dire, si vous voulez une bonne fois pour toute vous faire une idée exacte de Marie-Antoinette, de sa vie, de sa personnalité, de son entourage, de ses relations avec Louis XVI… Allez voir ce film!!!!

    Kirsten Dunst EST Marie-Antoinette. Jason Schwartzmann EST Louis XVI. Pas ceux de la légende: les vrais, ceux à qui on a donné en main les destinées de la France à… 18 et 19 ans, et a qui on a commencer à reprocher tout et n’importe quoi un an plus tard…

    Il n’y a pas une scène qui ne reproduise exactement la réalité… Même ce qui paraît un peu too much est exact. Le coup de la chemise qu’elle attend nue devant tout le monde au fur et à mesure que les princesses se succèdent dans la chambre, jusqu’à la scène où elle joue du clavecin avec un métis (on se dit: tiens, à Versailles? Faut pas déconner quand même… Eh ben si, c’est vrai… c le chevalier de St-Georges, fils d’un gentulhomme et d’une esclave de St Domingue, qui lui donnait des cours de clavecin…).

    Quant à la BO, un must!!!!

    C’est quand même marrant qu’il faille que ce soit une jeune américaine branchouille qui ait réussi à donner de Marie-Antoinette le portrait psychologique le plus exact et le plus subtil qui soit. Quoi que, c peut-être ce qu’il fallait pour comprendre Marie-Antoinette, par excellence la "pauvre petite fille riche". Coppola c’est définitivement du très très haut niveau. Elle finira comme Kubrick, c’est clair…..

    Quant à Volver. Bon déjà c clair, il n’y a rien à comparer…… Mais sinon, ouais bon, c’est du Almodovar qui fait un peu trop d’Almodovar à la longue, quand même. Tsss. Carmen Maura c’est un monument, ok! Mais Almodovar ça finit par être un peu toujours pareil au bout d’un moment. Je rêve d’un film de lui où on aurait pas droit à " Ye vais té bouffer la chatte "… Juste pour changer un peu quoi….

  8. pfeffer

    Ben, on a pas dû lire les mêmes livres, alors ! Car, moi, je ne reconnais absolument pas Marie-Antoinette dans ce personnage inconsistant qui subit tous les événements de sa vie ! Même les cheveux, c’est pas la bonne couleur !

    Quant à Louis XVI, il est tout de même possible de le voir un rien moins lourdeau ! Heureusement qu’ils n’y sont pas allés de la fameuse histoire du phimosis, c’eût été complet ! Il aimait la serrurerie, mais aussi la géographie, les langues, les auteurs latins, la marine… dans ce domaine, il avait d’ailleurs les connaissances d’un ingénieur. De plus, il faisait au moins 1,90m !

    Non, ce grand clip vidéo m’a ennuyée à mort… Faut vraiment être fan de Dunst pour supporter ces gros plans répétitifs sur sa face lunaire où il ne se passe… rien ! Et n’y entraver que couic à l’Histoire de France… car, quand Provence aura une descendance, qu’on me le dise !

  9. fan2jnrc

    Sans entrer dans les polémiques, pfeffer, tu ne penses pas quand même m’apprendre quoi que ce soit sur Louis XVI… A moins que j’aie loupé quelque chose sur les milliers de pages consacrées au roi-martyr par Paul et Pierrette Girault de Coursac que je finis par connaître presque par coeur…. Alors oui, il faisait entre 1m88 et 1m90, ses connaissances scientifiques étaient extrêmement étendues, il parlait couramment l’anglais, mais j’ajoute aussi qu’il dessinait admirablement bien (voir par exemple son album de paysages de Compiègne et Fontainebleau vendu à Drouot le 8 mars 1978), c’était un cavalier infatigable, etc, etc… Je ne vois pas en quoi le film de S.Coppola montre le contraire.

    Certes, contrairement à la légende, il n’était pas lourdaud. Mais justement, il ne l’est pas du tout dans le film! Jason Schwartzmann est juste un peu emprunté, mal à l’aise en public. Tous les contemporains sont unanimes sur ce point. Et quand tu auras lu et mis en harmonie les mémoires du prince de Ligne, du comte de Tilly, du comte d’Hézecques, du baron de Besenval, du duc de Lévis, du duc de Choiseul, du marquis de St-Priest (celui-là, au demeurant, une langue de pute), de Mmes d’Oberkirch, de Boigne, de La Tour du Pin, Campan, de Tourzel, de Genlis, la correspondance du comte de Mercy, de la comtesse de La Marck, du prince de Stahremberg, du duc de Croÿ, (bon jvais en rester là mais jpeux continuer à la demande), tu me diras si l’on peut se représenter Louis XVI autrement que comme Jason Schwartzman dans ce film.

