Le Salon du livre vu du côté des petits fours

C?est le cauchemar des nerds pur jus et des dictateurs de tous poils, j?ai nommé le salon du livre de Paris. Une peuplade d?intellectuels de gauche à lunettes rectangulaires, bourrés au champagne et au caviar, qui citent Montaigne et Benjamin Castaldi à tour de bras.
Des bouquins à perte de vue, des kilomètres et des kilomètres de mots, des mégatonnes de papier, un élixir d?auteurs et de dédicaces?

Il suffirait d?un mégot mal éteint pour que l?essence de l?intelligentsia française s?évapore dans un soupir. Alors, chaque année, moi, petite éditrice en herbe, je râle, je peste à l?idée d?y aller : trop de monde, trop de livres « consommables », pas assez d?ouvrages nutritifs, du bavardage pompeux et une queue de 200 mètres devant le stand de la dernière speakerine à la mode. Mais enfin, ce n?est pas pire qu?à Montreuil avec les nains qui braillent à vous rendre sourds et qui rendent leur choco BN sur des albums à 20 euros? Et puis bon, ça me fait toujours fantasmer d?être dans la plus grande librairie de France, entre les fiches cuisine de Maïté et le dernier Jelinek. Alors j?y vais. Avec courage. Avec foi. Avec abnégation. Pour apporter mon tribut au livre, mon seul maître et ami.

Le salon du livre de Paris
Du 17 au 22 mars 2006
Mise à l?honneur de la francophonie
De la littérature, des livres pratiques, des livres d?art, des livres jeunesse, de la BD, des grosses merdes, de la poésie élitiste, des célébrités ivres?

4 commentaires
  1. rod

    Mais que lis-je ? Enfin un billet interessant et sans faute ! :) J’en ai rêvé, PP l’a fait :)

  2. Oui ça en est choquant :P

  3. Penelope (Auteur)

    Ooui, jé 1 pe onte. Je ne leu refferez plu.

    (putain, ça me fait mal, en fait, d’écrire comme ça… J’ai mis 1/4 d’heure pour le faire. Argh)

  4. RoboTux

    Penelope : ne change pas, c’est un vrai bonheur à lire.

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