    Au passage, il savait être majestueux à l’occasion, comme le reconnaît Mercy lui-même qui habituellement ne lui passe rien: "Dans tout le cours de son sacre, le roi se montra avec dignité et grâce (…) avec une aisance majestueuse" . Et il se trouve que précisément la scène du sacre et celle qui suit montrent le roi dans toute sa majesté.

    Physiquement, sans doute J.S. a les yeux noirs, alors que Louis XVI avait les yeux bleus de sa mère. Ses cheveux étaient plus clairs également. Ok, ok… A part ça, la ressemblance physique est certaine, il suffit de regarder les miniatures de Hall et le portrait de Van Loo datant de son mariage pour s’en rendre compte.

    Les cheveux de la reine ne sont pas de la bonne couleur? Ah ouais? Ils étaient "blond ardent" dans sa jeunesse (Mme du Barry l’avait surnommée "la petite rousse") et devinrent ensuite "blond cendré". Je ne vois pas en quoi Kirsten Dunst est incompatible, sur ce coup là…

    Quant à être un "personnage inconsistant qui subit tous les évenements de sa vie", ce n’est pas du tout comme ça qu’il faut le voir! Mais bref… En tout cas, si Marie-Antoinette a montré un courage et une force d’âme héroïques dès le début de la Révolution et jusqu’au calvaire ultime, Marie-Antoinette c’est aussi cette jeune femme dont la mère, le frère, entre autres, multiplient les lamentations à propos de sa vie d’amusements, dépenses, frivolités, fréquentations, etc… Là non plus, il ne faut guère avoir lu les innombrables témoignages de ses proches pour douter que sa vie de jeune femme ait été exactement celle qu’on voit dans le film. C’est ce qui désespérait sa famille autrichienne d’ailleurs. Les lettres échangées à son sujet entre Marie-Thérèse, Mercy, Kaunitz, sont éloquentes. Et je ne parle pas de la lettre que son frère Joseph II lui écrivit après sa visite en France. Le témoignage le plus précis à cet égard est celui de son inséparable chevalier servant Besenval écrivant en 1788: "Je n’ai jamais pû obtenir qu’elle mît un peu d’application à la place des frivolités qui remplissaient le vide de ses journées". C’est lui aussi qui souligne qu’elle s’amusait "sans aucun fond de gaieté personnelle", paradoxe que S.Coppola a su faire voir et que K.D. a su admirablement faire passer dans sa "face lunaire" où il se passe beaucoup de chose, figure toi, mais c’est sûr, il faut savoir les lire! Là, on est dans du cinéma un peu subtil… un peu nuancé… On n’est pas dans "Pretty Woman".

    Bon enfin bref… Alors après ça, ouais bon d’accord, oh la la! Le drame! Le duc d’Angoulême est le fils du comte d’Artois et non du comte de Provence, ça va, ça va! Il y a encore bien pire dans les monstrueuses erreurs historiques de S.C.! Les tantes de Louis XVI étaient trois à la cour! Alors que dans le film on ne voit que Mme Victoire et Mme Sophie! Elle a oublié Mme Adélaïde! Terrible! Et Marie-Antoinette avait 20 ans au moment du sacre! Non pas 18 ans! Ca change tout! La duchesse de Chartres, née en 1753, avait quasiment le même âge que Marie-Antoinette, et l’actrice qui joue ce rôle est une vieille dame! Pas bien! Lors de la scène de la chemise qui passe de main en main, la reine n’a pas dit "It’s ridiculous", mais bien "C’est odieux! Quelle importunité!"…

    Et encore, comme "j’y entrave que couic à l’Histoire de France", je suis sûr que j’en ai laissé passer!

  10. pfeffer

    Oui, tu en as laissé passer un paquet, en fait. Des erreurs plus scénaristiques que purement historiques, en fait, comme celle que tu relèves, la fête de ses 18 ans après le sacre. Sans doute une bévue de montage.

    La nature n’est pas de la partie, non plus, forêt d’automne quand Antoinette se marie en mai, fleurs des champs, au contraire, pour son anniversaire en novembre… Pas glop, pas glop, en effet.

    La Polignac, toute duchesse, qui surgit dans la loge de la dauphine en la saluant "Majesté" ! Y’a pas à dire, ça la fout mal… Lamballe qui se tire en exil. La reine qui assiste au départ des Polignacs.

    La dauphine qui couche dans la chambre de la reine, et entre par le passage secret dans la méridienne qu’elle n’a pas encore… Des détails, je sais…

    Etrange, tes références… Ne te servent-elles qu’aux citations, puisque tu ne relèves pas l’intense contradiction qu’il existe entre les études des Giraut de Coursac, ta première mention, et la floppée de mémorialistes dont tu te fends ensuite.

    Les ayant lus, moi aussi, je ne partage pas ton enthousiasme sur la performance de Jason Schwartzman. Trop lourd… mais c’est pas sa faute, c’est sûr. Qui l’a dirigé vers les serrures, à l’exclusion de tout autre centre d’intérêt ?

    Quant à Antoinette, non, elle n’a jamais eu les cheveux blonds cendrés ! Et certainement pas blonds Barbie ! Ses cheveux roux (en fait, oscillant du blond vénitien à l’auburn, suivant les sources) se sont striés de fils d’argent fort tôt, tout en se fragilisant…

    Je maintiens ma critique du personnage que nous offre miss Coppola. On est bien loin de l’insoumise de Bertière, non ? Et, cette rebelle, justement, madame Bertière l’a d’abord trouvée dans le témoignage de Marie-Thérèse, qui constate à quel point sa fille est entêtée et refuse de faire ce qui la dérange.

    Ensuite, es-tu de mauvaise foi ? Ou en es-tu toujours à Zweig ? Il y a bien longtemps que l’on sait que les remarques aigres de Mercy sont orientées, et donc à prendre avec des pincettes ! De même, les remontrances de Marie-Thérèse et de Joseph semoncent surtout la jeune archiduchesse qui ne se montre pas assez en faveur de l’Autriche !

    Avoir des torts signifie surtout, en fait, ne pas assez servir l’Auguste Maison…

    Bref, je comprends que tu aies aimé le film, chacun ses goûts… Mais ne dis pas qu’il est fiable historiquement ! A plus d’un niveau, il ne donne pas satisfaction, dans ce domaine.

    Mais, Sofia l’a chanté sur tous les tons, ce n’était pas son but !

  11. fan2jnrc

    Bon, bon, ok, on va pas s’amuser à se balancer nos citations et notre bibliographie en alternance, je t’avise simplement du fait que mon "j’en ai laissé passer" était ironique, rassure toi…

    Il n’y a pas d’étrange contradiction entre mes citations et le fait que je cite les travaux des Girault de Coursac. C’est tout simplement que comme un grand nombre d’historiens, je ne suis pas ces "Louis-seizolâtres" aveuglément non plus. Leur passion pour Louis XVI les amène à rejeter par principe et a priori tout témoignage apportant la plus petite réserve à propos du roi, et à le rejeter avec des arguments souvent un peu tirés par les cheveux. A l’inverse, ils exploitent avec excès le moindre mot allant dans leur sens. Puisque tu me parles de Mercy, leur travers est flagrant à ce propos justement: quand il critique le roi, il ment, c’est un complot du "parti lorrain" etc… etc… Mais quand il lui échappe un propos favorable, Mercy devient soudain un témoin irréfutable…

    Donc, les travaux de ce couple érudit sont capitaux pour rétablir certaines vérités et tordre le cou à des légendes patentées, mais quand, lancés dans leur enthousiasme, ils veulent faire de Louis XVI le plus grand roi que la France ait jamais connu, le plus beau, le plus intelligent, le plus fin politique, le plus noble, le plus brillant, le plus élégant, etc, etc… eh! bien, ils s’emballent. Et surtout quand à cet effet, ils rayent d’un trait de plume tous les témoignages contemporains, qui, une fois légitimement écartés les éléments manifestement malveillants, sont parfaitement cohérents. Je te signale d’ailleurs qu’avec eux, c’est un peu "Louis XVI ou Marie-Antoinette", il faut choisir… Pour mieux faire ressortir les admirables qualités du Roi, dès qu’ils peuvent établir des comparaisons désavantageuses pour la Reine, ils ne s’en privent pas, et toujours avec des raisonnements très hasardeux
    (comme toute leur démonstration sur le fait que Madame Royale ait dit "papa" avant "maman"… etc).

    Quant aux témoignages de Mercy, de Marie-Thérèse et de Joseph II, qu’ils soient toujours sous-tendus par le fait que Marie-Antoinette ne fut pas l’instrument de la politique autrichienne en france qu’ils espéraient, c’est une évidence, mais je ne vois pas en quoi cela les rend moins crédibles quand ils évoquent la frivolité absolue des occupations de la Reine. Et il n’ est pas besoin d’eux d’ailleurs pour cela, il suffit des témoignages du prince de Ligne et du baron de Besenval, je le répète, d’autant plus fiables que leurs auteurs furent des fidèles de Marie-Antoinette et eux-mêmes d’une frivolité assumée. Ce qui n’est pas un reproche! Tout cela fait partie du charme de Marie-Antoinette!

    Quant aux cheveux, là-encore, pas de polémiques, c’est du détail, ce que j’en dis c’est que j’ai vu à Vienne un médaillon imitant le "bois pétrifié" envoyé à sa mère par Marie-Antoinette et fait de ses cheveux, les cheveux sont bien blonds cendrés, comme d’ailleurs le rapporte Bachaumont dans les "Mémoires Secrets".

    Mais bon, je suis persuadé que nous saoûlons tout le monde avec nos querelles de mandarins sur la nuance de blond de Marie-Antoinette (d’autant plus qu’initialement ce n’est pas le sujet premier du forum), donc, je bats en retraite, avec, en effet, l’éternel mot
    de conclusion de tout ça, aussi stupide d’ailleurs que pratique pour conclure une discussion: chacun ses goûts…

  12. pfeffer

    Eh ben voilà… C’est fou comme on peut être d’accord, quand on ne parle pas du film ! *lol*

    Je vais saouler encore un peu, mais on n’a qu’à pas me lire, tant pis… Je vais essayer de la faire courte. Je te suis pour tout, sauf pour la nuance des cheveux de Marie-Antoinette. On vient encore d’en retrouver un exemplaire qu’elle a envoyé à sa mère. Roux.

    http://digilander.libero.it
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    Emouvant, non ?

    D’accord 100% pour la lecture des Giraut de Coursac, donc, je ne développe pas. Je garde une certaine réserve en revanche pour les contemporains des souverains, manquant souvent de recul et trop impliqués.

    Quant à Mercy, il est malheureusement celui qui a fait le plus de mal à la réputation de Marie-Antoinette face à l’Histoire, car on le prend souvent sans discuter, alors qu’il n’était pas toujours de bonne foi. C’est pourquoi je ne pense pas qu’elle était si frivole que ça. La bio de Philippe Delorme est à cet égard intéressante.

    OK, j’arrête là. Je n’embraie pas sur le film, sinon, on va encore s’engueuler. *smiles* Tu l’as aimé, tant mieux pour toi ! C’est toujours plus gai que de ne pas avoir apprécié…

  13. fan2jnrc

    Bon allez, finalement dans l’ensemble on est assez d’accord, c’est vrai.
    Et pour le film, bon, eh ben qu’est ce que tu veux, t’as raison, ça s’explique pas, c une question de goût….

  14. Dunkelgraefin

    Dites-moi fan2jncr, vous vous prétendez historien, je le veux bien, mais n’avez-vous pas l’impression que vous résumez le rôle de l’historien à ingurgiter et recracher selon un point de vue unique ? Lui déniez-vous toute réflexion, tout esprit critique ? Vos propos semblent souvent bien intolérants et quand on vous contredit on n?obtient qu?un "tous les goûts sont dans la nature" qui frise le degré zéro de la réflexion.
    D?autre part, épiloguer sur la taille de Louis XVI au centimètre près alors qu?il est mort avant même l?invention du mètre tourne vraiment au ridicule. L?historien a tendance à couper les cheveux en quatre certes, et c?est parfois regrettable, mais on se rapproche de la faute professionnelle quand il s?agit de manier en outre l?anachronisme.
    Je crois maîtriser assez bien ce sujet également mais je n’aurai jamais la présomption de m’en prétendre sérieusement "spécialiste", tout simplement parce que j’ai horreur des arguments d’autorité qui bloquent toute réflexion ultérieure et sont un bon annonciateur de sclérose intellectuelle. J’ai aimé le film de Sofia Coppola, le point de vue qu’il défend peut se justifier, mais de là à dire que plus rien ne peut être fait ensuite et que Louis XVI ne peut être que Jason Schwartzman, il y a une exagération évidente. Ne vous en déplaise mais le Louis XVI de Coppola est et restera le Louis XVI de Coppola, de la même manière que tel Louis XVI de telle ?uvre de création n?en sera qu?une interprétation parmi d?autres et toujours subjective. Vous avez pu constater, en confrontant votre point de vue avec celui de Pfeffer, qu?il ne suffisait pas de se référer aux mêmes sources pour obtenir le même résultat, toutes choses égales d?ailleurs mon point de vue diffère à la fois du vôtre et de celui de Pfeffer. La singularité de chacun interfère nécessairement avec les sources brutes, auriez-vous oublié la définition d?une science humaine, ou même la définition de l?humain lui-même en proférant une opinion aussi totalitaire ? La vérité, si elle est à rechercher, se situe probablement à la conjonction de ces points de vue ou, plus probablement, à la conjonction de multiples autres points de vue.

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